AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 1123
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)   Mer 13 Fév - 8:02

Missanges a écrit:
[hrp]Anakin étant une grande personne au sein de notre royaume nous nous devions de faire cette cérémonie qui ne sera pas détaillée comme un rp traditionnel par pur respect.
Cependant touchant l'irl cette cérémonie se fera plus sobrement. Aucun hrp ne sera toléré et sera censuré immédiatement par le chef censeur qui veillera sur ce topic.
Ce Rp sera ouvert aux posts à partir du convoi funèbre.
Merci de votre compréhension.
[/hrp]

Ville de Brest

Ce furent les Mamettes qui comme d’habitude me prévinrent de l’arrivée d’une personne désireuse de me voir. Je reconnus du premier coup d’œil le garde de Sa Majesté et lorsque sa main se tendit dans ma direction je vis immédiatement le sceau aux armoiries du Grand Duc.
Mes doigts décachetèrent la cire et mes yeux firent lecture des lignes couchées sur le vélin.

Citation :
...Nous annonçons également ses funérailles prochaines. Comme il s'agit de la main du Grand-duc, du représentant officiel de la Couronne, de notre image, les funérailles seront grand-ducales. Il sera enterré auprès de nos prédécesseurs, à égalité.
Nous chargeons la Vicomtesse des forges, notre conseillère, de cette organisation. Nous en profitons pour dire que nous refusons sa démission...

L’homme attendait une réponse, son visage était neutre, les yeux fixes, aucune envie de surprendre un trait d’expression dans ma lecture, un professionnel qui se contente de faire ce qui doit être fait.

-Vous direz à Sa Majesté que je ne suis plus Vicomtesse des Forges que je ferais pour le mieux…

L’homme porteur de la missive s’inclina et du se restaurer avant d’être raccompagné par les trois ancêtres de Kastell.

Avant de me mettre en route pour le domaine de mon ami. Je fis les démarches nécessaires, me renseignant sur ses volontés et cela sera ainsi…
Paperasserie quand tu existes autre que pour des lettres d’amour tu nous chagrines…
Les lignes passaient en boucles devant mes yeux
Les funérailles seront Grand-Ducales. …Hum
Il sera enterré auprès de nos prédécesseurs, à égalité…Hum
Missanges a écrit:
Domaine d’Anakin du Coiroux de la Croix de Rigole, Marquis du Coglais

Peu de personnes présentes à son domaine.
Ses serviteurs, Douchka sa meilleure amie et moi-même. Parmi les personnes dévouées à son service, une dame âgée nous mit gentiment à la porte de la chambre voulant faire le nécessaire. Une odeur d’aromates, de sel et de vin emplit la pièce.
Je fis donner des ordres afin de préparer la salle de parement.

Dans la plus grande pièce du domaine, richement garnie de tapisseries relatant des scènes héroïques avec ses Loups de Fougères et dernièrement comme maréchal de Bretagne, je fis poser le lit d’honneur.

Plus grand qu’un lit ordinaire fait d’un tapis de fougères et de sa terre tant aimée, recouvert d’un poêle de drap d’or, surmonté d’un dais de velours noir digne de celui d’un Grand Duc.
Les bords armoriés traînant par terre montrant la teneur de son rang.
Dans de grands chandeliers, d’énormes cierges furent disposés aux quatre coins de la pièce.

Lentement un halo lumineux envahit la pièce et porté par ses plus anciens et fidèles serviteurs dans ses vêtements de Maréchal de Bretagne, son fourreau d’épée à ses côtés le lit épousa les formes de celui qui venait d’y prendre place. Un immense manteau d’hermine fait d’étoffes précieuses vint se poser sur ses jambes.
Tout fut fait comme je l’avais ordonné, un dernier détail, mon regard se posa sur une de ses mains renfermant un caillou dont il ne se défaisait jamais.
À partir de ce moment, tous les serviteurs en vêtements de deuil prirent des torches et jour et nuit la lumière fut dans cette pièce.

Puis ce fut le défilé de toute une Bretagne rendant un dernier hommage à celui qui fut des notres depuis tant de temps.
Deux cents psaumes sortis de divers psautiers furent récités. Vingt jours passèrent afin que cette Bretagne démontre son amour pour cet homme.

Les voix se turent lentement, la pièce grouillant de monde fut soudainement vide. La dame âgée nous mit encore gentiment à la porte de la pièce.
Il était temps de préparer le convoi qui se mettrait en route pour la Cathédrale de Nantes, place des grands hommes.
Douchka a écrit:
Présente dès que le messager avait délivré la terrible nouvelle, elle était restée là, arpentant les couloirs, regardant par la fenêtre la campagne aussi froide que l’ambiance qui règnait au domaine à présent.

Puis elle retournait s’assoir près de lui, pour lui parler encore à mi voix dans un long monologue.

Quand la femme lui intima de sortir, elle n’a pas rechigné, s’accrochant au bras de Miss, la laissant l’apprêter pour cette cérémonie d’adieu.

Miss avait réussi à faire de ce cérémonial, un moment de calme et de recueillement dans la sobriété et la dignité de cet homme dévoué à sa terre jusqu’au plus profond de lui même.

Il était beau dans son costume de Maréchal, elle était si fière de lui.

Beau et serein couché sur du velours et de l’or. Un homme simple et généreux à qui la Bretagne entière rendait hommage.

Les visages défileraient saluant comme il se doit un des plus grands serviteurs de Bretagne et un des plus humbles aussi.
Il faudrait être forte, et garder toute dignité, que ces moments seraient difficiles.
Missanges a écrit:
Le convoi funèbre.

La cour du domaine était noire de monde. Le défilé des personnes venues rendre le dernier hommage attendaient le départ du convoi, le dernier passage, de la maison à l’église.
L’armée du Maréchal de Bretagne était là au complet tous les Osts confondus avaient revêtu la même couleur noire. Les chevaux y compris. Ce noir signe de distinction associée à la nuit, aux malheurs, aux chagrins.
La compagnie des trentes était présente représentant symboliquement des funérailles Grand-Ducales.
La distance du domaine D’Any jusqu’à la Cathédrale de Nantes serait longue et pourtant personne ne remarquerait cela. Tout était prévu, centaines de lieues, plusieurs journées, traversée de villes avec arrêt dans un sanctuaire à chaque halte.

L’ensemble du convoi prit forme,

Le début du cortège serait constitué par les personnes à pied. Je tendis aux personnes présentes des torches incrustées des armoiries d’Any, toutes ces personnes allaient ouvrir le cortège.

Suivrait l’armée de quatre chevaux alignés par chaque rang, porteuse des pennons de chaque Ost, des étendards aux armories du Baron de Landéan, qu’il était.

Les Loups de Fougères alignés sur un même rang côte à côte. Chacun portant à bout de bras, sa couronne, son épée, son bouclier, sa cote de maille, son heaume. Suivraient leurs chevaux encadrant les chevaux d’Any.

Au milieu de cette ligne de personnes portant les effets de notre Maréchal, se tiendrait une personne portant le blason armorié ouvrant ainsi le rang de la noblesse qui suivra.
Seul le Grand Duc choissirait sa place.

Ensuite se voulant protecteur de la dernière demeure recouverte du poêle de drap d’or, viendraient les représentants d’Aristote et les druides.

Clergés réguliers et séculiers, curés et diacres, Vicaires, Chanoines, Archidiacres, Evèques, Archevêques, Cardinaux.
Bardes, Ovates, druides, Archuidruides.

La compagnie des trente clôturerait le convoi en rang identique que l’armée de quatre chevaux alignés par chaque rang, porteuse des pennons de leur compagnie, des étendards aux armories d’Any.

Aucune place laissée au hasard, tout avait été dirigé avec respect.
De ma torche allumée, je mis le feu aux autres flambeaux.
Le convoi étant prêt il se mit en marche.
Nominoe a écrit:
Les ordres avaient été donnés dans la soirée.

Nominoë était alors sénéchal au sein des Trente lorsqu’il avait connu Anakin, un homme qui savait de ses mots retourner toujours une situation volcanique en apaisement.
Le temps avait passé et le mien devenant plus actif j’avais du laisser ma fonction de sénéchal car moins présent. C’est peut être ce qui manquait actuellement à cette Bretagne, des gens qui, lorsqu’ils sont moins présents rendent leur fonctions afin que d’autres plus présents fassent le travail. Mais tout cela était un autre paramètre.
C’est donc sous ses habits de chevalier de Tregeneg que Nominoë prit place au dernier rang de ce convoi fermant la marche.

Un honneur pour lui que d’être présent.
Kalonek a écrit:
Même s'ils s'étaient peu rencontrés, c'est avec en mémoire les bons moments passés avec lui au domaine de Douchka, que Kalonek avait décidé de rendre un dernier hommage à Anakin.
Ce fut donc discret et recueilli qu'il se glissa dans le cortège.
Lanaelle a écrit:
J’attendais depuis des heures pour l’accompagner dans son dernier voyage et mes pensées s’envolèrent quelques instant …..

Je me revois le jour de mon baptême, il était là à côté de moi , me souriant et m’encourageant du regard….


Je me revois encore, le jour de mon mariage, marchant fièrement vers l’autel au bras de mon parrain Anakin.
Oui, toi, Anakin qui as su si parfaitement remplacer mon père décédé !
Toi que je vais tâcher d’accompagner aujourd’hui sans défaillir pour ton
dernier voyage.

Je me pose continuellement la même question : pourquoi ?
Tu m’as tant donné… épaulé…conseillé… consolé… Tu étais tout
pour moi… qui avait tant besoin de toi.

J’avais fait ta connaissance au domaine de mes parents. Nous
avions échangé quelques propos et j’avais déjà été impressionnée
par ta sagesse . Plus tard maman m’avait conseillé de te choisir
comme parrain et j’avoue que s’il est un conseil que je n’ai jamais
regretté d’avoir suivi c’est bien celui là.

Je vois les gens bouger, le cortège semble en place. Même les Trente
sont là ! Quelle distinction ! Ils clôtureront le défilé eux…

Missange me tendit un flambeau aux armoiries d’Any dont je me saisis
un peu machinalement, je dois avouer, tout en lui retournant un pâle
sourire que je ne parvins qu’avec peine à décrisper. Je me retournais. Légèrement en retrait, les Loups de Fougères
arboraient les armes, effets et distinctions du Maréchal. Je poursuivis
mon balayage du regard autour de moi mais sans parvenir à saisir
la réalité de ce qui se passait. Je devais faire
un rejet. Je sentis une personne m’effleurer en avançant… j'entendis vaguement : "Tu viens..."

Le cortège s’etait mis en marche…


Missange, ma merveilleuse amie, me pressa le bras et m’entraîna…
Je me mis à avancer sourdement comme une automate et soudain toutes les larmes que je retenais jaillirent de mon corps.
J’éclatais en sanglots comme un enfant à qui on vient d’arracher son papa
une seconde fois.
Obiewan a écrit:
Obiewan vit le cortège se mettre en marche. Il avait encore du mal à croire à tout ça.

Il avait eu l'occasion (la chance...) de rencontrer Anakin lors de différente cérémonie et en gardait le souvenir d'un homme juste et bon, qui avait toujours un mot gentil pour tout le monde.


Il se glissa donc dans le cortège près de son ami Kalonek et marcha en silence pour ce dernier voyage d'Anakin.
Liocea a écrit:
Liocea prit place discrètement dans le cortège, le souvenir des derniers instants et sourires passés au Plérin, gravés dans sa mémoire à tout jamais.
Le regard droit devant, laissant le vent lui rappeler le son de sa voix si souvent écoutée chez les crieurs...
Accompagner ce voyage comme il avait si souvent accompagné chacun présent en ce jour...


Ankou a écrit:
Le convoi s’était mis en mouvement. Ma main dans celle de mon épouse je repensais à mon parrain.
Il nous avait quitté, comme une bougie que l’on souffle, à la place une étoile était née.
Il laissait un grand vide derrière lui, je songeais à tout nos échanges en marchant silencieusement pour l’un des plus grand hommes que la Bretagne ai porté.
Honoré et reconnu par tous, il serait accompagné par tout ce que la Bretagne comptait de personnes de valeurs, ses compagnons d’arme des Loups mais aussi l’ost et les trente était la pour lui rendre un dernier hommage.
Roxane2 a écrit:
Roxane , tout de noir vêtue , arborait sur sa cape pour seul ornement le blason de la garnison de Fougères si chère au cœur du disparu .

Elle marche vers Missanges et tends la main afin de prendre une torche à l'effigie de la maison d'Anakin , tout en lui en lui faisant un petit sourire tristounet . Elle lui chuchotte

Ça va toi ......

Puis se détourne et se dirige vers sa monture tout de noir caparaçonnée que tenait par les rênes un homme de son Ost .
Une fois à cheval elle va se positionnée derrière le Capitaine de Bretagne en tant que second de l'armée de Bretagne
Jetant un coup d’œil elle regarda si tous les membres de l'Ost étaient là . Les hommes de Fougères attendaient déjà derrière elle et les autres se mettaient en place . Et elle attendit le départ .
Olixius a écrit:
Il avait rejoint le cortège, sans mot dire. Deux hommes qui s'étaient toujours appréciés sans se parler, juste en s'écoutant, et puis des échanges enfin, mais des échanges trop tardifs.

Il leva quelques instants la tête quand on lui tendit une torche. Le sourire et la bonté d'Anakin étaient partout, dans tous les esprits et dans tous les coeurs.

Il attendait que le cortège s'élance, songeant à la vaste aventure qu'est la vie. Il suffisait de voir toutes les personnes présentes pour comprendre qu'Anakin avait fait de la sienne quelque chose de particulier. Un don sincère de soi qui éclairerait encore longtemps le chemin de ceux qui étaient présents pour l'accompagner dans ce dernier voyage.
Secate a écrit:
Elle rejoignit les autres clercs au sein du cortège, en tant que diaconnesse; elle n'avait cessé de prier pour que le Très Haut acceuille Any à ses côtés

Elle l'avait connu dès qu'il était arrivé en Bretagne, ils avaient servis à l'Ost ensemble et étaient devenus de grands amis. Elle qui à l'époque ignorait l'existence de son demi frère, avait trouvé en lui un frère, un père. Jamais il ne lui avais tourné le dos malgré toutes les bêtises qu'elle avait pu faire. Toujours il était là pour l'écouter, la réconforter, la conseiller.

Elle avait perdu un membre de sa famille...

Anakin avait aidé tous ceux qui en avaient besoin et il était surement le breton qui avait le moins d'ennemis et que la Bretagne et les bretons connaissaient le plus.
Esmica a écrit:
Elle était là bien sur présente parmi les autres, pour rendre un dernier hommage à son ami, cet homme merveilleux.
Elle était tout noir vêtue, arborait seul l'ornement du blason de la garnison de Fougères.



Elle regarde Miss, son amie, un regard qui voulait dire ne t'inquiète pas tout va bien se passer.
Elle se dirige vers sa monture son fidèle ami, noir comme la nuit, et vêtu de noir. Une fois à cheval, elle s'approche saluant d'un signe de tête Roxane et le Capitaine de Bretagne.

En tant qu'Ordonnance, elle portait aussi d'étendard aux armories du Baron de Landéan et celui de l'Ost de l'Est.


Elle pris place dans le cortège, alignés aux autres trois chevaux, porteurs des pennons des autres Ost.

Elle vérifia bien que tous les soldats de l'Ost de l'Est, étaient bien présents, et qu'ils avaient pris place dans le cortège. Surtout les Loups de Fougères, dont elle était l'Ordonnace, qui devraient être juste derrière. Lorsque chacun fut à sa place, elle eut un soulagement. On étaient en route, pour ce dernier adieu à notre regretté Maréchal.
La douleur était vive, et cela était difficile, les larmes couler discrètement...mais il fallait tenir le coup pour lui.
Dardus a écrit:
Victor dont la santé ne déclinais plus mais encore fragile, se mit en route pour se joindre au dernier voyage de son amis.. La peine qu'il ressentais était visible sur son visage, les yeux creusé, la mine bouffie.

Il se consoler en travaillant toujours plus dur, toujours plus fort, comme ci le fait de travailler lui faisait du bien.

Il pris son mantel d’apparat, et se joignit au cortège. Il ne parla pas n'expriment rien..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 1123
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)   Mar 19 Mar - 8:34

Bahia7 a écrit:
Bahia s'était longtemps réfugié dans un déni sans nom. Il s'était refusé d'accepter sa disparition.Lui son frère. Leurs souvenirs remplis de rires et de moments graves aussi. Ces choses de la vie, qui vous lient à jamais.

Ce jour de cérémonie, il en avait à la fois l'appréhension, et en même temps il en était fier. Appréhension, car il savait que c'était lui dire au revoir à jamais, et fier, car cet adieu ressemblait à tout ce qu'il aimait: Toute la Bretagne l'accompagnait, unie, lui qui était un des rares à avoir cette faculté.

Pour l'occasion il avait rejoint Douchka, celle avec qui, au côté d'Anakin, les souvenirs avaient été fou rire en série à Fougères, sa ville.

Tout ce qu'il voulait ce jour, c'est l'accompagner dans sa dernière demeure, être là à ses cotés. Il se mêla au convoi, sans un mot.
Xhena a écrit:
Les Loups de Fougères alignés sur un même rang côte à côte en tenue militaire arborant l'écusson de L'ost de Felger suivaient leurs chevaux encadrant ceux d'Anakin.



Xhena était la présente aux côtés de ces frères d'armes pour rendre un dernier hommage à son ami cet homme qui était pour elle un exemple de gentillesse.

Portant l' épée de l'ordonnance Anakin à bout de bras elle suivait l'Ordonnance Esmica en marchant le cœur remplit de tristesse,retenant ces larmes qui coulées le long de ces joues.....c'était dur!!dur!! .......mais pour lui il fallait qu'elle soit forte.
Douchka a écrit:
Un bras pour s'appuyer et puiser la force.
Bahia, comme une évidence était là.
Pas besoin de mot, un regard échangé, ils étaient meurtris et unis dans la douleur.
Ils avaient tant partagés à trois et à présent, elle comme lui avaient ressenti le besoin de se retrouver côte à côte pour l'accompagner lors de son dernier voyage.
Il ne pouvait en être autrement.
Ils avaient tant ri aux larmes ensemble tous les trois, ils pleuraient à deux à présent.


Difficile, silencieux et douloureux était le recueillement pour accepter l'immuable, pour laisser place au deuil, pour accepter de tourner une page à laquelle ils se raccrochaient à quatre mains, pour avancer un pas après l'autre, pour continuer la route, sans autre choix que l'acceptation.

Nul ne saurait dire qui, de l'un ou de l'autre, se raccrochait au bras offert mais ils se tenaient droits, le regard perdu à l'horizon, leurs pensées mêlées du même passé partagé avec leur ami, marchant du même pas.

Pierig a écrit:
Marchant parmi ses frères loups fougerais, le visage digne et la mise soignée, mais le regard éteint et vague, Pierig marchait, toujours un peu sous le choc. Il ne s'était jamais considéré très proche d'Anakin, mais lui avait toujours voué un grand respect, et admirait sa manière d'être, et sa manière de commander avec patience, compréhension et fermeté mêlées. Il avait encore du mal à accepter son trépas, si soudain, qui l'avait laissé complètement consterné. Mais il se trouvait bien là, en compagnie de tous ces gens venus rendre un dernier hommage à cet homme aimé et respecté de tous.

Jamais il ne s'épanchait en public. Mais il n'en était pas moins accablé et comme vide...

Il avait demandé à porter haut, le temps du convoi, le heaume étincelant d'Anakin et s'acquittait de cette tâche comme s'il s'agissait d'une relique sacré.
Kevin_mc_conan a écrit:
Lanaelle a écrit:
Missange, ma merveilleuse amie, me pressa le bras et m’entraîna…
Kévin laissa Missange entrainer son épouse.
Il repensait aux trop rares moments qu'il avait passé avec Sire Anakin
et il regrettait de ne pas l'avoir mieux connu mais il tenait à être présent au pres de son épouse Lanaelle pour qui, la mort de son parrain était une perte inconsolable.
Kévin faisait du mieux qu'il pouvait pour la soutenir.
Naeligdekerrandic a écrit:
Je me mêlais à la foule silencieuse, baissant la tête. Mais soudain je me dis, kil préférerait pô et en fière fille de Breizh, je me redressais de ma petite taille parmi tous ces grands.
Je passais sans doute inaperçue et d'ailleurs je m'en fichais bien.
Mais, je devais êcre là, pour lui, pour Ana, pour ce ke j'avais représenté pour lui.
J'espérais ke, devant ce grand malheur, on m'oublierait, et ke, les grands viendraient pô me dire ke c'était pô ma place. Passe ke môa, je savais dans le fond de mon coeur ke c'était ma place. Il voulait ke je l'accompagne au sacre pour le Grand Dug. Il disait ke je lui faisais penser à sa fille ki aurait eu mon âge....
Soudain, forte de cette pensée, je me mis à sourire à travers les larmes ki coulaient sur mes joues. Je pensais kil devait avoir rejoint ceux ki lui manquaient tant, et êcre heureux ôprès d'eux.
Aanor a écrit:
Ce matin là le réveil avait été un peu plus difficile.

Assise sur un fauteuil dans la pièce attenante à sa chambre elle avait longuement observé la tenue dans laquelle de nombreuses aiguilles étaient toujours plantées, ce défi inachevé qu’il lui avait lancé.

Puis sans un mot, dans une atmosphère lourde, avec l’aide d’Eillena, sa dame de compagnie, elle s’était vêtue avec soin. Elle s’était ensuite laissé coiffer. Sa dame avait dompté ses boucles blondes, quelque chose d’élégant mais de discret. Elle se faisait belle pour lui, pour son dernier voyage. Elle passa autour de son cou son pendentif d’ambre. Elle le portait toujours dans les moments difficiles, aimant lui prêter des vertus apaisantes.

Un sourire passa sur son visage terni. Elle pensa à la fois où elle lui avait dévoilé sa tenue pour le sacre du Grand Duc, aux mots qu’ils avaient alors échangé et à la danse qu’il lui avait promis. Mais le sourire se fana aussi vite qu’il était apparu. A chacun des souvenirs qui se rappelaient à elle, elle faisait le grand saut. La douceur, les bisouilles et les fous rires partagés finissaient par faire place au rappel de la dure réalité.

Elle passa sa cape la plus sombre, cachant son visage sous l’ample capuche qui couvrait sa tête. Elle embrassa sa fille puis prit la route de Fougère aux côtés de son blond, toujours sans un mot, l’œil se perdant sur l’horizon.

A leur arrivée, elle l’avait laissé descendre et avait attendu quelques instants dans le confinement de leur voiture. Déjà ses yeux s’humidifiaient. Elle ajusta sa capuche, resserra les pans de sa cape et descendit.

Elle l’aperçut aux côtés de la comtesse du Vendelais. Passant ses mains dans son cou, elle détacha son pendentif. Un homme qui était venu à sa rencontre lui expliqua la place qu’elle devait prendre dans le cortège. Elle se dirigea vers lui. Sa main se posa dans son dos puis trouva sa main dans laquelle elle glissa son pendentif, refermant ses doigts dessus pour ne pas qu’il tombe à terre. Un bout d’elle pour lui assurer son soutien dans cette épreuve. Un regard, un sourire non pas joyeux mais rassurant, et toujours sans un mot elle se dirigea vers l’avant du cortège. Sans qu’elle ne réalise comment, elle se retrouva avec une torche portant les armoiries de son ami. Elle la serra de toutes ses forces de sa main gantée. A présent, sur ses joues dissimulées à l’ombre de sa capuche, les larmes perlaient en silence. Elle suivait le mouvement, un pas après l’autre, machinalement, sans prêter attention ni à ses voisins ni au paysage. La réalité la frappait durement. Impossible de continuer à la nier, elle amenait celui qu’elle considérait comme son beau frère vers sa dernière demeure.


Where has the starlight gone?
Dark is the day
How can I find my way home?

[Liong King Broadway - Endless Night]
Blotus1er a écrit:
L'ordonnance arriva à son tour avec son Ost. L'Ost du Nord et les compagnies de St Pol de Leon, Brest et Treguier.

Ils prirent place dans le cortege en bon ordre et attendirent la suite des evenements. Blotus avait un brassard noir et portait les couleurs de la compagnie de Felger en l'honneur de son ami.

Blotus avait aussi retrouvé sa niece et s'empressa vite de la prendre avec lui. Il y avait beaucoup de monde et il ne voulait pas qu'elle se perde.


Xoff a écrit:
le capitaine arriva et prit place dans le cortège le visage fermé portant avec honneur l'uniforme des Loups de Felger.
la mort de son ami allait laisser un vide...


Barelius a écrit:
Barelius lui aussi était là pour rendre un dernier hommage à Anakin, accompagnant le cortège de ce grand homme de la Breizh.
Tout en silence perdu dans ses pensés, de temps en temps levait la tête pour regarder vers l'avant du cortège funèbre.
Missanges a écrit:
18 février 1461, Sur le parvis de la cathédrale

Dans chaque ville traversée des personnes s’ajoutèrent au cortège formant un incalculable nombre de bretons cheminant côte à côte sur les routes de Bretagne. Des murmures s’élevèrent, chacun discutant, se remémorant.

La cathédrale de Nantes apparut soudain et de chaque côté de la porte principale de longues bandes d’étoffe noire armoriée couvraient la pierre. Une litre funéraire avait été tendue signifiant qu’un grand homme entrait en ce jour dans cette demeure sainte.

Le convoi stoppa sur le parvis, la masse humaine se divisa en deux, s’ouvrant pour faire place aux Loups de Fougères. Ils entrèrent les premiers dans cette immense cathédrale portant à bout de bras, les effets du maréchal de Bretagne ainsi que la dernière demeure recouverte du poêle de drap d’or. Ils déposèrent notre ami sous la chapelle ardente construite en son hommage entouré de ses effets exaltant la vocation militaire d’Any.

Une lente procession se fit dans la nef centrale sous le regard des représentants d’Aristote

Ceux qui portèrent les torches et qui avaient ouvert la route, fermèrent cette fois-ci la marche et déposèrent leurs flambeaux sur des réceptables dans le chœur de la chapelle avant de prendre place sur les bancs afin d’écouter la voix d’Aristote.
Madennig a écrit:
[A la cathédrale]
La jeune demoiselle de Rohan avait fait la route jusqu'ici ! Elle aurait bien voulut suivre le cortège mais l'état de son poignée de lui permettait pas encore de soutenir de trop long voyage. Cependant, elle avait pris son mal en patience pour venir jusqu'ici car il était absolument impensable pour elle de ne pas être présente. C'est donc sagement, vêtue de noire, que la demoiselle regarda arrivé le triste cortège le laissant prendre place.
Verty a écrit:
Les clercs entrèrent dans la Cathédrale en procession.
Tout était prêt. Ils allaient pouvoir procéder à la cérémonie d'obsèques du Maréchal de Bretagne.

Les fidèles entraient progressivement dans la cathédrale. Leurs visages étaient tristes, sombres. Certains avaient les yeux rougis d’avoir pleuré. L’intérieur du bâtiment était tendue de noir et éclairée par une quantité impressionnante de cierges.

Le défunt, avait laissé dans les mémoires une trace indélébile. A l'entrée, un panier d'osier recevaient les quelques offrandes des fidèles. Après la cérémonie, son contenu serait confié aux bonnes œuvres, car c'est ainsi qu'Anakin l'aurait voulu.

Mère Verty, s'avança à l'autel, la foule se tut et elle prit la parole.


Mes biens chères sœurs, mes bien chers frères,

Nous sommes réunis aujourd'hui pour rendre un ultime hommage à notre frère aujourd'hui décédé. Cet homme remarquable laisse en Breizh un vide qu'il nous sera difficile de combler un jour, si nous y parvenons.

Cet homme fut un exemple de droiture, de justice et de don de soi. Tout le monde en Bretagne, se souvient de son inflexible chasse aux brigands et usuriers de tout poil. Anakin fut un exemple pour nous tous.
Son opiniâtreté mêlée à son affabilité lui ont permis d’être respecté par tous.


Aussi aujourd'hui nous prions pour le repos de son âme.

Seigneur, Reçoit Anakin du Coiroux de la Croix de Rigole
en ta Sainte Protection.
Qu'il rejoigne les Saints et les Justes pour la vie éternelle.
Pardonne lui ses pêchés et regarde sa foi.
Il t'a donné sa vie, Seigneur, donne lui la paix.
Amen


Monseigneur Verty continua

L’homme fait de terre et d’eau est par nature attiré par le centre de la terre, mais l’amitié vraie élèvera son âme et si elle est digne de rejoindre le Très Haut elle ne s’enfoncera pas comme le corps vers le feu des enfers mais au contraire elle trouvera sa vraie nature qui est de s’élever vers notre seigneur.
Pepitho a écrit:
Pepitho s'était levé ce matin-là avec une impression bien étrange. Une boule au ventre et des crevasses sous les yeux. Il s'était passé à maintes reprises de l'eau glacée sur le visage. Rien n'y faisait. C'était comme essayer d'enlever les épines d'une rose avec un brin d'herbe. Le jeune homme resta là un moment à contempler son reflet.

Habillé tout de noir tout comme son Ordonnance Esmica, le Lieutenant alla porter lui aussi les couleurs des loups de Felger dans le cortège. Se postant juste derrière elle, il ne salua personne, ne regarda personne. Gardant un visage fermé. Ses pensées, jusqu'à Nantes, iront à son ami.


[Sur le parvis de la cathédrale de Nantes]

Pepitho l'avait accompagné alors jusqu'au-devant de sa dernière demeure. La cathédrale de Nantes était majestueuse. Nul doute que cette immense bâtisse était Grand-Ducale. Alors, le rennais attendit là les gestes d'Esmica. Qu'il suivrait au pied levé. A la cérémonie de suivre son cours.
Camille. a écrit:
[A la cathédrale]

Elle avait longtemps hésité à venir, la douleur trop lourde, trop présente.
Mais elle avait fini par confier Damian à l'intendant de l'orphelinat et avait pris le chemin pour se rendre à un des offices les plus douloureux.

Elle n'avait pas suivi le cortège et avait décidé de se glisser en toute discrétion à l'office dans une tenue sobre et violine, signe de deuil, une mantille couvrant son visage et sa chevelure de jais.
Le but était double : faire preuve d'humilité devant un ami disparu et cacher les larmes qui roulaient en silence par moment sur ses joues.
Contre un des piliers du fond de l'édifice, elle avait attendu le début de l'office, ne sachant plus trop bien dans ce monde où était sa place, perdue, seulement tendue vers l'ami allongé là pour l'éternité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Admin
Admin


Messages : 1123
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Re: Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)   Mar 19 Mar - 8:38

Lanaelle a écrit:
Ella avait suivi le cortège comme un automate. Arrivée devant la cathédrale , elle s’écarta
machinalement pour laisser passer les loups de Felger et la dépouilles de l’homme que toute la Bretagne pleurait.

Elle alla déposé sa torche près des autres puis s’assis quelques parts et attendit le début de la cérémonie et en retenant ses
larmes cette fois, il n’aurait pas aimé la voir, les voir pleurer.

Elle sursauta en entendant les premières paroles de monseigneur Verty et essaya de se concentrer sur la cérémonie
--toots a écrit:
Elle avait eu beaucoup de mal à se rendre sur place, mais elle avait fini par rejoindre le cortège, pour rendre un dernier hommage à cet homme au grand coeur.

Elle arborait le blason de la garnison de fougères en signe de reconnaissance ainsi que l'étendard de l'Ost du Centre que Roxane en temps que second ne pouvait porter.

Elle s'inclina devant la dépouille d'Anakin et écouta avec attention les paroles de Monseigneur Verty.
--Coldtracker a écrit:



Les choses n’avaient pas été aisées, faire débarquer tout son petit monde, former le convoi et partir rapidement.

Rapidement, parce qu'il avait un hommage à rendre.


Le dernier contingent de Rhuys revenait de mission et si les hommes auraient du avoir le sourire en trouvant la terre bretonne.

Nul ne l'avait.

Le Duc avait le visage fermé et ses ordres claquaient comme l'aurait fait un fouet.

Les hommes qui connaissaient le colosse savaient que cette dureté cachait grande tristesse mais nul n'en aurait parlé car tous avaient le cœur attristé.

Aussi, il se dépêchèrent tous et firent route plein sud à peine débarqués du bateau.

Sur place il avaient retrouvé le reste des hommes et tous avaient fait route vers l'édifice religieux.

[Devant la cathédrale]

Bientôt, le bruit caractéristique du sabot ferré frappant le pavement se fit entendre....

Les gens s'écartèrent pour laisser passer le grand convoi de soldats sur destriers qui arrivait sur le parvis de l'édifice religieux.
Le colosse était à l'avant et menait son destrier au pas.



Là le colosse leva le bras et serra le poing.

Le convoi s 'arrêta net et les chevaux commencèrent à s'aligner en arc de cercle autour du parvis .

Maël de Morrigan-Monfort souleva le mézail de son armet et dit à lancéor:
-"Prends le commandement ."


Sur ce il mit pied à terre et passa les aides à un soldat .

Il retira lentement ses gantelets pendant qu'un autre soldat débouclait le armet , l'enlevait et le remettait au colosse qui fourra les gantelets dedans et attacha le tout à la selle de guerre....

On lui passa un grand manteau noir bordé de fourrure qu'il passa sur l'armure...

La seule touche de couleur résidait dans le baudrier de cuir rouge vif qui contenaient les fourreaux garnis d'une grande éspée bâstarde et d'une dague en sus d'une escarcelle.

Une tenue de plus noires, noire comme la nuit...Les couleurs habituelles de la compagnie franche de Rhuys...

Une couleur qui était 'ho grand malheur' bien appropriée ce jour...

[la cathédrale]



Il se dirigea vers les grandes portes qu'il poussa avec force, il fit un premier pas dans la cathédrale, ploya un genou et se signa puis se relevant il entrepris de rejoindre les rangs de la haute noblesse en avant de la cathédrale.

Chaque pas résonnait du son cristallin des éperons porté par le colosse...

Soudain il s'arrêta net et fit deux pas à droite et dit à une Dame:
-"Si vous voulez bien."

Il tendit un main à la Dame tout en saluant d'un court signe de tête à la façon des hommes d'armes.

Le visage du colosse exprimait un mélange de sentiments ...Douleur aigüe de la perte d'un ami et l'affection sans limite pour une personne qui elle était bien vivante.

La dame en question était Camille d'Anclair.


Roxane2 a écrit:
Elle avait fait la route dans un état second tout en retenant ses larmes . Pour lui elle serait forte .

Arrivée devant la cathédrale elle laissa sa monture et suivit les loups à l'intérieur, déposa son flambeau dans un des réceptacles dans le chœur de la chapelle et s'en alla s'assoir près du Capitaine de Bretagne .Elle remonta sa capuche et cacha son visage où les larmes coulaient malgré elle .
Puis elle écouta en silence le début de la cérémonie
Aerinne a écrit:
Atteignant la cathédrale, Aerinne s’installa près de sa petite fille pour rendre hommage à cet ami perdu.

Elle prit la main de Lanaelle dans la sienne et se concentra sur la ceremonie.
Camille. a écrit:
La dame d'Anclair était perdue dans ses pensées.
Le chagrin la rendait un peu absente mais comment ne pas noter que les portes s'ouvraient soudain largement en ces prémices d'office?
L'archevêque allait prendre la parole quand une apparition se dressa devant elle.
Le souffle un instant lui manqua. Son esprit se jouait il d'elle dans ces instants de douleur?
Quelques secondes avant, malgré son départ de l'hostel pour pouvoir réfléchir à son avenir, elle l'appelait dans ses pensées pour trouver la force de traverser cette épreuve.
Et là, il se tenait devant elle, fier et droit, revenu des terres du Nord après de si longs mois.
Pourquoi fallait il qu'ils se retrouvent en si triste moment?

Se ressaisissant enfin, elle réalisa la main tendue et sans songer à la raison de tout ceci, elle y déposa délicatement la sienne, cherchant son regard du sien.
Son âme retrouva la paix quand elle y décela cette étincelle au milieu de la douleur sourde de la perte d'un grand homme.
Ses doigts vinrent presser en un soutien discret la main du colosse face à elle.
Elle savait que nul mot ne serait nécessaire : elle était toujours là pour lui, malgré les tempêtes.
Il y aurait discussion, mais plus tard : pour l'heure l'instant était à Anakin et à l'hommage de ce départ bien trop précoce.
Barelius a écrit:
Barelius tout de noir vêtu, entre dans la cathédrale et se glisse derrière un banc du fond non loin d'une des colonnes massives.
Il observe les personnes présentes, puis écoute en silence la cérémonie pleines d'émotions.
--Coldtracker a écrit:



C'est avec douceur qu'il reçut la main et entraîna Camille vers les premiers rangs de la noblesse et des ducs.

Une fois à côté d'elle dans les rangs, il lui dit:
-"Un instant"

Et il se dirigea vers le cercueil.

Il ouvrit son escarcelle et en sortit une broche sertie, celle-ci n'était pas prévue pour être accrochée à un vêtement seuls deux pics acérés dépassaient et ce sans système de fermeture...

La broche était en acier, décorée de motifs d'or et d’argent ainsi que de grenats d'un rouge éclatant.

Elle représentait deux épées croisées couvrant une hermine...

Le colosse murmura comme une litanie:
-"L'acier pour l'homme d'armes
L'or pour tes silences éloquents
L'argent pour la sagesse de tes paroles
Les grenats pour le sang versé pour Bretagne

Requiescat in pace frère d'armes."


Il centra alors la broche sur le couvercle du cercueil et fermant le poing l'enfonça d'un coup sec.

L'hommage d'un ancien Maréchal De Bretagne à un Maréchal De Bretagne.

Le cercueil serti, le Duc De Rhuys fit demi-tour et revint à sa place près de la Dame D'Anclair et lui reprit la main sans dire un mot.

Naeligdekerrandic a écrit:
[devant la cathédrale]

La colonne stoppa et les soldats se détachèrent pour entrer les premiers.
Machinalement, ma pitite main se détacha de celle de Toto sans un mot. Ma place n'était pô dans les rangs des soldats.
D'ailleurs je savais plus cro où elle était ma place.
Je regardais tout le monde entrer, ne sachant plus kand, ki ni où.
J'étais un peu perdue du coup. Plus personne ne me guidait en ce sombre jour. Mes yeux se levèrent vers le ciel, mes pensées tournées vers Ana, me demandant ce kil voudrait que je fasse.
C'est alors ke les pas d'un cheval martelèrent le sol près de môa. Je l'avais même pas entendu arriver, mais d'un seul coup je sortis de ma torpeur.
Un grand homme tout de noir vêtu montait les marches. Mécaniquement je le suivis, ne voyant pô grand chose dans mon brouillard de larmes.
J'entrais dans le lieu Saint, mais je ne voyais rien ni personne. Juste la boîte où l'homme déposa kelke chose.
Je restais là au milieu de l'allée à l'entrée sans pouvoir faire un geste et j'attendis ainsi debout ke les choses se passent.
Lanaelle a écrit:
Je sentis la main de ma grand-mère prendre la mienne et je tournais la tête vers elle ,la remerciant
Du regard. Tout à coup, j’aperçu une fillette au milieu de l’allée qui me semblait aussi perdue que
Moi, je me levais discretement et j’allais vers elle, la pris par la main et lui murmurrait à
L’oreille

Viens, tu peux t’asseoir à coté de moi si tu veux, nous suivrons la cérémonie ensemble.

je la tirais doucement vers ma place et la pris sur mes genoux.
Elle avait comme moi les yeux rouges et les larmes coulaient sur
ses joues. Et malgré mon chagrin j'essayais de la réconforter comme
je pouvais.
Verty a écrit:
Anakin du Coiroux de la Croix de Rigole, tu es comme toute créature vivante, d’eau et de terre, mais tu es pourvu d’une âme qui, par l’amitié Aristotélicienne, si elle est digne, s’élèvera vers le Très Haut, ton créateur, et ne rejoindra pas le feu de l’enfer lunaire.

Mgr Verty entonne alors le premier quantique à réponse

Verty : Après tous nos regards qui ont croisé le sien, que ses yeux puissent enfin voir le tien seigneur.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de son âme.

Verty : Après l’amitié reçue et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’est la tienne Seigneur.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de son âme.

Verty : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de son âme

Verty : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps que nous portons en terre et qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour une éternité d’éternité.


Tous : Qu’il en soit ainsi !

Frères, sœurs, si nous sommes ici, c'est pour nous rappeler que Le très Haut se souvient de tout ce qu'il y a eu de bien dans la vie de nos défunts et lui demander de leur faire bon accueil.

Le signe de la lumière
un enfant de chœur allume en silence les cierges autour du cercueil

Le prêtre : "L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route d’Anakin qu’elle la conduise maintenant au Royaume du Très-Haut !"


Le signe de la Foy

Le prêtre : Anakin nous déposons cette croix Aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui te relie à Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de cette vie nouvelle qui ne finira pas »


Le signe des amis

L’un des amis du défunt apporte la corbeille de l’amitié

Le prêtre :Anakin, nous déposons ces présent au pied de ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".

Le signe de la mémoire


Ces obsèques nous rappellent plusieurs choses :

- Le souvenir d'un Ami Aristotélicien qui vient de nous quitter.
D'un homme qui avait une histoire, unique, avec le Très Haut.
Qui était entouré de tendresse par celui-ci. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse. Qui avait une histoire avec la Bretagne.

Il reste et restera un ami et un frère.

Nous voici nombreux dans cette demeure, autour d’Anakin pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni à notre créateur, qui unit à lui à chacun de nous, à tout instant.

- La mort viendra pour chacun de nous, pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".

Aristote nous a guidés et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère et que Christos intercède auprès du Très Haut pour qu’il le reçoive en son Paradis.
Missanges a écrit:
Une longue procession de clerc se fit, des psaumes furent chantés, des prières furent murmurées. Les messes étant dites, ce fut au tour de l’offrande.
Les membres présents des Loups de Fougères déposèrent tour à tour les pièces d’honneur, signe distinctif de son existence qui ne fut pas celle du commun des mortels et de sa fonction dans l’ordre social.
Le bouclier de guerre fut déposé ainsi que son écu. L’épée, sa côte de maille et son heaume résumant sa vie chevaleresque.
Le sermon termina l’office. Des personnes désignées dès le début se levèrent et se rangèrent à intervalle régulier dans la nef centrale. Chacun tenant une partie de la longue bannière de couleur foncé formant une haie d’honneur.

Les mains qui avaient déposé les flambeaux se tendirent dans le chœur de la chapelle et torche en main ouvrirent le convoi funèbre qui repartait comme il était venu jusqu’à Fougères.
Chacun reprit sa place dans le cortège. Au bout de quelques jours, le clocher de l’église Saint Sulpice se dressa haut dans le ciel.

Fougères, l’église Saint Sulpice

Chacun prit place autour de la chapelle funéraire sous l’ampleur des luminaires.
La dernière demeure du Maréchal et main de Bretagne ferma sa porte.

Sur la dalle un petit dôme fait par les meilleurs maîtres verriers prit place renfermant les pièces d’honneur ainsi qu’une statue en bronze représentant notre Maréchal de Bretagne sur son cheval.

La cérémonie se termina dans le plus grand respect.



Kevin_mc_conan a écrit:
Kevin se décala discrètement pour laisser une place à la grand-mère de Lanaelle
Ftn_andenmarv a écrit:
ftn Amiral de Bretagne arrivait très en retard,
après les fièvres qui l'avait attaquées, il venait de faire le tour des Ports Naturels du Sud Bretagne, afin de prendre l'air

il alla se recueillir, une pensée pour le Maréchal de Bretagne, par leurs fonctions ils s'étaient côtoyés assez souvent, et aujourd'hui ftn se disait qu'il ne l'avait pas connu en dehors de leurs services à la Bretagne.

Repose en paix l'ami murmura t il puis pria en son fort intérieur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://manoir.actifforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Re: [RP] De l'autre coté du chemin, il y aura toujours Anakin...( 13 février 1461)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: