AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Lun 17 Sep - 5:40

Missanges a écrit:
[ Le voyage...Sur les routes ]

C’est au son des marmites reliées entre-elles, attachées en grappe contre le haut du montant de la charrette que nous partîmes de Kastell. Les trois Mamettes installées confortablement sur le siège avant. Mahestine, tenant les rênes dirigeant Nuage et Fougue, les deux chevaux de la famille de Kerrandic.

Les casseroles cognant l’une contre les autres émettaient un son de ferraille qu’aucun passant ne pouvait ignorer, se retournant même pour détailler l’équipage. Certains croyaient voir venir dans leur ville le ferrailleur du coin et s’agitaient soudainement entrant chez eux en ressortant le plus rapidement afin de courir dans notre direction tenant dans leur mains la marchandise à vendre. Ils fronçaient les sourcils en découvrant l’équipage. Car c’était bien un équipage qui cheminait sur les routes de Bretagne depuis la ville de Kastell Paol.

Assise sur la banquette arrière, tenant ma fille Naelig dans mes bras je contemplais le paysage qui défilait sans réaliser vraiment que je venais de quitter le moulin.
Le moulin ! Les ailes s’étaient arrêtées, le vent soufflant entre la toile et le bois semblait crier sa peine sifflant une note mélancolique, pleurant des larmes imaginaires. Le moulin, qui restera à jamais dans mon cœur, années de rêve et d’insouciance rattachées à ce que l’on appelle l’enfance.

Ballottée par les secousses de la carriole aucune conversation sérieuse n’avait été échangé depuis le départ, seulement quelques propos, mais rien d’essentiel.
Le fer des chevaux résonna différemment signifiant un changement de terrain, les chevaux eux-mêmes semblèrent glisser, Nuage henni, Fougue l’imita, un instant les roues de la charrette dérapèrent puis se remirent droites. Le tablier de la construction rendu glissant par l’humidité du matin, taquina le temps du franchissement du pont les sabots des chevaux qui domptèrent rapidement la situation.

Relevant la tête afin de regarder si nous allions devoir prendre un bain forcé ou si nous allions tranquillement traverser ce pont, je perçus une odeur de brûlé. Mes yeux se portèrent sur une épaisse fumée se dégageant d’une maison. Un amas de poutres noircies laissait encore échapper des volutes de filets noirs. Des hommes à moitié vêtus, aux habits mal ajustés s’affairaient autour de la bâtisse jetant des seaux d’eau et de sable sur ces braises maîtrisées. Aucun d’eux occupés à courir la tête enfoncée dans les épaules ne firent attention à notre insolite charrette, qui continua sa route impuissante face au destin tragique se déroulant…
Missanges a écrit:
Puis ce fut un autre village qui dévoila ses toits noirs d’ardoise. De confortables maisons dont les cheminées droites semblaient narguer le ciel. De temps à autre elles laissaient échapper une fumée odorante, qu’une bouffée de vent errante renvoyait dans nos narines. Mon estomac ne s’y trompa pas, il émit un gênant gargouillement de famine.

-Ma doué ! C’est ton ventre Miss qui chante ?
-Non, continuons notre route, je n’ai pas faim.
Un regard complice se fit entre les deux autres ancêtres
-Une contre quatre, Miss, tu n’as pas la loi, on s’arrête !

Avais-je le choix de toute façon ! Lorsque les mamettes parlent aucune loi aucun poids !
Mes yeux se portèrent sur le visage de Naelig et mon regard se fit plus doux, elle me sourit, le plat de ma main caressa sa joue et mes doigts lissèrent ses cheveux.
Doux cadeau de la vie que celui-ci. Oui, pour elle il fallait faire une pause.

À l’intérieur, l’auberge était bourdonnante d’activités et de paroles, faisant un contraste frappant avec le calme de notre voyage. Un p’tit bonhomme, les cheveux grisonnants, au ventre bien rebondi fendit la masse de clients debout devant lui et se dirigea vers nous.

-Bien le bonsoir, mes damettes, l’auberge est quasi pleine et …
Mahestine le toisa de ses grands yeux noirs fronçant les sourcils lui coupant la parole,
-Lorsqu’on est pas capable d’accueillir quatre dames et une enfant, on va dans les champs, on change de métier !
Le ton était donné ! Ne laissant aucune alternative au pauvre tavernier. Dévisageant chacune de nous, je lui souris surprenant son regard, je fis un pas en avant et lui murmurai doucement..
-Elle peut faire pire vous savez…
L’homme me dévisagea et il partit dans un grand rire franc.
-Je voulais dire que mon auberge était quasi pleine, mais que pour vous cinq, en comptant la toute jeune demoiselle, et bien il me restait de la place et les meilleures chambres… Il me fit un clin d’œil taquin !
Puis son regard se reporta sur Mahestine, le haut de son buste s’inclina, quelques cheveux épars de sa tête ondulèrent uniformément, il rajouta…
-Et pour vous, mon meilleur service !

Et il dit vrai !
Le temps de donner quelques ordres aux servantes, le temps de dresser la table, un festin s’étala sur celle-ci, une odeur de pain frais sorti du four embauma nos narines et nous mangeâmes avec plaisir.
Naelig nous imitaient, montrant ses nouvelles quenottes et nous passâmes un agréable moment comme si nous étions dans la grande salle au moulin.
Lentement la soirée passa et le soir descendit sur la ville voilant celle-ci de son obscurité. L’aubergiste revint afin de nous accompagner à nos chambres, l’escalier était lugubre et la lampe suspendue au bout de sa main profilait des ombres sur les murs qui soudainement prenaient des formes étranges, dansantes selon le mouvement de son poignet.

Nous parcourûmes et traversèrent divers couloirs pour arriver devant une porte désignant notre chambre, poli, il ouvrit la porte et s’effaça lentement disparaissant dans le couloir. La pièce, de condition modeste sentait le propre et une douce odeur de bois émanait de la cheminée. Au centre de celle-ci se tenait de gros chaudrons noirs d’où s’échappaient des volutes de fumée et de temps à autre un léger sifflement.

Dans un coin de la chambre trônait une cuve en acier que je remplis d’eau chaude à l’aide d’une louche, quelques gouttes d’huile de fleurs longuement pressées répandirent leurs fragrances florales. Me déshabillant, faisant glisser ma chemise le long de mon corps. Je fermais les yeux un instant sentant la caresse de celle -ci parcourir la courbe gracieuse de mon dos. Je déshabillais également ma fille et nous entrâmes dans l’eau à peine moussante. L’air de la pièce, déjà chaud, devint encore plus chaud humide de vapeur. Je m’immergeais plus profondément dans la baignoire jusqu’à ce que l’eau nous recouvre entièrement. Les yeux dans ceux de ma fille je vis soudain un autre visage apparaître, comme elle lui ressemblait…
Naeligdekerrandic a écrit:
Un baquet.........
J'espérais au plus profond de moi que j'allais avoir une bonne rasade de mon breuvage préféré.
Quelle ne fut donc pas ma surprise, de constater, quand môman s'approcha en me tenant dans ses bras, après nous avoir toutes deux dévêtues, que ce n'était que de l'eau.
Ma petite tête dodelina de gauche à droite et de droite à gauche, alors que je fronçais le nez de dégoût en me disant :

Quoi, ce n'était que de l'eau, mais ...... ma môman voulait elle m'empoisonner ?
Je fus rassurée quand nous y entrâmes toutes les deux, moi bien calée sur elle le dos contre ses jambes, qu'elle avait relevés afin que ses genoux me fassent un petit dossier.

Je regardais le plus beau de tous les visages à mes yeux, pourtant, maintenant comme d'autres fois, il me semblait triste en me regardant. Je me demandais sans cesse, ce qui rendait ma môman ainsi, mais ne pouvais encore le lui demander.
Alors pour la tirer cet état de révasserie mélancolique, je me mis à taper très fort de mes petites mains dans l'eau et cela nous éclaboussa, nous collant de la mousse un peu partout.
Une bulle de savon, vint à se poser sur mon nez, ce qui me fit loucher, et fit éclater de rire ma môman adorée, tant ma grimace était comique.
Je lui fis alors mon plus beau sourire, avant d'éclater de rire à mon tour, de ce rire cristallin que seuls les enfants ont dans l'insouciance de leur prime jeunesse.
Missanges a écrit:
Mes yeux dans les siens le temps se figea, mon esprit se perdit dans quelques souvenirs, le bain raviva celui de sa naissance, je me revis dans cette cuve de fortune, dans une bâtisse sur les routes de Bretagne…
Ce temps de bonheur, le temps d’un soupir où nous fûmes trois…
Un rire, son rire me sortis de ma rêverie et son nez légèrement poudré d’une mousse blanche me fis sourire, puis une série de rires s’enchaîna un délicieux échange s’ensuivit, une communion intense riche en émotions, précieux moment entre un enfant et une mère seulement un moment qui s’appelle le bonheur.

Ce fut des voix hurlantes, des coups de poings tambourinant contre la porte de notre chambre qui me fit ouvrir les yeux.
- Miss ! Miss…
Ouvrant un œil puis l‘autre, je reconnus la voix de Mahestine. Tout était noir dans la chambre, mon regard se dirigea vers la seule fenêtre de la pièce, pas un rai de lumière. Mon sang ne fit qu’un tour.
Ma fille !
Tâtant de ma main dans le lit, elle était là dormant profondément. Les coups de poings se firent plus fort ainsi que les appels, j’ouvris la porte sur trois Mamettes habillées, prêtes pour la route.
- Mais quelle heure est-il ?
- C’est quatre heures, une bonne heure pour le voyage Miss, cela évite la chaleur et les brigands sur la route !
- La chaleur ! Mais nous sommes en janvier, il caille là ! Et les brigands à quatre heures ils rentrent de taverne, surtout le samedi…
Ma fille émit un cri sûrement réveillée par les voix douces des trois ancêtres de Kastell.
- Ah ! La petite est réveillée, alors en route !
Les yeux à demi ouvert, la tête dans le brouillard, regrettant la chaleur de ce lit, je m’habillais et vêtis ma fille en hâte. Mahestine était capable de réveiller tous les clients de l’auberge.

Nous fîmes notre entrée dans la ville de Rohan au petit jour et déjà une certaine agitation régnait. Des femmes et des hommes s’affairaient, installant sous des auvents leurs marchandises.
Le marché se mettait en place ! Tissus…Bottes…Farines couvraient des tables, c’était comme si plusieurs charrettes avaient déversé leurs marchandises. Des femmes vêtues de capes faisaient déjà leur premier achat, des lève- tôt comme Mahestine…Pfffffff !
Les mineurs, dos voûtés, maintien de ceux qui fouillent sous terre, musette en main partaient pour une journée sans soleil.

Puis le manoir se dressa devant nous, imposant édifice dans les terres d’Ar Govelioù. Je fus surprise par le nombre impressionnant de fenêtres, aux ouvertures similaires du rez de chaussée, comme au premier étage, plus petites cependant sous la toiture du deuxième étage.
De grandes colonnes de granit noir encadraient d’immenses marches en pierre. Au pied des marches s’étendait une grande terrasse s’ouvrant sur un magnifique jardin composé de parterres impeccables séparés par des allées gravillonnées. Plates-bandes de fleurs, carrés d’herbes aromatiques, hortensias le tout agrémenté de bancs et de statues. Ce fut Mahestine comme toujours qui rompit le charme de notre contemplation.
- Ma Doué ! C’est à toi tout cela Miss ! Elle est si riche que cela ta duchesse pour te donner cela ! Tu vas t’y perdre par rapport au moulin !
Je ne dis rien, cette maison était l’occasion de fermer une porte ailleurs et d’en ouvrir une autre, un nouveau départ…
J’étais désormais, Vicomtesse des forges, même si je n’en avais pas encore pleinement pris conscience, pourtant j’éprouvais un léger pincement au cœur en découvrant ma nouvelle demeure.
La carriole stoppa au bas des marches et de nombreux domestiques se mirent sur la pierre. Les hommes d’un côté, tout de noir vêtu et les femmes de l’autre, vêtues de blanc de la coiffe au tablier. Les couleurs de Bretagne !
Un homme s’inclina devant moi, se présenta comme le plus ancien domestique du manoir et il présenta chaque domestique. Je souris répétant leurs noms au fur et à mesure qu’il les énonçait disant un mot gentil à chacun.
J’étais désormais Rohannaise !
Naeligdekerrandic a écrit:
Mais qu'est ce que c'était donc que ce grand truc ! Pas ma nouvelle maison, tout de même !
J'écarquillais de grands yeux en voyant l'immensité de la nouvelle demeure de ma môman. Ben franchement, dites donc, ce nouveau statut n'allait pas avec rien.
Puis, vint le tour des domestiques. Là franchement , je partis d'un grand éclat de rire en voyant ces 2 rangées bien nettes, filles d'un côté, garçons de l'autre, habillés de la sorte et certains lissant leurs vêtements pour mieux paraître devant la nouvelle propriétaire :

HIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Puis je me tus soudain, pensant que ça allait faire encore plus d'yeux qui m'espionneraient et aux quels il faudrait que j'échappe. Et ça, ça ne me plaisait pas du tout !
Finalement, il n'était pas plus mal que notre nouvelle demeure soit bien plus grande que le moulin. A cette pensée, j'eus un pincement au coeur en me disant que je ne le reverrais sans doute jamais, et mon visage changea, se faisant grave.
L'idée s'effaçant aussi vite qu'elle était apparue, je plissais les yeux, regardant la bâtisse, et me disant qu'elle avait, certes, du potentiel et qu'il me faudrait bien quelques jours pour l'explorer de fond en comble.
Je trouverais le moyen de m'en accommoder pour faire tourner tout le monde en bourrique, alors qu'ils seraient tous à ma recherche dans cette immensité.

Je reportais mon attention sur ma môman. Gentillement, armée de son sourire, elle s'avançait devant ses nouveaux gens, tentant d'apprendre leur nom, et disant à tous une parole agréable. Comme elle était belle. Pourtant, malgré moi, je sentais en elle une mélancolie, qui j'espérais la quitterait au fil du temps......................
Missanges a écrit:
[ Le manoir ]

En haut des marches, je pris un instant avant de franchir le seuil de cette belle et immense demeure. Le vent soulevait le bord de ma cape et l’instant suivant l’enroulait contre ma botte caressant mon mollet. Le soleil haut dans le ciel irisait de ses rayons, des éclats de feu dans ma chevelure.

La luminosité du jour passant au travers des carreaux éclaira les tommettes du sol, lorsque je franchis l’entrée. Je me dirigeais vers une fenêtre donnant sur le si beau jardin, fermant un instant les yeux, la tension qui raidissait mes épaules s ‘évapora et mes iris plongèrent sur cette magnifique vue qui s’étendait à l’infini.

De vastes pelouses parsemées d’arbres déclinaient un vert intense renforcé par l’humidité du mois de janvier. Entre les arbres serpentait un sentier menant à un lac. Tout avait l’air d’avoir été soigneusement construit artistiquement, comme un peintre s’amusant de ses meilleures couleurs.
Le bruit de tasses s’entrechoquant les unes contre les autres me fit tourner la tête. Une gracieuse dame, les yeux rieurs déposa un plateau sur une petite table au milieu de différents fauteuils.

- Vous allez bien prendre une tasse de thé, avant de continuer votre visite. Voue en avez pour des jours et des jours avant de connaître chaque pièce.

Je lui souris, la remerciant grandement, je pris une tasse. Naelig encore frêle sur ses jambes explorait elle aussi à sa façon son nouveau territoire délimitant les obstacles et cherchant sûrement une éventuelle possibilité d’évasion. Je souris amusée, elle n’avait plus trois dragonnes, mais un service complet de dragons afin de protéger ses arrières !

Avalant ma dernière gorgée, je traversais la pièce et partis à mon tour, explorer le manoir.
Je trouvais mes appartements intimes dans une aile plus en retrait que le corps de la bâtisse. Deux chambres adjacentes de part et d’autre séparées par un petit salon. Une grande psyché placée dans un angle de la pièce renvoya mon image. Mes grands yeux verts semblèrent transpercer le miroir projetant une jeune femme rousse tellement seule.

Je passai ainsi une grande partie de l’après-midi à déambuler de pièces en pièces, finissant par la salle de réception. J’admirais la finesse des frises et des moulures soulignant le plafond peint d’une magnifique scéne romantique.
De lourdes draperies encadraient les portes- fenêtres s’ouvrant chacunes sur un petit balcon. Mon regard se porta sur le parquet et mon visage se refléta sur la fine pellicule brillante le recouvrant.

- Et, si madame la procureur donnait une fête dans cette pièce ?

La voix de Mahestine me fit tourner la tête dans sa direction.

- Une fête ? Je ne sais pas trop…

Pourquoi pas finalement cela serait une merveilleuse façon de connaître les personnes de cette ville. Je me sentis soudain gagnée par l’excitation de ce projet.

- C’est une excellente idée. Je courus vers Mahestine, lui sautant au cou, l’embrassant chaleureusement.
- Evidemment, je pense à tout …Mais qu’ils viennent sans enfants ! Supporter sans rien dire les cris des gamins et surveiller qu’ils ne touchent à rien ce n’est plus de mon âge.

Et elle partit, pestant, râlant, parlant toute seule en faisant de grands moulinets avec ses bras fendant l’air environnant par des gestes théâtraux. Je ris sachant qu’elle cachait ce trop plein d’amour dans des phrases qu’elle ne pensait nullement. Je partis à la recherche du majordome, il fallait tout de même les consulter avant de commencer à organiser la fête.
Il était dans la cuisine donnant des ordres sur le repas du soir. Mon projet fut accueilli par des grands cris de joie.

- Un peu de vie dans ce manoir, c’est une bonne idée.

Puis toutes les personnes présentes donnèrent leurs avis proposant leurs services.
-Je m’occuperai de la nourriture
-Moi, celle de la décoration
Un brouhaha monta crescendo dans la cuisine et lentement le soir déclina sur nos paroles tentant de dresser la liste de ce qu’il faudrait faire pour que la fête soit une réussite
Missanges a écrit:
Réveillée pleine d’énergie et pleine d’espoir de voir le manoir revivre après tant d’années d’ombre, je fus dans la salle de réception avant tout le monde. Examinant plus attentivement la pièce, la décorant en pensée à chaque avancée de mes pas. Je remarquais une longue tenture semblant se soulever légèrement sur le milieu du pan de mur. Posant ma main sur la draperie, j’écartais timidement celle-ci. Une pièce apparut.

Une pièce toute en longueur, haute de plafond adjacente à la salle de réception. Des fenêtres aux deux extrémités laissaient entrer la lumière. Elle semblait oubliée, figée avec ses souvenirs. De vieux portraits de la famille de walsh montfort, ayant possédé le manoir auparavant s’entassaient dans un coin. Quelques bustes de marbre et de cire dévoilaient des signes de leur vécus. Ma main se posa sur un cadre caressant la feuillure et mon regard se perdit dans la toile.

Une voix me fit sursauter, je reconnus le majordome,

- C’est la galerie des portraits ! La pièce fut condamnée lors d’un hiver rigoureux et oubliée. C’était une pièce idéale pour marcher les jours de pluie, ou lire…
- Vous avez toujours été au service de ce manoir ?
- Toujours, madame, notre famille à toujours était les serviteurs de la famille de walsh montfort sur de nombreuses générations.
- Vous avez connu la Duchesse Anastriana enfant alors ?
- Oui, Madame, petite elle était déjà, une excellente cavalière. Il y a un portrait d’elle d’ailleurs.
- J’aimerai remettre cette pièce en état pour la fête, croyez-vous cela possible ? Je vous aiderai.
- Pour la pièce, oui, Madame, mais pour votre aide, cela ne va pas être possible, vous allez discréditer le travail de vos gens !
- Et, si je vous fais choisir, mon aide ou celui des trois Mamettes ?
Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres et son rire résonna dans la salle.
- Je crois que nous allons trouver un compromis honorable !

Les jours suivants défilèrent rapidement.
Les deux pièces furent nettoyées, embellies et la salle des portraits retrouva sa jeunesse d’antan. Le plancher reluisait, les tableaux accrochés au mur semblaient sourire, le plus beau de tous était celui de la duchesse Anastriana trônant au milieu du mur, il semblait tirer la langue de temps à autres aux autres. Rêverie lorsque tu nous tiens…
Il ne restait qu’à attendre le jour et les invités, ceux qui allaient fouler de leurs pas de danse ce sol si parfait.

Il ne manquait que quelques fleurs pour terminer ce décor féerique. Je sortis, passai devant les écuries afin de caresser Nuage et Fougue qui paraissaient être heureux de leur nouvelle vie. Je passai un moment avec eux puis mes pas descendirent lentement la pente douce parsemée d’arbres menant au lac…
Naeligdekerrandic a écrit:
Môman, toute à ses préparatifs de fêtes, n'était guère présente à mes côtés, aussi étais-je encore sous la garde de mes 3 dragonnes, qui ne daignaient pas me laisser surveiller par les "nouveaux", comme elles nommaient les gens de notre nouveau domaine.
Néanmoins, ne manquant pas à ma réputation, je réussissais à leur échapper bien souvent, et elles devaient courir toute cette immensité pour me retrouver enfin.
Les gens d'ici, me surveillaient bien du coin de l'oeil, se précipitant dès que j'allais faire une bêtise ou que j'allais me faire mal.
J'étais bien lasse d'avoir tant de gens sur le dos, aussi essayais-je de trouver les recoins les plus reculés afin d'échapper à la vigilance de tous.
Au gré de tours et de détours, je finis par me retrouver sous les toits, lieux de souvenirs d'antan, plein de bric et de broc. La vue de ce lieu m'emplit de joie !
Que de découvertes en perspectives et d'heures, non de jours d'expédition et d'exploration. J'en fus si émue que je me mis à taper dans mes mains en m'avançant dans la pièce. Celle-ci était pleine de malles plus hautes que moi, de tableau, d'étagères recouvertes de choses diverses, de vieux fauteuils couverts de vieux habits............ Et encore je ne voyais pas tout, car cela formait un véritable labyrinthe qui s'étendait à perte de vue.
Il faut dire que je ne suis pas si grande, alors tout me parait sans doute bien plus grand qu'il n'y parait. M'enfin, pour moi, j'avais découvert un véritable paradis, dont j'allais devenir la propriétaire. Ce serait mon domaine !
Doucement, je fis demi tour, car mon ventre commençait à grogner, m'indiquant que mes 3 Mamettes, n'allaient pas tarder à remuer ciel et terre pour me retrouver. Je pris des repères pour retrouver facilement à l'avenir mon petit paradis et me mis en chasse afin de surprendre mes 3 nounous préférées, car il faut dire que, si je les faisais souvent tourner en bourrique, je les aimais bien ces 3 soeurs qui me couvaient comme leur plus grand trésor.
Missanges a écrit:
Le temps de janvier était clément et le ciel déclinait ses ombres de gris. Des lattes de bois imbriquées ensemble construites pour faire une avancée, un embarcadère servant à amarrer des barques de plaisance, aujourd’hui à l’abri. Repliant mes genoux contre mon ventre, les entourant de mes bras, je restais ainsi à contempler la surface de l’eau d’un bleu profond. Aucune agitation, aucune ondulation, calme plat !

Un bruit de l’eau dégouttant au loin se fit entendre, des clapotements rebondissants que le vent ramenait en écho. Une famille de canards sortit de la berge herbeuse, traversa le lac ridant la surface de l’eau d’un grand V.

Il y avait quelques chose de magique dans ce manoir, une tranquillité ainsi qu’une force. Rester là, assise sans rien faire, aucun livre de l’encyclopédie, aucun dossier de citoyenneté, aucun réquisitoire…Rien seulement un moment à moi, à se fondre ou à communier avec la nature.

Un cri me fit tourner la tête, haute comme trois pommes, dandinant sur ses jambes, ma fille bras ouverts venait vers moi. Elle était suivie des trois ancêtres de Kastell. Ouvrant les bras à mon tour, elle vint se loger contre moi et mes lèvres parcoururent ses joues

- Bonjour mon amour, comment vas tu aujourd’hui…
- Miss ! Cette petite, va nous tuer, à force de nous faire courir partout..
- Vous voulez que je lui attribue une nounou ?
- Ah ben voilà ! Dis-nous qu’on ne sert plus à rien, qu’on s’en occupe mal..

Et voilà c’était reparti !

- Allez rentrons…

Il était temps de rentrer finir la touche de décoration dans les salles et de se préparer, ainsi que de vêtir Naelig. Je choisis une robe vert pâle, rappelant le vert de mes grands yeux, ceinturée à la taille par un ruban de soie, celui-ci laissait s’évaser de longs plis souples cachant un gros bleu au tibia !
Un galon brodé finissait le bas de ma robe, le même qui terminait les manches. Je vêtis Naelig de la même robe que celle portée à mon adoubement elle était trop craquante dans cette robe !

Tenant par la main Naelig je fus en haut des marches pour accueillir les invités...
Hutymberg a écrit:
Dis moi Missanges j'ai perdu un de mes pigeons qui me faisait part d'une invitation ? mais c'est bien ici et aujoud'hui ?

là sur le coup très confu je me fis tout petit , et si je me trompais?
Naeligdekerrandic a écrit:
Mais qui c'est que celui-là, me dis-je dans ma petite tête, tout en regardant l'homme du haut des escaliers.
Je serrais un peu plus la main de ma môman chérie et la regardais. Voilà, encore une fois, j'allais me retrouver perdue, dans une foule d'inconnus, et on me laisserait toute seule.

Ah ben alors là, ça n'allait pas se passer comme ça !
Foi de Naelig, je trouverais bien à ne pas leur faire m'oublier !
Nan mais, cette fois, j'étais chez Môa !

Ma caboche, déjà, tournait à plein régime, en imaginant ce que j'allais bien pouvoir leur concocter.
J'étais la princesse des lieux et je le ferais savoir !

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]



PS : l'indigo ce sont mes pensées hein quand je parle c'est du joli violet !
Missanges a écrit:
Ce fut Huty le premier arrivé, tenant Naelig par la main.

Bonjour Huty, tu ne t'es pas trompé c'est bien aujourd'hui, entre je te fais visiter un peu en attendant les autres...
Valmyre a écrit:
Valou arriva au manoir son invitation dans une main.
Malheureusement, elle n'avait pas réussi à se trouver un déguisement qui lui plaisait. Elle avait donc décidé de venir "déguisée" en boulangère.
Un soupçon de farine sur le visage et les cheveux et un panier de miches dans l'autre pogne.

Elle trouva l'imposante porte grande ouverte.
Elle décida donc d'entrer et se retrouva dans une immense salle richement décorée.
Val regarda de droite et de gauche, cherchant Miss ou tout autre signe de vie.
Entendant des voix venant de l'autre bout de la salle, Valou se dirigea vers elles.


Hè! Noz vat Miss! Noz vat Huty! Chuis pas trop tôt j'espère?
Eliotte a écrit:
Voilà quelques jours qu'éli avait reçu une invitation pour une fête. Il fallait bien s'habiller que lui avait dit son papa.

Il était donc l'heure de se préparer, elle avait pris un bain parfumé , elle s'était coiffée bon avec du mal car pas facile une tignasse rousse à dominer ^^.

Puis , elle s'était habillée toute blanche pour être une jolie ptite fille bien sage. La voilà fin prête et la voilà parti pour rejoindre le manoir de missanges.

après quelques minutes à travers les ruelles de rohan, elle arrive devant le manoir et fait sonner la cloche.


DRELING DRELING DRELING
Athris a écrit:
A quelques pas derrière la Chipie de Rohan, la tribu des du Chastel apparut au bout du chemin. Déjà la cloche résonnait.

Athris se pavanait tel un paon, avec trois des plus belles femmes de la ville à ses côtés : Saphyra au bras droit, Lanaelle au bras gauche, et Freyja sur les épaules qui lui mettait quelquefois la main devant les yeux.


Coucou Eliotte, tu es bien jolie dans ta robe blanche dis-moi. Mesdames, on dirait qu'avec mon sens de l'orientation légendaire j'ai réussi à nous mener tout droit à la bonne destination.


Dernière édition par Admin le Ven 19 Oct - 20:39, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Lun 17 Sep - 5:45

Saphyra a écrit:
C'était la première fois qu'ils faisaient une sortie en famille ! Saphyra en avait toujours révé, au bras de son marin, entourée de ces deux lumiéres de filles, la bretonne ne pouvait espérer mieux.

Elle s'avança fiérement vétue de sa plus belle tenue, assortie à celle de ses deux filles. Elle fit un clin d'oeil à sa chipie adorée et regarda au loin remarquant qu'Huty et Valmyre étaient déjà arrivés.
Elle espérait qu'ils n'étaient pas arrivés trop en retard.

Ils s'avançèrent tous vers la grande porte du manoir en attendant que la maitresse des lieux vienne leur ouvrir.

Saphyra avait hâte de serrer son amie de coeur et d'esprit qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps.
Lanaelle a écrit:
C'était la première sortie officielle pour Lanaelle depuis qu'elle
portait le nom de du Chastel et elle était un peu stressé mais
fière aussi d'etre au bras de son père et accompagnée de sa mère
et de sa petite soeur.

Elle avait mis une de ses robes préférées et avait mis le meme
genre de robe à Freyja qui était aux anges.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Ils arrivèrent en famille à la porte de la maison de dame Missanges
et aperçurent quelques personnes que Lanaelle connaissait de vue

La jeune fille sourit à la petite Eliotte qui était encore plus ravissante
que d'habitude et attendit à coté de ses parents qu'on vienne ouvrir la
porte.
--les_mamettes a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

- La cloche sonne !

- Vas-y Mahestine

Ben c’est pas d’un possible tout cela, ils peuvent pas venir tous à la même heure non, va falloir faire ça toute la nuit…
Ouvrant la porte Mahestine découvrit avec ravissement une enfant, et une famille

-Bien le bonsoir, l’entrée des artistes c’est un peu plus loin tout droit puis à gauche puis à droite. Va pas vous accompagner, z’êtes assez grand puis c’est plus de mon âge !

Hutymberg a écrit:
Et Tyty qui était un grand timide n'avait pas osé dire à Missanges que Slows sa chérie, intendante de l'armée de Roxane était rentrée de Rennes. Il avait dû la laisser seule à l' "Auberge de la Vallée" .... et cela était peu convenant. Plus les réunions de campagne pour les municipales la pauvre chérie.. elle allait regretter Rennes et son armée

Oh Missanges, comme je suis heureux de voir mes anciens défenseurs Eliotte, Athris, Saphyra,et récemment Lanaelle... la nostalgie pour moi..on a passé tant de nuits ensemble à garder notre ville..mais je suis si heureux d'être des votres.. et Missanges que la fête continue.

Trois mère Poulard, oh non Missanges n'allait pas se contenter de nous pondre un omelette avec 3 Mamettes Bigouden? qu'elle nous mette des tonneaux de Prunàvampi... et un peu de chouchen... tout en liquide. La bouffe avec les taxes c'est si cher? Buvons pour oublier
Missanges a écrit:
Je pris ma fille dans mes bras et je fis entrer Huty mais à peine étions dans le hall, qu’une voix résonna,

Hè! Noz vat Miss! Noz vat Huty! Chuis pas trop tôt j'espère?


Ben non tu n’es pas de trop au contraire, demat Val , je lui fis une bise, dis moi tu as fais du pain toi…De mon doigt je pris un peu de farine et la déposai sur le bout de nez de ma fille.
Puis ce fut le son d’un carillon et la jolie chevelure d’Eliotte apparut, ainsi que la famille du Chastel au grand complet.

J’espère que Mahestine vous a bien accueilli elle est parfois directe !
Bonjour Eliotte je suis contente de te voir je suis sûre que tu vas avoir de quoi t’occuper autrement que ta liste
…Je lui fis un clin d’œil…
Je fis une bise à Athris et serrai très fort dans mes bras Saphyra que je considérais comme une sœur. Je fis une bise à Lanaelle.
Venez, venez je vais vous faire voir la salle…Puis me tournant ves Huty, mais dis moi hier soir en taverne tu n'as pas dit que ta chérie était arrivée ? Mais court la chercher voyons...
Rowenda a écrit:
Pffff encore une fête décidément, ça n'arrêtait pas en ce moment les déjeuners mondain, vivement que la trêve se finisse et qu'il puisse retourner a une activité plus saine, taper des François. Pour l'occasion il avait mis ses bottes de cavalier, des braies de tunique noires, une veste assortie et portait a son coté l'épée de son père, il avait renoncer a regret au jaseran car cela aurait été peu pratique. Les cheveux blonds réunis en une natte martiale il s'avança jusqu'à la porte du manoir, l'invitation en double exemplaire dans une poche.

Allez sinon elle va râler...

Il pousse un profond soupir et tape a l'huis comme on taperait d'un bélier sur la porte de quelque castel avant de s'appuyer contre le chambranle de pierre en attendant qu'on vienne l'accueillir.
--les_mamettes a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Mais c’est y pas du possible ça ! Encore sa castagne à la porte !
Pas la peine d’être dans une maison pleine de serviteurs et que cela soit moi qui dois ouvrir.

Ma doué ! Vous êtes qui vous ? Un chevalier …
Mahestine admire l’épée et la natte, je dois annoncer qui ? Oh ! Et puis zut après tout faites comme les autres tout droit puis à gauche puis à droite
Missanges a écrit:
Mahestine qui râle c’est bon signe, signe d’une vitalité, signe qu’elle se plait dans cette nouvelle demeure.
Ma tête se tourne et un homme entre. Je souris le détaillant du regard l’épée a remplacé le bâton. Je laisse un instant les premiers invités pour recevoir Rowenda.

Merci d’être là, Vous êtes très élégant ! Ma main s’avance pour passer sous son bras afin de le guider et ainsi rejoindre le groupe, mais je suspends mon geste. Surtout pas de familiarité ! Il n’aime pas le contact affectif, pas de bise non plus… Venez, rejoignons le groupe.
Rowenda a écrit:
Une vieille dame ouvre la porte et il se redresse tranquillement d'une poussée de l'épaule, s'avançant devant elle qui commence a poser des questions a la suite aussi rapide qu'un trait de baliste. Pour toute réponse il sort l'une des invitations et la lui met dans la pogne avant d'entrer en suivant ces indications avant de tomber soudain sur la vicomtesse.
Il l'écoutes et hausse les épaules a sa remarque, avant qu'elle ne fasse un geste vers lui qui le fait reculer légerement par réflexe, mais elle s'arrête et se dirige vers la pièce suivante.


Très élégant a n'en pas douter, ces vêtements font partie de la garde robe de feu mon père, après quelques retouches elle se trouve être a ma taille et largement fournie en beaux atours. Enfin trugarez, vous n'êtes pas mal non plus, oui je vous suit.


Il entre donc dans la pièce suivante et salue de la tête le douanier, puis Athris qu'il n'as pas revu depuis son départ au front.

Noz vat dan holl...
Eliotte a écrit:
Eli sourit à l'arrivée de saphyra et de sa famille. Elle aimait beaucoup saphyra.



demat , j'ai laissé neige à la maison parce qu'il va avoir peur avec tout ce monde.

Merci mais j'ai eu de mal à me coiffer. namour a laissé tomber car il dit que mes cheveux sont trop sauvages


Eli riait pendant que trois bretonnes, avec la coiffe en plus, viennent ouvrir la porte en grognant.

Puis, les arrivants furent introduit dans la maison, eli fait un bisou à son huty, chef douanier qui lui manquait, elle avait adoré faire les gardes avec lui. Puis, elle bise missanges qui lui parle de sa liste.

elle lui mumure :


non je ne te retire pas Eli rit..

Puis row qui arrive et qui salue que les hommes. rhoooo bin et les dames alors

Row, bin tu ne me dis pas bonjour et puis aux dames aussi.

Rien que pour l'embêter, eli va lui faire un gros bisous na
Hutymberg a écrit:
Huty qui était déja dans la salle de réception s'avança vers Valmyre et Rowenda pour les saluer. Puis il revint tenir compagnie à Arthris , Saphyra et la petite Eliotte. Il en profita pour se gratter une paire de poux qu'il avait oublié de retiter à l L'Auberge de la Vallée. Puis se dirigeant vers Missanges et Naelig..

Ben dites donc il y en a du beau monde
Rowenda a écrit:
Et voilà que la petite Eliotte viens lui faire un bisou, ça va être la fin du monde, le blond se raidit en grimaçant du coup, et répond simplement a la gamine.

Arskfeupeuteu

Restant un instant comme bloqué avant de secouer la tête et de s'essuyer la joue en ronchonnant.

Demat Eliotte, j't'avais pas vue c'est tout, et demat dames, Rowenda enchanté de vous rencontrer.

Il incline la tête en leur direction pour les saluer puis croise les bras et tire la langue a Eliotte, quelle sale gosse.
Hermine. a écrit:
Hermine , face à la lourde porte du manoir, soufflait sur ses mains nues, attendant qu'on veuille lui ouvrir, un bouquet à offrir à la maîtresse de cérémonie.[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

[i]Tournée vers le domaine, elle admirait le parc somptueux, même au
coeur de l'hivers.
De majestueux sapins trônaient en maître de cette saison mais on devinait de très vieux chênes, une pelouse parfaite et des parterres de fleurs en gestation.
Elle se disait qu'il lui faudrait revenir au printemps quand la nature exploserait de mille couleurs et senteurs quand la porte s'ouvrit.


Trois drôles de dames, au langage abrupt, l'accueillirent, lui arrachant presque le bouquet, maugréant qu'elles n'avaient point le temps de trouver des vases.
La jeune femme suivit leurs instructions et entra dans une salle somptueuse, éclairée de mille feux.
Elle laissa sa cape à l'homme qui annonçait les invités à la maîtresse de maison, dévoilant sa jolie toilette lavande,au décolleté plus qu'avantageux et s'avança vers Missange afin de la saluer et de la remercier à nouveau pour cette invitation.
Saphyra a écrit:
Saphyra serra fort Miss contre elle en lui murmurant à l'oreille "je serais toujours là".

Elle bisouilla la petite chipie tandis qu'Athris déposa au sol Freyja qui commençait à râler.
La famille du Chastel au complet salua tout le monde ainsi qu'Huty.


"Heureuse de te voir mon ami ! et dis donc j'ai cru voir que tu t'étais enfin décidé à postuler pour le poste de maire ...il était temps ! avec tout ce que tu fais à Rohan !...".

Le monde commençait à remplir le manoir de la vicomtesse.
Naeligdekerrandic a écrit:
Nan mais zallez pas se mettre à parler chiffon ni d'eux quand même ! La star ici, c'était Môma chérie ! et pis moi aussi un tit peu quand même!

Je fronçais le nez en voyant la fille d'Inou, mon empoisonneuse ! J'espèrais qu'elle allait pas encore se mettre en tête de me faire avaler son chouchen de breuvage de beurk ! Une fois m'avait suffi !

Je m'agrippais à la robe de môma, quelque peu impressionnée et effrayée parmi tous ces grands que je connaissais pas ou presque.
Si seulement Inou, Iom et sa belle dame pouvaient venir, cela me ferait au moins des visages familiers et amicaux parmi cette foule de quasi inconnus ......
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Lun 17 Sep - 5:51

Missanges a écrit:
…vous n'êtes pas mal non plus…

Je le regarde et je lui souris peut être un compliment allez savoir…Pas mal c’est qu’il y a mieux…Mais bon vaut mieux pas mal que pas du tout…

La bonne humeur d’Eliotte me ravie toujours, je ris lorsqu’elle fait la bise à Rowenda, qui ronchonne aussitôt et je fronce les sourcils lorsqu’elle persévère de garder mon nom sur cette fichue liste !

Huty ta compagne ne vient pas ? Puis Hermine s’avance mettant une note de soleil avec sa robe rappelant les couleurs de Provence. Je souris à saphyra en grande discussion avec Huty.

Allez venez, il y a de quoi se restaurer et danser si vous le souhaitez.

Je m’avance dans la salle et les invite à y venir

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Amaellya a écrit:
Amaellya avait investit dans une belle robe rouge, aussi c'est vêtue de sa nouvelle tenue, une rose rouge dans les cheveux, qu'elle se présenta au manoir munie de son invitation.

Elle frappa timidement, et attendit qu'on lui ouvre. La demeure paraissait gigantesque, elle allait avoir beaucoup de mal à s'y sentir à l'aise.
Hutymberg a écrit:
Huty qui avait été un peu touché par les propos de saphyra, se sentait tout timide, une pointe de rouge avait du lui monter au visage , à moins que ce ne soit la coupe Rose? ben non

Oui Saphy la Mairie ben on verra bien c'est moi qui décide ... ce seront les votationneux !!!!! Au juste touche en un mot à Athris, il m'a peut-être oublié?

Missanges il m'arrive un sale truc, je cherche Slows depuis ce matin et pas moyen de la trouver? Alors je lui ai mis un mot sur la table à l'Auberge pour lui dire que j'étais ici.


Puis voyant Hermine et Amaelliah arriver , je vai vers elles pour leur faire la bise. Zut! les fleurs? J'avais acheté, ah oui je les ai mises dans la nouvelle chambre à l'auberge. Bon Missanges, j'espère qu'elle a sa dose de Prunàvampi, comme ça elle ne verra pas. .

Vous n'auriez pas vu Slows à tout hazard? je suis un peu inquiet! il est vrai qu'avec toutes les réunions pour la mairie la pauvre, elle doit se demander ce que fait son homme?
Raouldarc a écrit:
Le raoul avait reçu un courrier de cette nouille de procureur .Encore une convocation de dit il. il déchiqueta la ficelle en grognant,mais a sa grande surprise c était une invitation.

Cela ne changeait pas grand chose,il irait pas la voir se pavaner pour qu elle lui montre sa nouvelle bicoque .aussitot lu que le courrier allait trouver le meme usage que celui du petit douanier . il allait finir en torche cul .

Cela dit ,le soir arrivant,il y avait rien a faire dans cette misérable bretagne .Le seigneur des rousses s ennuyait et il se dit mmmmm que pourquoi pas au final. Il interpella son fils

lupin nous sortons,on va chez la rouquine,prend ta fronde .par contre pas de déguisement ,on est fier d etre des darc et on le montre,on se cache pas derriere des artifices ridicules.

Ils prirent donc la route et arriverent devant euuuuuuh une sorte de cabanon comparé au chateau des rousses .il regarda a droite a gauche,pas un garde ;mmmmmm .

lupin vait te faire voir comment on ouvre une porte

il pris quelques pas d élan et foutu un grand coup de pompe dans la porte en bois qui céda .Ils se retrouvrent devant trois vieilles.

mmm la proc m avait pas dit qu elle avait des enfants.veuillez annoncer a la rouquine que les darc pere et fils sont la
Zabou a écrit:
Pensez que les Darc auraient attendu les D'Avalon? Mais non!! rien du tout!!

Lulu était donc parti en avance, tout content il faut l'avouer de trottiner aux cotés de son père, l’assommant sans aucun doute des aventures palpitantes qu'il vivait jour après jour en Breizh, des rencontres qu'il pouvait y faire toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Mais bon, il faut l'avouer, le couple Oban Zabou gouttait encore avec plaisir aux instants qu'il trouvait à passer à deux.

C'est donc d'un pas plus tranquille que, soudés l'un à l'autre, ils les suivaient. C'était sûrement pas plus mal qu'ils ne soient pas vus en compagnie du Rat qui devait sûrement maugréer encore à l'encontre des bretons qu'il croisait et ils pouvaient tous deux deviser calmement, profitant pleinement de la chaleur qui irradiait chacun de son autre moitié.Rapidement cependant , la nature de la paysanne reprit le dessus.


Tu crois qu'on pourra encore l'appeler Miss? faudra lui donner de la marquise ou d'un autre titre ?

Une nouvelle fois, elle s'en allait avec ses questions farfelues, plongeant Oban dans la plus grande perplexité, presque à se demander si au final, il n'aurait pas dû partir avec les hommes devant, confiant sa belle aux soins de sa soeur ou de sa mère.

Il fut cependant sauvé par le trajet qui ne dura pas longtemps.
Il la rassura de deux trois mots, et se présenta aux trois adorables dragonnes qui montaient la garde, bravant Raoul du regard.


Demat mes dames, Oban des Vergers d'Avalon, et mon épouse, Zabou.

Zabou qui quant à elle, prenait soin de faire comme si elle ne connaissait pas le moins du monde le défonceur de porte ouverte, ébouriffa l'enfant.
--les_mamettes a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Mahestine avait pris le commandement du manoir et donnait des ordres aux serviteurs qui riaient aimant déjà cette ancêtre ! Alertée par un léger bruit suivit par un son beaucoup plus fort vraiment plus fort…

- Ma doué, voilà t’y pas que celui là il défonce la porte…Ben mon gars tu as sortis tous les colocataires de ta tête pour avoir cette idée idiote !! Une porte c’est un travail cela se respecte.
Passant la paume de sa main sur son menton en calculant comment ce personnage pouvait bien être arrivé à connaître sa Miss elle dévisagea le charmant enfant souriant contre cet homme.

mmm la proc m avait pas dit qu elle avait des enfants. Veuillez annoncer a la rouquine que les darc pere et fils sont la

-Ma doué et le voilà t’y pas qu’il me rajeunit…Eclatant d’un rire franc elle s’effaça pour laisser entrer les personnes attendant.

Dévisageant une petite dame vêtue de rouge allez-y tout droit puis à gauche puis à droite. Puis derrière le gars un peu bizarre elle découvrit un couple.

-Ma doué vous en attendez combien ?? Je vous souhaite bien du plaisir les enfants ça touchent tout et faut courir derrière sans arrêt.. Enfin c’est bien quant même…
Bioul a écrit:
Bibi à droite, bibi à gauche, pour le coup si tôt annoblie que si tôt une fête était donnée. Et les fêtes ça pour rien au monde le bibi ne les raterait, surtout une fête donné par missanges ! Ni une ni deux il s'habille avec elegance tout de même histoire de faire honneur à son amie, et le voila parti à l'écurie prendre un cheval n'ayant pas encore trouvé le sien, celui qui lui correspondrait le mieux. Il le scelle, le monte et c'est parti !

....

Arrivé au domaine des kerrandic, il laisse son cheval brouter l'herbe qu'il foule de ses sabots. pas le temps de le faire attacher et de toute façon il y en a plein au château. Bien dressé il ne partira surement pas pensa t'il.

Il se présente donc à la porte de la demeure, pas sur d'être arrivé à temps.


Ohé ya quelqu'un dans la maisonnée ? Bioul attend devant votre porte ! et il se pèle le jonc, veuillez ouvrir la porte afin qu'il se réchauffe !
Missanges a écrit:
Laissant les invités découvrir la salle et le manoir tenant ma fille dans mes bras je sentis ses mains se crisper sur le col de ma robe et je lui souris.
Ce sont des amis Naelig, mes lèvres touchèrent la fine peau de ses joues. J’entendis des éclats de voix et je pensai à mahestine. Elle était capable de rebuter tous les invités un peu comme Raoul il fallait casser la croûte…

J’allais au devant des voix et je vis Amaellya, Bonsoir, merci d’être là, venez vite il y a déjà du monde la laissant passer je souris à Lupin en premier avant de sourire à son père. Mon regard se porta sur la porte et mes sourcils se levèrent, vous n’avez pas une main comme tout le monde pour frapper, il va falloir que je rencontre votre femme vous cela devient urgent. Il passa devant moi en râlant comme à son habitude et je fis une bise à Lupin. Il y a Eliotte déjà.

Je fis une bise a celle qui le valait bien et d’un mouvement de tête elle balaya une mèche rebelle et je souris. Bonjour le couple de n’amoureux, je vous souhaite la bienvenue chez la Miss tout simplement.
Et la tête de mon ami de toujours attendant sagement dans l’encadrement de la porte se dessina. Bonsoir Bioul entre vite te réchauffer mais un homme n’a jamais froid non ?
Je luis fis une bise que de bises…Je souris en pensant à une personne..
Lupin_darc a écrit:
Lupin était en train de s'entraîner à tirer des boules de papier sur un dessin qu'il avait accroché au mur. Le dessin, indéchiffrable pour le commun des mortels, représentait le curé qui l'avait agressé quelques heures plus tôt, au coin d'une ruelle sombre, l'invectivant de mots en langage barbare tous plus atroces les uns que les autres.
Il s'était promis que la prochaine fois que ce père-vers oserait l'approcher il lui ferait voir de quel bois un Darc se chauffe!

Mais il fut sorti de ses pensées par la voix de son paternel:


Lupin, nous sortons. On va chez la rouquine.
Chez Miss? Pourquoi? Qu'est-ce que tu as encore fait p'pa? C'est à cause des néléctions numicipales?
Prend ta fronde!

Lupin glissa sa fronde dans son ceinturon. De toute façon il ne quittait jamais le cadeau que son père lui avait fait. Puis suivit son père en direction du manoir de la "vicomtesse au petit pois", comme Lupin aimait surnommer Missanges. Pas qu'elle eut un petit pois dans le ciboulot hein? Non, l'était plutôt perspicace pour une fille. Non tout ça venait d'un conte pour enfants que sa tatie Zabou lui avait raconté un soir.

On est fiers d'être des Darc et on le montre.
D'acc, p'pa!

Il écouta les conseils de son père sur la route, tout fier de se promener avec lui. Quand ils arrivèrent devant le manoir, le "Saigneur de rousses" ouvrit la porte à la volée avec sa chaussure toute crottée. Lupin resta sur le pas de porte, interloqué de voir cette nouvelle façon de faire pour entrer quelque part. Au même moment, tatie Zabou et tonton Oban arrivèrent derrière lui et il leur fit un grand sourire.

C'est ouvert! Entrez!

La vicomtesse au petit pois vint les accueillir et se pencha pour déposer un bisou sur la joue de Lupin. Bien qu'il détestât les bisouilles, il avait quand même hérité d'un peu du bagage génétique de sa charmante mère, hé oui, et donc il la laissa faire, avant d'aller discrètement s'essuyer la joue dans un coin de nape, ni vu ni connu.

En se retournant il aperçut une autre rouquine. Celle-ci, il avait moins besoin de se tordre le cou pour la regarder dans les yeux.


Tomate Eliotte! Dis donc, tu t'es déguisée en bonhomme de neige? C'est très ressemblant en tout cas, bravo!

Il s'attendait à une réplique cinglante, mais il ne pouvait pas s'empêcher de venir la titiller cette fille. C'était plus fort que lui.
Derrière elle il aperçut sa tatie Hermine qui, elle aussi, s'était pomponnée. Pffff les filles décidément... Lupin ne les comprendrait jamais!
Amaellya a écrit:
Amaellya sourit.

-Demat Miss, merci à toi. Ta robe te va à ravir.


Puis elle se dirigea vers la salle indiquée, tout était si beau. En rentrant dans la pièce, elle sentit son coeur faire un bond en apercevant un beau blond. Elle ne laissa rien paraître et s'avança en tenant sa robe pour ne point l’abîmer.


-Demat tout le monde, vous allez bien?

Elle bisa Hermine et la p'tiote, puis fit une petite révérence devant Hutymberg et Rowenda, à défaut de pouvoir faire une douce bise à se dernier.
Eliotte a écrit:
Eli avait suivi les invités dans une grande salle superbe et très richement décorée. Elle n'arrêtait pas de lever la tête pour regarder le plafond et ses décorations.

Puis, elle entendit une ptite voix et marmonna oh non pas la tomate


Non messire tomate, je ne suis pas un bonhomme de neige. Je me suis bien habillée moi car dame missange est une grande dame et que mon papa m'a bien élevé.

Et pis toi on dirait que tu as joué avec le cochon de grande tatie, tu as pleins de tâches d'abord.
Slows a écrit:
Slows qui avait trouver le mot d'Huty a l'auberge avait enfiler la plus belle ses robes. Elle s'était maquillé, coiffé jusqu'à n'en plus finir. Elle arriva donc chez Dames Missanges et vit son chéri dans un petit coin. Elle s'approcha doucement et le surpris par derrière elle lui cola un baiser.

Alors mon Tyty je ne t'ai pas trop manquée j'espère ?

Elle se tourna ensuite vers Missange.

Merci Dame d'avoir acceptée ma venue. Je trouve ce manoir tout à fait sublime.

Elle vit sa nièce Eliotte qui se défendait contre un jeune Messire.

Bonjour Eliotte tu va bien? Ton papa n'est pas là?

Elle la serra dans ses bras tout en lui faisant une grosse bise.
Lanaelle a écrit:
Pendant que ses parents parlaient avec leurs amis,Lanaelle s'occupait de sa petite soeur.

Non, Freyja tu te traines pas par terre, tu vas etre toute sale.
Viens on va un peu se promener.



Elle prit la main de sa soeur et se promena dans la salle, faisant un
signe de tête à ceux et celles qui lui disaient bonjour et Freyja leur
faisait un signe de la main.

Naelle jolie, ce soir
Merci ma puce, mais toi aussi tu es jolie .
Athris a écrit:
Athris découvrait avec intérêt la grande demeure. Il se sentait bien, pas de chi-chis, Missanges savait vraiment mettre tout le monde à l'aise.

Citation :
touche en un mot à Athris, il m'a peut-être oublié?

Comment pourrait-on t'oublier Hutty ? N'oublie pas que tu es une figure de Rohan désormais !

Pendant que Saphyra papotait - chassez le naturel, il revient au galop ! - Lanaelle en parfaite grande soeur gardait un oeil sur Freyja. C'est vrai qu'il ne faudrait pas qu'elle se mette à galoper partout et fasse des bêtises !
Missanges a écrit:
Comme dans toute les fêtes chacun se dirige tantôt vers un groupe tantôt vers un autre ! Un bruit de paroles et de rires emplit la pièce. Un peu de vie le temps de la fête et tout rentrerait en ordre après, c’est ainsi…

Un sourire, une parole je butine un peu de partout prenant en cours les conversations, le rôle d’une maîtresse de maison est d’être partout sans être réellement avec ses invités à mon triste regret, c’est ainsi…

Merci Dame d'avoir acceptée ma venue. Je me retournais et je vis une charmante jeune dame se tenant contre huty. Le plaisir est pour moi, je suis ravie de vous rencontrer.

Le majordome arriva déposa des plateaux afin de nous restaurer sur les tables disposées de chaque côté de la pièce, en disant le buffet est ouvert, j’entendis rouspéter Mahestine et je vis son regard sur le Majordome…C’est ainsi…

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Ven 19 Oct - 20:45

Hutymberg a écrit:
Au moment où je m'y attendais le moins ma Pupuce Slows débarque de partout et de nulle part.. Il était temps les idées noires commençaient à prendre le dessus..

Ma chérie que tu es belle Oh que je t'aime !

Je la serre très fort contre moi, et m'en vai la présenter à Missanges.

Missanges je n'y croyais plus mais ma chérie est en fin arrivée! Je te présente Slows..

et me tournant vers Athris.

Oui tu vois avec Saphyra on a passé de longs mois à défendre notre ville, j'ai souvent eu le cafard, la guerre retenant mon amour à Rennes, mais aujourd'hui elle est est là ... et j'espère pour longtemps.

Encore que je recommençai à prendre peur puisqu'on la demandait à Rennes. Mais Rohan a besoin de Slows, et de tout ses villageois qui animent et font avancer, cette ville qui est notre.
Naeligdekerrandic a écrit:
Pffff ces grands ne faisaient aucun cas de moi, aussi je me demandais pourquoi j'étais ici et aussi pourquoi môman m'avait fait si belle pour tout ce monde qui ne venait que pour elle au final.
Je la regardais déambuler parmi tous ces gens. Comme elle était belle !
On aurait dit qu'elle avait été faite pour ça !
Elle s'en sortait à merveille !

Au final, j'avais l'impression que je ne faisais qu'encombrer le paysage, et me détournais de toute cette agitation.
Un pas après l'autre, je sortais de la salle en me faufilant parmi tous ces grands qui se faisaient des politesses.
Puis, puisque personne ne faisait cas de moi icelieu, je m'éclipsais vers mon paradis, en me disant que là, je serais seule en sachant pourquoi.

En fait, je n'étais nullement la Princesse des lieux, seule Môman, Grande Dame était l'Unique.

Un peu désappointée et triste, malgré la joie que j'éprouvais pour elle, je n'avais qu'une envie.....
Celle de me retrouver parmi les choses que j'aimais, à défaut d'être parmi les gens que j'aimais !
Hutymberg a écrit:
Huty et Slows qui observaient toute l'assemblé, virent un peit bout de chou tout mignon dans sa petite robe s'éclipser, vers dehors.
Il allèrent vite récupérer le petite Naelig, qui semblait s'ennuyer au milieu de tout ce monde. Puis après lui avoir donner quelques calins rassurant, ils la ramenèrent vers la salle et firent les yeux noirs à Missages


La petite elle a besoin de sa Môman malgré tout elle est un peu effarouchée et s'ennuie, avec les grands, mais on va essayer de la distraire avec un jeu qui s'appelle "le pendu", ou encore l "'histoire qui s'enchaine".
Slows a écrit:
La petite Naelig dans ses bras, Slows et Huty rracompagna l'enfant a sa maman.

Oh oui elle n'a pas l'air d'aimer les grandes fêtes.

Slows sourit et déposa l'enfant.
Missanges a écrit:
Les invités dégustaient les bouchées. Chacun goûtait les différents mets proposés. Je vis venir vers moi Huty et Slows tenant ma fille.

Oh elle n'a pas l'air d'aimer les grandes fêtes.

Je lui souris, la remerciant, elle aime surtout qu’on lui courre après.

Je voulais garder cela pour la fin du repas mais il faut bien contenter tout le monde. Une petite pause entre deux plats n’était pas désagréable, je fis un geste de la main intimant l’ordre aux musiciens qui avaient pris place au fond de la salle de jouer un air.

Prenant ma fille dans mes bras je lui dis,

Voulez-vous ouvrir le bal avec votre mère jolie demoiselle… Je m’avançais au milieu de piste dansant avec ma fille.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Slows a écrit:
Slows prit la maind'Huty et commença à danser avec lui.

J'espère que tu sais danser.

Elle le regarda et souria.
D'habitude les hommes ne connaissaient pas grand chose à la danse...
Azarelle.. a écrit:
Azarelle arriva seule au manoir. Elle ne voyait plus sa tante Ana , ni son écuyer Elouen et encore moins son fidèle ami Elim.
La famille avait l'air d'être en léthargie.

Elle descendit de Guyzmo et le donna au palefrenier de service.
Elle se dirigea ensuite vers la grande demeure et y pénétra un peu timidement. Qui rencontrera-t-elle?
Ses mains tremblaient un peu et son coeur battait vite.
En passant la tête par la porte , elle aperçut au loin Bioul, seul personnage connu.
Elle respira un grand coup , mit un sourire sur ses lèvres et entra.
Amaellya a écrit:
Amaellya vit Miss et sa fille s'avançaient sur le piste. Elle musique commençait. Elle se fit la plus petite possible. Elle n'était pas d'humeur à danser ce jour. Elle aurait mieux fait de rester chez elle pour le coup..
Elle jeta un timide regard à Rowenda et essaya de se oublier, c'était bien parti pour.
Hermine. a écrit:
Après avoir salué tous les invités, elle vit Miss ouvrir la bal avec sa fille. Toutes deux étaient attendrissantes et, un verre à la main, elle rejoignit les Darc et les Du Vergers d'Avalon.
Elle regarda Raoul :


Mon saigneur , me ferez vous l'honneur de cette danse ?

Oui, Hermine aimait à chercher le bâton pour se faire battre ! Elle aimait plus que tout voir la tête de Raoul quand on lui posait une question incongrue, à son sens.
Lanaelle a écrit:
Freyja tirait sur la robe de sa grande soeur.

Naelle , manger ?

Ecoute ma puce, tu es grande maintenant , tu
devrais parler mieux que ca, je comprend pas ce que
tu dis....


Naelle, j'ai faim

ah bin voilà, je comprend maintenant . Viens on va s'approcher
du buffet et tu attends tu prends pas sans permission, tu as compris


oui, Naelle

Lanaelle s'approcha du buffet avec Freyja, elle prit la fillette dans
ses bras et lui demanda de choisir ce qu'elle voulait manger puis ,
elles allèrent se mettre dans un coin et regardèrent les personnes
danser.
Lupin_darc a écrit:
Le mioche s'attendait à une réplique de la part d'Eliotte et la voilà qui arriva.

Non messire tomate, je ne suis pas un bonhomme de neige. Je me suis bien habillée moi car dame missanges est une grande dame et que mon papa m'a bien élevé.

Lupin ricana un peu exagérément.

Et alors? Mon père est noble aussi, c'est le Saigneur des Rousses! Mais ce n'est pas le moine qui... c'est l'habit qui fait... fin bref! ça veut rien dire ce que tu dis!!

Elle l'agaçait prodigieusement. Du coup il s'emmêlait les pinceaux.
Du coin de l'oeil, il fit un rapide tour d'horizon pour voir si son meilleur pote, Elouen, était dans les parages. Ils se seraient bien amusés à embêter Eliotte tous les deux. Mais point de signe du rouquin.


Et pis toi on dirait que tu as joué avec le cochon de grande tatie, tu as pleins de tâches d'abord.


Le gamin haussa les épaules d'un air désinvolte.

Bien sûr que je suis sale. D'abord la saleté ça protège des maladies!

Tout en disant cela, il s'approcha de la table du buffet et enfourna un petit four en mâchant bruyamment. Il regarda Eliotte avec un p'tit sourire de défi dans les yeux.
Rowenda a écrit:
Il s'était trouvé un joli fauteuil qu'il avait tiré dans un coin par habitude, se prenant un verre et quelques bouchées avant de s'y installer, préférant rester un peu a l'écart. Il n'était pas habitué a ce genre de festivité et se disait déjà qu'il ne s'y ferait pas de sitôt, il jeta un coup d'œil a Amaellya, puis un a leur hôtesse, avant de regarder les autres personnes présentes... Pas grand monde de vraiment connu, a part un ou deux en passant peut être que m'man allait passer, ça mettrait de l'ambiance certainement.
Tiens mais qu'est ce que c'est tout a coup ? De la musique ! On espérait peut être le voir danser, et bien c'était hors de question, non pas qu'il ne sache pas, mais danser ça se fait un peu trop serré collé avec une fille a son goût.
Il ronchonnes un peu et s'envoie une nouvelle gorgée de son verre, préférant rester là a regarder les invités qui défilent.
Missanges a écrit:
La première danse venait de finir, la musique enchaînait d’autres mélodies et les danseurs virevoltaient sur le parquet.
J’avais raté quelques plats mais une multitude de petits gâteaux avaient pris place sur la table. Je surpris le regard de Rowenda et lui fis une légère grimace amicale.
Je vis une charmante jeune fille

Bonsoir jeune fille, bienvenue au manoir. Allez- vous restaurer les gâteaux viennent d’être servis

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Elouen a écrit:
Lui aussi avait reçu l'invitation de la gentille Missanges. Il ne pensait pas pouvoir s'y rendre, attendant du jour au lendemain une réponse de sa maman lui donnant le coup d'envoi pour leur départ vers la Bourgogne mais comme celui tardait, alors il s'était dit, pourquoi pas?

C'est donc un mouflet de plus qui se glissa entre les mailles du filet des 3 mémés à l'entrée pour débouler, vêtu de ses toutes nouvelles braies vertes, dans la salle de réception. Dans un premier temps , c'est tout naturellement qu'il alla embrasser la maitresse des lieux et la remercier de son invitation.


Demat Missanges. C'est gentil de m'avoir invité.

Il y avait foule la dedans, mais il avait encore la taille à passer entre les jambes, entre les gens; et rapidement il vit Aza dans un coin, les yeux dans le vague et souriant en regardant une toute petite meringue, bien mignonne, il fallait l'avouer.

Mon Azaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!

Le cri d'assaut était lancé, ne restait qu'au gamin à sauter sur sa déesse.

Après les bisous échangés, il regarda la toute petite fille qui attirait le regard de son amie.


L'est mignonne cette petite! C'est à qui tu sais?

Cherchant des yeux qui il pouvait connaître encore , il tomba rapidement sur son pote et Eliotte, en train de grapiller quelques douceurs.

Héy vieux!! Eliotte!! demat!! v'nez voir! on a trouvé un bébé!
Raouldarc a écrit:
Zabou et Oban étaient la aussi .Ils passèrent devant lui en l ignorant .Décidément en bretagne la tradition était d inviter n importe qui dans ce style de soirée . Il en fit pas cas et se dirigeât vers le buffet car le seul interet de cette soirée finalement c était de pouvoir manger sanglier poularde et autre pièce monté a volonté . Les cuisiniers posèrent des plats quasiment vide devant lui .Il grommela.

ben c est quoi se bordel? ils amènent que la garniture ou quoi?

en attendant la suite le bougre pris une poignée de petit four et se les enfila. c est a cet instant que hermine jugea opportun de le déranger

Mon saigneur , me ferez vous l'honneur de cette danse ?

Le raoul fut surpris de la stupidité de la question au point qu il ne pu se retenir et recracha en postillonant ces petit fours sur hermine.

PFFFFFFFFFFFFFFFFF danser? j aime pas danser tu le sais bien.tu me cherches ou quoi? puis tu connais leur danse? tourner en rond en se tenant le petit doigt en l air c est d un ridicule pffffff.merci bien j ai testé deja la derniere fois que je suis venu ici
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Ven 19 Oct - 20:49

Hermine. a écrit:
Oui, je me souviens ! Pour nous sortir d'une ambiance pesante, j'avais entrainé tout le monde dans une folle farandole dont j'ai oublié le nom exact.
Bien, si tu ne veux danser, buvons et goûtons à ces délicieux petits fours !
Yeched mat !!!


Joignant le geste à la parole, la jeune femme se mit à mordre dans un canapé, regardant alentour afin de savoir si seuls les petits fours se mettraient sous ses dents ce soir.

Ses azurs se posèrent sur tous les hommes de l'assemblée : aucun ne lui donna faim.
Autant boire, en ce cas et espérer une entrée insolite et...appétissante.
Naeligdekerrandic a écrit:
J'avais profité d'une danse avec Môman. Cela m'avait paru un instant magique, mais bien trop court car, déjà, elle se laissait accaparer par ses invités et son buffet.
Mais c'est qu'avec tout ça je commençais à avoir soif, moi.
J'étais restée au milieu de la piste de danse, et je regardais de droite et de gauche quelqu'un qui pourrait me venir en aide. Ne trouvant personne que je connaissais, je n'hésitais pas très longtemps.....
D'un pas chancelant mais décidé, j'allais jusqu'à ma môman chérie et tirais sur sa robe pour attirer son attention.
Puis je pris une profonde inspiration et dis très vite et d'une seule traite :

Punàmôman !
Anastriana a écrit:
Quand une vassale organise une sauterie, il est d'usage, voir poli, d'en être. Et puis depuis son retour, Ana n'a pas grand chose d'autre à faire, à part se reposer de la guerre. Parce que même si elle ne l'avoue pas, ses deux dernières blessures l'ont un peu laissée sur le carreau la duduche. Entre repos forcé et folles cavalcades sur Bairdéir dans les forêts de Logon, elle essaie un peu de jouer à la maman, ce qui n'est définitivement pas son rôle de prédilection, mais ça elle l'avait déjà compris avec Elim, elle joue à l'amante avec son bibi, mais quelques années de séparation malheureusement, ça fait un peu évoluer différemment, même si elle est heureuse de pouvoir le voir à ses côtés chaque jour comme avant. Elle tente de gérer un peu l'intendance du château, mais Brunehilde a les choses bien en main.

Bref, elle s'emmerde.

Alors aller parader dans une belle robe à la fête de Missanges, ça n'est après tout pas du temps perdu. Son baron s'y rendra également lui a-t-il dit, Rowenda, Elim, la famille noble du coin doit après tout se montrer, c'est aussi là son rôle.

La voila donc qui entre, au milieu d'une foule déjà bien compacte, et file droit vers Missanges, afin que cette dernière lui rende rapidement ses hommages, et que le côté protocolaire soit vite terminé. Parce qu'Ana a très vite remarqué les mets délicieux sur la table, et comme elle doit reprendre des forces, parait-il, elle ne va pas se faire prier pour les manger rapidement.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

"Madame la vicomtesse! C'est un plaisir, que d'être ici parmi tes invités. Cette petite fête était une idée splendide. De quoi occuper mes vieux jours."
Missanges a écrit:
Les gâteaux posés, j’entendis une voix d’enfant

Demat Missanges. C'est gentil de m'avoir invité.


Merci à toi de ta présence Elouen
et mes lèvres se posèrent sur sa joue. Mais à peine le bisou fini que celui-ci se dirigea en courant vers ses camarades de jeux. Mes yeux se tournèrent vers Raoul toujours égal à lui-même dégustant avec raffinement les gâteaux… Je sentis des petits doigts s’agripper à ma robe et une douce voix, Punàmôman !

Rhhhoo une prune à ton âge, j’éclatais de rire, je pris ma fille dans mes bras. Puis tournant la tête je vis la duchesse Anastriana venir vers moi. Directement égale elle aussi à elle-même sans fioriture sans demi-mesure parce qu’elle le vaut bien !

Rapide hommage du soir, espoir de la voir un peu plus souvent… Cette fête est devenue par votre présence une illumination, vous êtes ravissante duchesse… Voilà le protocole de politesse est fait… C’est qu’entre nous pas besoin de tout cela chacun sait ce que pense l’autre et l’amitié qui nous lie…Je vous propose des petits gâteaux avant que le seigneur des rousses en fassent une mousse …


Anastriana a écrit:
"Haha! Alors je prends, parce que j'ai une petite faim, pour tout te dire..."

Et ne se faisant pas prier, elle goute ici et là, aux mets proposés, avant de laisser la vicomtesse exécuter son rôle d'hôtesse. Elle rejoint son baron brun, et salue de la main son plus grand fils, l'adopté, Rowenda, qui se cache dans un coin.

"Alors Bibi, tu t'éclates?"
Madennig a écrit:
On la croyait évincer hey bien non ! Figurez vous que dame Missange l'a invité alors elle va etre présente non mais. Bon il avait fallut partir une heure après tous les autres parce qu'Ala n'en finissait pas de se choisir une tenue mais là c'est la bonne voila les deux filles des tripplets qui arrivent enfin. Comment elle était vétue ? Une robe chocolat, une fausse fleur noir dans les cheveux et en avant marche. Pendant qu'Ala critiquer les robes de chacune Madennig descide d'aller présenter ses respects a l'hotesse et pour la remercier de son invitation.

C'est bien d'etre petite car vous passez entre les gens sans les déranger. C'est ainsi qu'elle fait un détour par un côté ayant repérer son grand frère Rowenda vautré dans un fauteuil. Passant derrière lui couverte par la musique elle pose ses mains sur ses yeux accompagnée d'un :


Devine qui c'est ?

Lui même assortie d'une bise sur la joue du blond. Si avec tout ça elle n'est pas une soeur idéale elle ne sait pas ce qu'il faut.
--Alastrina a écrit:
Il avait bien fallut une heure pour se décider mais ce choix était le bon ce qu'elle n'avait pas manquer de rabâcher a sa grande soeur touuuuuut le long du trajet. Le moment était venu d'entrer dans la place et pour sur qu'on la remarquerait. Ala, gamine de 6 ans, blonde aux yeux vert vétue d'une belle robe couleur or réhausser d'une ceinture noire formant un noeuds et d'une fausse fleur noire dans les cheveux. Tout est dans le détail, dans le petit truc en plus quand on s'habille et déjà a son age la gamine connaissait son affaire. En entrant, elle ne pu donc pas s'empêcher de faire des commentaire a son ainée peu porter sur la chose.

Ah ! Regarde ça tout en blanc ! C'est ridicule il n'y a rien de souligner avec ça. Il manque la touche qui fait tout ! Arg pis celle là, ça en brulerait les yeux tellement ça ne va pas avec ses cheveux ! Remarque vu sa coiffure vaudrait mieux qu'on ne les remarque pas. Et elle là bas ! Seigneurs on a l'impression de voir une carotte ! Faut vraiment relever le niveau là.

Et il y en suivit bon nombre ainsi jusqu'a ce que Madennig prenne le large ni vue ni connu.
Elim a écrit:
Et pour garder deux pestes telles que mes deux petites soeurs, qui a été nommé chaperon d'un soir, je vous le donne en mille... Votre illustre serviteur, moi même. Je pensais passer tranquillement ma soirée auprès de Zaza, et la charmer par quelques danses, en tous cas profiter de son agréable présence, peut être même revoir mon ptit bonhomme d'Elouen, mais non, je devais rester auprès des triplettes pas vraiment faciles à surveiller des yeux.

"Bon on fait un deal. Toi Ala, tu arrêtes de tout critiquer comme ça, ça ne se fait pas, si Ana, ta mère, t'entendait, tu t'en prendrais une bonne devant toute l'assemblée. Et alors ta joue deviendrait rouge pivoine et tu te taperais une honte publique monumentale. Tu n'en as pas envie, n'est ce pas? Donc si tu restes sage, polie, et agréable avec tout le monde, que tu ne fais pas ta petite princesse pédante, je te laisse tranquille.

Quant à toi Mady, tu ne manges que si l'on t'y invites, tu laisses les grandes personnes parler de choses d'adultes, et toi tu fais des vrais choses d'enfant. Enfin tu essaies. Et sois polie aussi. Nous sommes invités ici, nous ne sommes pas chez nous, être enfants de duchesse ça ne donne pas tous les droits vous savez!"


Et je leur lance mon regard menaçant, de mes yeux aussi émeraudes que les leur, en levant un doigt inquisiteur.

"Et si j'apprends que vous vous êtes fait remarquer, gare à vous! Mady je ne t'apprendrai jamais à monter et je ne t'offrirai pas mon fidèle poney de guerre le vaillant et vieux Sleipnir, et toi Ala, je ne ferai finalement pas venir de chez cet artisan artésien devenu mon ami ces étoffes qui te plaisent tant. C'est compris?!"
Rowenda a écrit:
Le blondinet sirote son godet confortablement installé quand le blondinet bis arrive avec le reste de la troupe, la graaaaande famille des Walsh-Montfort est enfin au complet et il va pouvoir filer. C'est pas que mais il fait un peu trop le représentant officiel du reste de la famille a son goût par moment, et s'il peux s'éclipser ça l'arranges bien...
Soudain le noir complet, deux mains sur ses yeux, qui lui masquent tout ce qui se passent autour, et ce accompagner d'un bisou sur sa joue avec en prime une question.


Devine qui c'est ?

Il fronces le nez a cause du bisou, et essaye de répondre a peu près juste, ça a de petites mains, une voix féminine, ça le connait.... Hummm qu'est ce que ça peut bien être ? Ah oui c'est vrai, une des filles d'Ana, et sans doutes pas Alastrina qui est dans son monde plutôt Mady qui aime bien l'embêter...

Hummmm... Un Korrigan ?

Il rit et l'attrapes pour la faire venir sur ses genoux et lui ébouriffer les cheveux, ravis de l'embêter lui aussi.
Madennig a écrit:
Fais la moue.

Je sais que je suis pas jolie mais un Korrigan quand même !!!

Se retrouve attraper par son grand frère pour qui elle doit etre aussi légère qu'un tas de plume mais en rit tout de même. Faut pas trop embetter les grand avec leur force on sait jamais.

Ah mais nan pas les cheveux on va me confondre avec père encore !

La petiote aime bien aller embetter le grand frère faut dire qu'elle a l'impression que tout l'ennui et qu'il fait toujours la tête. Elle comprend pas pourquoi mais si elle peut le faire sourire un peu ça lui va.
Citation :
Quant à toi Mady, tu ne manges que si l'on t'y invites, tu laisses les grandes personnes parler de choses d'adultes, et toi tu fais des vrais choses d'enfant. Enfin tu essaies. Et sois polie aussi. Nous sommes invités ici, nous ne sommes pas chez nous, être enfants de duchesse ça ne donne pas tous les droits vous savez!"
Décidemment le second grand frère il est pas commode. Même pas elle a envie de lui répondre, si sa soeur l'interessait il saurait que Madennig est toujours poli et se tiens remarquablement bien pour son âge. Ca prouve a quel point il a aucun d'interet pour les triplet et ça l'attriste un peu. Des trucs d'enfants qu'il dit ! Etre enfant de duchesse ne permet pas de faire des trucs d'enfant pis grand mamy en ferait une attaque si les triplet finissaient pas parfait avec tout ce qu'elle leur faisait ingurgité comme leçon. Mais bon, la petiote a bien compris qu'Elim voulait pas être ici. Pour une fois que les triplets peuvent sortir après s'être montrer modèles pendant des jours pour y avoir le droit voila qu'on les gronder a peine arriver.

T'es trop méchant...et tu nous aime pas ! Je préfère apprendre a monté toute seule...

La gamine le boude ben oui quoi elle n'a que 6 ans, un comportement exemplaire et son grand frère qu'elle voit jamais et qui se moque de leur existence les traites mal. Elle est vexer. Puis d'ajouter plus bas

Row est un meilleur grand frère !

Sur ceux elle se lève des genoux de Row pour ne pas l'encombrer et se dirige vers Missange pour lui présenter ses respects après tout faut toujours saluer son hôte.


Mes respects vicomtesse et encore toute mes félicitation pour votre anoblissement ! Vous avez organiser une bien belle fête !


Elle sourit quand elle s'incline comme toujours.
Missanges a écrit:
Et toute une suite débarqua pour mon plus grand plaisir. Tenant dans mes bras ma fille je saluais les nouveaux arrivants avec un grand sourire en disant un mot gentil à chacun.

Mes respects vicomtesse et encore toute mes félicitation pour votre anoblissement ! Vous avez organiser une bien belle fête !

Merci, demoiselle de l’honneur de votre présence, je vous présente ma fille Naelig treize mois et déjà une grande voix…
Madennig a écrit:
Madennig elle a pas l'habitude de voir des bébé. C'est que c'est pas hyper interessant non plus a son age. D'un coup, elle essaie d'imaginer sa mère mais pas avec un mais trois bébé en main...cela semblait irréaliste tiens.

Ravie de vous rencontrez petite demoizelle ! Moi je vous présente Alastrina ci présente !
--Alastrina a écrit:
De l'intervention d'Elim voila ce qu'Ala perçut perdue dans ses pensées de contemplation.

Blablabla..Ala...blabla...mère....publique...petite princesse...Tiens un compliment ! Ala lui sourit n'ayant absolument rien écoutait. Il est peut être blond comme elle mais elle c'est une petite princesse na donc rien a faire. Finalement elle suis sa grande soeur pour aller saluer leur hôtesse.


Noz vat vicomtesse ! Très jolie robe que vous portez là !

Bon c'est bien parce qu'elle sait etre polie la blonde mais la robe ne l'attire pas plus que cela et encore moins celle de la gamine.

Tout se passe comme vous le voulez ?
Lupin_darc a écrit:
Lulu avait fini de s'empiffrer de petits fours. Il commençait à avoir envie de vômir.
S'approchant de son paternel, il le tira par la manche et dit:


P'pa, dis, on peut y aller? Je me sens tout bizarre...

La duchesse venait d'arriver, suivie par des gamines de l'âge de Lupin qui avaient l'air bien nunuches comme seules les filles savaient l'être.

Je me sens vraiment pas...

Il eut à peine le temps de courir hors de la salle avant de rendre tout ce qu'il avait mangé. Reprenant son souffle, il sentit lentement les couleurs lui revenir. Décidément ça lui apprendrait à fréquenter la bonne société rohannaise. Il ne savait pas si c'étaient les petits fours ou l'ambiance un peu trop féminine à son goût qui lui avait donné des hauts-le-coeur.
Ce qui est certain, c'est qu'il se souviendrait longtemps de cette soirée-là.
--les_mamettes a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

- Ma Doué ! Mais qu’est ce qui nous fait celui-là ! Allons mon gaillard tu as la rate qui se dilate ! Viens avec Mahestine va te donner un remontant !
- Tu ne vas pas lui donner de la prune ! C’est un enfant, il n’a pas l’habitude.
- Bou diou, ça lui redonnerait quelques couleurs, il est blanc comme le lait…

Mahestine prit l’enfant par la main et l’entraîna avec elle dans les cuisines
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Ven 19 Oct - 20:55

Hermine. a écrit:
Hermine vit Lupin devenir vert et courir vers la sortie. Elle le suivit aussi vite qu'elle le pouvait et stoppa net devant les trois vieilles.
Elle n'eut le temps d'intervenir que déjà l'une d'entre elles l'emportait en cuisine.
Hermine, décidée, suivit le petit monde, pensant qu'on ne pouvait faire confiance à des femmes portant telle coiffe.


Elles vont me l'empoisonner mon Lapin ! Attendez !!!!! Où l'emportez vous ? Attendez moi !
Missanges a écrit:
Ravie de vous rencontrez petite demoizelle ! Moi je vous présente Alastrina ci présente !

Je souris devant ce petit bout de bonne femme.
Enchantée Alastrina je suis ravie de vous voir ici.
Tenant ma fille dans mes bras, lui faisant un bisou, lentement sa tête se posa contre mon cou et je sentis le sommeil l’envahir.

Discrètement sans déranger les invités j’accédais à l’étage afin de la coucher.

Mômmannn…

Je suis là amour, je vais te lire une histoire humm tiens je vais te conter celle que zabou avait dite en taverne…

Il était une fois dans un lointain royaume, un prince était à la recherche d'une princesse parée des plus belles qualités pour l'épouser.
Toutes les mères voulurent présenter leur fille et le prince assista à une grande exposition de nanas.
Heu…Non plutôt à un grand défilé de poupées, mais aucune des prétendantes présentées ne trouva grâce à ses yeux.

Un soir de pluie et de brouillard, enfin d'orage, alors que les éclairs fendaient la nuit, une jeune femme trempée se présenta à la porte du château pour demander l'hospitalité.

La reine, bien décidée à marier ce Tanguy qui s’incrusté de plus en plus… Enfin à trouver une épouse digne pour son fils, l'accueille et la fit dormir sur une pile de matelas sous laquelle elle plaça un petit pois.
Pourquoi un petit pois…Ben parce qu’il faut toujours avoir un petit pois chez soi…
Non je plaisante, la peau des princesses est plus fine, plus fragile des autres femmes soit disant

Le lendemain matin, sûr que la vieille n’avait pas dormi excitée par son manége…Enfin la reine pas la vieille je fatigue Naelig…Enfin lorsque la reine demanda à la princesse si elle avait bien dormi, celle-ci lui répondit qu'elle a passé une nuit épouvantable, gênée par la présence d’un petit pois sous les matelas. Persuadé alors de la délicatesse et de la sensibilité de cette princesse, le prince l'épousa et ils eurent pleins d’enfants. Va savoir autant elle s’appelait Anastriana cette princesse !!

(Hans Christian Andersen revue par Miss désolée.)

Levant les yeux ma fille dormait respirant lentement.

Tournant ma tête je vis Mahestine avec Lupin et Hermine écoutant l’histoire. Je souris à Mahestine je pars ce soir prend bien soin d’elle et des invités avec un peu de chance personne verra mon absence.
Nos yeux restèrent un moment à transmettre ce débordement qu’on appelle amour sans rien dire je sortis en prenant bien soin de ne pas faire une bise à lupin…
Lupin_darc a écrit:
Allons mon gaillard tu as la rate qui se dilate ! Viens avec Mahestine va te donner un remontant !

Lulu suivit docilement les mamettes en direction des cuisines en leur expliquant:

Moi je veux bien goûter d'votre prune, m'dame! Savez, je suis plus costaud qu'il n'y paraît!

Et comme l'une des mamettes lui servait un doigt de prunàvampi, une voix retentit dans le couloir:


Elles vont me l'empoisonner mon Lapin ! Attendez !!!!! Où l'emportez vous ? Attendez moi !


Lupin en profita pour attraper le dé à coudre et se l'envoyer au fond du gosier.
C'était la meilleure celle-là, sa tatie qui parlait d'empoisonnement! Elle qui, peu de temps auparavant, lui avait fait avaler sans une once de remords une potion qui rendait soit-disant invisible. Lupin en pissait encore tout bleu, alors que des jours s'étaient écoulés depuis. Plus jamais il n'avalerait une potion concoctée par l'enchanteresse!


Ce n'est rien Mimine. Tu vois? Cela n'a aucun effet sur moi! Je...

Soudain il commença à tout voir tourner autour de lui et eut à peine le temps de faire un pas avant de tomber évanoui aux pieds de sa tatie.
Hermine. a écrit:
Lupin !!!! Oh, non....

Hermine s'agenouille près de l'enfant, redresse son petit corps inerte et le porte comme elle peut jusque la porte d'entrée.

Elle se parle à elle même ne sachant qui l'a suivie :

De la neige, il faut de la neige : le refroidir.
Lulu, revient à toi, tu dois marcher, c'est important pour toi.


Hermine, s'asseoit et pose l'enfant sur ses genoux, lui passant de la neige sur le front.

Lulu, réveille toi ! Lulu ?
Lupin_darc a écrit:
Lupin flottait dans un doux rêve de ouate lorsque soudain une voix de crécelle lui parvint, comme assourdie:

Lulu, réveille toi ! Lulu ?

Un choc froid sur sa tête et le voilà qui ouvre les yeux, encore tout cotonneux.

Mimine?! Qu'est-ce... qu'est-ce qui m'est arrivé?

Prenant appui sur le bras de sa tatie, il se releva doucement, chancelant légèrement sur ses jambes.

Mimine... je veux rentrer à la maison! Tu peux me ramener dis?

Pas de témoins. Il tend ses deux bras vers sa tatie pour qu'elle le soulève et le porte, comme un bébé. L'heure n'était plus à faire le fier.
Guigoux a écrit:
Il était en retard, tellement en retard qu'il se résigna à toquer et à laisser un mot et quelques fleurs sur le palier:

[rp]Ma chère Missanges, Mon amie,

Je suis désolé de n'avoir pas pu être présent pour ta fête... Je tenais tout de même à te donner ces quelques fleurs fraîches en guise de félicitations.

Je suis très content que tu ais les honneurs que tu mérites. J'espère te revoir très bientôt ci ou là. Au château, en taverne ou Aristote le voudra.

Embrasse ta fille pour moi, et prends grand soin de toi!

Le Crieur.

PS: Si tu prends la grosse tête, je te botte le cul. Vicomtesse ou pas.
*petit grigri représentant un bonhomme qui sourit*
[/rp]

Puis il disparu, il avait des choses à guérir.
Hermine. a écrit:
Hermine fût soulagée de voir les yeux de Lupin s'ouvrir. Elle ne résista pas à sa bouille si attendrissante et le prit dans ses bras.

[/i]Je te ramène au Roc mon Lapin, dans mes bras, mais à une condition, que tu me parles sans cesse, c'est important que tu restes éveillé.

[i]La future maman, proche du terme eut bien du mal à garder l'enfant dans ses bras, marchant dans la neige, le noir....Personne à venir à son secours....

Mais l'ancienne soldat en avait vu d'autres et des bien pires. Elle arriverait à destination ! Elle mettrait le temps qu'il fallait mais Lupin rentrerait au Roc, coûte que coûte !
Naeligdekerrandic a écrit:
Je me réveillais doucement, ne sachant même pas comment j'avais retrouvé ma chambre.
Puis vaguement, il me revint à l'idée que Môman m'avait portée jusque là et conté une histoire.

Je me levais dans mon lit et appelait comme à mon habitude :
MMMMMMMMOOOOOOOOMMMMMMMMMMAAAAAAAAAAA

Quelle fut ma surprise quand ce fut Mahestine qui vint me chercher !
Cela n'allait pas du tout et aussitôt je le fis savoir, tapant de mon petit poing le bois du lit, qui pourtant ne m'avait rien fait, tout en m'écriant :


Nan ! Pa tôa Ma i ! Môma !
Naeligdekerrandic a écrit:
Mahestine était une maîtresse femme, comme tout le monde le savait et elle ne s'en laissait guère conter, mais savoir Missanges, sa "petite" comme elle la surnommait toujours malgré les années, encore partie défendre le Duché ne la rassurait guère.
Un furtif éclat de tristesse passa dans ses yeux, mais je ne le vis pas et poursuivis sur ma lancée tapant du pied et du poing dans mon lit. Je voulais ma môman moi, et personne d'autre ! J'en avais assez qu'elle soit toujours loin de moi et maudissait cette guerre sans même savoir ce que c'était, qui me la prenait si souvent.
De rage et de désespoir, je répétais de nouveau à Mahestine, comme si elle pouvait ne pas bien avoir compris :

Môa ve Môma !
Sans m'en apercevoir, dans ma colère, je venais de faire ma première phrase.
Naeligdekerrandic a écrit:
C'est cet instant précis, que choisis, un volatile pour venir s'écraser contre la fenêtre dans un grand bruit et de grands cris.
Le tintamarre fit relever la tête de Mahestine, qui s'apprêtait déjà à me sermonner que môman chérie avait des devoirs et les assumait, et me fit donc échapper aux remontrances de l'aïeule.
J'eus presque un soupir de soulagement, lorsque la mamette s'en alla vers la dite fenêtre cueillir ce malhabile volatile. Il était porteur d'une missive dont Mahestine s'empressa de prendre connaissance.
Elle leva les yeux vers moi en soupirant, un sourire forcé sur les lèvres, presque peinée de ce qu'elle allait dire :

Tiens, voilà des nouvelles de Môman, Nael. Elle va bien. Elle te dis d'être bien sage avec nous autres qui ne sommes plus si alerte qu'à une époque.
La Guerre s'arrange, mais elle doit encore rester sur rennes pour un mariage où elle va être témoin......

Naaaaaaaaaannnnnnnn ! m'écriais-je, en plaquant mes mains sur mes oreilles, ne voulant rien entendre de plus. Cela n'allait pas du tout.
Je voulais que ma môman chérie rentre au plus tôt et pas qu'elle reste loin de moi sous le prétexte d'un mariage. En plus, elle allait probablement râter celui qui se préparait ici, et auquel je ne pourrais me rendre sans elle malgré l'invitation qui m'avait été faite.
Naeligdekerrandic a écrit:
Comprenant que toute ma peine ne changerait rien à l'affaire, je me laissais faire par les Mamettes qui s'occupèrent de moi, comme aux tous premiers jours. J'étais lasse et n'opposais aucune résistance, presque comme si mon esprit était parti ailleurs, et cela était certainement un peu le cas.

Finalement, je m'éveillais au jardin. J'étais assise sur des couvertures dans la neige, sans savoir comment j'étais arrivée là.
Cherchant du regard, je vis plus loin, en plissant les yeux à cause de la lumière, les Mamettes qui se cachaient et semblaient se lancer des choses dessus en riant.
Levant les yeux au ciel, je poussais un cri, en voyant fondre sur moi un volatile. Pourtant, alors qu'il s'approchait, il ralentit pour se poser tout doucement sur mes genoux. Comme j'avais vu tant de fois le faire Mahestine, j'arrachais maladroitement le papier dont il était porteur. Puis machinalement je caressais sa tête et lissais ses plumes, avant de le laisser s'envoler de nouveau.

Le papier en main, je me levais, et me mis à courir vers mes Mamettes en le brandissant haut dessus ma tête, sans m'apercevoir qu'il ne se voyait pas blanc qu'il était sur le blanc du décor. Je m'avançais donc ainsi, dans une attitude dès plus étrange pour quiconque ne savait pas ce que j'avais en main, en m'écriant :

Ma'ine ! Ma'ine ! Môma ?
J'agitais la main au dessus de moi, pour montrer le papier, qui restait invisible sur le fond du décor, tant et si bien que m'entendant, les Mamettes prirent peur que je n'ai attrapé quelque fièvre délirante, à être restée ainsi dans la neige, et de peur, elles laissèrent tomber leurs munitions pour accourir vers moi.
Ce n'est qu'en arrivant quasiment sur moi qu'elles virent dépasser de ma petite main, la lettre.
Soizic me la prit des mains, tandis que Mahestine me soulevait et se mettait à courir avec moi dans les bras vers le Manoir en disant :

Rentrons! Cela peut bien attendre !puis elle poursuivit en maugréant cette fois, contre elle et ses soeurs.
Bêtes que nous sommes ! La petiote pourrait attraper la mort, ainsi au froid, tandis que nous jouons à des jeux enfantins !
Que dirait la petite !

Nous déboulâmes dans le manoir, où comme des furies les mamettes donnèrent des ordres pour qu'on me prépare un bain ainsi qu'un bon lait au miel bien chaud, pour me réchauffer du dehors comme du dedans.
Mais moi, la seule chose que je voulais, c'était qu'on me donne des nouvelles, alors je m'agitais dans les bras de Mahestine. Par miracle, elle arriva à me retenir jusqu'à mon lit, dans lequel elle me laissa tomber. Me mettant aussitôt debout, je dis juste :

Oi li
Naeligdekerrandic a écrit:
Telle une ruche, le manoir se mit à bourdonner pour répondre aux desiderata de Mahestine, dont tous s'étaient aperçu qu'elle était une maîtresse femme à laquelle il valait mieux obéir si on ne voulait pas s'attirer ses foudres.
Presqu'aussitôt que nous arrivâmes toutes les quatre dans la chambres, les gens déjà entraient avec le baquet pour me laver, du bois pour chauffer la pièce et tout un tas de vêtements chauds et de couvertures.
Du coup, j'eus la vague impression que je ne saurais jamais de quoi il retournait dans cette maudite lettre, et j'élevais la voix cette fois pour répéter :

Oi Li
Tout le monde se figea à mon cri se demandant ce que je pouvais bien vouloir. Voyant leur regards interrogateur, je montrais la main de Soizic d'où dépassait la lettre que j'avais arrachée au volatile.
Tous les regards se tournèrent dans la direction que pointait mon doigt et finalement Soizic comprit ce qu'elle devait faire. Elle déplia, plus lentement que je l'aurais souhaité le vélin, mais ne le lit pas et se contenta de le passer à son ainée en me regardant. Mahestine répondit à mon regard interrogatif en disant :

Désolée ma petiote, mais ce n'est pas de ta Môman. C'est l'maer qui nous invite à son mariage.
Sois pas triste, on va te faire toute belle tu verras.
Et pis, la noce c'est toujours une belle fête !

Je tournais la tête vers la fenêtre, en me disant que je n'avais que faire de mettre de belles toilettes pour paraître à une fête, même si c'était la noce de Tyty. Moi, je voulais ma Môman !
C'est alors que le regard perdu dans le ciel, je vis un point noir, qui grossissait et qui s'approchait de nous à grande vitesse. Si grande que comme à son habitude, l'oiseau de Môman s'écrasa contre la fenêtre, alors que j'éclatais de rire, en me mettant à battre des mains !
Je tendis un doigt vers la fenêtre en souriant à Mahestine et en lui disant :

Môma !
Naeligdekerrandic a écrit:
Toute la chambrée se tourna, dans un beau mouvement d'ensemble et comme un seul homme vers la fenêtre, sur laquelle venait de s'écraser le volatile.
Mahestine, malgré son âge fût la première à ouvrir la fenêtre. Sans ménagement, elle se saisi du pauvre oiseau et lui prit le billet dont il était porteur. Elle le déplia si vivement, qu'elle faillit le déchirer. Elle le lit et de suite se mit à tourner sur elle même distribuant des ordres :

Mes soeurs va falloir qu'on inspecte toute la maison !
Et vous autre, me regardez pas comme ça !
Allez apprêter la Maison !
Faites la chambre de Madame, qu'elle trouve tout à son goût quand elle arrivera...... ce qui ne devrait pas tarder si j'en crois ce mot.
Allez ouste, du balai et pressez vous donc de faire savoir la bonne nouvelle dans toute la maison.

Puis elle vint vers moi, me souleva et me serra dans ses bras en me disant tout bas :
Notre petite rentre, ma Naelig ! Ta môman sera bientôt là ! Tu vas être bien sage, bien te tenir et te faire toute belle pour son arrivée !
Naeligdekerrandic a écrit:
Les jours passèrent et me semblèrent bien longs.
Pffff qu'il était dur à mon âge de rester sage aussi longtemps !
Un jour encore, j'y étais plus ou moins arrivée, mais les jours défilant sans changement, mis à part l'ébullition qui régnait chez les gens de maison, je n'arrivais plus à rester en place.
Aussi je repartis en exploration au dernier étage sans que personne n'en sache rien et je découvris des trésors mais n'en dis mot à personne. De toute façon cela m'aurait été encore assez difficile. Et puis, je voulais en garder tout le mystère et la primeur à ma môman chérie !
Missanges a écrit:
[ Le manoir encore endormi]

La fête finie, les invités avaient déserté le manoir un peu plus tôt que prévu malheureusement mais c’était ainsi, la priorité de la vie avant tout.
La priorité avait été encore et une nouvelle fois le duché et la composition de ses lances préventives début février dans la capitale.

Les sabots de Nuage descendirent doucement la pente menant au manoir, je ne pus m’empêcher de rire de soulagement, tapotant l’encolure de Nuage je lui dis,
Nous sommes de nouveau chez nous…La carriole du Diacre Pouilloux trimballant son déménagement émit un son strident lorsque ses roues s’arrêtèrent. Mets de l’huile !

Un petit matin encore sombre, auréolé d’une lune finissant sa course, admirable vision pour rentrer chez soi et faire la surprise aux personnes que l’on aime. Le toit du manoir se dessina dans la pénombre, pas de bruit, tout le monde devait dormir.
Je mis pied à terre et alla à la rencontre du Diacre.

- Bonne route ? Pas question d’auberge ce soir, le manoir est assez grand et contient assez de chambres pour que tu dormes ici.

Sans bruit enfin en asseyant d’en faire le moins possible, je poussais la porte de ma chambre. Mes yeux se portèrent sur un bouquet de fleurs éclairant la pièce de ses pétales colorés.

- Je te donne ma chambre je sais que les draps sont propres et changés je vais prendre la pièce du fond ne t’inquiètes pas pour moi. Bonne nuit ou plutôt bon matin mais un peu de repos nous fera du bien avant que je te présente à tous. C’est qu’ils vont s’imaginer des choses…Je souris amusé.

La chambre de ma fille fut ma priorité et doucement j’entrai dans la pièce, m’asseyant au bord du lit, la contemplant dans son sommeil. Sa chemise de nuit de fin tissu bordée de dentelle soulignait son visage parfait. Ses cheveux en bataille épars sur l’oreiller me fis sourire. Mes lèvres s’approchèrent et déposèrent sur son front un doux baiser. J’avais envie de l’étreindre de la serrer fort contre moi, mais sa respiration régulière me retint. Mes yeux s’embrumèrent et lentement des larmes coulèrent sur mes joues. Des larmes de joie et de tristesse sans doute. Joie de la revoir, tristesse de l’avoir laissé.

Je sortis et me dirigeais vers la chambre voisine ou sans défaire le lit mon corps s’abandonna à la tranquillité du lieu.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Ven 19 Oct - 21:00

Naeligdekerrandic a écrit:
Je rêvais que je volais sur les ailes du vent et tournais la tête de tout côté quand j'aperçus à mes côtés ma môman adorée. Je souris en la voyant.....

Un sourire éclaira mon visage comme pour faire écho à mon rêve alors que sans le savoir l'objet même de mes désirs était à mes côtés.
Citation :
Mes lèvres s’approchèrent et déposèrent sur son front un doux baiser.

Un frisson parcouru mon corps, sans doute l'effet du vent si haut dans le ciel. J'étendais mes bras et planais comme un oiseau, voyant tout de haut et découvrant le Manoir où les Mamettes me faisaient de grands signes en m'appelant .........

C'est alors que je m'éveillais, le sourire encore aux lèvres.
Puis je me laissais glisser de mon lit et comme à mon habitude, une fois debout, je me mis à crier pour faire venir mon petit monde :

Ma'ine ....... Oi ........ Môa ve miam !
Anne_claire a écrit:
Un oeil s'ouvre, puis c'est le rituel habituel pour Pouilloux depuis le début du Tro. Se situer, se souvenir où il est. Le lit est confortable, le linge est propre et il reconnais une odeur famillière, le Parfum de Missanges. Une chose est sur, ce n'est pas une auberge. La faible lumière que laissent passer les lourds rideaux lui permet un reveil en douceur.
Le second oeil est ouvert. Le sommeil s'éloigne et les souvenirs de la veille reviennent. Il est chez Missanges, il quitte le nid douillet et chaleureux du lit et écarte les rideaux. la lumière pénètre plus franchement dans la chambre. La pièce est agencée de façon harmonieuse, mais sans surplus. Avec simplicité. C'est sur il est bien chez la Miss. Pouilloux sourit, content de cette nuit bien réparatrice, en pleine forme, d'attaque pour cette nouvelle journée.

Il s'habille rapidement et se dirige vers la pièce de vie pour trouver un contenant histoire de faire une toilette.

La maison semble endormi. Il trouve un baquet et sort vers le puit pour puisser de l'eau.

Le contact de l'eau froide sur son visage fait disparaitre les toutes dernières trace de la nuit.

En retournant vers le manoir il regarde la maison, et apperçois Miss à une fenètre.

Demat vicomtesse des forges, vous avez bien dormi?

Pouilloux rigole un peu sachant que Miss, n'aime pas trop qu'il la nomme ainsi quand rien ne l'oblige. Il retourne vers la pièce de vie, et attend Miss.
Missanges a écrit:
Le sommeil avait mis longtemps à venir.
Les rêves s’étaient succédés l’un après l’autre. Des images s’étaient bousculées dans mon esprit toute la nuit. Des images du passé se mélangeant aux images du présent.

Une voix lointaine semblait chanter, mon esprit se remémora la soirée en taverne de Rieux, et la mélodie du biniou me revint en mémoire. Mes paupières se levèrent, mes yeux fixèrent le plafond de la chambre.
Froid ! J’avais soudainement froid. Allongée sur le lit je tirai le chaud édredon made in Mahestine sur mon corps. Allongée sur ce lit non défait j’écoutais. Pas de bruit…Rien…J’avais rêvé sûrement.

Ma'ine ....... Oi ........ Môa ve miam !

Purée ! Naelig !
Rejetant l’édredon je sautais d’un bond hors du lit, courant vers la chambre de ma fille.
Boum, quand notre tête fait boum…
Maugréant contre la porte de la chambre qui ne s’était pas ouverte rapidement ou que j’avais voulu franchir avant qu’elle ne s’ouvre, ma tête cogna contre son montant. Restant un instant interdite, je passai ma main sur mon front sentant une légère ecchymose se former…Et mercredi…D’habitude je les prends en taverne les portes pas dans mon manoir !

Je me précipitais dans le couloir et ouvris la porte de la chambre de ma fille.
Elle était là ! Debout vociférant de sa petite voix, je la pris dans mes bras et une danse débuta dans la pièce. Je la fis tournoyer et tournoyer, sans cesser de l’embrasser.
- Comment se porte, ma petite princesse à moi ?
La danse nous mena vers la fenêtre où une de mes mains se posa sur les rideaux afin de faire entrer le jour. Ma vision s’arrêta sur le diacre Pouilloux affrontant l’air matinal. Mes iris croisèrent les siens et tenant ma fille contre moi, j’ouvris le battant.

Demat vicomtesse des forges, vous avez bien dormi?


- Mais tu vas attraper la mort ainsi, je te signale que ta mission puisque tu l’as acceptée c’est de rameuter des fidèles à Tréguier, pas d’attraper la mort dans mon manoir.

Refermant la fenêtre grelottante, j’embrassais ma fille qui me couvrait de bisous heureuse de nos retrouvailles

- Viens chérie, je vais te présenter au diacre.


Naeligdekerrandic a écrit:
Nan ! Pa .iak ! Môa ve môma ! ke môma à môa !
Mon ton était ferme, comme pour souligner encore plus mes propos. Je me fichais complètement de rencontrer ce diacre, fut ce même un prince, ou le Duc en personne que cela ne m'aurait pas plus émoustillée que ça. En plus pour moi, il n'y avait pas plus important qu'elle.
Je serrais môman chérie un peu plus fort encore et continuais à lui faire des bisouilles partout.
Si seulement , elle pouvait savoir à quel point elle m'avait manqué.
Soudain mon ventre se mit à grogner comme pour rappeler à tous les priorités et je dis d'une toute petite voix :

Môa ve miam môma !
Naeligdekerrandic a écrit:
Nan ! Pa .iak ! Môa ve môma ! ke môma à môa !
Mon ton était ferme, comme pour souligner encore plus mes propos. Je me fichais complètement de rencontrer ce diacre, fut ce même un prince, ou le Duc en personne que cela ne m'aurait pas plus émoustillée que ça. En plus pour moi, il n'y avait pas plus important qu'elle.
Je serrais môman chérie un peu plus fort encore et continuais à lui faire des bisouilles partout.
Si seulement , elle pouvait savoir à quel point elle m'avait manqué.
Soudain mon ventre se mit à grogner comme pour rappeler à tous les priorités et je dis d'une toute petite voix :

Môa ve miam môma !
Naeligdekerrandic a écrit:
Les jours s'étaient étirés loin du manoir. Bien sûr j'avais revu le Moulin, mais sans les Mamettes il était si vide. D'ailleurs ce qu'elles m'avaient manqué mes trois dragonnes........
Bien sûr j'allais pas le leur dire, mais j'étais quand même bien contente de les retrouver.

Môman avait l'air triste depuis que nous avions quitté Tréguier mais j'espérais qu'elle trouverait le moyen d'être heureuse.

Les grilles franchies, tout un cortège vint à notre rencontre, Mahestine en tête, comme si elles avaient prévu notre retour, nos Mamettes avaient déjà donné leurs ordres et nous nous trouvèrent submergées.........
Malgré moi, je sautais au cou de Mahestine quand elle arriva près du chariot. Surprise, elle m'attrapa tant bien que mal, tandis que dans mon insouciance je riais aux éclats.......................
Missanges a écrit:
Nous étions rentrés de Tréguier. Le Tro Breizh était fini, terminé sur une note un peu aigre, difficile à digérer. C’est ainsi, toujours déçue par ses amis ou sa famille et là cela avait été par ma fille ! Dix mois tout en pensée…Rien à ajouter..Mais plus rien ne serait comme avant…

Seule !
Le front contre le carreau de la vitre de ma chambre, je regardais l’immense jardin qui se déroulait devant moi. Les vastes pelouses déclinaient un vert intense, les arbres dénudés semblaient tristes sans leurs feuilles. Mon regard se posa sur le sentier menant au lac et de mes yeux j’en fis le trajet. Je n’étais plus trop sortie depuis mon retour, absorbée par les différentes tâches incombant à ma fonction et comme dirait Zabou j’aime ça !!

Ma main pianota sur diverses robes dont chacune semblait dire moi…moi…choisis-moi ! Mon choix se porta sur une robe de mousseline vert pâle dont les plis retenus, ceinturés à la taille semblaient être ravis de montrer leur liberté en faisant onduler la robe aériennement autour de mes chevilles.
S’octroyer une journée rien qu’à soi…
L’ourlet du bas de la robe caressa les marches lors de ma descente tandis que ma main flirtait avec la rampe. Mes pas se posèrent sur l’herbe et le vent frais me rappela mon mauvais choix vestimentaire et telle une fleur bleue endimanchée comme un mois de mai au mois de mars… ben ça caillait !

Passant devant les écuries, Nuage me fis regretter de ne pas avoir choisi ma tenue d’équitation. Mais lui aussi avait besoin de repos il avait tant chevauché lors de ce Tro. Je descendis la pente douce menant au lac semé d’arbres, jusqu’au bord de l’eau. Repliant ma robe, je m’assis sur l’embarcadère de bois qui s’avançait sur le lac. Assise là, sans parler, sans lire, sans rien faire juste à noyer son regard dans l’eau du lac…
Missanges a écrit:
Le Quarante troisième Conseil Ducal, était terminé depuis une semaine et le manoir retrouvait sa vivacité. Celui-ci perdait de son éclat lorsque je participais à un Conseil ne pouvant pas être au four et au moulin…

Assise sur un banc exposé de façon, que les yeux de la personne assise profite de la vue magnifique du jardin s’étalant devant elle, je contemplais les premières fleurs qui commençaient à répandre leurs parfums.
Je vis la plus merveilleuse des fleurs, qui, cependant, pouvant être la plus épineuse selon les jours. A croire que certains matins le côté gauche devait l’emporter à moins que cela ne soit le droit…Mahestine courait l’air très maussade, des mauvais jours, ces fameux jours qu’on espère être derrière soi.

Miss…Miss…Une lettre d’un Nicolas d'Andrésy qui connaît ta filleule Marianne, Miss, il paraît qu’elle est mourante.
Les mots résonnèrent à mon esprit… Le mot mourante suivit les méandres du labyrinthe de ma compréhension et finit par sortir des limbes de mes pensées...Mourante !
Je regardais Mahestine, non pas choquée qu’elle ait ouvert mon courrier, j’étais habitué à ce fait, mais juste interloquée par ses paroles. Mes yeux lurent la misive,

Citation :
Vicomtesse,

Je vous écris ce mot depuis le chevet de ma nièce votre filleule, Marianne de Zyelinski, qui est mourante.
Monseigneur Eavan et moi-même lui tenons compagnie pour le moment mais Marianne a demandé la présence d'un prêtre pour l'aider à prier.
Je pense qu'il serait temps pour vous de nous rejoindre si celà vous est possible malgré la distance.
Dans l'attente,
Nicolas d'Andrésy

Marianne ! Ma filleule, un flot de souvenirs remontèrent en moi.
Notre bataille de pelochons avec Laly, des plumes voletant dans toute la chambre au moulin, mon père passant sa tête afin de prévenir Marianne que le bureau de l’Ambassade lui étais ouvert…
La soule…Combien de fois elle avait crié…Mon témoin lors de mon mariage, mon amie lorsque le deuil m’avait touchée…Marianne…Mes yeux s’embrumèrent et je pleurais doucement blottie contre celle qui me faisait office de mère, Mahestine…La vie, la mort, le sort de tous...


Missanges a écrit:
Repliant la missive, je la glissai doucement dans une poche, fragile lettre lorsqu’on sait qu’elle sera la dernière à relier deux personnes. Je parvins à faire un sourire à Mahestine puis je pris la direction du lac, traversant la pelouse, longeant la rive, je marchais contournant cette retenue d’eau. Mes yeux se perdirent dans l’onde, que rien ne venait rider. Les feuilles de quelques arbres bordant le lac se reflétaient dans celui-ci.

Une claire verdure tapissait le sol faisant contraste avec les fleurs qui pointaient. A peine plus haute que la verdure, de tendres clochettes blanches se balançaient, bercées par un vent léger. Le mois de mai s’annonçait montrant quelques brins précoces de muguet. Perché plus haut, les corolles du coquelicot offraient par sa couleur rouge une note de diversité à cette douce vue.

        [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Mes yeux se levèrent sur les arbres qui s’amusaient de leurs feuilles à me voiler et dévoiler le soleil, semblant décliner son ombre et sa lumière. Mes iris se posèrent sur les branches. Des bourgeons gonflés se dressaient à la pointe de chaque rameau témoignant ainsi d’un éternel renouvellement.

Un rayon de soleil s’insinua au travers des branches venant jouer sur mon visage. Je sentis une chaleur sur mes paupières et lentement celles-ci se levèrent. Le plat de ma main vint sur mes yeux essayant de masquer cette intrusion subite. Je jouais fermant et ouvrant mes doigts, m’amusant avec cet astre rayonnant. Soudain dans l’interstice de mes doigts je le vis…

Voletant, plongeant son bec, s’enivrant du nectar dans les fleurs odorantes m’entourant, un oiseau multicolore était là ! Lentement, les ailes déployées, je le vis virevolter, m’offrant son chant mélodieux. Ouvrant le plat de ma main, je lui offris un perchoir.

Lentement ses ailes se déployèrent, il s’envola de son perchoir irisant la distance de son trajet par ses couleurs multicolores. Ses petites pattes vinrent pianoter la paume de ma main, me faisant ainsi des chatouilles. Je souris de ce tendre instant.
Mes yeux le détaillèrent longuement et je ne sus à quelle espèce d’oiseau il appartenait. Puis il repartit, se fondant au travers des branches. Fragile vie qui ne tient qu’à un battement d’ailes…


Missanges a écrit:
L’après – midi tirait à sa fin. J’avais fais le tour du lac, fatiguée de tant de marche, mon regard s’arrêta sur une pierre adossée contre un arbre.

Un arbre énorme, avec un tronc de trente pas de circonférence à première vue. Il trônait sur la rive du lac. Sa grosseur était sûrement due au fait que ses racines s’abreuvaient directement dans celui-ci. Ses branches étaient grosses, égales à la taille de celle d’un homme. Elles s’étalaient en faisant un ombrage idéal pour l’été. La berge opposée descendait en pente douce semblant inviter à une baignade. L’herbe ondulait selon la force du vent, quelques fleurs dansaient amusées par ce vent taquin. Certaines faisaient frémir leurs petites clochettes en guise de communion.

Fermant les yeux, je m’imaginai une petite table et quelques chaises sous cet ombrage. Je voyais bien Hermine la tavernière d’une de ces nombreuses tavernes en ville débouler arborant son plus beau tablier blanc, venant vers moi m’offrant son meilleur rafraîchissement. Laissant le vent doux de l’été jouer avec mes cheveux je songeais à cette idée, une taverne à ciel ouvert, une petite guinguette pour passer l’été au bord de l’eau ! Certains pourraient faire le tour du lac en barque, d’autres pourraient regarder le ciel, allongés dans la fine herbe bordant cet endroit merveilleux.

Tiens une idée ça ! Un repas champêtre ici, un repas à la bonne franquette !
Le froid de la pierre me fit revenir à moi. Légèrement incurvée en son milieu, laissant penser que de nombreux popotins y avaient du prendre assises au fil des ans, j’ôtai mes chaussures. Mes pieds ainsi libérés de leur prison semblaient revivre. Mes orteils d’une couleur rouge, enflés d’avoir tant marché ressemblaient à des petits boudins.
Les mains posées sur la pierre, les pieds en éventails je regardai ce lac empreint de sérénité

Machinalement je pris une pierre, la jetant dans l’eau
La pierre fusa, siffla, émettant un chant mélodieux finissant sa course contre un rocher. De fines gouttelettes rebondirent sautant allégrement sur les fleurs avoisinantes. Certaines bulles cependant préférèrent plonger dans l’eau et formèrent des cercles qui prirent une couleur d’arc-en-ciel.
Un petit paradis était là devant moi un havre de paix comme cette ville.
Soudain un bruit me fit tourner la tête…

Missanges a écrit:
Soudain un bruit me fit tourner la tête…

Le popotin sur la pierre j’essayais de savoir d’où pouvait provenir ce bruit entendu. La tête encore embrumée des vapeurs d’alcool de la veille, à moins que ce ne soit encore l’écho des cris des filles! Il faut dire qu’en ce moment en taverne s’était un peu agité, un tantinet animé…

Me remémorant la soirée de la veille.
Ah ! Cette soirée là …Sacrée soirée ! J’avais une envie subite de me lever et de crier Clocloooooooo ! Au moins ici seule j’avais toutes mes chances d’être entendue…Pas toujours simple la vie, surtout autour de ces filles le soir…
Je m’en souviens encore….

Ma tête n’avait pas arrêté de tourner à droite, à gauche, essayant de surprendre le visage, la personne qui parlait…Tant la taverne était remplie.
Ma doué !! Ce n’était pas de la tarte vue le nombre que nous étions et lorsque par hasard mon esprit avait sa lueur, le titre gagnant, ben, c’était trop tard, Hermine avait sifflé le mot de la fin …Snifff ! Mais bon, la tarte de Mao était délicieuse…

Bref tout ça pour dire que le bruit, était réel ou imaginaire…

Missanges a écrit:
Réel !!

Sortie de nulle part ! Ben oui, il n’y a pas que nulle part ailleurs, il y a ici, aussi et ici c’était ça !

Le groin en avant, bien stable sur ses quatre pattes me regardant et moi j’étais là aussi, essayant de mettre mes iris en place dans ses orbites afin de voir si j’avais la berlue ou si j’étais en plein rêve…
Nos yeux se rencontrèrent et le petit cochon dont la queue finissait sa course en tire-bouchon
me dévisagea aussi, remuant sa langue tranquillou. Et, subitement, une étincelle traversa mon esprit. Autant il me bouffe ! Encore ma veine ça, finir en étant mangée par un porc…

Lentement mon popotin glissa de la pierre, tout doucement, et ma voix se fit charmeuse…
Tout doux Porcinou… Gentil Porcinou, tu ne me manges pas hein, gentille la Miss.

Et c’est ainsi, il y a des jours où on ferait mieux de rester au fond de son lit, des jours où rien ne va, des jours où idées idiotes fusent, traversent l’esprit et...

La main légèrement tremblante, mes doigts glissèrent, remuèrent au fond de ma poche cherchant les quatre amandes prises au Poudou lorsque Zabou et Hermine faisaient la vaisselle ! Je réussis à me tenir droite malgré que mes jambes jouaient un air espagnol, je tendis le plat de ma main où trônait l’apéritif du cochon essayant d’apprivoiser le porcinou

Avançant d’un pas tandis que le cochon en reculait de deux, un tango s’effectua sans succès.

Prenant soudainement conscience qu’avec mes amandes,
j’avais l’air d’un con ma mère, avec mes amendes, j’avais l’air d’un con …
Mais bon, demi-mal j’étais seule personne me voyait ! N’empêche que celui qui dit que, dans le cochon tout est bon, ben, il n’a jamais essayé de lui faire manger des amandes !!

Et soudain...

Hermine. a écrit:
Hermine passait rapidement déposer du muguet sur le pas de la porte de chez ses amis, sans les déranger.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
--les_mamettes a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Les trois ancêtres de Kastell revenaient du marché, les bras chargés de paniers. Leurs habits remuant en cadence suivant le mouvement de leurs corps, leurs coiffes dodelinant sur le haut de leurs têtes…

- Ma doué ! Voilà t’y pas du muguet sur le pas de la porte ?
- Ça y ressemble Mahestine
- Ben quelle curieuse façon que celle-ci, peuvent pas entrer les gens !!Laughing y croient qu’on sait pas recevoir au manoir…
- Tu crois que c’est un galant de la petite ?
- Ah bon elle a un amoureux, la Miss?
- J’en sais rien, Ma Doué, tu sais bien qu’elle ne dit jamais rien…
- Et puis il sortirait d’où, et elle l’aurait rencontré dans ses livres !!
- Ben il est pas venu tout seul ce muguet hein !
- Autant c’est pour nous tiens !! Va savoir on a peut être du succès encore…
Missanges a écrit:
La voix céleste avait bien dit que j’étais en forme et prête à surmonter les épreuves de la journée ! Levée du bon pied soit disant ! Sauf que mes pieds commençaient sérieusement à avoir des fourmillements et je sentais mes doigts se raidir !

Et soudain, comme un craquement de brindille se rompant sous la force d’un poids, le cochon se mit en mouvement. Deux cuissots arrière bien rebondis entraient en action donnant l’impulsion aux pattes avant d’avancer.
Et il avança !
Projetant de la boue et de l’eau crasseuse en avançant et bien entendu j’étais là !
Me redressant subitement, essayant de partir le plus vite possible, mais voilà à vouloir faire sa belle, sa viconteste et mettre une belle robe et tout et tout…

Le temps de soulever les jupons, une minute d’inattention, une minute de rêverie et voilà le cerveau déconnecté ne dirigeant plus les mouvements du corps.
Une racine sortant du sol, plus haute que les autres, farceuse, attendant le pied du promeneur ou la fatigue de celui-ci.
Mon pied heurta cet obstacle rampant et pendant une minute mon esprit calcula. Les images défilèrent rapidement et pourtant cette minute là, fut paradoxalement longue…très longue. Rien ne put remonter le temps, rien ne put le changer.

Mes bras firent de grands moulinets, de longs battements. Mes doigts essayèrent de s’agripper sur quelques soutiens imaginaires près de moi. Mais ce fut le vide…Seulement le vide.
Perdant l’équilibre, mon popotin toucha le sol,
Je vis son groin se rapprocher de mon visage. Mes yeux s’arrondirent et je criais

Stoppeeeeeeeee !
Missanges a écrit:
Stoppeeeeeeeee !

Un écho sembla se répercuter dans les airs, tournoyant au-dessus de ma tête, résonnant dans mes tempes, comme une balle d’enfant, elle cogna dans chaque recoin de mon esprit. Allongée sur la terre légèrement humide, la bouche encore ouverte du cri que je venais d’émettre, les yeux clos afin de ne pas voir la chose qui venait de me foncer dessus. Mes paupières se levèrent lentement et au travers de mes longs cils fins je vis deux trous. Deux trous énormes d’un groin tout aussi énorme.
Pourvu qu’il ne m’embrasse pas !
Dans tous les contes de fée, faut toujours embrasser l’animal de l’histoire pour rencontrer son prince charmant, mais de là à foutre un porc dans l’aventure, faut pas déconner non plus, je mérite mieux qu’un cochon !!

Le temps semblait suspendu, mit en pause, plus aucun bruit, aucune vie. Lentement, tout reprit son cours normal. Les feuilles mortes autour de moi bruissèrent, des insectes stridulèrent et les poissons du lac, sautèrent furtivement venant épier ironiquement la situation.
Une envie folle de bouger, de me lever, mais le groin était là, une main séparant ma bouche de son groin, soudain l’odorat reprit son existence et une odeur nauséabonde émana de sa bouche…Beurk …
Bon sang, j’avais fait quoi à Aristote aujourd’hui…

Soudain…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Ven 19 Oct - 21:03

Missanges a écrit:
Soudain...

Un rire fusa et l’écho se fit plus distinct, le groin se recula doucement, mes yeux se posèrent sur des orteils aussi crasseux que les pattes du cochon, puis remontèrent lentement sur deux guibolles dont la peau recouvrait une frêle ossature. Mes iris détaillèrent une culotte de toile épaisse que même les Mamettes n’en auraient pas voulu dans leur cuisine. Une chemise de lin plus fine dont la trame s’effilochait par endroits, recouvrait un torse juvénile. Un visage d’enfant apparut riant de toutes ses dents, le vent faisant éparpiller ses fins cheveux ressemblant aux blés des champs.

-Ben pour une gamelle c’est une gamelle !!

Une fossette vint trouer chacune de ses joues lorsqu’il se mit à rire. Le cochon maintenu par une corde semblait attendre la suite des événements. L’enfant légèrement crâneur, tenait les rênes dans ses mains comme vainqueur d’une partie gagnée d’avance.

Je fus sur mes "pattes" en un temps record et mes mains secouèrent la terre collante restée sur ma robe. Quelques mouvements de doigts dans ma chevelure afin de redonner une certaine coiffure aux cheveux épars, afin de reprendre une contenance…

- Ben te la ramènes pas non plus hein !! C’est ton cochon ?

Un signe de tête, le menton en avant, appuyant la question posée.

- Oui ! C’est Babeu ! On devait le zigouiller ce matin, mais ce salopiau a pris la fuite, je cours après lui depuis ce matin. Regarde !

Levant sa main il tenait...
Missanges a écrit:
Levant sa main il tenait...

Un couteau !
Il tenait dans ses mains une lame réalisée dans un acier bloc massif tant il était épais.

-Mon père m’a dit de ne pas m’en séparer car il coûte les yeux de la tête. T’es la fille de la Vicomtesse ?

-Ben, non je suis la Vicomtesse.

-Sans blague ! Tu ne fais pas Vicomtesse fringuée ainsi !

Haussant les sourcils, mes yeux se fixèrent dans les siens.

-Mes fringues ? Tu veux dire mes habits ! Mais en même temps, je te signale que c’est ton satané cochon qui a mis ma robe dans cet état.

-Non, je ne veux pas parler de ta propreté, enfin de la propreté de ta robe, je veux dire l’ensemble, tu fais pas Vicomtesse.

-Ah ! Et pourquoi donc !

-Oui, les Vicomtesses, ça a toujours des robes avec des décolletées qui mettent la poitrine en valeur, tu vois quoi. Moi lorsque mon père m’envoie chez les nobles vendre nos œufs de poule, c’est ce que je regarde en premier, les lolos ! Toi t’as rien …

C’est le jour de la Miss !! Quand je le dis qu’il y a des jours à rester sous la couette, aujourd’hui c’était le jour.

-Comment ça j’ai rien ! C‘est pas parce que je ne déballe pas, que j’ai rien…

Nos iris se rencontrèrent et nous partîmes à rire franchement comme deux enfants. Mais la distraction fut de courte durée, la corde glissa lentement dans la main de l’adolescent, brûlant sa paume, et les deux cuissots rebondis se remirent en mouvement.
Le cochon heureux de retrouver sa liberté, s’enfuit en grognant bruyamment, l’enfant cria encore plus fort couvrant les cris de l’animal essayant de le rattraper. Sa tête pivota un instant,

-Tu m’aides à le récupérer vicomtesse !

-Tu rêves..
Missanges a écrit:
Une journée comme tant d’autres se déroulait au manoir d’Ar Govelioù où nos trois ancêtres discutaient tranquillement, assises sur un banc dans le jardin., lorsqu’un bruit se fit entendre…

- Ma doué ! C’est quoi cet engin
- C’est la citrouille de la petite
- Ben elle a été bien transformée, quel joli attelage
- Elle va où, la petite ?
- C’est le mariage de Lanaelle la douanière de Rohan
- Et, Miss a décidé de faire plaisir à Lanaelle de sortir le grand jeu, une sorte de pari
- Moi de mon temps c’était le soir du mariage que l’on sortait le grand jeu pas avant. Ah ! Ces jeunes savent plus rien…

Le bruit grinçant d’une fenêtre s’ouvrant fut vivement couvert par le cri d’une Miss en galère… Une voix résonna

Mahestineeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee, viens vite je n’arrive pas à fermer ma robe..

- Ma Doué elle veut ma mort à hurler ainsi, je ne suis pas sourde tout de même, elle a une dizaine de serviteurs et c’est moi qu’elle appelle…Je vous jure…

Trépignant sur place, les deux mains dans le dos, je me contorsionnais afin de réunir les boutons fermant ma robe. La porte s’ouvrit sur Mahestine

- Ma Doué Miss ! Que tu es belle !

-Mais non c’est la robe qui est très jolie, C’est un cadeau de Golda. Sais tu qu’elle est très douée de ses doigts une vrai artiste. Je ne la remercierai jamais assez pour ce cadeau.

Je pris Mahestine par les mains et l’entraînais à tourner avec moi, regarde comme le tissu est léger

-Ma Doué en plus de me rendre sourde tu vas me tuer à danser. Allez garde cela pour un galant de la fête
- Tsssss ! Ce n’est pas pour demain…Allez aide-moi ma Mahestine je n’arrive pas à fermer ces boutons.
- Voilà montre voir. Et bien on peut dire qu’une robe cela change une Miss. Allez va vite et bon mariage. Donne nos vœux de bonheur aux futurs mariés.

Le bas de la robe caressa les marches de l’étage, sortant du manoir, je vis Nuage et Fouge côté à côte comme dans un temps…Un temps ancien, ils étaient attelés et la voiture aux armoiries d’Ar Gavelioù attendait ma présence. Un valet s’inclina
- Vicomtesse, je vous prie

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Missanges a écrit:
Le mariage était fini, Lanaelle avait soudé son destin a celui de son mari Kévin et nul doute que ce chemin entrepris et scellé allait être bordé d’amour.
Calée dans un coin de la banquette de l’attelage qui revenait en direction du manoir, mes pieds délaissèrent ses satanées chaussures neuves qui m’avait écorché les talons et comprimé mes orteils durant toute la cérémonie.

Mon front vint se poser sur le carreau de la vitre et je regardais sans voir pour autant le paysage défiler. Des champs, au-delà des haies parfois montraient leurs fines tiges de blé semblant craner sous la finesse de celle-ci par rapport aux tiges de maïs.
Moi, si attentive à tout cela d’habitude, je ne vis rien, perdue dans des tristes pensées, faisant et refaisant une lettre mentalement.

Trouver les bons mots… Mais ceux ci sont impossibles à coucher sur un vélin lorsque l’émotion nous submerge et pourtant nous sommes bien obligés d’utiliser ces mots, d’écrire ceux- ci, notre seul moyen de communication, même si nous les voulons reflets de notre âme dans certains moments…
Nous sommes de bien piètres écrivains dans ces moments là, d’ailleurs, sommes-nous bons un jour…
Comment exprimer la passion que l’on ressent mais aussi ce doute qui nous enveloppe. Il faut bien désigner ce ressenti insondable, ce mal être inestimable avec des mots aussi mal adaptés. Le blanc était -il seulement blanc ou bien englobe t’il toutes les couleurs et toutes les nuances..
Le noir était -il seulement noir…
Les mots se succédèrent, se bousculèrent sans cesse dans mon esprit, j’en sélectionnais quelques-uns uns semblant appropriés et j’en supprimais d’autres, le trajet se fit ainsi.

Ce fut la voix du cocher qui me fit revenir à l’instant présent et les mots s’envolèrent comme par enchantement. Une porte s’ouvrit et une main se tendit, la mienne se posa sur elle soutien infiniment précieux lorsqu’on est habillée d’une robe si longue et si incommodante. Mes souliers dans l’autre main je fis le trajet ainsi jusqu’à ma chambre, des cailloux roulèrent sous ma voûte plantaire essayant de titiller cette peau fine et sensible, je ne sentis rien.

Ma main se posa sur la volute de bois du secrétaire, en caressa un instant la délicatesse du dessin puis l’ouvrit. Plume et vélin apparurent et je couchais quelques mots souvenus lors de ce trajet tandis que d’autres se faisaient nouveaux.

Je sentis un pincement au cœur lorsque mes yeux parcoururent une énième fois cette lettre, mes yeux s’embrumèrent et fixèrent machinalement le mur blanc face à moi Un tableau d’un peintre italien, sembla prendre forme, s’étalant sur le mur à mesure que mes cils se firent humides…Allez savoir pourquoi..
Missanges a écrit:
Comme le destin peut être imprévisible…

Le soleil inondait la pièce et assise plume en main je rédigeais des énièmes courriers. La lumière se déversait telle des gouttes d’une cascade dans un lac, elle se déversait par petit trait lumineux, créant un rayon de plus en plus fort. Je regardais ces infimes petits points scintillant soulevant ces infinis petits points de poussière. Ceux-ci semblaient danser tournoyant autour de ce faisceau de clarté. Mon esprit vagabondait sur la soirée de la veille, Golda l’amie précieuse avait si bien distribué les cartes…

Je regardais les courriers reçus, deux lettres de mon père auxquelles je répondis de suite. Je passais en vitesse les autres courriers regardant impatiente la provenance, mais rien … J’entendis hennir Nuage. Depuis combien de temps je n’avais pas chevauché avec lui ! La plume s’aligna sur le bureau, le livre se referma et je sortis en direction des écuries.

Un bruit de voix attira mon attention, passant ma tête rapidement dans la cuisine je vis Mahestine la coiffe de travers affrontant un cuisinier. Les bras ouverts, les mains écartées n’arrêtant pas de fouetter l’air environnant je regardais la scène me marrant à distance. Ben oui, c’est ainsi, même lorsqu’on est une adulte il y a des gens ainsi qu’on respecte et qu’on évite quand on peut !

Et, Mahestine, farine jusqu’au coude, ben fallait l’éviter dans une telle situation. Serveuses et autres petites mains de cuisine faisaient semblant d’être occupées s’affairant à des tâches imaginaires feignant dans une hypocrisie totale de faire comme si de rien n’était et surtout de ne pas voir, ni entendre…

Une jeune fille remarqua ma présence, nos regards se croisèrent et nous partîmes d’un éclat de rire. Main sur ma bouche afin d’étouffer le son je sortis avant d’être prise à témoin d’une éventuelle dispute sans doute due, à cause d’une divergente recette.

L’odeur de la paille titilla mes narines et mes grands yeux verts se posèrent sur deux iris noirs qui me regardaient venir. Lentement un sourire étira mes lèvres et il vint vers moi. La paume d’une de mes mains se tendit et doucement je sentis la chaleur de ses naseaux. Ma main caressa lentement sa tête. Quatre ballots empilés faisaient une echelle naturelle et ce fut ainsi que je me retrouvais sur le dos du cheval le plus caractériel de Bretagne…

L’air fouetta mon visage et mes cheveux se soulevèrent, Nuage partit au galop…
Missanges a écrit:
Des mains qui parcourent le long de cette crinière d’un blanc presque sale. Des doigts qui s’invitent, se mêlant à ces longs crins rugueux. Tendres caresses qui font autour de cette crinière, des mains qui deviennent humides sous la fine sueur que dégage la peau de Nuage. Des paumes de mains qui palpent les veines les sentant se tendre, palpiter sous l’effort du galop.

Ma tête s’incline se perd dans ce cou si puissant, mes yeux se ferment. Une magique puissance m’emporte.
Oublier un instant toutes ces idioties passaient en tête dernièrement. Rien ne change, tout continue…
Oublier l’encyclopédie, tous ces vélins qui s’entassent.
Oublier l’université tous ces râleurs qui rouspètent sans savoir. Un prof absent sans prévenir, un prof qui propose un mauvais cours, trois profs qui proposent les cours après l’heure données et moi qui jongle cherchant à combler ce vide et qui, malgrè cela se fait traiter de plaie.. Oui fermer les yeux ne plus penser à rien.

Remonter le temps, redevenir pendant cette course la jeune fille de Kastell.
Sentir l’air humide de la mer plaquer mes habits contre ma peau, sentir mes fins cheveux sur mon visage.
Entendre le bruit des vagues gémir contre ses rochers faisant jaillir cette masse blanche en l’air, cette mousse si délicate qui l’espace d’un instant apparait puis disparaît, happer par les flots. Cette plage que nous aimions tant parcourir avec Nuage.

Détachant ma tête de celle de mon cheval, des champs, des prairies apparurent devant mes yeux, une terre cultivée par la main de l’homme couvrait la plus grande partie des terres de Rohan. De nombreuses petites forêts s’étendaient créant des masses sombres au milieu de ce paysage. Lorsque le vent soufflait, tourbillonnant, il rapportait de ses bouffées errantes le son des haches des bûcherons et celui qui savait écouter pouvait entendre le râle des hommes coupant ces immenses arbres souvent centenaires.

Rohan ou j’avais trouvé ma place depuis fin décembre, Rohan que je ne quitterais plus tant les raisons étaient nombreuses. Rohan où tous ces habitants étaient devenus en parti des amis. Ces amis si chers à mon cœur, ceux qui transforment tristesse en joie, ceux qui font que le soir deviennent espoir…
Golda a écrit:
Golda se rappela soudainement qu'elle devait s'occuper des plantes de Missange.
L'accouchement ayant été difficile et épuisant, elle avait un peu oublié cette partie et sa promesse.
C'est en promenant Bastian dans son nouveau landau devant l'immense demeure qu'elle se souvint tout à coup qu'il fallait le faire. Elle fouilla sa besace, trouva la grosse clé de la porte d'entrée et s'y rendit aussitôt.
Elle fit le tour de toutes les pièces, un petit arrosoir à la main rempli d'un eau fraiche.
Les plantes en avaient bien besoin,, effectivement.
Puis elle redescendit un peu épuisée de cette tournée dans les étages.
S'assied dans un fauteuil bien moelleux, et puis s'endormit là quelques instant, avant que Bastian ne la ramène à la réalité en réclamant sa tétée.
Golda a écrit:
Golda était revenue arroser les plantes. Elle avait montré les lieu à Scorpon qui ne connaissait pas. IL avait trouvé que le jardin était un peu envahi d'herbe et de ronces alors il était reparti chercher son matériel et avait un peu nettoyé aussi, pour aider Golda qui n'aurait pas pu le faire seule.
Pendant que scorpon était dehors à nettoyer golda profita d'un instant de calme pour s'installer dans la bibliothèque et d'y lire un ouvrage. Quand soudain elle eut une crise terrible.
Elle tomba au sol, tremblant de tout son corps. Ne pouvant rien faire de sa conscience qui la trahissait et qui ne lui servit qu'a s’apercevoir que la maladie prenait beaucoup d'importance.
Elle entendait dehors son futur mari qui travaillait d'arrache pied, mais elle en pouvait pas l'appeler. Elle ne l'aurait jamais fait, car elle en voulait pas qu'il soit au courant de l'inquiétude de sa maladie dont il ignorait tout.
Golda avait prévenu ses cousines qu'elle allait mourir et Erwen de Chinon était déjà en route pour l'aider dans ses tâches journalières et pour l'aider à mourir dignement.
Elle trembla ainsi de longues minutes, son corps lui faisait mal, horriblement mal. Toutes ces douleurs crispaient son visage qui en devenait laid de frayeur.
Elle ne savait que faire, et ne pouvait pas bouger outre mesure.
Quand ceux ci s'arrêtèrent enfin, elle se mis à pleurer sur ce sol froid et dur, s'enroulant dans un tapis devant une cheminée sans feu.
Elle pleura toutes les larmes qu'elle avait en elle, ne pouvait arrêter les sanglots comme elle ne pouvait pas arrêter les tremblements.
Quand elle se releva enfin la matinée était déjà achevée et elle savait que Scorpon et elle devaient rentrer retrouver leur fils, quelle ne verrait jamais grandir.
Missanges a écrit:
Nuage s’engagea dans la longue allée menant au manoir. Celui-ci, nimbé dans un brouillard, se dressait au loin, imposant édifice de pierre grise. Les sabots de la monture firent rouler quelques cailloux, dérangeant ce parterre trop régulier, qu’un jardinier au matin remettra en place.

Des voiles de brumes formés par la trop forte chaleur, montaient du lac enrobant aériennement les sabots de ma monture, humidifiant mon visage, semblant nous faire la bise afin de nous souhaiter un bon retour chez nous.
Du premier coup d’œil je vis les hortensias débordant des deux gros vases de terre cuite, encadrant les marches de l’escalier. Ces grosses boules bleues avaient été épargnées de la blessure meurtrière de l’été, à moins que cela ne soit dû à la bienveillance de la main du jardinier ou celle d’une amie. Je savais Golda capable de venir arroser ces plantes plusieurs fois par jour en mon absence et je l’en remerciais en pensée.

Mon corps glissa contre le flanc de mon cheval qui partit aussitôt, sans se faire prier en direction de l’écurie afin de savourer sans aucun doute, une bonne ration d’avoine. Mes yeux continuèrent de balayer la vision qui s’étendait devant moi, afin de surprendre ce qui avait pu fleurir pendant mon absence.

L’étendue qui s’offrait à ma vue, déroulait son tapis vert afin de m’accueillir, le parc semblait avoir été dessiné par une main d’artiste, tant les vastes pelouses parsemées d’arbres étaient d’une régularité parfaites. Le lac émanait au centre de ce milieu de verdure, un chemin creux serpentait entre ces majestueux arbres, montant à l’assaut des collines au loin. Je montais à regret dans ma chambre afin de me reposer. Ma main poussa les deux battants de bois obstruant le jour et une vision de rêve se dévoila…


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Zabou a écrit:
Vous n'avez strictement rien n'a foutt' dans cette salle! Sortez!!!


Ah ça! la paysanne, elle l'avait en travers! C'était vraiment mal barré les cours à l'université pour elle!

Sa première journée, à Gwened, elle l'avait passée, mais chutttt, si ça revient aux oreilles de son époux, va pas être bien la bounette, elle l'avait passée donc à pérorer en taverne, rigoler, papoter... Tant et si bien que ma foi, l'avait pas retenu grand chose. Mais forte de bonnes résolutions, elle s'était dit comme ça:

Ma grande, la s'maine prochaine, tu vas t'y mettre! et sérieusement encore! ty vas avec une seule idée en tête: apprendre!! apprendre! et apprendre!! Et nan, ça n'en fait pas 3...

Bref, la veille, armée de son courage et de tout son barda d'étudiante, elle s'était ramenée dans la première salle de cours qui lui parraissait fleurer bon l'iode. L'avait refilé son bakchich au garde à l'entrée: le cochon, il lui rafflait 10 écus à chaque fois! Jusque là, tout allait bien, ou presque.....

Mais là, le prof l'avait toisée et lui avait aboyé dessus cette injonction: Sortez!

Ma doué! et pas moyen de récupérer ses sous! ses sous chéris!

Et c'est ainsi que le lendemain à la fraiche, une Zab entourée de sa basse cour débarquait chez Missanges, la belle, la grande rectrice! ça elle allait le balancer le garde, f'rait moins le mariole à sa prochaine venue....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 990
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    Lun 4 Fév - 11:21

MessagePosté le: 28 Oct 2012 12:48
Missanges a écrit:
Le manoir était imprégné d’une faible lueur, chaque caisse était portée avec soin vers différents attelages. Les pièces se vidaient une après l’autre. Mon esprit vagabondait à cette année passait à Rohan, à tous mes amis que j’allais laisser. J’avais aimé cette vie, mais finalement peu m’importait l’endroit où je résidais, j’étais une fille de Bretagne pouvant m’habituer à tellement de choses et d’endroits. Le principal est de rester vraie et de vivre sa vie avec droiture.
-Vicomtesse personne n’a touché à cette pièce, les affaires n’ont pas été emballées ni touchées depuis des lustres on dirait. Je fais quoi ?
Mon regard se perdit dans la direction indiquée par la main tendue, je me dirigeais vers cette pièce.


Le secret !

Ma main poussa la porte je perçus une sensation bizarre sans doute la peur de découvrir une bestiole dans un coin de la pièce. J’aime pas les bestioles !
Une malle trônait sur les lattes de bois, recouverte d’une épuisette. Un élancement de douleur bondit dans ma poitrine accentuant mes pulsations, ma main se porta sur mon cœur. Des images défilèrent rapidement et je me souvins lors du déménagement que les Mamettes avaient rangé les affaires de Viken dans cette malle, qui était restée là depuis tout ce temps, seule témoin d’une vie riche d’amour.

- Vous pouvez l’emporter aussi, m’effaçant je laissais mon serviteur saisir l’objet. La malle glissa sur le sol, l’épuisette tomba me ramenant à des journées ensoleillées de pêche.
- Non laissez s’il vous plait, laissez-moi un moment je vous prie.

Je m’assis devant ce coffre renfermant un passé, une ancienne vie. Le cœur tambourinant, j’avançais ma main sur la clé rouillée de la serrure. Celle-ci tourna dans une note aigrelette, et j’ouvris la malle. Je fermais les yeux un instant submergée par l’émotion. Un parfum d’iode et de prune titilla mes narines Les yeux clos, une vie remontait en mémoire. Des images dansèrent devant mes yeux. Puis ce fut le toucher, ma main se posa sur du tissu, mes paupières se levèrent son uniforme de l’ost était là, couché attendant sa main…Je retrouvais un tas de souvenirs, des cadeaux de notre mariage, son bonnet de marin lorsqu’il partait pêcher, son pantalon de toile bleu, sa marinière pour affronter les lames de la mer. Je la mis sur mes épaules comme pour me rappeler un passé à jamais éteint. Son carnet d’écritures lui qui aimait tant écrire, je l’ouvris, une esquisse de pigeon montra son bec. Je souris de tendresse cela représentait tant de choses pour nous, une feuille glissa laissant apparaître mon nom…


Citation :
Mon ange, mon cher Ange,

Si tu lis cette lettre c’est que je ne serai plus là, mais parti très loin pour un voyage dont on ne revient pas, un voyage dont on n’a pas décidé du jour du départ.
Tes yeux vont lire incrédules un aveu qui va te paraître incroyable, inimaginable. Ma Missanges, ma tendre épouse toi que j’ai aimée de toutes les fibres de mon être, toi pour qui j’aurai tout donné de moi pour combler ta vie de bonheur, voici que je dois te faire par delà la mort un aveu qui va te saisir.

Je vais te parler de la nuit où tu as mis au monde cet enfant que nous attendions avec tant de joie, cet enfant qui était le fruit de notre amour, son accomplissement.
Souviens-toi mon ange, combien cet accouchement se passa dans des conditions extraordinaires. Toi seule dans cette maison en grande partie en ruine, maison où tu t’étais réfugiée tremblante de peur, de froid, d’épuisement après avoir combattu et tué un loup solitaire. Il avait assailli Nuage le mordant cruellement au poitrail, n’écoutant que ton courage tu t’étais portée à son secours et dans un effort suprême tu vins à bout de l’horrible animal.

Cet effort provoqua les premières douleurs de l’enfantement mais tu sus encore faire face jusqu’à notre arrivée, la mienne et celles des Mamettes.
Le plus difficile mon ange est arrivé quand tu t’es endormie après tant d’efforts et de fatigue, ton visage rayonnait de bonheur. Les Mamettes vaquaient autour de toi. Je vous ai laissé quelques instants savourant mon bonheur sous les étoiles, le cœur plein d’amour pour mes deux femmes, puis je suis revenu vers l’intérieur l’enfant dormait. J’ai cru qu’elle dormait mais elle ne respirait plus, je l’ai prise dans mes bras pour la réveiller, la réchauffer, je suis sorti la serrant contre moi, pleurant, priant. Les Mamettes s’étaient endormies rompues par la fatigue du voyage, les tensions de l’accouchement, j’étais seul désespéré, il allait falloir te faire du mal, je pleurais en serrant le petit corps si fragile entre mes mains de soldat malhabile.

Soudain un bruit me fit relever la tête, les sens en alerte, qui pouvait s’approcher ou quoi ? Nous étions perdus au milieu de nulle part.
Je tendis la main vers mon épée restée près de la charrette, mais une poigne solide me saisit le bras. Je vis alors une silhouette indistincte, un homme, j’allais protester, quand il se mit à parler. Il me dit qu’il ne me voulait aucun mal. Il me parla alors d’une voix remplie de tristesse. Il voyageait avec sa femme depuis plusieurs jours, elle était affaiblie par la fin de sa grossesse, elle avait accouché la veille et était morte, le laissant seul avec une petite fille, l’enfant dormait épuisée par les pleurs car elle n’avait pas mangé depuis sa naissance, il était désemparé, il n’avait rien pour la nourrir elle allait mourir, lui ne pouvait pas subvenir à ses besoins, il n’avait ni force, ni courage, cette enfant avait tué sa mère, sa femme, il n’en voulait pas. Alors je lui ai proposé l’impensable, je lui ai demandé son enfant pour te l’offrir, pour remplacer la nôtre qui ne respirait plus, sans un mot il m’a tendu son enfançone, incrédule, comme halluciné j’ai pris cette enfant, qui ressemblait à notre fille, le laissant prendre la notre, il m’a dit qu’il allait prendre soin de son petit corps, il allait le déposer contre celui de son épouse. Je ne pouvais laisser notre fille partir ainsi, j’ai détaché ma médaille, celle de mon baptême celle ou nous avions gravé au dos nos noms dans un cœur. Elle avait ainsi Aristote avec elle. Mon ange notre enfant est enterré auprès du seul chêne devant cette bâtisse qui vu notre bonheur et notre malheur. J’ai su plus tard que l’homme s’était donné la mort ne supportant pas la douleur.

C’est ainsi ma tendre épouse que je t’ai menti durant les jours qui suivirent, les mois, mais tu étais si rayonnante, une mère si attentive, je n’avais pas d’autre issue que de taire ce secret... Mon amour, mon ange, ce fut le seul mensonge qu’il y eut entre nous, il fut motivé par l’amour que je te portais, ne pleure pas ma douce femme, souviens-toi seulement que je t’aimais au-delà de tout. Lorsque tu liras cette lettre je serais en paix.
Je t’aime mon ange.
Ton Viken
.

Je poussais un hurlement dont l’écho se propagea dans tout le manoir, chaque pièce sembla craquer. Les bras repliés sur la malle le corps secoué de tremblements je hurlais ma douleur et pourtant une partie de moi semblait être en paix. Tout au fond de mon âme j’avais la sensation de l’avoir toujours su cette enfant ne pouvait pas être la notre.
Rien !
Elle n’avait rien de nous, ni de moi ni de Viken, j’avais supporté cet enfant, ses médisances pour rien.
Elle n’était pas ma fille.
Ma douce Naelig était morte depuis longtemps. Rampant contre le mur de la pièce, je laissais aller ma peine.
Missanges a écrit:
La porte avait été claquée ! Close par un accès de colère justifié pour moi, injustifié pour lui.
Le son semblait tournoyer imprégnant tous les murs du manoir se répercutant dans toutes les pièces.
Le manoir lui-même semblait avoir bougé, déménagé comme par magie…

Il est des soirs où la fragilité féminine l'emporte, où le noir l'emporte sur le blanc. Où l'on pense à tort que l'on compte moins, que l'on passe après certains travaux...
J'étais en colère pour une raison idiote, pour une main tendue et qu’il n’avait pas prise. Pour une danse non exécutée… Mas la raison reprend toujours le dessus enfin normalement et le sourire revient sur les lèvres mais la fierté empêche de reconnaître ses torts...Siiiiiiii
Puis de toute façon il n’y avait pas à calculer il avait tort !!!

Accoudée sur le rebord de la fenêtre je regardais la nature s’éveiller autour du manoir. Les arbres s’étaient lentement dénudés, en silence les feuilles avaient glissé des branches tel un gant qui se retire d’une main caressant la peau. L’écorce mise à nu craquait fissurant le bois laissant couler une sève telle une larme glissant sur une joue. L’automne montrait sa saison.

Un bruit me fit tourner la tête et mes yeux quittèrent le tableau de dame nature pour suivre la poignée qui s’abaissait. Le parquet craqua et je le regardais venir.
Son corps frôla le mien et soudain toute la colère disparue. Pfff ! Amour quand tu nous tiens !

Je sentis une chaleur un souffle contre mon visage et des lèvres prirent possession des miennes. Mes paupières se levèrent et mes iris le détaillèrent.
Il était là ! Beau merveilleusement beau
Mes bras s’entourèrent autour de son cou et je répondis passionnément à son baiser. Puis nos lèvres se retirèrent comme à regret et je lui murmurais, je te déteste…
Sur ce, je repris possession de ses lèvres passionnément. Ma main se posa à l’arrière de sa tête et mes doigts se fondirent dans ses boucles blondes.
Le temps s’arrêta soudainement effaçant le voile d’un brouillard montrant un bonheur tout simplement.
Ankou a écrit:
Je te rejoins dans notre chambre, je suis malheureux tu es fâché après moi, qui a tort qui a raison je m’en moque,
je n’ai pas été capable de te rendre heureuse c’est la seule chose que je retiens.
Je suis souvent maladroit, tu es sensible mais nous nous aimons sincèrement quand l’une souffre l’autre est
malheureux et souffre tout autant.

Je me rapproche et doucement pose mes mains sur ton corps elles vont parler pour moi, elles sauront elles
te montrer tout mon amour et ma tendresse, elles vont te demander pardon et j’espère te faire oublier
ton chagrin et te rendre ton si joli sourire.

Je m’approche et te chuchote à l’oreille :

Je t’aime ma douce Missig.
Missanges a écrit:
Ses lèvres parcourent mon visage viennent effleurer mon oreille
Je t’aime ma douce Missig.
Mes yeux se perdent dans les siens et un sourire s’étire sur mon visage.
Moi aussi mon corbeau blond.
Nos corps se frôlent, ses mains caressent ma taille, m’emprisonnent. Je passe ma main contre sa taille et me retourne vers la fenêtre en tendant mon index.
Regarde cette immense vue de cette fenêtre, il n’y a rien à voir à part du gazon et les arbres au loin. Si on plantait un rosier et un chardon ?

Je savais qu’il comprendrait, je lui avais raconté un soir l’histoire d’une rose et d’un chardon…
Ankou a écrit:
Si on plantait un rosier et un chardon ?
Je suis le chardon d’une charmante rose, alors le lendemain à l’aurore je prends ma bêche et agrémente le parterre d’un rosier, ses fleurs délicates, montre toute la douceur de Miss et de notre amour.
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Et d’un chardon juste à coté
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Et je veillerais soigneusement avec ma tendre Missig que personne ne vienne arracher ce chardon, il restera la à veiller sur son rosier.

Puis je vais rejoindre mon amour et lui prend la main afin de lui montrer nos protéger.
Missanges a écrit:
La journée avait passé avec une rapidité habituelle. Chacun de nous deux, travaillant de son côté, lui dans sa mairie surveillant les travaux de l’agrandissement du port et moi vacant à mes habituelles fonctions.
La nuit avait passé tout aussi rapidement. C’est qu’il faut dire qu’il se couchait tôt le maire mais faut dire aussi qu’il se levait encore plus tôt…
Et ce matin là, encore un matin identique aux autres, la chaleur du lit m’enveloppant, je sentis son corps se détacher du mien, sa main glissant lentement sur ma taille, comme pour émettre un regret mais il quitta le lit. Mes paupières se levèrent, mes iris encore dans les limbes de la nuit estimèrent qu’il était bien trop tôt pour se lever, il faisait encore nuit.
Mais que fait Ankou de si bonne heure…

Remontant le drap sur mon corps, parce que non content qu’il se lève tôt il me découvre en plus ! Va falloir qu’on en discute d’ailleurs..
Je repartis dans un sommeil dit réparateur…
Une douce musique sembla jouer dans la pièce, des notes régulières me tirèrent lentement de mon sommeil. Allongée, j’écoutais la provenance du bruit. Le son cessa, un long silence s’ensuivit, puis la porte de la chambre s’ouvrit. Appuyé contre le montant de celle-ci, il me regardait d’une douceur teintée d’amusement. Les bras croisés sur sa poitrine, il semblait attendre que je me lève. La tête reposant sur de moelleux oreillers, je le dévisageais, il avait troqué ses vêtements distingués pour des habits plus usagés, de jardinier…Et son pantalon d’une couleur bleue rappelant la densité de la mer moulait ses cuisses musclées..Hum…

Nos yeux se fixèrent et nous partîmes d’un rire sonore. Mes mains prirent l’oreiller et celui-ci sembla voler le temps d’atterrir sur la cible. Il vint me prendre la main m’intimant l’ordre de le suivre. Une robe de chambre prise en hâte et je le suivis sous la fenêtre de la veille.
Un rosier et un chardon semblaient s’unir défiant la nature. Ma tête se tourna vers lui et mes lèvres vinrent l’embrasser.
Merci de ce cadeau…
Missanges a écrit:
Le rosier blanc semblait vivoter peut être la terre ne lui convenait pas finalement, à moins que cela ne soit les prémices de l’hiver. Il avait perdu ses beaux pétales de couleur blanche, et d’un outil taillant j’avais du couper et tailler ce beau rosier. Les fleurs du jardin avaient cédé leur place, grignotées par l’herbe grasse et lentement le vert avait repris possession sur toute la surface du parc. Le seul contraste de cette verdure était les bandes gravillonnées séparant ces brins en de carrés parfaits.

Mes yeux parcoururent ce beau jardin puis se levèrent sur le manoir, mes iris détaillèrent chaque pierre comme pour m’en imprégner et une fenêtre attira mon attention. Légèrement cachée par la tour imposante, plus petite que les autres elle semblait se faire discrète. Mon esprit s’emballa se remémorant d’anciennes histoires de trésors cachés et de flibustiers.
Imaginaire lorsque tu nous tiens !
Relevant les pans de ma robe je courus afin de chercher l’escalier menant à cette découverte. Montant rapidement les deux premiers étages que je connaissais par cœur je perçus dans un recoin du couloir un escalier en colimaçon…

Ma main se posa sur la pierre froide et humide du mur afin de me servir de guide tandis que mes pas commençaient l’ascension héroïque. Soudain la lumière devint tamisée et le noir prit possession de ce drôle de colimaçon ! Ah l’imprévue !
J’étendis une main devant moi l’agitant dans tous les sens, aucun obstacle je pouvais continuer à grimper ces marches sinueuses. Le cœur battant la chamade excitée à l’idée de découvrir cet inconnu j’accélérais la cadence. C’est alors que mon esprit s’emballa rejoignant le rythme de mon cœur. Des images furtives se dessinèrent dans les méandres de mon imaginaire et une voix lointaine sembla les commenter. Des images d’hommes et de femmes retenus de force par des pirates, la voix semblait me dire, "ça c’est dans la cave, tu peux grimper tranquille" ce qui me rassura et pourtant c’est à cet instant précis que le bas de ma robe se prit dans mon pied à moins que cela ne soit l’inverse mais quoi qu’il en soit l’ourlet se déchira et chancelante essayant de me retenir contre ce mur qui semblait soudainement me fuir je tombai au milieu de ma découverte.

Corsaires et flibustiers semblèrent n’être jamais montés si haut dans les murs de ce manoir et aucune malle ne trônait au milieu de la pièce
Et paf ! Adieu imaginaire bonjour réalité !
Et là en mille ! Assis à une table somptueusement dressée se tenait un corbeau blond me tendant une main…
Ankou a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

J’ai mis plusieurs jour à préparer cette salle oublié de tous, je suis presque prêt quand j’entends des
pas dans l’escalier de la petite tour qui mène à cette pièce et soudain je vois ma Missig qui entre
dans la pièce, je lui tends la main.


Viens ma douce.
Je me lève et l’aide à prendre place à table, puis lui offre un paquet noué d’un ruban, ce présent a
pour nous un signification particulière je sais quelle comprendra, mon message d’amour.


Tu sais je voulais t’offrir aussi des fleurs mais à cette saison on ne trouve plus de rose
blanche, par contre tu trouveras dans ce coffret des palets Breton que j’ai confectionné
spécialement pour toi.
Missanges a écrit:
Viens ma douce.

Nos iris se croisent, sa main se tend pour prendre la mienne. Nos doigts se touchent et lentement se referment, s’entrecroisent. Je sens la légère puissance que peut avoir sa main sur la mienne mais c’est en douceur qu’il m’attire contre lui. Ses bras se referment autour de mon corps dans une tendre étreinte, nous sommes là blottis l’un contre l’autre, ma tête contre sa poitrine, nos corps réunis depuis tant de temps imaginé, espérés et soudain nous sommes intimidés.
Je regarde cette pièce aménagée avec beaucoup d’harmonie loin de tous les serviteurs que comporte ce manoir, une pièce intime que pour nous, un secret à l’abri de tous, enfin…
La chaise glisse sur les lattes du parquet, les quatre pieds semblent émettre une chanson mélodieuse m’invitant à prendre place et un paquet noué d’un ruban doré apparait. Mes doigts défont lentement ce cadeau et un foulard de soie vert glisse sur la table. Je m’empresse de le mettre autour de mon cou, le message d’amour est transmis, nos yeux se croisent et parlent pour nous. Cet amour est là tous les jours caché derrière un voile et soudain le voile glisse s’efface montrant nos faces…

Tu sais je voulais t’offrir aussi des fleurs mais à cette saison on ne trouve plus de rose blanche, par contre tu trouveras dans ce coffret des palets Breton que j’ai confectionné spécialement pour toi.

Je souris me retenant de rire l’imaginant parcourir tous les jardins afin de trouver une rose blanche. C’est un homme attentionné, amoureux et j’ai beaucoup de chance de l’avoir rencontré. La distribution n’est pas finie, parti ainsi je vais m’effondrer sous les cadeaux à Noël. Une boite en fer aux dessins d’hermine entrecroisés de Triskell se pose dans mon assiette et lorsque mes doigts rabattent le couverte de jolis gâteaux sablés en forme palets enveloppés avec soin se font appétissants. Soudain le couvercle se ferme

C’est pour plus tard gourmande …

Arf !! Aussi je me disais bien, c’était trop beau…

Le bruit d’un bouchon emplit la pièce et un liquide rouge foncé teinte le verre. Une odeur au bouquet puissant et complexe se dégage soudain de la bouteille tandis qu’une spécialité culinaire à base de foie frais se dévoile sur quelques feuilles de verdure.

Je lui souris

Moi aussi j’ai un cadeau pour toi…
Missanges a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


Les jours suivants défilèrent rapidement et furent très chargés. Entre les fonctions de chacun et les préparatifs du mariage, le simple fait de s’accorder un moment en tête-à-tête devint un instant très rare. Le moment des repas était devenu une restauration sur le pouce, nul doute ma robe pourrait se fermer aisément…Nous nous étions partagés les invitations mais sans doute que certains cartons avaient du être oubliés qu’importent ceux qui voulaient venir étaient les bien venus…
Comment avais-je fais pour me laisser entraîner dans ce Conseil…Les yeux de biche de ma sœur sans doute à moins que cela ne soit plus profond…

Une ruche semblait animer le manoir et tous les serviteurs étaient en effervescence. Du jardinier à la cuisinière exécutant les ordres de la gouvernante qui elle-même subissait les directives des trois Mamettes…

La salle de réception fut nettoyée, embellie sous le regard bienveillant du portrait de ma suzeraine Anastriana trônant au milieu d’un pan de mur de la pièce. Le plancher reluisait, une longue table décorée avec soin avait pris forme. La plus fine vaisselle du manoir était venue garnir la nappe et toute l’argenterie étincelait.

Il ne restait qu’à attendre le jour et les invités, ceux qui allaient fouler de leurs pas de danse ce sol si brillant après s’être restaurés…

Il ne manquait que quelques fleurs pour terminer ce décor féerique. Je mis sur la table quelques pétales de roses blanches et quelques chardons…
Missanges a écrit:
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

Le manoir était calme, les tables étaient poussées sur le côté de délicieux mets étaient posés sur les nappes.
Ceux qui avaient fait route jusqu’ici pouvaient se servir.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Airina a écrit:
Les deux rohanais arrivèrent non sans se perdre un peu pour retrouver le manoir.
La faute à qui ? Hein ? Pas de commentaire !

Finalement après avoir laissé la chariote au personnel, ils furent reçus comme des princes.
Que c'était beau ! Elle découvrait avec émerveillement les salles les unes après les autres jusqu'à la salle prévue à cet effet où un portrait d'Anastriana paradait sur un mur dont Airina admira l'oeuvre.
Les mariés étaient déjà prêts à l'accueil des convives.
Les petites narines en éveil, la ratoune allait se régaler.


Missanges !!! Ankou....merci pour cet accueil.... tout ça a l'air d'être délicieux !!!
N'est ce pas Macsen ?


L'écuyer semblait lui aussi frappé d'admiration tant son mutisme était manifeste.
Missanges a écrit:
Missanges !!! Ankou....merci pour cet accueil.... tout ça a l'air d'être délicieux !!!

Profitez ! C’est avec plaisir. C’est nous qui vous remercions d’être là.

Prenant place sur une chaise, je regardais toutes les personnes animer le manoir pourtant si vide au fond de moi…
Macsen_pedr a écrit:
Cette fois, pour se rendre au manoir, Macsen n'avait pas fait le guide. Pas son truc ce genre de lieu. Lors de la visite des lieux, il ne disait mot, pas du tout à l'aise. L'enfant des rues qu'il avait été, avait toujours éviter de se balader dans de tel demeure. Ceux-ci étaient vite matraqué et insulté de voleur, certes, quand un gosse des rues s'y balade ce n'est pas par courtoisie.

Les voilà arrivé dans la bonne salle. Tout y était ! Mais avant de filer virevolter ici et là.


- Nous ne resterons pas longtemps. Rappel t-il à Airina.
Ankou a écrit:
Dans la grande salle du manoir tout a été préparé avec soin pour recevoir nos invités, sous la direction de ma Missig, à qui aucun détail n’échappe, les domestiques ont dressés les tables et présenté le buffet ou chaque invité pourra se restaurer à loisir.
Dans le fond de la salle l’orchestre commence à jouer, la rose et le chardon croise leur regard, entouré de nos amis et pourtant plus rien n’existe, nous sommes seul au monde, je m’approche, baise sa main et l’invite à ouvrir le
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien], avec grâce et légèreté elle m’accompagne, nos yeux perdu l’un dans l’autre ne se quitte pas, pas besoin de mot, nos sentiments sont au fond de nos regards et nous savons les lire.
Peu à peu autour de nous les couple se forme, je sais que je vais devoir partager ma douce, quelle va tourner au bras de nos amis comme moi-même je ferais valser les dames qui nous entourent.
Missanges a écrit:
Sa main s’était tendue en signe d’invitation et ma main avait rejoint la sienne. Ses lèvres chaudes se posèrent sur ma main puis son regard plongea dans le mien. D’une main souple et ferme il passa un bras autour de ma taille et posa sa main dans le creux de mes reins, me bloquant contre lui.
Ma main se posa sur son épaule puis remonta dans ses cheveux et mes doigts caressèrent ses boucles blondes, nos iris se dévisagèrent et nous commençâmes à danser au son de la musique.
Nos corps s’abandonnèrent à la musique et au rythme de celle-ci. Un tourbillon de plaisir nous entraîna dans la magnifique salle du manoir où la lumière semblait briller plus intensément. Le bruit des voix des invités devint de plus en plus loin, nous étions soudainement un couple seul au monde…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)    

Revenir en haut Aller en bas
 
Le manoir de la famille de Kerrandic...( 07 Janvier 1460)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les Abords du Manoir-
Sauter vers: