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 [RP] Une taverne de Ramponneau, késako !!

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MessageSujet: [RP] Une taverne de Ramponneau, késako !!   Mar 17 Oct - 13:18

[RP] Une taverne de Ramponneau, késako !!

[ Rp ouvert à tous bien sur, vous pouvez être, joueur, spectateur, serveur etc… Ce rp et pour en apprendre les règles de base]

Citation :

L’après-midi touchait à sa fin, pourtant le ciel avait été le même tout au long de la journée. Pas un seul rayon doré n’avait franchi la barrière de ces nuages gris. Au loin un bruit résonnait, s’amplifiait et parfois un éclair furtif arrivait à transpercer ces cumulus noirâtres liant terre et ciel dans un tonnerre assourdissant.
Il en était ainsi, Brest avait plusieurs Tonnerre…

C’est dans un fracas assourdissant dont l’écho amplifiait le volume que le premier nuage céda sa quantité de gouttes véhiculées depuis tant de temps.
Des grosses larmes se mirent à tomber gorgées d’iode et de Prunàvampi. Ces mêmes larmes qui allaient abreuver ou noyer nos cultures déclenchant sans doute une tempête dont les femmes de pêcheurs pleureront leurs maris trop hardis.
Il en était ainsi, l’orage n’était pas une bénédiction pour tous.

Descendant la ruelle menant aux tavernes surprise par la force de cet orage je regardais les habitants courir cherchant des abris de fortune. Une femme tirait le bras de son enfant opposant une résistance passagère afin de jouer dans une flaque naissante… Vlann ! L’encouragement se fit cuisant sur la joue de celui-ci dont les yeux ne cherchèrent pas les miens. Tandis que des larmes prenaient possessions des cils battants de l’enfant la mère hurlait au scandale d’une paire de chausses récemment achetées.

Plus aucun bavardage d’une fenêtre à l’autre, seulement le bruit des gonds rouillés émettant un grincement en se fermant.
Le panneau de bois constituant la porte de la taverne aux amis de la prune se dessina comme une aubaine et s’ouvrit lorsque ma main abaissa la poignée.
Une musique emplissait la pièce se mêlant au vacarme d’un flot de paroles des personnes présentes dans ce lieu discutant devant le comptoir.
Mes yeux se portèrent sur les tables et je le vis, seul, attendant un partenaire de jeux…De cartes, afin de passer le temps ou bien de plumer ce dit partenaire de ramponneau…


Je pris place sur la seconde chaise vu qu’il occupait le premier siège sans doute sa place fétiche !
Le croupier me reconnaissant me salua profondément. Je fis de même et ma bouche s’ouvrit afin de lui demander des nouvelles de sa famille mais mon partenaire parla
- Cave !
Mes yeux le dévisagèrent un instant, les années ne l’avaient pas changé. Le visage bruni par les années d’exil en mer, le Duc du vingt huitième Conseil Ducal était là devant moi.
Bomb ! C’était encore une bombe malgré les années…Mais bon ce n’était pas mon genre, trop crâneur…
Mes yeux se reportèrent sur le croupier me regardant,
- Il a dit cave Léon
- Oui dame

Je m’interrogeais tout de même sur ce croupier, il n’était pas sourd et ne bougeait pas d’un iota faudrait sans doute que j’aille chercher une bouteille moi-même. Quand je le dis que tout se perd ! La chaise émit un grincement de même que ma mâchoire et je descendis à la cave prendre une bonne bouteille. Je repris place posant la bouteille sur la table devant les yeux étonnés du croupier qui évitait mon regard.. Va même falloir que je serve…La voix s’éleva

- Lorsque nous employons le mot cave Miss, en terme ramponneau cela veut dire notre réserve d'argent.
Le montant que l’on s’alloue pour la soirée et l'endroit où ira se stocker l'argent que tu vas gagner, si tu gagnes bien entendu …
Mon regard croisa le sien puis revient à la bouteille sur la table, c’est fou ce qu’on peut se sentir bête parfois…
Sûr qu’il va m’énerver cet ancien Duc…

Citation :

Et voilà, seulement deux phrases employées dans un breton des plus correct et tout le poids du monde sembla tomber sur mes épaules. Mes yeux toujours fixés sur cette bouteille dont j’aurais bien pulvérisé le verre d’un regard mais celle-ci restait parfaitement droite afin de me tenir tête.
C’est à ce moment là qu’une ritournelle me revint en mémoire s’insinuant dans les méandres de ma cervelle comme un rire sans fin…Avec ma p’tite bouteille j’avais l’air d’un con ma mère, avec ma p’tit bouteille j’avais l’air d’un con…

Un silence pesa soudainement dans la taverne, la musique s’était figée sur une note dramatique, les paroles des consommateurs semblèrent suspendues au bout de leurs lèvres, j’eus l’impression que tous les regards convergeaient vers ma personne.
*si j'avais su, j'aurais pas venu !
Cave. Cave de 50 écus.

Vas-y qu’il en rajoute, sûr qu’il le fait exprès de dire deux fois cave comme si une fois ne suffissez pas.
Mon regard délaissa la bouteille de toute façon je n’allais pas la regarder toute la soirée, fallait bien l’affronter, lui ! Le CaC du vingt septième Conseil Ducal !
Mes yeux croisèrent les siens, mes iris se fixèrent dans ses prunelles, je sentis cette lueur d’interrogation, celle qui anime les yeux curieux. Essaye t’il de savoir si je suis novice à ce jeu ou si j’ai fais intentionnellement de descendre à cette satanée cave. Ma voix sembla venir de loin elle me surprit par sa netteté et sans aucun tremblement, j’annonçai
- Cave de 50 écus.

Après tout un jeu de ramp ce n’est pas celui qui bluffe le plus !

Le voile de silence suspendu momentanément se retira lentement glissant imperceptiblement sur ces personnes figées, la vie reprit subitement dans la taverne. Hommes et femmes aux habits raffinés reprirent le fil de leur histoire. Les serveuses déambulaient autour des tables portant haut le tableau garni de chopes rutilantes. Une danseuse tournait autour d’une barre verticale captant tous les regards des hommes…Sauf celui de mon partenaire dont seule la vue des cartes le passionnait, fallait ruser pour le distraire si je voulais gagner la partie sans y laisser trop de plumes !
La taverne aux amis de Prune bien que dernière de toutes les tavernes et pour cause, personne rabattait afin de promouvoir cet établissement pourtant très raffiné, c’est que ce n’était pas un vulgaire tripot.
Le croupier entra en action et distribua deux cartes à chacun, j’aurais bien donné un dessous de table à ce croupier afin de savoir quelles cartes avait eu le blond !

Mes yeux s’écarquillèrent sur deux as que tenait ma main, le rouge semblait de mise, le cœur et le carreau se confondaient devant mes yeux tandis que j’essayais de ne rien faire paraître. Le sang afflua plus vite dans mes veines tapant contre mes tempes. Ne rien faire paraître, faire semblant de ne rien avoir. Pinaise ce que cela va être dur !
J’avais déjà une paire dans les mains, c’est à dire deux cartes de la même valeur

Sans réfléchir je lançais la mise qu'il faut mettre sur la table pour commencer chaque partie cette mise appelé blinde. Il suivit la mise et chacun avança 5 écus, c’était au tour de Milouse de parler

- Parole:
Un malin ce gars, la parole est un terme qui permet de continuer la partie sans devoir miser

Et le croupier distribua une autre carte à chacun
Un as de pique vint sur le tapis, je mordis ma lèvre afin de ne pas crier de joie, j’allais plumer le Milouse…

Brelan ! J’avais trois cartes de la même valeur, évidemment je relançais la mise d’une somme plus importante et j’entendis
- Je passe

Mes doigts exercèrent une pression de déception sur mes cartes sans déconner j’ai un brelan en main et il passe ! C’est quoi ce petit joueur…

• La guerre des boutons !
Georges Brassens revisité


Citation :

Mes yeux décrivaient sans cesse la même trajectoire, un coup d’œil sur mes cartes en main et l’as sur la table. Celui-ci semblait me narguer, étant devenu subitement de connivence avec Milouse.
Sa voix résonnait encore, passe !
Le battement sourd du sang dans mes oreilles était soudainement devenu plus fort que sa voix. L’excitation, la sensation d’avoir gagné la partie avant même qu’elle ne soit engagée.
Sans le vouloir mes jambes avaient dansé une danse bretonne au son d’un biniou imaginaire. Lui était resté de marbre, ne laissant rien paraître. C’est ainsi que se démarquent les grands joueurs.
Tel un chat s’amusant de sa proie, il s’était délecté de ma joie savourant les signes me trahissant, savourant le goût de ce qui lui semblait être pour lui celui de la réussite.
Tel un félin il avait bondi et de sa voix placide avait mis fin à cette chance de remporter le jack pot !
* ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Ma langue humecta mes lèvres, mes yeux se reposèrent sur les siens, c’est à cet instant que je sentis un parfum. Une présence, une sIlhouette se découpa dans le coin de la pièce s’avança vers la lumière de la table. Sa houppelande beige luisait faiblement, une large ceinture en filigrane dorée encerclait sa taille référence d’une toilette raffinée. Elle avait un maintien plein de grâce et d’autorité.

Demat, Evenice.
Tu peux venir près de la table au lieu de t'exiler. Entre les tours, il est toujours agréable de parler et relâcher la tension. Je t'offre même le premier verre.

Relâcher la tension, quelle aubaine pour moi il suffisait seulement de se "lever" et le croupier suspendait le jeu, une pause....
Je me levais et m’inclinais devant cette grande dame Evenice de Guérande, troisième Grande Duchesse de Bretagne.

- Demat, Evenice
La taverne aux amis de la prune est heureuse de vous recevoir et vous savez quoi ! Vous devez payer votre tournée !!

Une chaise fut avancée et dans un sourire amusé la partie reprit. Le croupier me paya mon gain qui s’élevait à 1,98 écus et Milouse me félicita pour cela.
Quand je le dis qu’il m’énerve cet homme !



*Le Cid de Pierre Corneille




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