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 [RP] Lorsqu’une Vicomtesse rend sa couronne ! (14 Janvier 1460 )

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Messages : 1118
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MessageSujet: [RP] Lorsqu’une Vicomtesse rend sa couronne ! (14 Janvier 1460 )   Mar 29 Jan - 12:28

Missanges a écrit:
D’un baiser sur ma main il m’avait invitée à danser. Ses lèvres chaudes s’étaient posées sur ma main et ses yeux dans les miens. Mon corps contre le sien, bloqué par sa main enlaçant ma taille, nous avions dansé…Dansé…
Nos corps s’étaient abandonnés à la musique et au rythme de celle-ci, nous entraînant dans un tourbillon de plaisir. Le murmure des voix autour de nous avait cessé lentement et les invités s’étaient lentement retirés nous laissant danser en tête-à-tête. Un nouveau couple tout simplement seul au monde, un nouveau couple récemment unit pour le meilleur et le pire…

Trois coups portés sur le sol retentirent dans la pièce faisant glisser le tableau de ma Duchesse trônant sur un pan de mur. Elle semblait soudain avoir la tête de travers…
Mon regard se dirigea vers la source de ce bruit, je vis Mahestine affolée me faisant de grands gestes, de grands moulinets de la main tenant des feuillets.

Le mariage était fini les réjouissances aussi…Mon corps s’arrêta de tourner et d’un sourire vers mon mari,


- Chéri, je crois que Mahestine veut me parler, c’est assez urgent vu sa manière de faire. Avant d’avoir le manoir retourné je vais voir ce qu’il en est.

Laissant Ankou vaquer à ses occupations je me dirigeais vers l’aînée des trois ancêtres de Kastell.

- Ma Doué ! Regarde ce que j’ai récupéré, j’ai pas tout récupéré parce que c’était trop long à recopier… J’ai pas pris le dessin avec les chevaux, non plus, à mon âge je ne vais pas me mettre à dessiner !


Nous, Anastriana de Walsh-Montfort
Duchesse du prestigieux rohannais
Chevalier du maritime Trégoat



Tu pourras dire à ta Duchesse que si le Rohannais est prestigieux ben elle peut l’écrire avec une belle majuscule…Ah, ben oui j’ai pas fais d’étude moi…Mais ça je le sais…Donc voilà ce qui est écrit sur ce papier.

Miss assieds toi je vais te le lire c’est mieux…


Je surpris son regard et me m’assis donc attendant sa lecture. Je savais que cela serait épique car Mahestine savait mettre l’intonation selon son ressenti. Elle prit la parole…

‘’Il est parfois nécessaire de redéfinir certaines choses. Ce jour, nous disserterons sur ce qu'est la loyauté. La loyauté vassalique.

Si le terme au sens premier évoque principalement un sens de l'honnêteté et du respect des lois, la loyauté vassalique demande une honnêteté morale vis-à-vis de son suzerain. Si celui-ci, ses actes, ou son nom, sont piétinés sans vergogne par un individu, il ne parait pas de bon aloi, dans le cadre de la loyauté vassalique sus-cité, de rejoindre le-dit individu.

De la même façon, le rohannais est vecteur de valeurs, et de principes, que tout noble sur nos terres respecte et diffuse de facto en nous prêtant serment. Si ces valeurs sont également piétinées par un individu, et que l'individu en question se voit être soutenu par un de nos vassaux, il va de soi que cela peut rendre caduque le serment prononcé, pouvant amener certaines sanctions.

La loyauté est une vertu, un engagement moral, qui implique un dévouement. Ce dévouement peut amener à modifier des décisions prises précédemment, si celles-ci ne respectent pas le principe de la loyauté vassalique.

Enfin, nous rappellerons quel mot est l'inverse exact de la loyauté : la trahison.

Nous prenons conscience que certaines choses n'étaient peut-être pas suffisamment claires jusqu'ici, et pour faciliter la compréhension de nos vassaux de leur engagement envers nous, nous allons prochainement établir un contrat de vassalité détaillant les engagements mutuels. Car nous aussi, nous avons des devoirs envers nos vassaux.

Que cela soit dit, lu, et donc su’’…Bla bla


Je te sais très occupée Miss je savais que tu ne le verrais pas alors…

Alors une phrase résonna plus fort en moi


Citation :
Enfin, nous rappellerons quel mot est l'inverse exact de la loyauté : la trahison.


Nul doute ce papier était pour ma personne, J’étais sur la liste du Duc Tatoo Salaun de Kerkernv, Comte de Crozon, alors…

Pour moi ce n’était pas une traîtrise, je la savais absente, éloignée très éloignée et surtout pas partante pour une liste ducale et de plus cela suivait mes deux mois actuels.
Mon avis me regardait, je n’avais levé aucune force contre elle, je l’avais toujours défendue même, allant jusqu’à écrire au Duc Tatoo afin d’avoir des explications sur certaines choses…


Trahison…Moi !
Dévouée corps et âme à la Bretagne, mettant 500 écus dans les caisses de la mairie de Rohan à ma venue…

-Merci Mahestine effectivement je n’avais pas lu ceci


-Ce n’est pas tout Miss il y a aussi cette lettre de ta Duchesse !


Sa main se tendit montrant une lettre dont le sceau avait été ôté. Je souris tout de même, incorrigible Mahestine elle ne changerai jamais…

-Lis-moi donc cette lettre, tu sais que je peux tout entendre maintenant…
Missanges a écrit:
Mahestine se racla la gorge et prit un air de dramaturge comme si subitement la peste s’était répandue dans tout le manoir. Sa coiffe s’inclina suivant le mouvement de sa tête qui se penchait pour suivre les lignes de la lettre.

-Ma chère Vassale, vicomtesse des Forges,

Je t’écris ce soir, pour que nous puissions échanger sur un problème..


-Stop !

Pas la peine que tu me lises cette lettre je sais ce que qu’elle dit et ce qu’elle contient.
Je suis vassale d’ Ana depuis un an.
Lire des mots sans en expliquer le cheminement ne sert à rien…Il y a des choses que se disent et d’autres non…
Bref dans tous les cas, je pense qu’elle me donne le choix.
N’est ce pas Mahestine, toi qui lis tous mes courriers ?

-Soit, j’annule purement et simplement ma candidature, mais en cela il est trop tard

-Soit, si je suis élue, lors de la désignation du duc je devrais voter ma Duchesse et non Tatoo pour respecter ma fidélité que je dois.

-Soit, annuler ma candidature où demander à Tatoo qu’il m'inscrive à une place non éligible sur la liste ainsi je ne suis pas élue.

- Mais si tu es sur la liste c’est pareil Miss non ?

- Oui Mahestine pour moi c’est pareil. Lorsque je suis sur une liste c’est pour être élue parce que je crois en la personne, mais rien est simple…
Missanges a écrit:
Missanges !

Mes yeux s’ouvrirent la dévisageant, elle m’avait appelé Missanges…Jamais elle ne m’avait appelé ainsi. Son regard se fit doux

Tu sais je te connais bien, depuis tant d’années maintenant depuis ce jour où le Léon t’a ramené dans ses bras, depuis ce naufrage, tu es devenue ma fille celle que je n’ai jamais pu avoir et je vais te parler comme je pense.

Chaque jour je t’ai vu évoluer, grandir, comprendre les rouages de ce monde.
Tu es une personne qui donne de son temps comme beaucoup d’autres ont donné et que d’autres donneront. Nous ne sommes rien, juste un maillon qui forme une chaîne et qui chaque jour vit un jour de plus.
Tu as eu une enfance malheureuse comme bien d’autres personnes et malheureusement une vie de femme guère heureuse avec tous les décès qui t’ont entourée. Tu n’as jamais abandonné, tu as assumé tes erreurs, tes choix. D’autres auraient mis la clé sous la porte et seraient revenus incognito…Mais toi tu as toujours relevé la tête.

Tu vis ta vie à l’affectif, tu réagis à ce qui te touche alors comprends ta Duchesse elle réagit pareil…Elle a dit un mot qui t’a vexée, un mot trop fort mais c’est aussi une femme blessée qui réagit avec ces mots.

La vassalité c’est une famille Missanges et cette Ana comme tu l’appelles, je sais que tu l’aimes.
Dans une famille il y a toujours des heurts, des paroles qui blessent ou qui réconfortent, des désaccords mais on ne doit jamais effacer un vécu d’un revers de main.
Elle a eu tort d’employer ce mot, et toi tu as tort de réagir aussi fort.
Ana est devenue cette famille, tu es un membre de sa vie et tous ces jours passés ne peuvent être effacés, pas par toi.
Regarde la cour elle est noire de pigeons, porteuse de messages affectueux.

Continue comme tu le fais et reste celle que tu es fidèle à toi et tes valeurs, d’ailleurs elle te le dit bien en fin de lettre

"Pour le reste, demeure telle que tu es, c'est aussi dans ta naïveté qui est la seule fautive dans cette histoire, et cette naïveté, je l'aime autant que le reste en toi."

Et si on finissait ce kouig amann avant que Soizig et Ambroisine le mangent ?

Je lui souris, oui tu as raison allons finir ce gâteau et laissons faire le temps…
Missanges a écrit:
-Et si on finissait ce kouig amann avant que Soizig et Ambroisine le mangent ?

Je lui souris, oui tu as raison allons finir ce gâteau et laissons faire le temps…

Les aiguilles de la grosse pendule se figèrent et lentement le tic tac monocorde devint lointain. Il pouvait s’être écoulé une heure peut être même plus, des jours et des nuits…
Qu’importe après tout, prendre le temps de déguster un bol de prune autour d’un kouig amann avant que les deux autres frangines arrivent, c’est sans doute cela le bonheur…
Prenait-on le temps finalement de savourer ce bonheur, pas sûr !
Faisait-on ce que nous aimions vraiment, pas sûr !
J’observais Mahestine, sa grande coiffe de dentelle sur la tête dont elle serait sans doute la dernière à perpétuer cette tradition bretonne. Son châle sur les épaules dont elle ne se sépare jamais, un cadeau de son Léon prétexte sans doute pour cacher ce froid qui caractérise les personnes âgées. Sous cet œil, scrutateur et bienveillant, chacune prit le temps de déguster ce gâteau.

Une bouffée d’air froid vint subitement envahir la pièce et des cris résonnèrent. La porte claqua, le son s’infiltra dans chaque pan de mur faisant écho dans la pièce
-Ma doué ! Vous allez faire péter la baraque !

Les deux Mamettes étaient là les joues rouges d’avoir surement couru ou appris une dernière nouvelle un dernier potin dont elles étaient finalement assez friandes, c’est qu’en devenant âgées elles avaient plus de temps pour faire durée le temps passé au lavoir ou à l’échoppe du coin. C’était par elles que venaient toujours les informations.
Habituée à leurs gestes je sus instinctivement que la nouvelle n’était pas à mon avantage..
Soizig tordait dans tous les sens son tablier et Ambroisine serrait dans ses mains un carré de tissu bordé de dentelle.
Une chaise fut tirée contre la fenêtre raclant les tommettes rouges du sol qui réagit en faisant crisser les pieds de l’assise.
Le battant fut ouvert sans aucune douceur et sans pouvoir faire un geste je fus collée devant le rebord. L’air frais me piqua les yeux et une bourrasque fit tournoyer mes cheveux
- Miss écoute…

J'accuse. J'accuse le Conseil Ducal d'incompétence, de passe-droit et de détournements de fond.

J'accuse le Conseil Ducal d'avoir fait perdre des milliers d'écus à la Bretagne à cause d'un régime fiscal injuste.
J'accuse le Conseil Ducal de favoriser financièrement le Maire Ankou en lui versant 2000 écus de la Banque Bretonne au détriment des autres maires qui n'ont droit qu'à 450 écus.
J'accuse le Conseil Ducal d'avoir par deux fois laisser les mines sans entretiens et inspections.
J'accuse le Conseil Ducal d'avoir briser le lien de confiance et d'assistance entre les Mairies et le Duché.
J'accuse le Conseil Ducal d'avoir livré notre capitale à la vermine par manque de professionnalisme.


Enfin, j'accuse le Duc Tatoo et la CaC Douchka d'avoir été à l'origine de tous ces faits.
Ils sont la honte de la Bretagne. Oui, j'ai mal à ma Bretagne.



- Ma doué encore un abruti qui ne sait que crier. La Bretagne en regorge en ce moment, ça passe des heures en taverne, ça ne supporte pas nos boissons et plutôt que d’aller travailler ça ne sait que gueuler. Encore un maudit normand qui n’a pas du savoir faire son trou dans son pays et vient semer la zizanie chez vous.


Mahestine se leva d’un bond et cria dans le vent

- Va bosser, que d’importuner ceux qui travaillent Ta Bretagne !! Tu sors d'ou`!!!!

Fermant la fenêtre marmonnant dans ses dents, peut pas se casser la figure de son tonneau cet ahuri…

J’éclatais de rire…Mais…
Missanges a écrit:
Comprendre !

La nuit fut longue peuplée de ses phénomènes psychiques ressentis au cours du sommeil. D’images incohérentes se juxtaposant. Des visages amicaux défilèrent, semblant douter, exprimant une espérance déçue, se questionnant…
Et si cet homme sortit de nulle part avait raison…Un homme inconnu mettant en doute un travail de douze personnes, salissant ces personnes oeuvrant depuis tant de temps…
Des doigts invisibles me touchèrent, semblèrent serrer ce cœur qui manquait soudainement d’air. Les veines martelèrent mon crâne cognant sans cesse de ces paroles


- J'accuse le Conseil Ducal d'incompétence, de passe-droit et de détournements de fonds.

Puis ce fut le vide, une spirale m’entraîna dans les abysses d’une nuit sans fin.
Des bûchers se dressèrent, le vent emportant ses colonnes de fumée noire, ses odeurs fétides.


Est- ce, cet effluve de ragoût mijotant dans l’âtre de la cheminée emplissant l’air du manoir qui me réveilla ou est –ce, ce rayon de soleil pénétrant au travers des tentures. Quoiqu’en fut l’élément déclencheur, mes yeux furent ouverts regardant les images peintes au plafond. Une partie de chasse dont le gibier cerné, apeuré, devait faire face, se défendant contre une meute de chiens enragés…


Mon regard fixait la scène et pourtant je n’arrivais pas à détailler réellement les images, mon esprit gambadait revenant sans cesse sur ces maudites paroles.
Depuis quand j’œuvrais …Depuis toujours, depuis que j’avais posé le pied dans cette Bretagne, dans cette terre qui avait vu ma naissance. J’avais enchaîné fonctions sur fonctions pour le plaisir de découvrir cette incroyable machine renaissante…
Puis, le plaisir de découvrir avait cédé peu à peu la place au plaisir tout simplement.
Immergée, plongée dans cette Bretagne j’avais pris goût à courir dans tous les couloirs de tous ces bureaux que j’occupais sans faillir jour après jour..
Sans rien demander j’étais devenue Vicomtesse, faisant prospérer cette couronne sur ma tête. Alors que certains nobles occupaient une fonction moi j’en avais plusieurs…
Un an à l’avoir sur la tête, à courir partout, douze longs mois, sans doute l’heure de monter l’échelon…
Non, ce fut une longue lettre dont l’écriture tremblait sur le vélin, les mots dansant de colère, montrant l'inverse exact du mot loyauté : la trahison. !

Le conseil de trop ? Non seulement au "mauvais endroit", avec des "mauvaises gens"…
Et pourtant, cette duchesse Douchka si longuement harangué à chaque présentation de liste, était toujours là, fidèle malgré les pressions, malgré le dénigrement envers sa personne, pour œuvrer dans ce décor breton, ce paysage qui fait que nous laissons tant de chose pour répondre présent…
Cette femme que j’avais connue lors du trente neuvième conseil ducal, alors que les démissions s’enchaînaient en cascade, elle avait gardé le cap travaillant encore plus afin de mener à bien ‘sa mission’.
C’est encore au sein de ce quarante huitième conseil qu’elle avait encore gardé le cap oeuvrant deux fois plus au fil des jours suivant qui se ressemblaient cruellement enchaînant des démissions et des absences…

Il pouvait faire le beau, l’autre sur son tonneau
Il pouvait clamer le sot, verser son fiel en ragots
Il pouvait commencer à bosser pour être à sa hauteur..

Les orteils craquèrent au contact du sol, je suivis l’odeur de ce fumet et ouvrant la porte de la cuisine je vis mes Mamettes.
- Ma Doué, ton père devrait te prêter ses collants verts cela te donnerait sans doute des couleurs.

Haussant les épaules je regardais au travers du carreau cette foule qui grossissait autour de ce tonneau et dont les cris devenaient plus forts. Les mots toujours dans mon esprit, pas encore digérés
J'accuse le Conseil Ducal d'incompétence, de passe-droit et de détournements de fond.
L'inverse exact du mot loyauté : la trahison. !


- Miss le bébé du petit couple que tu aimes tant est mort cette nuit et ce n’est pas tout…

Ce fut ce jour là que certains événements se corrélant à d’autres...
Ce qui doit nous rendre plus forts nous fragilise finalement,

Je pris la plume…


Citation :





Moi, Missanges de Coëtivy,
Vicomtesse des Forges

En ce jour encore frileux du 01 février 1461, étant un membre de ce Conseil Ducal que l’on accuse d'incompétence, de passe-droit et de détournements de fond, je me sens sali et offensée.

Alors que toute une Bretagne pleure encore, certain sont vite sur pieds pour crier…
Alors que certains agissent sous des masques et coulent le fruit d’un travail et d’une économie de tout un groupe.

À ceux là qui ne sont bons que pour critiquer et dévaloriser des personnes intègres et droites je leurs laissent le bon soin d’assurer les charges dont j’ai été honorée de servir.

À ce jour, je donne ma démission de ma fonction de rectrice au sein de l’Université de Bretagne.

À ce jour, je donne ma démission au sein de l’institution des sages de la citoyenneté.

À ce jour, je donne ma démission au sein de l’aile de la culture.

À ce jour, je donne ma démission au sein de membre du Conseil Grand Ducal.

À ce jour, je donne ma démission au sein de rédactrice en chef au sein de l’Encyclopédie Bretonne.

Et comme je ne pourrais plus faire rayonner de mes services la Bretagne et la terre qui m’a vu m’élever et conformément aux exigences sur la noblesse bretonne.

À ce jour, je rends ma couronne de Vicomtesse des Forges et par ma volonté retourne dans la roture qui m’a vu naître.

Qu’Aristote veille sur la Bretagne et ses habitants !


D'ar Gwener 1 a viz C'hwevrer 1461,
Missanges de Coëtivy,
Ouvrière de sa forge !
Missanges a écrit:
Les jours passèrent tous identiques, s’enchaînèrent sans plus aucun but. Je refis surface en taverne montrant un visage terne mais au moins certains me voyaient ! On m’avait assez reproché de ne pas connaître mon teint mais lorsqu’on a des fonctions pas évident de trouver en plus du reste un moment de détente…
Un plongeon dans le néant lente auto destruction de ce mental meurtri. Lente descente dont l’envie avait fui. Le vide, le calme, je restais spectatrice de cette longue faux qui allait me faucher…

- P’tainnnnnnnnnnnnnnnnn !! Mahestine j’y étais ! J’allais pulvériser tous les scores, rentrer dans le top des 15 premiers de la catégorie difficile !
- Tu vas encore jouer combien de temps à cette tarentelle, allez bouge-toi. Aligner des cartes si c’est pas malheureux comme passe temps je vais t’en trouver moi du boulot, reprisage, tricotage…
- Euh finalement, je vais peut être reprendre certaines fonctions et qui sait peut être l’occasion de me lancer dans d’autres pour changer un peu.
- Miss c’est dommage tout cela non ?
- Oui, peut être un trop plein au mauvais moment
- va se panaver cet abruti sur ça
- Oui lorsqu’on ne sait rien faire d’autre faut bien se faire voir sur un moment de faiblesse. Peut être que j’aurais du passer une semaine chez les moines ou autre, mais tu me connais je suis ainsi et tu sais quoi, il peut dire ce qu’il veut…
-Allez donne-moi un vélin j’ai une lettre à faire.


Citation :



Ma chère Suzeraine, Duchesse du Rohannais,

J’ai bien pris acte de votre lettre " d’une demande d’une Suzeraine".

Si je n’ai pas répondu plus tôt c’est que plusieurs faits se sont enchaînés troublant mon esprit.

À votre phrase : Comment ferez-vous, lorsque le conseil ducal sera élu, et qu'il faudra désigner le duc?
Je réponds : Je voterai ma tête de liste.

À votre phrase : Comment pourrez-vous respecter votre fidélité envers votre suzeraine?
Je réponds : Je pensais être libre de mes choix.

Il est nul besoin d’en dire plus chère Suzeraine. Cela fait un an que je porte la couronne du Rohannais fidèlement vous ayant toujours servie du mieux que j’ai pu.
Je pensais par mon travail avoir fait honneur à cette couronne et même pour tout vous dire je pensais que depuis un an enchaînant toutes ces fonctions vous auriez pu remarquer ce travail.

Votre lettre et surtout vos mots m’ont fait mal comme sans doute vous avez eu mal de voir mon nom sur une liste ducale ayant pour pôle position le Duc Tatoo.
Vous n’avez pas fait appel à moi afin de faire partir de votre liste. Dans mon esprit je gardais en mémoire une Duchesse malade dont je prenais de vos nouvelles. Mon but était de travailler pour la Bretagne.

Je me suis élevée seule dans ce monde rempli de vautours prêts à accentuer la moindre faute pour le plaisir de faire mal.
J’ai travaillé seule sans aide à chacune de mes fonctions dans le simple but de bien faire.

Mais nous ne sommes pas là pour exprimer quelques-uns des cent regrets, nous ne sommes pas là pour exprimer la blessure ressentie.
Je suis là par ce vélin pour vous dire que vous avez toujours été une personne de référence pour moi et que je vous aime.

Mais bien au-delà de tout cela je reste une personne intègre dont personne ne dicte la conduite.

Je romps par cette lettre ce lien si précieux de vassalité, je rends ma couronne de Vicomtesse des Forges et par ma volonté retourne dans la roture qui m’a vue naître.

Je vous demande seulement la faveur de garder Antonslavik, seigneur du Cambout.

Portez-vous bien,

Missanges de Coëtivy.

Fin.
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