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  Ploërmel - Bribes de vie.( 23 Février 1461 )

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Messages : 1118
Date d'inscription : 07/04/2012

MessageSujet: Ploërmel - Bribes de vie.( 23 Février 1461 )   Mar 19 Mar - 8:12

Maewenn a écrit:
[Les jours se suivent et se ressemblent parfois trop]

Depuis combien de temps n'avait elle pas quitté ses terres ? Depuis combien de temps n'avait elle plus croisée personne hormis ses gens ? Depuis la fin de son dernier mandat ducal, le coeur n'y était plus. Elle y avait cru, une nouvelle fois. Croire en l'avenir, croire en ces Bretons qui disaient vouloir faire prospérer leur terre. Combien de ceux la étaient réellement sincères ? La question pouvait se poser pour bon nombre de ceux qui occupaient aujourd'hui les plus hautes sphères. Des aigries, acariâtres, détestables et incapables de travailler en bonne intelligence pour faire avancer leur Patrie. L'élection de la nouvelle duchesse à peine terminée, elle s'était donc cloîtrée chez elle. Elle refusait de voir la Bien Pensante détruire encore un peu plus sa Terre comme elle l'avait déjà fait, à ses yeux, en d'autres lieux.

Ploërmel était sa terre. Celle qu'elle avait toujours préservée et que personne n'avait encore osé lui ôter. Souvenir de sa mère. Souvenir d'une relation des plus compliquées, partagée entre amour, fierté et tristesse. Depuis des années, la môme devenue Guérande avait subi les insultes, les diffamations, les mensonges. Bien souvent elle n'avait réagit, laissant dire ces personnes qui n'avaient aucune valeur à ses yeux. Combien de ceux là la connaissaient réellement ? Combien connaissaient sa vie, son enfance, ses choix ? Combien se souvenaient encore de l'enfant qu'elle avait été ? De cette gamine de 4 ans qui retrouvent son père mort, de cette enfant que l'on baptise le jour de son enterrement, de cette môme qui garde toujours au fond la culpabilité du meurtre de son parrain ? Qui serait capable de comprendre un tant soit peu ce qui l'a amené aujourd'hui ou elle en est ? Uniquement de rares, très rares personnes …

Longtemps elle est restée naïve. Encore aujourd'hui, l’est-elle assurément. Ne pas comprendre la méchanceté gratuite, les insultes, les attaques incessantes. Drame de sa vie. Croire en l’Homme, en sa bonté et sa gentillesse. Croire en sa sincérité. On l’avait brisé, détruite, parfois même jusqu’à tenter de la tuer. Pourtant, elle était toujours la. Parfois c’était à se demander si Aristote n’aimait pas la voir être torturée. Sadique tiens. Elle avait aimé, elle espérait aussi l’avoir été un peu, parfois … croire encore que certains pouvaient être sincères. Se raccrocher à cette idée pour ne pas sombrer. Comment vivre lorsque l’on avait plus d’espoir ? Alors surement inconsciemment elle se battait pour cette vie et ceux en qui elle croyait. Rares surement, mais présents. Et aujourd’hui, les choses avaient changées, enfin, allaient changer.

Elle est la, à sa fenêtre, observant l’étendu de son domaine. Inconsciemment, une main vient se poser sur son ventre, avec douceur. Depuis quelques semaines, le doute l’habite. Peut être serait il temps qu’elle s’en assure. Mais à qui demander ? Elle aurait souhaité que sa mère soit la, qu’elle la conseille, qu’elle la veille, qu’elle la serre contre elle en lui disant que tout se passerait bien. Mais grâce aux manigances de ces idiots égoïstes, son retour avait été retardé. Il n’y avait dès lors plus que 2 femmes pour l’épauler à cet instant. 2 rousses, qui, il fallait bien le reconnaitre, ne s’appréciaient guère. Ses confidentes, ses amies, malgré ses choix parfois surprenant elles avaient toujours pardonnées ses erreurs. 2 lettres devaient alors être écrites. 2 parchemins noircis et 2 volatiles envoyés.


Citation :
Soeurette,

J’espère que mes mots te trouveront en grande forme. Cela fait plusieurs semaines que je terre à Ploërmel pour y retrouver le calme d’une vie sereine. Et il faut bien reconnaitre que les nouvelles de Bretagne que l’on m’y apporte tout de même ne sont guère réjouissantes. Pauvre terre … ses enfants ne savent plus l’aimer. Enfin … ce n’est pas à ce propos que je t’écris. J’aimerais que tu viennes me rendre visite. Aurais tu quelques instants de ton précieux temps à consacrer à ta pauvre demi-sœur folle, méchante et mauvaise comme l’herbe du même nom ? J’ai besoin de t’entretenir d’une chose et de tes conseils avisés.

Tendrement.

Mae.

Il fallait maintenant s’atteler à la seconde. Où était-elle ? Elle n’en savait trop rien, trop loin d’elle, c’était sa seule certitude.

Citation :
Ma Gracieuse Excellence.

J’espère que cette missive saura te trouver. Je ne sais actuellement ou tu te trouves, mais j’espère sincèrement que tu te portes à merveille. J’avoue que ton absence me pèse. J’aurais eu bien besoin que tu me montres le droit chemin … que tu me conseilles face aux derniers évènements de ma vie.

Je ne puis réellement en dire plus en cette lettre. Je ne voudrais pas que les informations que je veux te donner tombent entre de mauvaises mains. Il est parfois des gens bien détestables sur cette terre. Et je préfère rester méfiante.

Quand seras tu de retour ? Tu me manques …

Avec toute mon affection.

Mae.

Etre mère. Elle l’avait souhaité bien souvent. Elle avait même réussi à persuader un roi de lui offrir ce présent. Pourtant la vie offre trop souvent son lot de surprise. Si la chose était vérifiée, elle allait devoir s’armer et endurcir encore plus sa carapace. Et les choses étaient claires dans son crane, elle l’élèverait seule. Entouré d'amour et de douceur, il ne pourrait qu'être heureux. Elle en était convaincue.
Missanges a écrit:
[ Brest ]

Scène une ! Les Mamettes au jardin !

- Ma Doué !! Regarde-moi ce chantier. Les poules d’Ankou ont encore tout bouffé dans le jardin. Tout est retourné
- Ben déjà que c’était pas la dernière merveille du royaume ce jardin, là c’est carrément un parc d’animation pour taupes !
- Va m’entendre, je vous le dis les frangines, va m’entendre, si c’est pas malheureux à nos âges de travailler le jardin tandis que lui fait de la bronzette sur ses quais, en plus ils n’ont même pas su les faire droits ces foutus quais sont tous biscornus.
- Le capitaine qui va rentrer au port va falloir qu’il soit adroit, je vous le dis, ils pourront lui décerner le pompon d’or !!

Scène deux ! Une Miss à l’intérieur…De la maison évidemment…

Tandis que la journée se déroulait comme a l’accoutumée c’est à dire entendre sans cesse les paroles intarissables des trois ancêtres de Kastell, j’étais juchée sur une chaise.
Sur la pointe des pieds essayant de m’agrandir le plus possible étirant mon bras tâtonnant de la main sur le haut de l’armoire pestant contre le monde entier d’être si petite ou pestant contre ce fichu artisan ayant fait l’armoire trop haute.
Les doigts touchant la cible sans pour autant pouvoir l’attraper, la mâchoire s’ouvrant accentuant l’effort surhumain, comme si tout cela avait une efficacité prouvée…

Triomphe !! Tadammmm
Les doigts se refermèrent sur l’objet convoité au même moment où la porte de l’armoire s’ouvrit libérant une odeur à faire gerber toutes les mites de ladite armoire. Sauf que dans cette histoire là, la mite c’était moi ou plutôt l’emprunteuse, car la scène se déroulant dans la chambre des trois Mamettes…Un haut le cœur me prit lorsque je refermais ma main sur le bocal de cerises à la Prunàvampi ! Youpi !!


Retour sur les Mamettes au jardin !

- Aligne mieux la ficelle, autrement comment tu veux que je plante droit ces fichues pommes de terre !
- En même temps c’est pas trop la saison pour ça.
- Je plante quand je veux et comme je veux je vais même les planter comme leurs quais, toutes de travers, de la culture diversifiée, tiens !!
- Tu sémes quoi comme variété, des Noirmoutier, des Guérande ou des Montfort. ?
- Des Guérande, des Montfort ? C’est des variétés de pomme de terre ça ? Tu pars vraiment comme les quais ma pauvre Soizig
- Les Guérande c’est du sel et les Montfort une variété d’oseille…
Ma doué ! Baissez la tête nous sommes attaqués, un pigeon nous prend pour cible. Attrape son message, vite il file…


Et tandis que Mahestine donnait ses ordres, les deux autres Mamettes courraient après le volatile.

- C’est un message de la sœur de la petite
- Quelle sœur ? La petite n’a que deux frères et pas de la même mère d’ailleurs…
- Ben si sa sœur, celle de Ploërmel.
- Ben c’est plus sa sœur, je te signale que la mini Bami est devenu Guérande entre temps. Oui mais elles restent sœurs d’avant.
- C’est encore une histoire de travers cette famille, ils ne peuvent pas faire les choses normalement.
- Ben en même temps comment tu veux que cela soit une famille normale avec un père en collant vert…

Retour sur une Miss à l’intérieur de la maison…

Ce fut le mot, courrier, que hurlèrent les Mamettes qui fit trembler la chaise ou peut être mes jambes qui donnèrent le mouvement à la chaise quoi qu’il en soit la stère ouvragée devint comme un bateau en pleine tempête, tanguant de gauche à droite. Ce furent les Mamettes criant dans toute la chambre qui rétablirent la stabilité du perchoir.

Enfin après tous ces efforts ce fut autour de la table devant les cerises à la Prunàvampi que je lus mon courrier


Citation :
Soeurette,

J’espère que mes mots te trouveront en grande forme. Cela fait plusieurs semaines que je terre à Ploërmel pour y retrouver le calme d’une vie sereine. Et il faut bien reconnaitre que les nouvelles de Bretagne que l’on m’y apporte tout de même ne sont guère réjouissantes. Pauvre terre … ses enfants ne savent plus l’aimer. Enfin … ce n’est pas à ce propos que je t’écris. J’aimerais que tu viennes me rendre visite. Aurais tu quelques instants de ton précieux temps à consacrer à ta pauvre demi-sœur folle, méchante et mauvaise comme l’herbe du même nom ? J’ai besoin de t’entretenir d’une chose et de tes conseils avisés.

Tendrement.

Mae.
Maewenn a écrit:
[Ploërmel, encore si si]

Combien de jours s'étaient écoulés depuis ses courriers ? Purée ... ses coupines de toujours ne l'étaient finalement plus ? Voila qu'elle était seule au monde, comme elle l'avait toujours redoutée ? Un complot de rousses, ça ne pouvait être que cela. C'était certain. Les rousses, le drame de sa vie. Pauvre petite mioche esseulée. OUinnnnnnnnnnnnnn !!!

Bon ... Elle n'allait pas non plus croire à tout ça hein. C'est qu'elle a un fichu caractère la Guérande. Chieuse, peste, tornade, impératrice capricieuse, sadique et tout un tas de trucs charmants qui ne font pas d'elle le gentil petit agneau qui se fait dévoré tout cru. Nan nan, oubliez hein. C'est elle qui décide namého. Alors les ordres fusent. SI si, elle rigole pas la tiote.


Eozennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!

Et le pauvre garde docile, d'accourir encore ...

Oui Votre Grandeur.
Un grognement.
Princesse ?
Un grognement encore plus fort.
Baronne.
Les dents se montrent.
Maewenn.
Le nez se fronce. Prochain coup, elle attaque.
Oui ?
Ah bah quand même tss.
Pas de réponse de ma rousse soeur qui ne l'est plus mais l'est quand même un peu parfois quand ca m'arrange ?
Non.
Gast ...
Restez polie damoiselle.
Eh oh vous, j'vous ai pas sonné hein.
Bah si justement ...
Chuttttttttttt.

Obéissant, il se tait le valet garde protecteur.

Parchemin et plume por favor.

Et ouais, elle s'essaie aux langues la môme. Sait on jamais ou elle va vouloir s'exiler encore. Et hop, le tout est donné rapidement à la BAMie. Personne ne saurait lui resister. Le premier courrier n'avait pas recu réponse. Il allait falloir être un tantinet plus alarmiste. Goooooo.

Citation :
Vicomtesse.

Je me meurs ... Magnes toi de ramener ton popotin chez feue ta mère pour entendre mes dernières volontés, ou t'hériteras de que dalle tiens. Nan mais franchement, c'est quoi c'te famille oh eh.

Allez plus vite que ca. Je sais que t'habites le bout du monde, mais quand même quoi. Z'etes ravitaillé par les corbacs ou quoi ?

Sinon, euh ... Je t'aime hein. Mais vite je me meuuuuuuuuuurs.

Ta soeurette ainée à qui tu dois obéissance, si si c'est vrai.

Pas besoin de signer, elle saurait forcément qui c'est hein.
Missanges a écrit:
Le coude sur la table supportant la main dont les doigts entourent le menton, les yeux fixent lisant les mots sur le vélin.

-J’aimerais que tu viennes me rendre visite.

Pff ! Fait suer celle-là y a pas à dire. J’ai rien perdu moi la-bas

Aurais tu quelques instants de ton précieux temps

Gna gna…

À consacrer à ta pauvre demi-sœur folle, méchante et mauvaise …

La tête qui oscille de bas en haut comme pour acquiescer aux mots couchés sur la feuille du parchemin

J’ai besoin de t’entretenir d’une chose et de tes conseils avisés.

Pff ! Un coup foireux encore, je le sens gros comme une maison…


Le bocal de cerises à la Prunàvampi avait pris une sérieuse claque, je repensais à Plöermel, le domaine de ma mère, le domaine de ma sœur...
C’était un temps lointain, un passé douloureux où nous avions habité un court instant et pourtant il semblait que c’était hier…


Une ombre passa devant le carreau de la fenêtre, le volatile donna du bec contre la vitre faisant connaître de ce fait sa présence. Le pigeon n’entendit aucunement les injures faites à son encontre par une Mahestine en colère

- Ma doué c’est qu’il va casser la vitre avec ce froid. Sûr que c’est encore un pigeon de ta sœur ! Les animaux sont à l’image des propriétaires.

Prenant le pigeon fermement dans ses mains le pauvre volatile fixa Mahestine de ses yeux ronds et noirs se laissant défaire de la missive et s’empressa de repartir illico par la fenêtre encore ouverte. Peut être plus sûr pour lui, les lentilles étant un plat qui s’accommode bien volontiers de ce genre de messagers.

T’èèèèèèèèèèèèè ! Je le savais, déroulant le parchemin comme s’il était sien elle lut le pli en mettant une ponctuation que ma sœur aurait sans doute …Sans doute pas trop aimé..
Citation :

Vicomtesse.

Je me meurs ... Magnes toi de ramener ton popotin chez feue ta mère pour entendre mes dernières volontés, ou t'hériteras de que dalle tiens. Nan mais franchement, c'est quoi c'te famille oh eh.

Allez plus vite que ca. Je sais que t'habites le bout du monde, mais quand même quoi. Z'etes ravitaillé par les corbacs ou quoi ?

Sinon, euh ... Je t'aime hein. Mais vite je me meuuuuuuuuuurs.

Ta soeurette ainée à qui tu dois obéissance, si si c'est vrai.

Je t'en foutrai moi du ravitaillé par les corbeaux et de l’obéissance se prend vraiment pour..

Le reste de la phrase se perdit dans un marmonnement lorsque je dis allons-y ensemble !

C’est une blague Miss, tu ne vas pas courir à Ploërmel

-Si elle meurt faut bien organiser la cérémonie
-C’est des conneries tout ça son petit ami a du la laisser et elle se meurt d’amourrrrrrrrrr
Tout en riant de l’expression dramaturge qu’avait pris Mahestine je répondis

Citation :
Casse pied !

Même ravitaillé par les corbeaux ce couillon de pigeon a trouvé la maison à croire qu’il a bouffé un Grain Plus Scientifique que les autres !

Bref tu t’es encore foutue dans quel merdier où quel ménage as tu détruit par tant de beauté…Cachée !!

Si tu pouvais attendre pour mourir cela m’arrangerais. Prépare les chambres les Mamettes seront du voyage il y a longtemps qu’elles n’ont pas pris l’air.

Ta sœurette qui te doit que dalle !

Nan mais sérieux elle abuse là…
Missanges a écrit:
Et ce furent les éternelles recommandations. Le majordome remua sa tête gardant un sérieux époustouflant. Fallait –il qu’il soit bien fait le pauvre homme. Il était au service depuis tant d’années déjà et les Mamettes lui donnaient des directives comme à un débutant.

C‘est tout de même sous un vent plus clément, jouant une musique moins sifflante que l’attelage se mit en route vers Ploërmel. De longs sillons profonds se formèrent au fur et à mesure de l’avancement de la voiture témoignant du chargement du véhicule. L’encombrement était au maximum !

Et pour cause, il avait fallu prendre tout un assortiment de confitures faites dans l’été, ainsi qu’une charcuterie fumée et salée nulle part ailleurs qu’à Brest et Ô nouveauté des tas de boites !
Une pyramide de toutes petites caissettes empilées les unes sur les autres sautant sur elles-mêmes au moindre cahot.
Ce fut lors de notre première halte que je sus leur utilisation. L’attelage stoppa au milieu de gros blocs de granit dont l’équilibre était instable mais les Mamettes avaient repéré à cet endroit leur trésor…Pas très convaincu que ce fut le meilleur arrêt qu’il soit, je pris cependant bien garde à faire valoir ma pensée. M’enfin pourvu que ces blocs tiennent encore quelques heures, le temps de ne pas finir en sandwich…
La banquette de la voiture sembla remonter lorsque les Mamettes descendirent de celle-ci. Humm…L’hiver avait été sans doute propice aux grignotages, je souris tendrement mais un tantinet moqueuse, mon sourire se figea bizarrement lorsque le regard de Mahestine croisa le mien semblant comprendre ma pensée. Faussement je fis la curieuse…
- C’est pourquoi ce matériel ?
- C’est une commande de ton mari ! Alors tu peux aussi descendre de la voiture et remuer ton popotin.
- Arf ! Faut chercher quoi au juste au milieu de rien ??
- Je te signale que ton mari est médecin, donc des plantes !! Faut tout vous expliquer vous les jeunes …
- Ben oui on est …Petit raclement de gorge…Ben jeune quoi…

De quel coté regarder, il n’y avait que des pierres. Il aurait mieux fait de venir ici chercher ses pierres pour le port, cela lui aurait coûté moins cher…
Une végétation éparpillée, clairsemée et vachement basse montrait le bout de ses feuilles semblant tenir tête à cette fichue caillasse qui cette fois-ci ne valait rien du tout. Entre pierres et plaques d’herbes rêches des petites plantes épineuses aux feuilles hérissées jouaient à cache –cache.
- On doit cueillir quoi comme plante ?
- Des orties !
- Mardeeeeeeeee ! *Si j’avais su j’aurai pas venue tiens ! Tout ça à cause de la frangine en plus, va falloir un sacré prétexte…

Et ma pomme cueillit des orties, tandis que les Mamettes ramassèrent des plantes moins épineuses.
Quand je dis que ce royaume c’est de l’injustice…

Il fallut attendre que les cors de Soizig viennent titiller ses orteils pour que la cueillette se termine et que le groupe puisse revenir à l’intérieur de l’attelage.
L’ après midi touchait à sa fin lorsque la grille du domaine de ma mère la Vicomtesse Mirven de Brignac et depuis domaine de ma sœur apparut.
Tandis que les Mamettes faisaient un tour du jardin, j’entrais dans le hall.

- Youuuuuuuhhhouuuuuuuuuu…T’es où ??



* La guerre des boutons
Maewenn a écrit:
[Quelques jours après l'envoi de la seconde lettre.]

Une réponse, enfin. Purée, c'est pas une rapide la rousse soeurette Dediou. Les mots sont lus et à mesure, elle s'étrangle. Bah ouais, c'est qu'elle était en train de miamer la môme. Et Dieu que c'était une mauvaise idée. Manger en lisant les aneries de sa soeur. Bah ... ca vous étouffe. Tant et si bien que le pauvre Eozen est obligé de la soulever et de la secouer avec une délicatesse toute particulière pour qu'elle rende le petit morceau de pain venu se loger dans sa gorge. Saleté tss. On a voulu la tuer. Si si.

Princesse ?
Grrrrrrr.
Oups ... Pardon. Maewenn ?
Oui.
Que vous arrive t il ?
Les mamettes débarquent.
Outch.

Et ouais, c'est que les 3 vieilles, bah elles craignent sérieux. C'est un sale mélange que la môme éxècre au plus haut point. Et il faut bien reconnaitre qu'elles le lui rendent bien. Nan mais c'est vrai quoi, elles sont vieilles, elles sentent le renfermé pis elles ont toujours des idées saugrenues. Et en plus, c'est sur qu'elles mettent des mensonges dedans la tête de sa soeurette. Elle en est convaincue. Alors la v'la qui soupire.

Préparez une chambre pour Missanges. Et l'étable pour les 3 "Grasses".
Mae !!!
Eh oh vous la, on a pas gardé les vaches ensemble.
Bah nan votre parrain il aimait pas les vaches.
C'est pas faux ... Bref ...
Non mais damoiselle, l'étable ca se fait pas.
Au moins, elles auront la place.
Non ...
Et en plus, vous me désobéissez ?
Oui. Vous n'êtes pas raisonnable.
Gnia gnia gnia.
Je leur fait préparer une chambre.
Bon d'accord ... Mais c'est bien pour Missanges que je le fais hein. Pis une toute petite. La pire du chateau hein ?
A la bonne heure.

[Quelques temps plus tard.]

Youuuuuuuhhhouuuuuuuuuu…T’es où ??

Ahhhhhh.


Et voila, elle la fait sursauter. Nan mais c'est quoi ces gardes qui laissent rentrer n'importe qui sans prévenir. Et puis c'est pas des heures pour débarquer. Elle pioncait la Guérande. Va finir par avoir une attaque. C'est le complot des rousses ca encore. Toutes la pour la tuyer, c'est sur maintenant. Lentement, le buste se redresse et les petits petons viennent se poser au sol. Quelques coups sur sa robe, une main dans ses cheveux qui ne fait strictement aucun effet, t'facon, elle a jamais su se coiffer hein. Et puis, doucement la main passe sur son ventre. Le verdict ne saurait tarder ... Quelques pas, et la voila dans le couloir. Du haut des marches, elle toise sa frangine.

Eh oh, c'est pas bientot fini ce raffut ? On est pas dans ton trou paumé ici hein.

Puis un sourire chaleureux.

Ca y'est, t'as vaincu le bout du monde. Purée, j'ai pas intérêt de mourir trop vite avec toi hein.

Les yeux balaient le hall rapidement.

Finalement t'as renoncée à amener tes vieilles bigotes ?

Bah quoi, elle les aime pas hein, z'aviez compris non ?
Maewenn a écrit:
[Quelques jours après l'envoi de la seconde lettre.]

Une réponse, enfin. Purée, c'est pas une rapide la rousse soeurette Dediou. Les mots sont lus et à mesure, elle s'étrangle. Bah ouais, c'est qu'elle était en train de miamer la môme. Et Dieu que c'était une mauvaise idée. Manger en lisant les aneries de sa soeur. Bah ... ca vous étouffe. Tant et si bien que le pauvre Eozen est obligé de la soulever et de la secouer avec une délicatesse toute particulière pour qu'elle rende le petit morceau de pain venu se loger dans sa gorge. Saleté tss. On a voulu la tuer. Si si.

Princesse ?
Grrrrrrr.
Oups ... Pardon. Maewenn ?
Oui.
Que vous arrive t il ?
Les mamettes débarquent.
Outch.

Et ouais, c'est que les 3 vieilles, bah elles craignent sérieux. C'est un sale mélange que la môme éxècre au plus haut point. Et il faut bien reconnaitre qu'elles le lui rendent bien. Nan mais c'est vrai quoi, elles sont vieilles, elles sentent le renfermé pis elles ont toujours des idées saugrenues. Et en plus, c'est sur qu'elles mettent des mensonges dedans la tête de sa soeurette. Elle en est convaincue. Alors la v'la qui soupire.

Préparez une chambre pour Missanges. Et l'étable pour les 3 "Grasses".
Mae !!!
Eh oh vous la, on a pas gardé les vaches ensemble.
Bah nan votre parrain il aimait pas les vaches.
C'est pas faux ... Bref ...
Non mais damoiselle, l'étable ca se fait pas.
Au moins, elles auront la place.
Non ...
Et en plus, vous me désobéissez ?
Oui. Vous n'êtes pas raisonnable.
Gnia gnia gnia.
Je leur fait préparer une chambre.
Bon d'accord ... Mais c'est bien pour Missanges que je le fais hein. Pis une toute petite. La pire du chateau hein ?
A la bonne heure.

[Quelques temps plus tard.]

Youuuuuuuhhhouuuuuuuuuu…T’es où ??

Ahhhhhh.


Et voila, elle la fait sursauter. Nan mais c'est quoi ces gardes qui laissent rentrer n'importe qui sans prévenir. Et puis c'est pas des heures pour débarquer. Elle pioncait la Guérande. Va finir par avoir une attaque. C'est le complot des rousses ca encore. Toutes la pour la tuyer, c'est sur maintenant. Lentement, le buste se redresse et les petits petons viennent se poser au sol. Quelques coups sur sa robe, une main dans ses cheveux qui ne fait strictement aucun effet, t'facon, elle a jamais su se coiffer hein. Et puis, doucement la main passe sur son ventre. Le verdict ne saurait tarder ... Quelques pas, et la voila dans le couloir. Du haut des marches, elle toise sa frangine.

Eh oh, c'est pas bientot fini ce raffut ? On est pas dans ton trou paumé ici hein.

Puis un sourire chaleureux.

Ca y'est, t'as vaincu le bout du monde. Purée, j'ai pas intérêt de mourir trop vite avec toi hein.

Les yeux balaient le hall rapidement.

Finalement t'as renoncée à amener tes vieilles bigotes ?

Bah quoi, elle les aime pas hein, z'aviez compris non ?
Missanges a écrit:

-Eh oh, c'est pas bientôt fini ce raffut ? On est pas dans ton trou paumé ici hein.

Bonjour l’acceuil ! ! Quoique fallait pas s’attendre à des merveilles en venant ici d’ailleurs pourquoi j’avais dis oui hien !! Faudrait peut être qu'un jour je m’allonge dans un fauteuil et que je fasse une thérapie qui consiste à savoir pourquoi on dit toujours oui, sûr qu’il y a un marché à prendre avec ce genre de truc…Surtout chez les nobles…

Je regarde la frangine qui s’est coiffée avec un râteau ou bien elle a mit un col roulé et va savoir quel air lui a remonté le long de la colonne vertébrale pour sortir par le col, pour avoir les cheveux si mal coiffés…Mes yeux la détaille, elle paraît soudain plus grande quoique je suis en bas et elle en haut des marches alors forcément ça aide. Mon regard suit sa main qui se pose sur son ventre, y a pas à dire, doit avoir un problème de gaz la frangine...
Et voilà l’objet de l’invitation et dire que j’ai cru que c’était par affection, couillonne tiens !!

-Ca y'est, t'as vaincu le bout du monde. Purée, j'ai pas intérêt de mourir trop vite avec toi hein.

-Ben même temps cela ne serait pas toi…Comment tu ferais pour faire suer ton monde longtempssssssss

-Finalement t'as renoncée à amener tes vieilles bigotes ?

- Chut si elles t’entendent on va passer un sale quart d’heure et je vais en prendre plein la poire alors que j’ai rien dis. Et puis tu pourrais peut être descendre et venir me dire bonjour hein ! Regarde mes mains toutes bouffies par les orties obligées de s’arrêter en route pour ramasser ces saletés de plantes. Je te jure l’essor de la médecine c’est vraiment de la folie..
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