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 [RP]Un chantier naval à Brest ( 26 Septembre 1459 )

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MessageSujet: [RP]Un chantier naval à Brest ( 26 Septembre 1459 )   Jeu 8 Nov - 16:21

Ankou a écrit:

Un phare en Finisterre
Brest monte la garde
Amitié, Coeur et Terre
Un pays d'avant-garde

Cette ville fidèle à sa devise est une ville d’avant garde !
Brest en fin de terre, Brest la ville du bout du monde.

Et pourtant malgrè cela une poignée de femmes et d’hommes construisent l’histoire, évoluant avec son temps, portant une dynamique afin de faire vivre cette ville. Cette cité de pêcheurs et de marins. Le voilà, l’avenir de Brest.
Les bateaux !
Des échanges commerciaux transportant nos denrées vers d’autres contrées, ramenant eux-mêmes dans leurs gros ventres des marchandises rares. Exportation de bois et de poissons contre une importation de soierie, d’huiles parfumées, d’épices…
Les voyages tout aussi importants, formant éternellement la jeunesse. Par cette navigation une foule d’étrangers pourraient ainsi visiter notre sol breton réputé pour son hospitalité et nous même pourrions parcourir ses étendues inconnues qui peuplent souvent notre imaginaire.
Mais tout cela devait passer par une seule chose.
L’expansion du port de Brest.

Port constitué de quatre pontons et d’une cale sèche pouvant construire des petits bateaux fluviaux et maritimes
Il fallait agrandir tout cela !

Des jours et des nuits blanches afin de calculer le coût. Combien de bois ? Combien de pierre ? Combien de mains d’œuvre ? Répondront –elles présentent !
Et le doute s’installe…Puis le projet chemine dans les méandres du cerveau prenant entièrement possession de celui-ci jusqu’à devenir obsessionnel.

Le mal de crâne cesse soudain et le projet est là devant les yeux.
Fini ! Quatre lettres pour résumer toutes ses heures de travail et de calcul.
Projet ficelé pas tant que cela reste la partie financement !

La S.M.B. et le triskel d'or seront les gros financiers de ce projet.
Des dons viendront complètement boucler cette partie financière.
Sept pontons ! La possibilité d‘avoir trois chantiers de construction au lieu d'un seul pouvant construire toutes sortes de navires et bateau de commerce.


24 septembre 1460 ouverture des travaux, le projet est en route…


Missanges a écrit:

Cela faisait déjà quelques jours que la ville de Brest s’animait. Les mains posées sur la rambarde en fer forgé, barrière de sécurité protégeant les clients de l’auberge afin qu’ils ne déballent pas du deuxième étage la tête la première. Je regardais cette ville s’agiter.

La mer semblait fumer rejetant lentement une brume de couleur grise émanant de ses vagues. La ligne d’horizon n’existait plus, spectaculaire vision, que celle du mariage du ciel et de la mer. Chaque goutte scintillait prenant une teinte d’or au fur et à mesure que ce voile grisâtre se dispersait cédant sa place au soleil qui pointait. Des ombres fantastiques flottaient sur les lames.

Des cheveux vinrent balayer cette vision se collant sur mes joues, animés par la brise matinale. La même qui faisait gonfler les voiles des légères embarcations partant du port. Les bonnets rouges des pêcheurs vacillaient suivant les mouvements des marins sortant leurs frêles coques. Des volutes de fumée sortaient de leurs pipes tandis qu’ils maniaient les cordages.
Des voix s’élevaient, des rires fusaient, Brest s’éveillait !

Des navires marchands, les voiles roulées, attachées, attendaient que la main du marin défasse les attaches pour reprendre le large. Les coques se balançaient au gré des vagues, oscillant les immenses mâts érigés vers le ciel.

Sur le quai une foule inhabituelle des autres jours prenait place. Des femmes et des hommes s’inscrivaient sur un registre que tendait un homme assis. Un homme important dans la ville de Brest, le maire, Ankou !
Il était là au milieu dirigeant de son index ces femmes et ces hommes ayant répondu présents pour un futur en marche. L’agrandissement du port !
Tous ces volontaires semblaient perdus ne réalisant pas encore tout à fait à quoi ils s’étaient engagés, quel travail ils allaient effectuer. Certains avaient délaissé leurs champs, la pêche, d’autres leurs livres universitaires, afin d’être là à l’aurore, aux premières embauches matinales pour la première phase de travail : l’aménagement !

Du haut de mon balcon je regardais cette vie qui grouillait
24 septembre 1460 ouverture des travaux, j’étais à Brest attendant que la partie maçonnerie débute…
Maiwenn. a écrit:
Nous y étions, le projet avait vu le jour et nous ressentions l'excitation, la fierté de pouvoir démarrer les travaux.

Des nuées de pigeons avaient rempli le ciel, après avoir passé des soirées et des nuits, à noircir des vélins, à compter, re compter, vider quelques fûts, voyant naitre sous leurs yeux la possibilité de l'aventure.

Elle était là bien sur, une main sur l'épaule de son frère comme pour lui dire, tout va bien, ils sont au rendez vous, regarde.

Ils arrivaient de partout, laissaient leur champ pour quelques jours, pour participer à l'effort collectif, amarraient leur barque solidement pour venir être acteur de ce grand moment.

Cette première phase s'annonçait sous les meilleurs auspices et l'animation qui régnait à Brest, telle une fourmilière organisée faisait plaisir à regarder.

Elle ne s'en lassait pas, adressant un sourire à chacun, un mot d'encouragement, un remerciement.

Elle prenait une pause juste un instant, pour regarder ce bois déchargé, ces ouvriers parlant fort et chantant pour certains.

Une ambiance de fête comme elle n'avait pas vu depuis longtemps à Brest.

Resserrant un peu plus ses doigts sur l'épaule de son frère, heureuse pour lui qu'après tant d'heures de travail, il puisse enfin voir leur port s'agrandir, elle demeurait encore, juste pour profiter de ce plaisir simple.



Nagirrok a écrit:
Un boucan du diable emplissait la Bretagne qui résonnait aux oreilles du Corsaire comme la plus douce des mélopées.

Y'avait-il un volcan enfoui dans les entrailles du Ménez-Hom qui ce matin-là aurait décidé de se rappeller au bon souvenir des Bretons ?

Que nenni !

Vonafred avait-il bu le bouillon de 11 heures, faisant ressurgir des flots Ys l'engloutie tandis que la sulfureuse Dahut perdait sa queue de poisson et hurlait : "Pa vo beuzet Paris, Ec'h adsavo Ker Is" ?

Nann !

Les Castillans en colère avaient-ils déjà débarqué à Roscanvel pour faire le siège de Crozon ?

Un peu prématuré !

Les catins de Recouvrance défilaient-elles dans les rues de Brest pour réclamer la semaine des 4 jours ?

Et puis quoi encore ?

Non, ce bruit de métal et de clous enfoncés venait du bord de mer : le port faisait sa mue et ça déménageait !

Nagirrok le Briochin applaudit avec joie ces fiers Brestois qui embellissaient leur ville. Peu importait finalement les chicaneries sur le financement, le résultat était là et c'était l'essentiel. L'efficacité mise au service de tous est le meilleur gage de probité, les bons principes et les docteurs de la morale immobiles ne produisent au mieux que des escarres sur leur fessier gras.

Il admira cette fourmilière bâtisseuse et se revit au milieu des Briochins....putain, 2 ans !....quand les Brioches connaissaient également cette fièvre si délicieusement contagieuse et qu'il conduisait les travaux du port. Quelle belle aventure qu'un peuple qui s'unit pour bâtir !
Les mots qu'il avait alors prononcés devant ses concitoyens lui revinrent en mémoire :

Citation :
"homme libre, toujours tu chériras la mer".

Chaque être humain a un lien particulier à la mer, une secrète attirance dont il ne saurait expliquer la cause profonde.

Qu'est-ce qui nous fascine donc tant dans cette masse d'eau salée ?

Certains, portés sur la chirurgie de l'intellect, vous expliqueront que la mer est comme le souvenir ou plutôt la réminiscence pré-natale de notre maison originelle : celle du nid maternel, milieu aqueux, nourrissant et protecteur.

Nourrissant et protecteur.

Oui car les plus stratèges d'entre nous ne garderont que l'aspect protecteur et rappelleront que l'océan est la muraille de Bretagne, qui repousse l'ennemi de notre belle péninsule.

Les plus prosaïques préfèreront le côté nourricier de la mer qui fait le bonheur des pêcheurs que nous sommes.

Et les plus contemplatifs se satisferont simplement du magnifique spectacle qu'elle offre chaque jour.
Toujours la même, chaque fois différente pourtant.
Mélange de beauté évidente et de mystère insondable.
Quand elle joue avec le ciel et change de couleurs, quand elle est apaisée ou en furie, moussant de colère ; elle capture notre émerveillement.

Pour ma part c'est un peu tout ça qui me fascine bien-sûr, mais il est un aspect dominant dans ma passion pour la mer et c'est ce que rappelle la phrase du poète que j'ai cité : la liberté !

La mer, pour qui la respecte et apprend à la connaître est peut-être le dernier lieu de liberté absolue.
Et pour nous Bretons qui connaissons le prix de la liberté, il n'est pas étonnant que nous ayons ce rapport si particulier à l'océan.

Nos pères ont tourné le regard vers le large, leurs pères avant eux également, et d'aussi loin que la mémoire remonte, il y eut de magnifiques marins en Bretagne.
Les vénètes, formidables celtes, inspirèrent même terreur à l'armada romaine qui ne dut sa victoire qu'à une trahison d'Eole.

Et dans notre belle Bretagne, chaque matin, nous sommes nombreux à grimper dans notre barque ou à gratouiller les cailloux pour que cette mer nous offre ses fruits nourriciers.

Pour ceux qui possèdent une embarcation et les compétences pour la diriger, je sais qu'il y en a beaucoup qui repoussent chaque jour la distance de navigation. Qui chaque jour s'éloignent un peu plus de la côte, comme hypnotisés par cet horizon qui les appelle.
Mais voilà, notre barque est ce qu'elle est, et la Pointe du Roselier est la limite de nos escapades maritimes.

J'ai par chance chez les Corsaires Bretons, pu découvrir d'autres contrées par cabotage et, lorsque en partance d'Erquy, nous doublions Rohein, le vent du large - aux senteurs totalement différentes de celles de la brise terrestre - me ravissait chaque fois, tant il est puissant, sauvage et si plein de promesses d'aventures et de découvertes.

Oui c'est tout ça la mer, le ressac, la marée, le départ, le retour, un va-et-vient permanent, le spectacle de la vie.

Et comme en écho à nos appels, à nos envies, voilà que la science, les savants, les artisans se sont alliés pour que nous entrions dans l'ère de la navigation, dans l'époque du voyage, dans le temps des échanges maritimes.

La Bretagne a répondu présent immédiatement.

oh! combien de marins, combien de capitaines
partiront joyeux pour des courses lointaines...

....partiront chercher l'épice lointaine et l'étoffe rare qu'ils échangeront contre nos poissons - frais nos poissons - notre chouchen et notre cidre, nos produits manufacturés et nos outils.
De ces quais partira un fil ininterrompu qui nous reliera à un monde qui nous était jusqu'alors inconnu et inaccessible.

Richesses économiques mais d'abord richesse humaine dans la découverte de l'autre.

Il en fut également ainsi de la naissance de ce port, car la formidable aventure de l'ouverture des routes navigables fut d'abord une aventure humaine.

Il se rappellait ses amis venus sur l'Iffig pour l'inauguration et la statue déjantée qu'Ernesto_montevideo avait sculptée pour l'occasion. Il remercia intérieurement les Brestois de lui avoir rappellé ces moments-là et souhaita également que la cité griffonne connaisse à nouveau cette agitation.

Il retira son tricorne pour saluer les ouvriers et les artisans qui s'activaient.

- Chapeau bas Brestois, que Neptune bénisse votre chantier !
Ankou a écrit:
Le ciel légèrement gris teinté par de gros nuages annonciateurs d’orage. La première pierre baptisée par une pluie fine, nettoyant la poussière blanche que le chantier dégage.

Le premier jour ! Lundi 24 septembre,
Quatre vingt dix* brestois ont répondu présents ! Des femmes et des hommes manches remontées prêts à sceller ces pierres, afin que ce port s'agrandisse, pour que Brest rayonne au travers du royaume

Aujourd’hui, assis sur une caisse, une planche sur deux tréteaux en guise de bureau, je fais signer le registre des embauches par chaque ouvrier qui passe devant moi. Certain écrive leur nom maladroitement, d’autre font juste une croix sous leur nom, qu’importe la signature finalement, mais tous, sont enthousiastes. Après avoir pointé leurs présences, ils prennent leur morceau de pain pour le repas du midi et se dirigent vers leur ouvrage.

Mercredi 26, ce n’est pas moins de 120 ouvriers qui ont répondu présents à l’appel.

Et aujourd’hui jeudi 27 septembre, on en attend pas moins de 170. On voit arriver en ville des gens de toutes les villes de notre Bretagne, des bateaux remplis d’individus accourant afin de gagner fortune, attiré par le travail ou bien la curiosité à moins que cela ne soit pour l’ambiance qui règne. Un homme, un marin applaudit, retirant son tricorne pour saluer, les ouvriers et les artisans qui commençaient à s'activer.

- Chapeau bas Brestois, que Neptune bénisse votre chantier !

À mon tour je le salue grandement, reconnaissant ce célèbre marin ayant écumé tant de mer.

Toute une équipe est là, derrière moi pour me seconder dans ce projet un peu fou,
Ma douce, qui croit en moi m’encourageant, me remontant sans cesse le moral, quand fatigué je m’apprête à lâcher prise. Je la sais là bas dans une auberge, proche et lointaine à la fois, mais prête à venir à l’ouvrage lorsque la préparation du chantier sera achevée et que les maçons devront être au rendez-vous pour bâtir les murs et les cales de radoubs.
Sans oublier bien sur ma sœur, sinon j’aurais droit à un reproche taquin. Elle est toujours là pour me seconder, me soutenir. Sa main sur mon épaule me rassure, il est bon d’avoir une famille.
Mes amis fidèles qui se reconnaîtront et tous les autres Brestois, qu’ils soient partis tenante du Conseil Municipal ou non, chacun à sa mesure prenant part à l’ouvrage.

Demain tout le monde descendra dans la mine, pendant deux jours. Ainsi est le contrat Cinq jours de travail au port et deux jours en mine. Chacun ira piocher le minerais et le sortir des tunnels obscurs afin d’alimenter les fourneaux du Duché.


(* à noter que les chiffres donnés sont multipliés par dix pour le RP)
--Saona a écrit:
Saona était venue voir le chantier. Cela lui rappelait des souvenirs, ceux de la construction du petit port brestois. Il y avait de l'entrain, de la joie et il y avait eu du funeste, cet accident de chantier qui avait coûté la vie au colosse de Brest, Kuligan, mort dans les bras de sa fiancée Lauralyne.
Saona se promenait, elle attendait le retour de Laly et des enfants. Ca piochait, martelait, que de bruit, d'animation et de ferveur dans la tâche.
Ankou a écrit:
Vendredi 28 septembre 1460

Aujourd’hui le chantier est désert, après l’agitation des derniers jours, soudain c’est le calme plat, les cris et les rires se sont tus, mais où sont donc les Brestois ?

Auraient-ils déjà abandonnés leur projet pourtant si bien commencé.
Non, aujourd’hui tout le monde descend à la mine afin d’extraire le précieux minerai des entrailles de la terre.
La besace en bandoulière, la pioche sur l’épaule, ils ont formé des rangs et lentement la terre les a avalés. Les charrettes sont prêtent, les chevaux harnachés attendant la première pelletée.

Le sous-sol se divise en plusieurs galeries, les hommes se mettent en place. Les pics tapent, creusent, saillant les muscles de ces mineurs. Les chemises se mouillent de transpiration et de sueurs. Rapidement des tas de pierres se forment, les mineurs armés de pelles chargent ces blocs dans des sacs, pendant que leurs compagnons boiseurs s’acharnent à « butter » pour empêcher les éboulements. Tous travaillent protégés seulement de foulards laissant briller leurs immenses yeux.
La chaleur, l’humidité et la poussière sont difficilement supportables. La galerie, étroit tunnel n’ayant guère plus d’un mètre de haut, est à peine éclairée par une faible lueur.
Tandis que les hommes oeuvrent au fond du puits, des femmes, les clapeuses, trient le minerai, les pierres d’un côté, la terre de l’autre, c’est un travail pénible, les mains sont soumises à rude épreuve.

Deux jours, ils vont ainsi s’acharner avec la plus grande vigueur.


Ankou a écrit:
Dimanche 30 septembre !

La journée serait consacrée à Aristote enfin la matinée, car entre prendre le bain et se préparer afin d’aller à la messe déjà la matinée ne dure pas assez ! Un peu de repos, je l’avais bien mérité. Entre la répartition du travail afin que toutes les embauches soient prises et la tenue du registre, je n’avais pas vu la première semaine passée.

Aujourd’hui pas de travaux pour le port ! C’était possible ça !!
Sûrement pas, j’avais l’esprit trop torturé, par le fait de ne rien oublier que ce satané port obsédé mes pensées.


Il fallait que je contrôle le registre, que je note en face de chaque nom la somme dépensée chaque jour afin d’avoir le coût réel de cet agrandissement. Et soudain…
Les donateurs !

Oui, il y avait des personnes qui avait donné des écus pour que ce projet se réalise.

D’abord la Société Maritime de Brest et le Triskel d’or ainsi que le duché faisant grâce de la taxe sur les matériaux.
Puis les individuels ayant fait un don spontanément comme,
Enora.c, Maïwenn, Missanges, Romo, Chevalierkerlouet, Monmi, Obiewan, Alinoë, Kalonek, Ankou.

Mais il restait encore à trouver le financement pour les prochaines tranches
Soit 1600 écus par mois pendant cinq mois.
Ainsi des pains seraient en vente à 50, 100 150, 200, 300 écus afin que chaque personne puisse contribuer à ce projet et tous les dons seraient les bienvenus.


Reposant la plume, l’esprit cependant pas au repos tant que ce port ne serait pas fini, j’allais chercher celle qui me faisait battre le cœur depuis notre rencontre, celle qui faisait que mes jours avaient repris une couleur bonheur…
Ankou a écrit:
Deuxième semaine !

Lundi 01 octobre 1460

Ils avaient repris le chantier du port, trou béant avec vue sur la mer.
Ils avaient délaissé la mine, trou béant avec vue sur la terre.
Ils avaient signé pour le in et le off, pour l’intérieur et l’extérieur de cette terre, leur terre !

Ce matin le chef de port envoyait 180 embauches. La foule se rassemblait, des mains se levaient pour être de ce travail là !.C’est qu’il était bien rémunéré ce labeur et chacun essayait à sa manière de lever son doigt plus haut que celui du voisin pour se faire remarquer.

Femmes, hommes et jeunes enfants pointant leur index vers le ciel. Les enfants avaient encore le cou noir du minerai de la mine, bientôt ils seraient noirs de leur terre.
Maiwenn. a écrit:
La fin de semaine était arrivée, le port déserté à nouveau, pour filer en groupe épars jusqu'à la mine.

Chacun prenait ses habitudes, une semaine au port à l'air libre, trois jours au fond du trou.

L'ambiance était chaleureuse et fort conviviale.

Tous les jours amenaient de nouvelles connaissances, de nouvelles histoires, venant d'horizons différents, un vrai sentiment de travail commun pour Brest voyait le jour et les tavernes résonnaient de rires et de chants quand le soir tombait.

Elle était si fière de participer à cette merveilleuse aventure et de se sentir un des maillons.


Kalonek a écrit:
Kalonek aimait vivre au bord de la mer mais n'avait pas spécialement le « pied marin », il préférait se contenter de marcher sur la plage en admirant l'océan alors la construction d'un port n'aurait pas dû l'émouvoir plus que cela.
Mais brestois dans l'âme, il était fier de ce projet qui avait enfin vu le jour grâce à le ténacité de son cousin et maire, Ankou.

Du haut de ses remparts, Kalonek observait les avancées du chantier et se réjouissait que les villageois aient répondu en nombre pour mener à terme cette entreprise.
Il aurait pu aussi s'inquiéter du fait qu'un plus grand port allait attirer plus de navires donc un surcroît de travail pour le douanier qu'il était mais il avait d'autres projets en tête et allait bientôt passer la main à son filleul Gweltaz qui aurait cette lourde tâche a assumer.
Pour l'heure, Kalonek se réjouissait de ce que Brest était en train de vivre et ses espoirs reposaient sur le fait que ces travaux titanesques arrivent à terme pour offrir à Brest, un port dont la renommée sera la fierté du Duché de Bretagne.
Ankou a écrit:
Les travaux allaient bon train mais la fatigue se lisait sur tous les visages, les Brestois donnaient le maximum mais après la journée à s’échiner sur le port il fallait encore aller aux champs pour labourer, semer, récolter, certain comme les boulangers travaillaient toute la nuit et pourtant plusieurs champs restaientsans embauches. Les épis mûrs prêts à être récoltés restaient sur pied dans les champs car les bras étaient tous utilisés pour le port, bientôt les greniers seraient vides, les ailes des moulins allaient s’arrêter.

Il fallait réagir, c’est pourquoi je me dirigeais aujourd’hui avec des affiches à placarder dans toute la Bretagne.


Citation :
Bretonnes, Bretons,

Vous savez tous que Brest agrandit son port, les embauches sont payées 18 écus la journée, venez nous prêter main forte, Brest à besoin des bras de tous, du travail vous attend, nous vous accueillerons à bras ouverts, pour que nous réalisions ce travail tous ensemble.
Maiwenn. a écrit:
Elle suivait de près son frère, lui passant de quoi clouer les affiches.

Elle ressentait la même fatigue que lui mais aucun des deux ne l'avouerait à l'autre, ils avaient le même sens du devoir et de la responsabilité.
Lui maire, elle Cac et jamais ils n'avaient malgré, les obligations qu'ils avaient chacun, quitter des yeux le port.
Ils se relayaient dans leur boulangerie pour nourrir les travailleurs, quand la nuit tombait et qu'un dossier sous le bras, ils pouvaient surveiller du coin de l'oeil le four à pain.
Ils se relayaient aussi en taverne, lui dans la municipale, elle dans celle nouvellement ouverte, pour que personne ne manque de rien.
Ils étaient bien du même sang à n'en pas douter.

Derrière lui, un fusain, caché dans la paume de sa main elle rajoutait un petit mot sans qu'il le voit "Venez vite nous aider Maïwenn".

Quand il eut posé la dernière affiche, elle passa son bras sous le sien.


C'est l'heure de la pause, allons boire un verre, prenons ces 5 minutes, on les a bien mérité.

Cela sonnait comme un ordre, plus que comme une question.
Il fallait qu'ils reprennent quelque force en partageant une choppe.
Et elle savait dejà qu'ils la boiraient en regardant la mer.


Missanges a écrit:
Les mains posées sur la rambarde en fer forgé, les pieds sur les tommettes rouges de ce petit balcon je regardais au loin. Quelques gouttes d’une fine pluie se faisaient sentir à moins que cela ne soit le vent marin rapportant dans les airs un brin de brume marine...
Pleuvoir ! C’est bien connu, il ne pleut plus en Bretagne depuis la montée sur le trône du Grand Duc Brocéliande !

Mes yeux se perdirent sur une coque chahutée par les lames d’une mer déchaînée. L’embarcation avalait les vagues oscillant sur chacune d’elles, avançant bravant la tempête. Plus près du port des cheveux virevoltant au vent attirèrent mon attention. Des coups réguliers résonnaient comme le marteau sur l’enclume. C’était bel et bien un marteau mais pas celui d’un forgeron qui tapait. Un outil enfonçant des clous qu’une main tendait au besoin de la demande. Mes yeux fixèrent la main qui affichait, placardait sans cesse depuis quelques temps maintenant.

On devinait un visage fatigué à force de compter, de planifier les moindres détails. Une seule erreur pouvait tout remettre en question.
L’affiche posée, l’assistante du moment redevint la sœur bienveillante posant un tendre regard sur son frère. Bras dessus, bras dessous la brume les happa, leurs silhouettes devinrent indistinctes mes yeux les suivirent jusqu’à ce que leurs corps ne deviennent un point au loin.
Brest avait encore besoin de plus de bras pour boucler la première tranche, sans doute des renforts allaient venir des villes voisines, ce qui est sûr, c’est que ces quelques brestois ne baisseraient pas les bras et l’énergie qu’ils déployaient forçait l’admiration...
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MessageSujet: Re: [RP]Un chantier naval à Brest ( 26 Septembre 1459 )   Mar 29 Jan - 12:26

Missanges a écrit:
Qui peut arrêter les grains d’un sablier de s’écouler afin que le temps se fige ?
Sans doute encore personne si nous considérons toutefois que le temps s’écoule…
Pourtant il avait bien dû s’écouler..
Les grains avaient bien dû se libérer de sa partie haute pour finir en un monticule dans la partie basse et qu’une main invisible l’agite, le retourne ce sablier afin de recommencer une nouvelle journée…

Je n’étais plus la locataire de cette chambre d’auberge, étriquée, mansardée. Je ne voyais plus la mer sous le même angle de ce balcon aux tommettes rouges. Je la voyais maintenant par les fenêtres du manoir qui comme le sablier avait glissé du côté de Brest par une main tout aussi invisible. Magie quand tu nous tiens…

Ce qui n’avait pas changé était assurément le bruit que faisait sans discontinuer les travaux de l’agrandissement du port de la ville de Brest. Cette ville située dans une situation géographique extraordinaire à distance de tous les grands chemins et qui avait vu, malgré ce trait caractéristique, la venue en masse d’ouvriers.
La première partie dite aménagement était finie. Quatre cent ouvriers avaient préparé le terrain afin que la seconde partie destinée aux maçons se mette en route.

Une centaine d’ouvriers qualifiés avaient quitté les bancs de l’université afin de mettre en pratique cette matière acquise au fil du temps. Depuis des lustres pour certains érudits ridés et depuis peu pour d’autres. J’étais dans le second groupe ! Mon diplôme de maçon en poche dont l’encre n’était peut être pas totalement encore sèche, j’avais rejoins ce corps de maçonnerie.
Jours après jours, j’avais suivi les consignes du jeune Obiewan et la force fut avec nous !
Certains érudits ne purent s’empêcher de donner un cours sur la façon de bâtir la pierre tandis que les autres contestaient en bons bretons histoire de mettre un peu d’huile sur le feu… Et le plus magnifique c’est qu’à tout les coups cela fonctionne…

Le 15 novembre la partie maçonnerie était bouclée sans imprévu. La troisième phase pouvait se mettre en place. Les forges pouvaient rougir et nul doute que le Tonnerre de Brest allait s’inscrire dans l’histoire..
Maiwenn. a écrit:
Le chantier avançait doucement, peu de forgerons avaient répondu à l'appel de Brest et après l'euphorie, un calme s'était installé sur le port.
Certains trépignaient d'impatience à l'idée de prendre le relais mais les délais semblaient s'étirer par faute d'ouvriers qualifiés.
Un soupir puis elle se décida, elle allait reprendre la plume et écrire aux forgerons bretons, à st brieuc aussi qui pourraient compter sur eux, l'heure venue, il n'y avait pas de raison que Brest ne les sollicite pas, ça s'appelait la solidarité.

Posée sur un tas de cailloux, relevant son col elle sortit vélin et plume et se dit qu'une belle envolée de pigeons couvrirait le ciel de Brest ce matin .


Citation :
Demat Breton

Brest a besoin de forgeron pour avancer les travaux du port!
Soyez solidaires et venez nous rejoindre, nous vous réservons le meilleur accueil.
[quote=".Nagirrok"]

Le Corsaire lut l'affiche et la compléta avec joie.

Citation :

Si la Bretagne a encore un sens, la solidarité entre villes doit en être le meilleur exemple.
Deux chantiers navals sont en cours actuellement, Brest et Saint-Brieuc.

Loin de se concurrencer, ils doivent au contraire s'entraider dans cette tâche titanesque.

Saint-Brieuc ne recrute pour l'instant que des ouvriers non qualifiés. C'est donc avec joie que nous demandons aux forgerons Briochins, comme notamment Elffyn qui est déjà sur place, d'aller aider la ville du bout du monde.
Dardus a écrit:
Dardus avait entendu parler des soucis pour les ports breton, il se prix alors rapidement d'affection pour ces chantiers il envoyât donc missive dans les deux lieux.


Citation :



A tout ce qui lirons ceci, ou se feront lire
Demat

Qu'il soit su de tous,
Qu’en ce jour du 22 novembre

Moi Dardus de La Rosas seigneur de Amotz et villageois Rennais et avant tout Breton, a entendu l'appel d'aide des chantiers navales, ceux à quoi je vous annonces prendre la route ce soir pour rejoindre l'un des deux chantiers qui désirera acquérir mon aide, je ne suis ni forgeron ni quoi que ce soit d'autre actuellement, mais pour l'avancement des travaux, je vais de ce pas prendre un atelier de forgerons et je rejoins la ville qui en aura le plus besoin actuellement.

Cordialement





[hrp]Pour les chef de chantier ou maire intéresser envoyer moi missive IG pour savoir ou me rendre le plus tôt ou contacter moi IG pour prendre ma mésange[/hrp]
Annesolenn_wolback a écrit:
Anne-Solenn vint annoncer la contribution de Rennes à l'effort de tous.

Citation :
La ville de Rennes envoie le conseiller municipal Dardus aider à la construction des ports bretons. Pour ce faire la mairie a contribué à l'achat de l'échoppe de forgeron dudit Dardus et l'autorise à demeurer sur les chantiers le temps qui se révélera nécessaire.
[quote="--.Nagirrok"]

Merci frères Bretons !

Pour rappel :

Les forgerons c'est à Brest.

Les " pas forgerons" c'est à Saint-Brieuc.

Où on attend d'ailleurs avec impatience les volontaires de Rohan, promis par la ville pour venir construire leur futur ponton.

Dardus a écrit:
Alors j'irais à Brest, une fois finis j'irais a Saint brieuc je vous prommez de vous aider pour les deux chantier chers Frère!
Maiwenn. a écrit:
Un grand sourire se dessine sur son visage.

Merci beaucoup et merci Messire Nagirrok de donner de la voix en écho fortissimo à la mienne.
Obiewan a écrit:
Dardus, en tant que chef de port de Brest, je ne peut que vous remercier chaleureusement pour ce beau geste et vous pouvez être assuré de recevoir le meilleur accueil à Brest. Prévenez moi quand vous serez en vu des rempart de Brest et je vous donnerez la marche à suivre.

Ce tournant vers Nagirrok .

Si tu as besoin de renseignement ou de nom d'ouvriers qualifiés qui travail avec sérieux, n'hésite pas à venir me voir et je te communiquerai ça avec plaisir.
Dardus a écrit:
Il n'en est que plus normal messire Chef de port, les Bretons sont la pour s'entraider, je ne suis ici que depuis 1 ans mais je m'attache très vite à cette belle Bretagne que je considère mienne désormais.

Une fois le travail fait sur Brest j'irais au second chantier apportais mon aide et je suis entrain de chercher des volontaires pour venir fournir leur force de travail au second chantier.

Ensemble nous y arriveront!
Maitre_aupyl a écrit:
[rp]Au large de Brest

C'est dans une mer bien formé que le Triple NNN évoluait, ou plutôt essayait d'évoluer.

Le regard d'Aupyl allait et venait sur les voiles gonflées, sur le mât qui commençait à plier. La houle était forte au large de Brest. Dans un moment de calme relatif, il alla prendre la longue vue que lui avait offert Matouminou et Horloger, il observa la côte malgré les vagues.

Au loin, il crut distinguer des échafaudages sur les superstructures du port.
Des fumées de forges étaient visibles.
Son sang normand ne fit qu'un tour.
-Nan de diou de nan de diou! Ils en sont où, des travaux, ces cochons de brecons? C'est quoi leur truc pour trouver les écus?

Une grosse vague heurtant de flanc la coque, il trébucha.
Ah, c'est pas le moment....

Il replia sa longue vue, et se concentra sur la tempête qu'il allait affronter.[/rp]
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[RP]Un chantier naval à Brest ( 26 Septembre 1459 )
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