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 Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )

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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:30

*08 Mars 1459
Viken a écrit:
Il avait dormi d’un sommeil léger, apaisant et bienheureux. De temps à autre, il s’était réveillé la sentant lovée au beau milieu de ses bras.
Il lui avait embrassé les cheveux, une épaule ou un bras avant de sombrer à nouveau vers des rêves chaque fois plus beaux.
Un rayon de soleil lui taquina les yeux et finit de le tirer de cette douce nuit. Il s’étira longuement, regardant la place vide à ses côtés.
Sa belle s’était levée de bonne heure le laissant profiter encore de la tiédeur de leur lit.
Elle était plus matinale que lui, toujours portée par un dynamisme faisant plaisir à voir. Il se leva et regarda par la fenêtre.
Le temps était au beau fixe rendant ce paysage encore plus magnifique. Il soupira de bonheur, se sentant emprunt d’une douce joie de vivre.

Il prit ses affaires et sortit dans le couloir la taille entourée par le drap. Sur la pointe des pieds il regagna la salle de bains sur la pointe des pieds.
Il ne connaissait pas encore les habitudes de chacun et il se dépêcha de faire ses ablutions pour ne pas monopoliser les lieux.
Sifflotant comme un pinson, il s’habilla en imaginant quelle serait leur journée. Ballade sur la plage, partie de pêche, petit tour au marché ou en taverne ? Peu importe dès lors qu’il était avec elle.
Il rangea un peu la chambre et fit le lit en aérant en grand, avant de descendre vers la salle commune.

En haut de l’escalier, il entendit plusieurs voix et s’arrêta un instant. Il reconnut celle de son ange ainsi que son joli rire, cela le fit sourire.
Mais il reconnut aussi des voix connues sans être familières.
Oui c’était bien elles, les mamettes. Cette fois, il n’y couperait pas, il faudrait bien aller se présenter et les saluer comme il se doit. Après tout, il les aimait bien ces mamettes.
Elles avaient beau être impressionnantes au premier abord, il sentait néanmoins une grande bonté en elle. Et puis surtout, elles protégeaient Miss quoiqu’il arrive. Alors rien que pour ça, il les aimaient .

Arrivé au bas de l’escalier, il s’avança vers sa belle, assise à la table. Il lui sourit et déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de lui murmurer.


Bonjour amour

Puis saluant chacune des mamettes respectueusement il leur lança un souriant … Demat mesdames !
--les_mamettes a écrit:
 

L’escalier émit son bruit habituel, signe d’une personne qui caressait sa marche. Je le vis venir vers nous. Le visage de la petite s’illumina lorsque leurs regards se rencontrèrent, il avait assurément pris le cœur de Miss.
Le moulin avait connu des rires et des pleurs et de nouveau un air de gaieté semblait l’animer.
Lorsque mon regard surpris ses yeux sa note de musique resta suspendu entre ses lèvres. Je reportai mon attention sur mon pigeon.

-Tiens voilà ! Celui-là il est plumé, prêt à cuire. Il a fini de roucouler. Sans déconner ça rentre dans le pigeonnier sans rien dire, ça prend nos jeunettes et ça s’installe…

-Oui ! Mahestine mais certains pigeons sont porteurs de bague…

-Hum ! Je sais, je suis de la vieille école, paraît-il. M’enfin…
Alors comme ça vous êtes Viken ! Et à part siffler comme un pinson et laisser vos bagages au coin de la table vous faites quoi ?


Viken a écrit:
Alors comme ça vous êtes Viken ! Et à part siffler comme un pinson et laisser vos bagages au coin de la table vous faites quoi ?

Aïe, ça commençait bien. Il essaya de ne pas rougir sous l'attaque à peine déguisée et répondit à Mahestine.

Ben ... oui, je suis Viken, maraicher à Kastell et bientôt boulanger. Je suis au service de Breizh en lui offrant mon épée au travers de l'armée et de son capitaine Peterpan.
J'aime à me rendre utile en aidant au clan du Gwenn Ha Du où il m'arrive d'être bavard. Mais à vous écouter, je ne suis pas certain qu'il s'agisse d'un défaut.


Il regarda la vieille femme avec un franc sourire, puis reprit.

Il m'arrive aussi de gagner un match de soule acharné lorsqu'on m'en laisse l'opportunité. Petit clin d'oeil vers Miss. Et j'ai rejoint Blotus pour lui porter main forte dans l'équipe de Bretagne.

Puis s'arrête à nouveau tournant son regard vers Miss et lui prenant la main.

Et surtout, ... surtout, je suis éperdument amoureux de votre petite, de cet ange tombé du ciel qui ne cesse d'égayer ma vie.

Il l'embrassa effleurant ses lèvres et se tourna à nouveau vers les mamettes.

Et à l'occasion ... je laisse en effet trainer mes affaires. Mais je peux aussi vous aider à plumer ces pigeons ... ou à tout autre chose si vous avez besoin.

Il se posa à côté de son ange lui entourant les épaules d'un bras et la serrant contre lui. Il était bien décidé à montrer à tous qu'il aimait sa belle et que cet amour était aussi fort que sincère.
Chaque jour qu'il passait à ses côtés le confortait un peu plus dans ses désirs de mariage et d'enfants.
Des rêves nouveaux se fesaient jour en lui, portés par ce bonheur jusqu'alors inconnu. Il était heureux, tout simplement heureux.
Missanges a écrit:
Il était parti dans tout un tas d’explications et je voyais son visage se tendre légèrement. Il avait subi un interrogatoire à Rohan par mon amie Zabou et lorsqu’on connaît Zabou, on sait que cela n’est pas rien.
Il s’en était toutefois bien tiré, mais là devant lui, il avait affaire aux Mamettes !
Le regard des trois anciennes de Kastell se reportait sans cesse sur mon visage et sur celui de Viken sans arrêter leur flot de questions. Je pris un regard neutre, me marrant intérieurement de ses explications car je savais au fond de moi que les Mamettes l’avaient déjà adopté, mais cela faisait partie du protocole d’accueil…

Repoussant ma chaise silencieusement, je mis à fin à toutes ses questions. Le prenant par la main.

Désolée, mes chères Mamettes, mais nous allons promener un peu histoire de changer d’air ! Vous aurez ainsi le temps d’échanger vos avis et vos critiques sur sa personne, hein !

Surprenant le regard de Viken, je lui fis un clin d’œil et l’entraînai avec moi. Sauvé ! Il était sauvé de cet interrogatoire.
Une fois sorti de la pièce nous riâmes longuement. Puis chacun de nous s’éloigna, vacant à ses diverses occupations. Il me dit avoir une chose importante à faire et je ne demandai aucune explication. Les mamettes lui avaient  assez posé de questions, pas la peine d’en rajouter.

Je le vis s’éloigner de moi à regret je pris la direction de l’écurie jouxtant le moulin pour aller voir Nuage.
Le sol était recouvert de paille. Celle-ci craqua sous mes bottes. Légèrement obscure la pièce était seulement éclairée par la lumière du soleil entrant par les portes ouvertes à chaque extrémité. Mon cheval était là, mâchant son avoine tranquillement, relevant sa tête lorsque ma main le caressa. Je restai un moment près de lui, le flattant de ma main et de mes mots. Je m’adossai contre un ballot de paille et sorti une énième fois ce pli reçu.


Citation :




Oyez Oyez, Oyez,

Afin d'honorer cette grande ville bretonne qu'est Saint Pol de Leon, ville très attachée à sa famille,

Qu'il soit su et dit que le Premier Prince de Bretagne, Son Altesse Riwan Nathan De Brocéliande, organise de grandes festivités en ses terres de Brocéliande.
Elles se dérouleront entre la Saint Pol, le 12 mars de cette année 1459, et la Sainte Eve, le 14.

Sur toute cette période, les roturiers sont autorisés à chasser dans toute la forêt de Brocéliande, sans devoir s'acquitter d'aucune taxe ni péage.
De même, ils pourront conserver pour eux l'entièreté du produit de leurs chasses.

A cette occasion Son Altesse procédera à l'anoblissement d'une nouvelle vassale.
Un grand festin sera donné pour les invités dans la demeure des Ducs de Brocéliande, le Chateau de Trecesson.
Par ailleurs, une pièce de théâtre sera donnée.

Enfin, ceux qui le désirent pourront visiter librement les demeures et autres lieux célèbres liés à Merlin, Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde.

Vous y êtes bien sûr invité(e) et pouvez venir accompagné(e).

Qu'on se le dise !





Afin d’honorer St Pol…Depuis mon arrivée je ne l’avais pas attendu  et si on avait du compter sur lui, St Pol serait mort aujourd’hui ! Et oui, le privilège des grands hommes pondre une idée de temps en temps tandis que les petites gens oeuvrent chaque jour.
Les roturiers sont autorisés à chasser…Etait –ce encore pour rire de nous les gueux et gueuses comme certains nobles s’amusaient à nous appeler. On jette un os de temps en temps pour se divertir Je savais le premier prince de Bretagne très ami avec ma demi-sœur, quoique que je ne sais plus trop si elle est encore de la famille vu qu’elle a été adoptée. Un peu compliqué tout de même. Sûrement encore pour rire ensemble de moi La Kerdren !

…l'anoblissement d'une nouvelle vassale…Décidément en ce moment le tapis rouge était de sortie. Je ne pris même pas la peine de me creuser la cervelle pour savoir qui serait cette vassale j’espérais juste que cela soit quelqu’un qui oeuvrait pour Breizh.

Nombreux sont les roturiers qui font tourner la boutique sans rien obtenir… Je revis ce que j’avais accompli depuis ma venue, bien plus que certains nominés…Amen !
Je revis aussi la lettre signée de son nom lors du décès de ma mère, nous excluant mon père et moi de ses terres.
Je pliai délicatement l’invitation et la remis dans ma poche. Elle irait rejoindre le peu d’écrit de ma mère que j’avais gardés dans un livre. Un livre en sa mémoire, Mirwen de Brignac ma mère !

Viken a écrit:
Miss allait bientôt partir chez les nonnes.
Un long moment d'absence avant notre mariage prochain. Ce départ était une épreuve et malgré tout j'étais serein. Je savais au plus profond de moi que notre amour résisterait à tout.
Je savais cet amour aussi beau que fort, et je voulais lui faire une jolie surprise avant son départ.

La laissant partir sur Kastell pour gérer ses affaires, j'étais allé voir les mamettes pour leur demander leur aide.
Bien sûr, elles avaient bougonné longuement, mais j'ai vite lu dans leur yeux qu'elles étaient heureuses de participer à cette surprise pour leur petite Missanges.
Elle me donnèrent la vaisselle et le linge que je leur demandais, y joignant même quelques attentions particulières me permettant d'agrémenter au mieux cet instant.
Dans l'après midi, je descendis deux chaises et la table en contrebas du moulin sur la plage. J'avais tout préparé à l'avance afin de ne rien oublier.
Positionnant la table et les chaises, je fis l'inventaire.
Tout était là ... la nappe blanche et les serviettes, la vaisselle assortie, la bouteille de ce vin acheté à un voyageur venu de Bourgogne, les photophores pour allumer les chandelles au dernier moment.
Alors que le soleil commençait à décliner, je posais chaque chose à sa place espérant que tout soit parfait. J'ajustais chaque détail, la position de son siège pour qu'elle profite au mieux de la vue de la mer, les bougies disposées tout autour, les fleurs piquées sur nos serviettes que j'avais mis un temps fou à plier correctement.

Le moment approchait à grand pas et je sentais monter en moi une certaine appréhension. Relevant la tête vers le moulin, j'aperçu les mamettes à une fenêtre. J'imaginai déjà leurs commentaires et je me mis à sourire malgré la tension.
Je remontais jusqu'au moulin pour me laver en hâte et enfiler une tenue plus convenable. Un coup d'oeil à la fenêtre pour voir le jour qui déclinait peu à peu.
Il fallait faire vite désormais et je dévalais les escaliers jusqu'à la plage pour illuminer les chandelles. Dans ma poche, je vérifiais que je n'avais pas oublier l'essentiel puis je remontais jusqu'au moulin, le coeur battant.

Elle était revenue, toute fière de sa journée et m'embrassa du bout des lèvres. Elle était adorable comme toujours et je lui dis dans un sourire.


Chérie, va vite te préparer, je t'emmène.

Les mamettes feignaient de n'être pas au courant, s'affairant à droite à gauche. Mais leurs mines espiègles les trahissaient malgré tout. Miss monta en courant dans l'escalier pour en redescendre un peu plus tard, vêtue d'une robe qui mettait ses formes en valeur.
Je restais là le souffle coupé par sa beauté, puis lentement m'approchais d'elle et lui prit la main.


Viens mon ange.

Je l'accompagnais jusqu'à la plage et la fit assoir en face de moi.



Nous n'avons pas échangé un seul mot sur l'instant, laissant parler nos yeux. Je sentis en elle la même émotion que celle qui m'envahissait. Je voyais dans ses yeux poindrent quelques larmes de bonheur et je lui souris tendrement.
Le repas fut délicieux par notre complicité bien plus encore que par la qualité de ce que nous mangions et buvions. Nous partagions chaque parole avec un plaisir non dissimulé, simplement heureux d'être ensemble.

Ma main se posant sur la sienne, je fouillais dans ma poche et en sortit un petit coffret que je fis glisser jusqu'à elle.
Mon coeur battait plus fort, lorsqu'elle ouvrit le couvercle et que ses yeux cherchèrent les miens.




C'est pour toi mon ange, pour nos fiançailles, pour te dire à quel point tu vas me manquer en attendant notre mariage.

Puis mon regard toujours posé sur le sien.

Je t'aime mon amour.
Missanges a écrit:
Je voyais les échanges de regards. Les trois Mamettes ne cessaient de se regarder pouffant dans leur main pour cacher leur rire. Je voyais leur mines se réjouir, leurs regards devenaient pétillants lorsque mon regard surprenait le leur.
Une chose se tramait mais quoi ?

Chérie, va vite te préparer, je t'emmène.

Je souris et montai quatre à quatre l’escalier de bois. Une robe était étalée sur le lit, des chaussures reposées au sol reprenant la couleur de la robe. Il y avait du coup monté la dessous. Après un passage par la salle d’eau je me revêtis lentement profitant de tous les instants de cette dernière soirée avant notre séparation. Quelques jours qui allaient être une éternité pour nous deux.

Je descendis et il était là au pied des marches me tendant la main.
Mademoiselle de Kerdren…
Il était si beau, si séduisant  dans sa chemise à manches légèrement bouffantes. Ma main dans la sienne trembla doucement.

Nous prîmes le petit chemin allant du moulin à la plage et j’aperçus des lumières. De toutes petites lumières vacillantes semblable à des lucioles éclairaient le sable. Celles-ci encerclaient une table délicieusement romantique. Sa main sur la mienne nous passâmes une agréable soirée. En fin de soirée, un petit écrin se posa discrètement contre mes doigts. Je levai mes yeux vers lui, son regard trahissait une émotion intense.  
J’ouvris le coffret et une bague étincela soudain sous mes prunelles vertes.

C'est pour toi mon ange, pour nos fiançailles, pour te dire à quel point tu vas me manquer en attendant notre mariage.

Je saisis la bague la faisant glisser sur mon doigt sentant mon cœur cogner contre ma poitrine. J’étais une femme comblée qui allait épouser un homme adorable dont j’étais éperdument amoureuse. Quelles que soient les épreuves et les obstacles qui viendraient joncher notre route, rien ne pourrait gâcher le souvenir de cette soirée.

Merci amour, je t’aime aussi.

Viken a écrit:
Elle était partie.

Comme prévu elle avait pris la direction du couvent pour une longue période. je le savais, m'y étais préparé et pourtant ... pourtant j'étais perdu sans elle.
Je n'avais plus l'entrain qui m'animait jusqu'ici, errant comme une âme en peine j'essayais juste de ne pas rester à rien faire.
Je tentais de me rendre utile aidant les mamettes dès que je le pouvais.
J'avais ramené du bois pour la chemninée, avais porté la brouette de Mahestine chargée de linge vers le lavoir, nettoyé l'écurie en l'absence de nuage, réparé une chaise bancale, graissé une serrure grinçante.
Mais rien n'arrivait à me faire oublier les yeux de ma belle. Tout, au moulin me rappelait que Missanges n'était pas là. Le lit me semblait froid, la chambre triste et même la vue sur la mer me paraissait tout à coup quelconque.

Ma décision était donc prise, j'allais prendre la route pour aller couper du bois, comme je l'avais fait il y a peu. Je savais que s'épuiser à la tâche était une bonne solution pour éviter de trop penser.
Le voyage ne serait pas trop long, juste suffisant pour amasser ce qu'il me fallait comme bois. Là, j'aurai le loisir de me défouler et d'apaiser un peu la tristesse de son absence.
Et à mon retour, il serait grand temps de penser aux préparatifs de notre mariage prochain.
Je souris à cette idée, impatient que j'étais de célébrer cette magnifique union, la concrétisation d'un amour unique et puissant. Oui, je devais penser à cet avenir qui s'annonçait aussi radieux que merveilleux.

Je descendis les escaliers sans siffler cette fois, mon sac sur le dos, et surpris le regard des mamettes.
Comme d'habitude, elles avaient déjà tout compris et sur un coin de la table, enroulé dans un tissu à carreaux, un petit paquet m'attendait rempli de petites attentions à leur image.  
Je les embrassai une à une avec un petit sourire qui voulait dire merci. Elles étaient si attachantes, si pleines de tendresse sous leurs airs bourrus.


Je ne pars pas longtemps, je serai de retour à la fin du mois. Prenez bien soin de vous.

Jetant mon balluchon sur mon épaule je regagnais le chemin de Kastell avant de prendre la route. Je n'avais guère l'envie de m'arrêter en chemin, pas même de m'attarder en taverne.
Mes pensées étaient ailleurs, définitivement ancrées dans de superbes yeux verts.
Clochette a écrit:
clo savait son amie partit au couvent , surement qu'elle avait besoin de cette pause spirituelle pour vivre au grand air son bonheur eclatant , elle souriait en pensant a son amie le bonheur etait a ses pieds et aprés bien des tourments elle l'avait accepté , aujourd'hui c'est a viken qu'elle pensait , elle savait que l'amoureux de sa belle miss etait bien seul depuis, et il devait surement se tourmenter de cette absence, elle n'avait rien promis mais n'empeche qu'elle pensait devoir s'occuper de savoir si viken allait bien , il faisait parti de ses amis sans se l'etre jamais dis , sachant que les debuts de leur rencontre furent assez houleux , mais au fond ils savaient bien l'un et l'autre , qu'un profond respect et une solide amitiée les animait

ce jour elle se rendait donc au moulin , sachant pertinement que les mamettes prendraient soin du "petit" c'etait donc juste pour lui signifier une présence amie qu'elle allait a sa rencontre
et c'est la sur le chemin du moulin qu'elle le croisa le baluchon sur le dos ... d'un air inquisiteur elle le jugea.. mais tu vas ou comme ça toi .... et aprés avoir eu explications elle comprit et le laissa filer sur une promesse d'un retour en fanfare ou les deux amoureux celebreraient leurs amours sincéres et sans faille .
Viken a écrit:
Il était de retour enfin, après un court voyage qui lui avait paru interminable. Il avait hâte de retrouver le moulin qu'il avait quitté quelques jours plus tôt sachant au fond de lui qu'il y reviendrait très vite.
Il avait promis aux mamettes de ne pas s'absenter très longtemps, comme il l'avait promis à son amie Clochette, rencontrée en chemin lors de son départ.
Il était heureux de retrouver ce lieu si particulier où chaque endroit, chaque objet lui rappelait sa douce et tendre Miss.
Il avait cru qu'en s'éloignant, l'absence de sa future petite femme se ferait plus douce, mais il n'en était rien, bien au contraire.

Il entra dans la grande salle où il reçu un accueil des plus chaleureux de la part des mamettes qu'il embrassa tendrement une à une. Et avant de grimper les escaliers, il leur dit en souriant un brin provocateur.


J'espère que vous avez mitonné un bon petit plat pour mon retour. Votre cuisine aussi m'a manqué ... regardez ... je suis tout maigre.

Montant les marches en rigolant de les entendre bougonner, il fonça dans leur chambre et y rangea ses affaires. Il s'allongea sur le lit, prenant contre lui l'oreiller de Miss et respira profondément, s'imprégnant de son odeur et de son parfum. Bientôt, elle serait de retour et il la serrait à nouveau dans ses bras. Ils pourraient enfin vivre pleinement leur amour et préparer leur futur mariage.
Comme si elle avait été là, il murmura.


Je t'aime mon ange.

Après avoir pris un bon bain, il se mit au travail, préparant une fournée de pain bien frais et croustillant. Il sourit. Du bas de l'escalier montaient déjà des effluves de plats mijotés.
Viken a écrit:
Miss allait bientôt revenir et il en était tout excité. Tournant et virant, allant et venant aux quatre coins du moulin, Viken ne savait plus quoi trouver pour s'occuper.
Bientôt trois semaines qu'elle était partie et le temps lui avait paru interminable.
Mais depuis quelques jours, en plus de cette insoutenable attente, les préparatifs du mariage se présentaient sous un mauvais jour. Il avait beau multiplier les démarches, les courriers et les demandes en tous genres, tout allait de travers.
Les absences des uns, la mauvaise volonté des autres, la rigidité des textes et des pratiques aristotéliciennes ... tout semblait venir se mettre en travers d'un bonheur pourtant tout tracé.

Il repensa à sa belle et finalement espéra. Après tout, ils s'aimaient et c'était bien là le plus important.
Viken savait qu'un seul baiser de Miss saurait lui redonner le sourire et le bonheur. Ils se marieraient quoi qu'il arrive, signifiant aux yeux du monde l'indéfectible force de leur amour.

Il monta dans leur chambre, vérifiant que tout était parfait. Du linge frais, le ménage fait en grand, la pièce aérée pour laisser entrer l'air du large qui avait du lui manquer, un joli bouquet de fleurs fraîchement coupées délicatement disposées dans un vase, il avait le sentiment de n'avoir rien oublié.
Ces retrouvailles allaient être intenses en émotion, il le savait et n'avait qu'une hâte, celle de pouvoir enfin la serrer dans ses bras et lui dire à quel point il l'aimait.
Missanges a écrit:
La colline de la grosse dondon était en vue ainsi que la distillerie, d’ailleurs, le doux parfum de la prunàvampi titillait déjà mes narines. J’étais de retour après de nombreux jours d’absence, une éternité.
Vivement la taverne !
Les sabots de ma monture descendirent doucement la pente, je ne pus m’empêcher de rire de soulagement et, tapotant l’encolure de Nuage je lui dis,
Nous sommes de nouveau chez nous…

Un matin admirable pour rentrer au bercail et faire la surprise aux personnes qu’on aime. Les ailes du moulin tournaient lentement chantant une douce mélodie. Sans aucune fausse note, la toile ondulait, dansait, dans un accord parfait avec le vent. Une bonne odeur de pain frais s’échappait de la petite lucarne sous le toit. Etre là, sans bouger s’abreuver de ce bonheur tellement simple.

Nuage entra dans l’écurie et se dirigea vers le fond du mur, vers son râtelier rempli d’avoine et de foin. Sa mâchoire fut rapidement pleine de sa nourriture préférée. L’endroit sentait la paille  nouvellement changée, je souris en pensant que Viken avait du s’occuper au moulin pendant mon absence et je sortis avec hâte de l’écurie courant vers la porte d’entrée que je poussais doucement.
Neige lovait dans le fauteuil devant la cheminée se redressa doucement, s’étirant,  arquant le dos vers le plafond. Elle sauta de son siège pour venir se frotter contre mes chevilles. A peine avait-elle commencé sa caresse que Désir jaillit au milieu de la pièce, dos rond et poils hérissés, crachant dans un grondement de menace. Une course s’engagea dans la pièce et ils sortirent par la porte restée entrouverte.
Décidément ses deux là ne s’entendaient jamais !

Une bonne odeur de cuisine parfumait la pièce. Tout était tranquille. Je montai à l’étage poussant la porte de ma chambre. Mes yeux se portèrent sur un bouquet de fleurs éclairant la pièce de ses pétales colorés. Puis détaillant plus attentivement je le vis, le coude posait sur le bras du fauteuil, la tête inclinée reposant dans la paume de sa main.  Baigné dans le demi-jour de la pièce éclairée seulement par la lumière entrante d’un rayon de soleil, son visage était là devant moi. Passant mes mains devant ses yeux, m’inclinant doucement. Mes lèvres murmurèrent contre ses oreilles.

Devine, qui est là !
Viken a écrit:
Des jours qu'il attendait le retour de sa belle, ne cessant de penser à elle ainsi qu'à leur avenir.
Leurs projets de mariage contrariés l'avait épuisé mais il savait qu'ils s'uniraient malgré tout. Leur amour était bien trop fort pour se laisser entraver par le premier aléa venu.
Il était pourtant un peu fatigué d'avoir agi dans le vide pendant ces derniers jours, aussi il s'était lentement assoupi devant la fenêtre de leur chambre, regardant la plage et repensant à leur soirée de fiançailles.
Des images de Miss plein la tête, il avait fermé les paupières se laissant aller dans une douce torpeur.

Des mains posées sur ses yeux le réveillèrent autant que la voix qu'il reconnut dans l'instant.


Devine, qui est là !

Il sourit et lui prit les mains avant de se redresser pour plonger son regard dans le sien. Elle était là, enfin, devant lui. Elle le regardait avec un grand sourire, toute heureuse de lui faire la surprise. Il la prit dans ses bras et l'embrasse longuement avant de lui répondre.

Oh mon amour ... tu m'as tellement manqué.

Il la détaillait sous toutes les coutures afin de voir si son séjour chez les nonnes n'avait pas eu de conséquences sur sa santé. Il lui prit la main.

Tu vas bien ? allez je suis sûr que tu rêves d'un bon petit déjeuner. Viens, je vais te préparer ça, j'ai du pain tout frais.

Il descendirent les escaliers enlacés, heureux d'être enfin réunis. Il aurait voulu crier dans les couloirs du moulin que sa belle était de retour, mais finalement il se retint, profitant de ces quelques instants où ils étaient seuls.
Missanges a écrit:
Ses lèvres vinrent sur les miennes dans un long baiser d’amour. Comme c’est bon d’être de retour, comme c’est bon de le revoir. Ses yeux qui me détaillent et les miens imitent les siens en un plaisir réciproque. Ma main caresse sa joue puis d’un doigt je dessine lentement le contour de ses lèvres encore humide de notre baiser.

Tu vas bien ? allez je suis sûr que tu rêves d'un bon petit déjeuner. Viens, je vais te préparer ça, j'ai du pain tout frais.

Un bon déjeuner… Hum ! Une proposition intéressante…J’ai senti l’odeur du pain en arrivant et je t’avoue avoir faim.  Et encore plus si tu le fais !

Riant de bonheur sa main me prit la taille et nous descendîmes l’étage. Je sentis à peine mes pieds effleurer les marches tant il me serrait fort. Sa main glissa doucement le long de ma taille et il disparut dans la cuisine.
Viken a écrit:
Il l'abandonna un instant. A peine arrivé dans la grand salle qu'il se mit en hâte de raviver les braises dans l'âtre et d'y remettre du bois sec. Quelques flammes commençaient à mordre les bûches et il la regarda avec amour.

Assieds toi chérie ...je prépare tout.

Puis il se sauva en cuisine revenant les bras chargés de victuailles qu'il déposa sur la table. Il étala un grand napperon sur lequel il déposa deux grands bols et quelques couverts. Puis ramena le pain, une grosse motte de beurre et des pots de confitures coiffés de petits foulards en tissus.
De son couteau il découpa de belles tartines dans le pain qu'il avait cuit au petit matin.


Frais ou grillé ton pain mon ange ? Oh et puis tu vas goutter aux confitures des mamettes, elles sont ...hummm ... délicieuses !

Il continua à s'activer retournant aux fourneaux afin que le lait ne déborde pas, puis revint s'assoir à ses côtés. Il la regarda avec amour, déposa un nouveau baiser sur ses lèvres avant de lui dire.

On a du travail aujourd'hui Chérie, il faut envoyer les invitations pour notre mariage.

Il continua à parler longuement, tout heureux qu'il était de sa seule présence. Il lui prépara de superbes tartines qui donnaient l'eau à la bouche qu'elle dévora autant qu'il la dévorait des yeux.
Missanges a écrit:
La grande table fut soudain recouverte de tout un assortiment de petits pots aux couleurs chatoyantes les unes plus appétissantes que les autres.
-La confiture de mûres, celle que les Mamettes allaient cueillir en bordure de mon champ de blé au milieu des ronces. C’est qu’il était naturel mon champ… Ronces aux épines si virulentes que nous en entendions parler pendant des jours entiers par les trois ancêtres de Kastell.
-La confiture de prune qui laissait échapper lorsqu’on la tartinait sur le pain une délicieuse odeur et qui laissait un délicieux arrière goût de prunàvampi au palais.

Une bonne odeur de pain embaumait la pièce. La croûte semblait encore gémir, craquelant sous la lame du couteau. Deux bols fumants remplis du meilleur lait de Bretagne se tenaient devant nous. Mes mains portèrent près de mes lèvres, ce liquide blanc, crémeux sentant les vaches comme si elles étaient dans ce bol.

Je bus doucement, une légère crème vint sur mes lèvres qui disparut rapidement sous les lèvres de Viken, lors d’un échange de baiser passionné. Nous rions ainsi heureux tout simplement.

Le déjeuner fini, la grande table repris son aspect initial et elle fut aussitôt  revêtue d’un accessoire d’écriture. Vélin, plume et encre vinrent trôner sur la table.
Chacun se mit à sa tâche et une multitude de petits rouleaux d’invitation s’aligna sur celle-ci Il ne restait plus que les doigts d’une main avant le grand jour…

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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:31

*14 Avril 1459

Lilith_de_kerdren a écrit:
Pourquoi les journées de la blondinette finissent toujours par un : AIIIIE...

Deux fois aujourd'hui qu'un crie horrible sortait de sa bouche, le premier au baptême de Blo et Jeni en se cognant, et le second malheureusement en tombant des escaliers...

C’était horriblement long, j'avais l'impression de vivre la scène au ralenti...

Scène 1: mon pied par de travers
Scène 2: mon corps chute en avant
Scène 3: un magnifique roulé boulé, qui mérite un 10 au championnat du Royaume
Scène 4: bah a vrai dire, j ai un trou là, me souviens plus trop...
....me souvient plus du tout... ce que je fais par terre en bas des escaliers...

Toujours est il, que j'reste un moment là, toute seule sans pouvoir me mouvoir comme je veux, j'aurais voulu maudire quelqu'un mais nan, la seule fautive c'était bien moi...je suis une empressée...

Après un long moment, j'arrive tout de même a me lever, me tournant, pour mettre un genou a terre, une main sur le mur et hop...je suis enfin debout...

La douleur n est pas encore trop perceptive...je décide donc de rejoindre les filles en taverne, mais la marche jusqu'a la bas,  fut insupportable et la douleur était maintenant devenu insoutenable...

Seule chose qu'y jusqu’alors n avait pas affolé la future maman, était justement le bébé...il ne bougeait pas...enfin peut être était il endormi?
En entrant dans l'auberge, mon visage me trahissait, la douleur sur l instant pouvait se lire, d'ailleurs, Sanzi et Valou virent de suite que quelque chose clochait...

Elles avaient l'air inquiète toutes 2 et moi qui tentait de les rassurer....c est le monde à l’ envers...

Mais sans pouvoir leur dire quoique se soit de plus sur mon état, les deux avaient fait prévenir des médicastres...

Jéni vint donc nous rejoindre, elle me dit de rentrer au moulin afin de m’examiner

C est a ce moment la que je me mis a penser au bébé...

comment allait il lui?

il était plus important que moi!!!fallait pas qu’il lui arrive quelques choses.
Lauralyne a écrit:
Laly arriva avec tous ses enfants, les 6 oui, elle n'en avait pas perdu en cours de chemin. Elle se présenta au moulin des Kerdren. Elle devait aider Lilith à mettre sa tenue pour le mariage de Missange.
Les enfants entrèrent après avoir été invités à le faire et ne se firent pas prier, retrouvant leur seconde maison.


Soyez sages les enfants et ne vous salissez pas vous êtes habillés pour la cérémonie.

Elle se demanda où était Lilith.

Lilith? Tu as besoin d'aide?
Jenifael a écrit:
Elles étaient enfin arrivées au moulin et jeni avait aidée Lilith a descendre de la charette et a entrer avant de la faire s'allonger.

Rapidement elle se lava les mains et au moment ou elle allait commencer a examiner lagafette première, des voix, l'une adulte et les autres enfantines retentirent dans l'entrée.

Lilith? Tu as besoin d'aide?

Ah bin si c'était la personne que je pensais elle tombait bien!

Lilith je reviens, Lauralyne vient d'arriver je vais la chercher. Elle te connait mieux que moi et saura voir si quelque chose cloche. Toi tu bouge pas et tu te détends!

Quatre a quatre, au risque de se rompre le cou, Jeni descendit et acceuillis Lauralyne, lui expliquant ce qui s'était passé et lui demandant si elle voulait bien s'occuper de la future maman vue qu'elles se connaissaient de longue date et avait plus d'expérience qu'elle.

Bonjour Lauralyne, Lilith va avoir besoin de vous en effet, elle a eue la bonne idée de vouloir descendre les escaliers tête la première. Elle a des douleurs dans le ventre et le dos, probablement aux fesses demain, et ne sens plus bouger le bébé depuis la chute. J'allais l'examiner quand vous êtes arrivée mais vais vous laisser faire si vous le voulez, vous la connaissez mieux que moi médicalement et avez plus de pratique que moi.
Lilith_de_kerdren a écrit:
Citation :
Toi tu ne bouges pas et tu te détends!

J’aurais presque foudroyé ma belle fille du regard, nomého, on m’interdit rien a moi hein !!! tssss !!!

J’attendis tout de même qu’elle aille au devant de Laura pour pester et grimacer après elle…

Toi tu ne bouges pas hein…blablabla…
*fronce les sourcils et grimace *

De position allongée, je me remis assise et je croisai les bras, tel que le ferait Kirstenn pour montrer son mécontentement…

Mon humeur atteignait un seuil que l’on ne me connaissait pas, bien que dure, j’étais devenue douce et très calme…c’était presque un choc pour moi de voir réapparaitre mon caractère exécrable…

Le mal sans doute…oui sans doute…

D’ailleurs avant que les deux « garde chiourme » ne reviennent, je m’allongeai à nouveau…cette douleur dans le ventre me tiraillait, mais je n’aillais point leur dire, j’allais tenir le coup, une bonne tisane, un peu de repos, du baume pour mes p’tites fesses, et le tour serait joué…chui pas une douillette moi, hein !!! Pas question que l’on me fasse garder le lit…NON pas question…
Jenifael a écrit:
Elle avait a peine tourné le dos que déjà on entendait râler, bougonner et ronchonner. Pas la peine de se demander qui c'était, la future maman n'aimait pas mais pas du tout qu'on lui donne des ordres. Résultat de l'atavisme breton a savoir un caractère bien trempé, a croire qu'on est en face d'un troupeau de têtes de mules, de l'habitude prise a l'ost de commander plutôt que d'être commandé et du fait de détester rester sous la couette sans son chéri bibi d'amour de Peterpan de mari.

Mine de rien elle allait pas avoir de chance la patiente impatiente parce que Jeni était aussi tête de mule, pouvait se transformer a volonté quand il le fallait en dragon, était sûre en cas de besoin d'avoir l'appui et le soutien de toute la famille (et la elle parlait pas des mamettes encore), et en dernière extremité était prête a faire appel a l'ost et des cordes très solides pour maintenir la récalcitrante au lit.

Avec tout ça il aurait été étonnant que Lilith arrive a se lever. Bon d'accord elle essaierait mais avait très peu de chance d'y parvenir. Jeni la laissat donc râler et rouspeter a loisir pendant qu'elle parlait a Lauralyne.
Lauralyne a écrit:
Laly vit Jenifael les accueillir. Elle l'entendit, elle écarquilla les yeux.

Mais ce n'est pas Dieu possible ça, elle ne fera que des bêtises, rien que des bêtises quand il n'est pas là.

Les enfants restez sages, je vais voir Lilith.


Elle monta à la suite de Jenifael. Elle trouvèrent la futur mère assise sur le lit, bougonnant, rouspétant, bref pas contente du tout et avec un visage crispé.

Je viens t'aider pour mettre ta robe, mais avant.... je vais t'examiner et pas la peine de ronchonner, là c'est moi le chef et pas toi na!
Lilith_de_kerdren a écrit:
Alors là, c'était la fin des haricots...Miss brestoise était là.

Une chose était sure, elle me foutait la trouille, j'pouvais même pas  lui dire non  quant elle me d'mandait ou m'ordonnait un truc...

Pourquoi? j'en sais foutre rien!

Elle est pas méchante...assurément nan!
Mais impressionnante peut être...
...y en fallait pourtant pour m'impressionner , mais disons que euh...
...ca doit être le coups des trous qu'elle devait me recoudre...y a quelques mois, genre a demi mourante, je me souviens fort bien, qu'y avait fallu me courser...ou bien c est cette baston en lice....elle m'avait fait un gros bobo, la vilaine!!!(si si je vous jure)

Pi là, elle voulait m'examiner? euh m'examiner quoi?


Laly chérie, cherais toute obéissante, mais euh....TU VEUX ME FAIRE QUOI LA????


Chasse le naturel, il revient au galop... je pestais a nouveau...je voulais surtout pas que l'on me touche...

Si je m'étais assise, c'était en faite pour une bonne raison, j'avais mal...enfin même dans cette position, c'était pas le top.


Dis ca va faire mal?


Lilith serait  elle douillette???non!!!! c'était impensable...(cassage du mythe)...
Lauralyne a écrit:
Laly voyait bien que Lilith n'était pas, mais alors pas du tout rassurée. D'ailleurs elle se demandait bien pourquoi, bien qu'elle se doute.

Lilith je vais voir si le bébé va bien, si toi tu vas bien et que tu puisses faire la route et assister aussi au mariage de Miss.
Alors tu vas te détendre, t'allonger aussi car assise je vais avoir un peu de mal.


Elle trouva un broc d'eau et un récipient et se versa de l'eau pour se nettoyer les mains. Elle revint vers Lilith.

Je ne vais pas te faire de mal Lilith alors s'il te plait installe toi confortablement.
Peterpan31 a écrit:
[un mois plus tard ...]

Les quelques semaines qui s'étaient écoulées avaient été sans doute parmi les plus éprouvantes pour la famille Kerdren et leurs proches.

Alors qu'ils étaient partis fêter le mariage de Valeyriane et Wari à Gwened, Lili juchée dans une charette, étant donné son état, avait finalement sur la route, donnée naissance aux deux petits derniers de la famille.

Maëline était aussi rouquine que son frère Tiernvaël était blond. Enfin, c'est ce que leur mince chevelure laissait présager à leur naissance.

Mais à cet heureux moment succéda l'horreur.

Leur ami, Wari Thoerson était mort, foudroyé, au début de la cérémonie de son propre mariage, laissant éplorés sa veuve et ses amis, dans l'Eglise de Gwened.

A présent, ils avaient rapatriés le corps à Kastell Paol où il reposerait en paix.

Peter était rentré au Moulin, avec Lili et les enfants, afin de préparer un départ prévu de longue date. Enfin, ils allaient pouvoir profiter de quelques semaines, comme une sorte de voyage de noces en retard, et en famille !

Missanges a écrit:
Nous étions enfin de retour chez nous au moulin. Notre séjour dans la ville de Vannes avait été moins plaisant que d’habitude. Malgré la présence de mon filleul et celle de nos amis, malgré de nouvelles connaissances très agréables, rien ne vint égayer la tristesse de la perte subite de Wari.

Quel soulagement ce fut donc, de se réveiller ce matin là au moulin. De courir à la fenêtre de notre chambre, d’écarter le rideau et de regarder les premiers rayons de soleil Politain !
Un mois avait passé !
Un mois que nous étions mariés, déjà !
Après avoir ouvert en grand la fenêtre, je me retournai vers mon mari qui me regardait en plissant les paupières. Mains croisées derrière sa nuque, le drap dévoilant  son torse nu, comme il était beau, là, allongé me regardant et comme je l'aimais.  Il avait le soleil en plein dans les yeux. Mon regard soutient le sien, un sourire amusé de dessina sur mes lèvres. Nous étions si amoureux, si complice...

-Oh ! Pardon chéri, mais j’avais hâte de regarder la mer. Viens…

Tendant une main pour l’inciter à se lever et venir me rejoindre, je lui souris. Deux mains m’entourèrent la taille et je sentis son souffle parcourir ma nuque.

-Oui, Mme de Kerrandic c’est une très belle vue. Mais je ne peux rester trop longtemps, je dois décharger les stères de bois de la charrette chérie afin de préparer notre départ.

Notre départ !
Le moulin allait être soudain bien vide. Mon père, Lilith, leurs enfants partaient pour un voyage en mer.
Et nous, nous partions pour notre voyage de noce.
Combien de temps ?
Aucune réponse, longuement sûrement…
Viken a écrit:
C’est le soleil qui me réveilla ce matin là. D’habitude, j’aurai ronchonné avant de m’enfouir à nouveau sous les draps.
Mais pas cette fois, car après avoir longuement cligné des yeux, je posai un regard encore tout embrumé de mes rêves de la nuit sur ma petite femme. Missanges était là devant la fenêtre et me souriait.
M’étirant en passant mes bras derrière ma tête, je la contemplais avec tout le bonheur d’un homme comblé. Le sourire qui se dessina sur mes lèvres en disait long sur mon humeur de l’instant.
Que j’aimais cette femme, … ma femme.

Un mois était passé depuis notre mariage et pourtant, il me semblait que c’était hier.
La vie aux côtés de mon épouse était à l’image du ciel de cette belle matinée, d’un bleu intense à peine voilé par quelques nuages de chaleur.

Je me levais et, la prenant dans mes bras je contemplais le paysage par dessus son épaule. En contrebas, la mer se retirait lentement lissant la plage sans relâche.
Quelques mouettes tournoyaient dans le ciel à l’affût de leur premier repas. Nous étions bien, enlacés et silencieux, simplement heureux d’être ensemble.

J’aimai ces instants au moulin, dans ces murs si particuliers que je m’étais peu à peu appropriés. Je me sentais bien en ces lieux, il y régnait une atmosphère apaisante et sereine.
Au beau milieu d’un Kastell que je ne comprenais plus, le moulin constituait un doux refuge. Il était le dernier rempart à une lassitude irréversible.

Pourtant nous allions le laisser dernière nous afin d’entreprendre notre voyage de noces.
Un voyage attendu, et qui nous ferait le plus grand bien. Nous en avions étudié le parcours, nous laissant le choix de le modifier au hasard des rencontres et de nos envies.
La durée n’était pas déterminée, nous aurions ainsi toute latitude pour séjourner là où l’humeur du moment nous inciterait à rester.
C’en était fini des contraintes et du tumulte de ces derniers jours. Nous allions enfin pouvoir penser à nous, … uniquement à nous.
Blotus1er a écrit:
Le moulin des Kerdren allait se vider, Peter, Lilith, Miss Viken, , tous allaient partir, tous allaient quitter st pol quelques temps. C'est à lui que reviendrait la tache de s'en occuper.
Il se dirigea vers la demeure familiale, le coeur gros. Il voulait les saluer, les embrasser avant le départ.
Il penetra dans le moulin , et lança dans le hall ...


Y'a quelqu'un ???

C'est moi Blotus...
Viken a écrit:
Il y avait encore bien des choses à faire avant le grand départ et Viken s'affairait dans son fournil lorsqu'il entendit une voix bien connue retentir dans la grande salle du moulin.

Y'a quelqu'un ???   C'est moi Blotus...

S'essuyant les mains pleines de farine, il s'empressa d'aller retrouver le beau frère et de lui offrir un verre de prune. Ben oui, on se refait pas et toutes les occasions sont bonnes à prendre.
Débouchant la bouteille il servit deux verres et en laissa un vide à côté. Puis il s'installa à la table invitant Blotus à en faire de même en face de lui.


Je fais péter le bouchon, et tu vas voir, à mon avis ... Miss devrait rappliquer sous peu.

Heureusement qu'elle n'était pas là pour l'entendre, il se serait fait pincer à coup sûr. Il ne retint pourtant pas un petit sourire en pensant à sa petite femme et sa prune. Puis plus sérieusement.

Ben tu vois, on se prépare tout doucement pour notre voyage de noces. Je ne sais pas combien de temps il durera, mais j'espère qu'il nous permettra de nous ressourcer un peu. On reviendra peut être plus motivés que jamais ... va savoir !

Sur quoi il leva son verre et trinqua de bon coeur avec Blotus.

A la nôtre à tous !
Missanges a écrit:
La journée s’était écoulée doucement. Chacun vaquant à ses diverses occupations. Mon mari avait fait son pain et moi le mien. Chacun avait cuit ses trente-six petits pains constituant une première réserve pour ce voyage. Assurément les Mamettes allaient compéter cette nourriture en donnant des  victuailles enroulées dans leur éternel torchons aux rayures rouges.

La tête plongeant dans le panier, un bruit contre le carreau se fit entendre, un pigeon porteur d’une missive attendait que je lui ouvre la fenêtre. Saisissant le volatile je pris connaissance du pli.
Aie…
Portant mes doigts dans mes cheveux, tout en entortillant une mèche, je ne savais comment annoncer cela…
Voyage ou Breizh…
Une voix résonna

Y'a quelqu'un ??? C'est moi Blotus...


Descendant rapidement je courus embrasser mon frère Blotus sans oublier évidemment mon mari qui aurait fait une crise de jalousie..

Coucou Blotus, je suis heureuse de te voir, je vois que la Prune et de fête…

Cachant mon courrier reçu, il faudrait en parler tout de même plus tard.  Une réponse urgente était attendue...

Jenifael a écrit:
Sa farine faite, ses sacs vendus, un brin de toilette vite fait bien fait et voila notre Jeni qui prends le chemin du moulin. Elle n'y avait pas mis les pieds depuis un certain temps et ne nous cachons pas la vérité cela lui manquait.

Elle avait prévu le coup au cas ou Miss aurait vidé la cave et avait pris au passage quelques bouteilles de prune.

Un coup d'oeil a droite, un coup d'oeil a gauche, surveiller les fenêtres histoire de pas se prendre de flotte ou pire sur la tête et elle frappa a la porte.

Miss, Viken vous êtes la? Je vous ramène quelques bouteilles mais si vous en voulez pas....
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:31

*16 Mai 1459
Missanges a écrit:
Hop !  Le popotin à peine posé sur la chaise que quelques coups cognent à la porte. Laissant les hommes converser, je m’empresse de courir vers la porte afin de l’ouvrir et qui vois-je
Une bouteille de prune et derrière la bouteille la belle Jeni.
L’embrassant fortement je dis
Quelle merveilleuse surprise, je suis contente de te voir. Entre vite devine qui est là aussi ?
Criant afin que mon mari entende
Chéri planque les clés de la cave …
Blotus1er a écrit:
Blotus avait embrassé sa sœur et s'était installé dans le salon avec Viken, les hommes conversaient de chose et d'autres !! blotus s'inquiétant du voyage qu'ils allaient entreprendre, il  posait mille questions entrecoupées de gorgées de prune...

Bon alors Vik, ça y est vos malles sont pretes ? vous allez partir vers le sud, le nord ?
Vous allez voir Ralas je crois !! Vous l'embrasserez de ma part hein !!!

c'est fou, c'est comme si c'etait moi qui partait , bref !! vous en faites pas, on va s'occuper du moulin avec Jeni !!

Mais n'oubliez pas de nous laisser les clés de la cave !!


puis fixant son verre et regardant Vik....

dis donc, elle est vraiment bonne cette prune !!! tu l'as trouvé ou cette bouteille ? il y a des étagères sécrètes dans la cave de mon Pere ou quoi ?

Citation :
Miss, Viken vous êtes la? Je vous ramène quelques bouteilles mais si vous en voulez pas...

hey ! mais c'est une voix que je connais ça !!
Viken a écrit:
Eh bien voilà tout à coup de l'animation au moulin. Trinquant avec Blotus, on toqua à la porte et Miss fit entrer une silhouette connue. Jeni arrivait à son tour et avait eu la bonne idée de ne pas venir les mains vides.

Citation :
hey ! mais c'est une voix que je connais ça !!

Il se marre en regardant Blotus ... tu parles qu'il la connait cette voix.

Citation :
Chéri planque les clés de la cave …

Oula ... oui c'est vrai que la Jeni a presqu'aussi bonne réputation que sa petite femme question descente de prune. En même temps, elle a ramené des munitions donc pas de panique.

Allez ... maintenant qu'on est là ... on trinque.

Puis repensant aux questions de Blotus sur les préparatifs, il rajouta en levant son verre.

Et à notre départ, oui ... tout est prêt ... y a plus qu'à, comme on dit !
Jenifael a écrit:
Un sourire et un tirage de langue a Miss pour son cri du coeur. Une voix plus que connue lui fit dresser les oreilles et un sourire apparu sur ses lèvres.

Bonjour ma belle, comment ça planquer les clés de la cave? tu me ferait ça alors que j'apporte ce qu'il faut? Rhaaaa lala c'est po juste^^. Dis moi je rêve ou j'entends une voix que je connais?^^

Jeni suivit Miss au salon et sourit en voyant qu'elle ne s'était pas trompée et que Blotus l'avait précédé et qu'ils avaient déjà, tout les deux, un verre a la main.

Et bien je vois que j'arrive juste a temps et que j'ai bien fait de ramener des munitions^^.

Elle prit le verre que lui tendait Vik et trinqua avec tous.
Missanges a écrit:
Et à notre départ, oui ... tout est prêt ... y a plus qu'à, comme on dit !

Le bord du verre posé sur mes lèvres prêt à  engloutir le liquide divin, je regardai mon mari. Nos regards se croisèrent, se dévisagèrent et son regard devient soudain interrogateur devant ma gêne subite.
Un seul regard entre nous et nous savions ce que ressentait l’autre.

Chéri, je viens de recevoir un courrier pour être présente sur une liste ducale tu peux en faire partie toi aussi si tu le désire. Je crains que notre voyage soit reporté…

Mes yeux dans les siens, j’attendais sa réaction, je savais ce voyage important pour lui, son envie de partir un peu. Mais comment faire Breizh ou le voyage pour ma part j’avais choisi…
Viken a écrit:
Il était content de revoir Jeni dans les parages. Cela changeait un peu des coups qu'ils se portaient à la soule.
Tout en trinquant avec eux, il écouta Miss qui avait visiblement quelque chose à lui annoncer.


Chéri, je viens de recevoir un courrier pour être présente sur une liste ducale tu peux en faire partie toi aussi si tu le désire. Je crains que notre voyage soit reporté…

Il resta un peu incrédule un moment ... puis l'effet de surprise passé, il sourit à sa petite femme. Il savait à quel point elle aimait se mettre au service des autres et pour le coup, l'occasion était belle.
Il lui prit la main et la regarda dans les yeux.


Pas grave amour ... ça nous fera une expérience enrichissante et puis, pour le voyage, ... on a toute la vie devant nous.
Blotus1er a écrit:
en voyant arriver jeni, son coeur palpita un peu plus vite...

Et en voilà une surprise et une bonne surprise, le sixiéme sens feminin est infaillible, comment savais tu qu'on allait à l'instant même vider une bouteille de prune et se retrouver avec des verres vides ?

blotus l'embrassa et l'invita à s'sseoir pres de lui !

puis Miss fit une annonce et s'adressa à Vik..

Citation :

Chéri, je viens de recevoir un courrier pour être présente sur une liste ducale tu peux en faire partie toi aussi si tu le désire. Je crains que notre voyage soit reporté…

blotus se demanda si tout à coup, lui et Jeni ne devaient pas quitter les lieux et les laisser s'expliquer sur cette nouvelle situation... Il s'appreta à intervenir et à dire quelques mots lorsque Vik reprit apres un petit moment de silence....
Citation :

Pas grave amour ... ça nous fera une expérience enrichissante et puis, pour le voyage, ... on a toute la vie devant nous.

il eprouva alors comme un soulagement, ces deux là s'aimaient vraiment....

bin alors ça c'est une nouvelle !! nous avons trouvé une bonne raison de vider la bouteille de jeni !!


:wink:
Missanges a écrit:
La porte du moulin s’était refermée doucement. Blotus et Jeny étaient repartis bras dessus, bras dessous se soutenant mutuellement, témoignage de quelques bouteilles vidées. Adossée contre la porte je suivis du regard leurs deux silhouettes s’estomper dans le lointain. La main contre le battant de la porte afin de regagner l’intérieur du moulin.
Le malaise repris !

Une banale contraction au niveau de l’estomac suivit de cette sensation inconfortable, ce liquide qui se balade le long de l’œsophage, montant, descendant comme une bulle qui s’amuse, semblant vouloir sortir puis se ravise. Sans force, je m’assis sur la première marche, humant l’air doux du soir, attendant que cela passe.

Viken a écrit:
Ils avaient trinqué de bon coeur. Peut être même avaient ils légèrement, mais alors très légèrement abusé des bienfaits de la prune.

Blotus et Jeni étaient repartis une fois les bouteilles vides, il ne pouvait en être autrement. Viken posa ses coudes sur la table regardant sa petite femme les raccompagner jusqu'à la porte.
Elle se posa sur les marches de l'entrée et malgré l'état dans lequel il se trouvait, il vit bien que quelque chose ne tournait pas rond.

Il se leva et s'approcha d'elle. Lentement il s'accroupit à ses côtés passant une main sur son épaule et chercha son regard.


Quelque chose ne va pas chérie ? Tu ne te sens pas bien ?

Puis en lui souriant tendrement, il rajouta.

Ne me dis pas que tu ne supportes plus la prune !
Missanges a écrit:
Des bruits de pas ! Ses pas se rapprochèrent venant me rejoindre. La tête toujours collée contre la porte je ne me retournai pas. L’instant d’après mon mari était assis contre moi ses bras m’enveloppant. Ma tête délaissa le panneau de bois et vint se poser contre son épaule. Nos regards se rencontrèrent et je souris de sa taquinerie.

Je ne crois pas chéri que ce symptôme est du à la prune. Je pense chéri que dans quelques mois nous allons être trois… Les yeux dans les siens j’attendais sa réaction…

Viken a écrit:
Son regard croisa celui de sa tendre épouse et ...

Je ne crois pas chéri que ce symptôme est du à la prune. Je pense chéri que dans quelques mois nous allons être trois…

Il ouvrit grand les yeux la regardant avec amour. L'émotion le submergea d'un coup, lui laissant juste le loisir de laisser échapper un ... Oh mon ange ! ... qui ne fut suivi d'aucune autre parole. Il avait déjà la gorge serrée par ce trop plein de sentiments qui affluaient à toute vitesse. Les larmes ... de bonheur embuaient déjà ses yeux et il la serra plus fort encore dans ses bras.

Il espérait ce moment sans trop savoir s'il viendrait vite ou non. Il le souhaitait plus que tout, trop heureux de cette naissance qui concrétiserait leur amour. Un enfant ... ils allaient avoir un enfant.
Il n'arrivait pas encore à réaliser et tentait de reprendre peu à peu ses esprits et réussit tant bien que mal à surmonter le trouble qui l'avait rendu muet.
Prenant le visage de sa petite femme entre ses mains, il l'embrassa tendrement et replongeant son regard dans le sien, il finit enfin par dire.

C'est merveilleux mon amour ... nous allons avoir un bébé chérie !
Missanges a écrit:
C'est merveilleux mon amour ... nous allons avoir un bébé chérie !

Oui, mon amour nous allons avoir un bébé. Un enfant de nous deux, un petit bout de toi et moi. Mon visage dans le creux de ses mains, mes grands yeux verts plongèrent dans les siens et nos lèvres se rapprochèrent pour s’unir dans  un long baiser amoureux.
Viken a écrit:
La nuit fut douce et ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre, la tête pleine de rêves de bébés emmaillottés. Au petit matin, il était donc d'humeur guillerette.
Il s'était rendu de bonne heure dans son fournil et avait pétri son pain en sifflant et chantant. Cette journée s'annonçait comme radieuse et la farine voletait partout tellement il s'activait avec une énergie débordante.
Ces pains préparés, il les avait regardés lever lentement ne les quittant pas des yeux. Il ne voulait pas louper cette fournée particulière dont il s'amusait à l'avance.
Il avait rit intérieurement en les préparant, imaginant l'effet qu'ils produiraient. Il ne les avait pas préparés d'ailleurs mais carrément sculptés un à un, prenant soin qu'ils soient tous différents.
Chaque petit détail l'avait fait sourire alors qu'il donnait peu à peu vie à ses pains. Il prenait grand soin de les façonner avec minutie, s'attardant sur le détail d'une main ou d'une tête. Un visage plus souriant pour l'un, une mine plus boudeuse pour l'autre, chacun d'eux avait une expression différente.
Viken avait en effet décidé de donner forme humaine à sa fournée du jour. Trente six petits bambins de farine et d'eau trônaient sur la grande plaque qui rejoindrait le four.
Moitié filles, moitié garçons, il n'y aurait pas de jaloux et la nature déciderait bien toute seule de ce qu'elle leur apporterait. Cet enfant serait de toutes façons un enfant de l'amour.
Pour l'heure, les bébés de pain se doraient tranquilement à la chaleur du feu de bois et Viken les couvait du regard espérant qu'ils prennent autant une belle forme qu'une jolie couleur.
Lorsqu'il jugea que le résultat lui convenait, il les retira délicatement et les étala un à un. Restant un moment devant cette armée de bambins, il se mit à sourire. Oui, ils avaient fière allure.

Tout heureux de son travail, il en choisit deux, les plus beaux de tous. Un garçon et une fille qu'il enveloppa dans un torchon propre avant de dévaler quatre à quatre les marches du moulin.
Il pensait déjà à la tête de sa petite femme lorsqu'elle le verrait arriver avec ses pains en forme de bébés. Sûr que Miss allait éclater de rire et le traiter de fou.

Il y a des jours où la vie semble vous sourire plus que d'autres, ou rien ne semble pouvoir vous arriver tant le bonheur vous submerge. Il y a des jours ainsi, qui vous donnent des ailes au point d'en oublier l'essentiel ... comme de mettre un pied devant l'autre. C'est ce qui arriva à Viken lorsqu'il loupa l'une des marches de cet escalier un peu traitre. D'ordinaire, il y faisait attention sachant que les marches de bois n'étaient pas toutes égales, que certaines glissaient plus que d'autres qui vous retenaient le pied par leur aspérité. Mais aujourd'hui, il était bien trop empressé de vouloir montrer ses oeuvres à sa tendre épouse pour s'arrêter à ce genre de détail. Il aurait dû pourtant.

Partant la tête en avant dans l'escalier, il dévala les marches en roulant sur lui même. Il ne se protégeait pas, préférant garder au creux de ses bras ses bébés de pain, comme par un réflexe idiot.
Il finit sa terrible descente après avoir heurté à peu près tout ce qui pouvait l'être. Son corps s'arrêta inerte au pied de l'escalier. Il avait mal partout et son corps entier le faisait grimacer de douleur. Jurant pour lui tout seul, il s'inspecta pour voir si rien n'était cassé.


Arfff ... bon sang .... mais c'est que ça fait un mal de chien !      

Malgré la douleur, il tourna légèrement la tête. Sur son ventre se tenait le torchon entrouvert. Il regarda l'un des deux petits pains qui trônait là, indemne, bougeant lentement au rythme de sa respiration. C'était la petite fille.
Contre toute attente, Viken sourit et posa sa main sur elle comme pour la protéger encore.


Ben au moins ... toi, je t'ai sauvée.

Puis reprenant peu à peu ses esprits, il regarda aux alentours si personne n'avait remarqué sa chute. C'est qu'il n'avait pas l'air trop malin, les quattre fers en l'air au bas de l'escalier. Mais vu le bruit qu'il avait fait en se cassant la figure, il y avait peu de chances pour que cela soit passé inaperçu.
Missanges a écrit:
Nous avions discuté toute la nuit. Nous avions parié maintes fois sur le sexe de notre enfant à venir et finalement nous nous étions disputés sur l’éventuel prénom…
Drap remonté au-dessus de ma tête je boudais en repassant dans mon esprit le dernier prénom qu’il avait cité, il était vraiment moche.
Non ! Pas question que j’appelle mon enfant ainsi cela ne sonnait pas bien et puis il risquait même d’être appellé par un diminutif… non et non !
Mais tout de même, nous n’allions pas rester fâchés pour un prénom pas encore attribué c’était trop bête et en même temps je ne voulais pas céder…Sa voix me parvint à demi étouffée par le drap…

-Chéri je crois que ce prénom ne conviendra  pas

Me retournant avec un grand sourire aux lèvres, nous partîmes d’un grand fou rire lorsque nos yeux se rencontrèrent.

-Nous avons le temps de choisir amour et surtout d‘être d’accord sur le prénom…

Le dos blotti contre son torse la nuit fut douce…
Ce fut la chaleur titillant mes paupières qui me réveilla. La première clarté du soleil s’insinuant par la fenêtre venait jouer à m’éveiller. Il inondait mon lit me tirant de sa chaleur et de sa lumière d’un sommeil apaisant. Des rêves s’étaient succédés toute la nuit, toujours le même, celui d’un bébé…
J’étendis ma main, elle caressa la place vide, Vik était déjà sorti.

La matinée se déroula comme d’habitude, enfin pas tout à fait. Je devais faire une multitude de choses, j’avais dressé une longue liste afin de ne rien oublier  et au final je ne fis rien de ce que j’avais prévu. La latte capricieuse de l’escalier émit son chant de craquement puis le son s’amplifia, les veines du bois crièrent résonnant dans tout le moulin. Un cri plus fort que ce vacarme me parvint, la voix de Vik vibra comme une plainte.

Le bruit venait de l’étage, je montai rapidement le premier palier … étendu de tout son long Viken reposait sur le sol tenant un torchon sur le ventre.

- Tu fais le ménage amour ?

Mon regard se fit plus attentif sur l’étoffe. Elle se soulevait en cadence suivant le tempo de sa respiration. Un objet à demi caché par la main de mon mari trônait sur le morceau de tissu.. Venant plus  près de lui, m’assurant qu’il n’avait rien de cassé je découvris un petit pain.
Un petit pain doré en forme de bébé…

-Oh !  Amour comme c’est mignon, mais ce n’est pas pour ça que nous appellerons notre enfant ’’ rescapé’’ !

Nos rires sonores emplirent le moulin. Dans un nuage de farine ses bras m’enlacèrent. Je fus sur lui prisonnière de ses mains.  Mon visage au-dessus du sien empli d’un désir aussi puissant que celui qui l’habitait, nous nous embrassèrent longuement.
Comme des amants, comme de jeunes mariés, qui n’avaient à se soucier  de rien d’autre que s’aimer éternellement.
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:32

*23 Juin 1459
Lauralyne a écrit:
Laly de passage fugace à St-Pol vint toquer à la porte de la famille Kerdren.
Son voyage touchait à sa fin, elle avait hâte de revoir ses enfants qui étaient rentrés à Brest.


Demat, il y a quelqu'un?
Missanges a écrit:
Demat, il y a quelqu'un?

Petit coup de coude dans les côtes de mon mari.

Chéri tu as entendu…Je crois avoir entendu une voix ?

Petit coup qui devient plus fort et le sifflement émis par sa bouche se stoppe, il ouvre un œil puis deux. Le visage penché sur lui son regard plonge dans le mien.
Son torse se soulève, ses mains saisissent ma taille et  me plaquent contre l’oreiller.  

Bonjour, Madame de Kerrandic…C’est le petit déjeuner ?


Je rabats vivement le drap sur sa tête riant heureuse d’être de retour,  glissant entre ses mains, je cours aux carreaux. Mon nez se colle à la vitre faisant une auréole de buée. J’ouvre la fenêtre et penche mon visage.
Laly, c’est Laly chéri vite préparons-nous …coucou Laly j’arrive…

Viken a écrit:
Un coup dans les côtes ... pas trop fort tout de même, suivi d'un deuxième plus explicite et une paupière qui se lève, avec paresse, glânant de ci de là les informations avant que la deuxième ne l'imite. Les yeux grands ouverts cette fois, je regarde ma petite femme me parler croyant qu'elle m'apporte les douceurs du matin.
Mais non, à y regarder de plus près elle semble agitée par je ne sais quelle nouvelle. L'attrapant par la taille, je me retrouve dans le noir à nouveau, drap sur la tête, avant d'entendre enfin ces derniers mots.


Laly, c’est Laly chéri vite préparons-nous …coucou Laly j’arrive…

Le cerveau quitte définitivement la torpeur de sa nuit et anime mes lèvres.

Oh ben ...

Il ne me permettra pas d'en dire plus, réflexion intense oblige, il faut que celui-ci s'organise un peu dans la précipitation.
Je me lève et enfile en hâte mes habits, attrape à nouveau ma tendre épouse et prend le temps de l'embrasser avant qu'elle ne dévale les escaliers quatre à quatre.
Deux trois gouttes d'eau sur le bout du nez plus tard, les cheveux à peu près coiffés, j'étais enfin présentable.

Arrivé au bas de l'escalier, retenant à grand peine un dernier baillement, j'esquisse mon plus beau sourire pour accueillir Lally.
Lauralyne a écrit:
Laly entendit un "coucou Laly j’arrive…" venant de l'étage. Elle leva la tête et sourit au visage aperçu derrière la vitre embuée puis la tête passant par la fenêtre ouverte.

Il doit faire chaud là haut.

Coucou Miss!!!

Elle esquissa un sourire, heureuse pour son amie qui avait trouvé le bonheur.
Il se passa quelques minutes avant que la porte ne s'ouvre sur un Viken tout juste réveillé.


Demat Viken, désolée de vous dérangez, mais je passais juste rapidement à St-Pol avant de rentrer chez moi.

Elle entra et attendit que Miss les rejoigne.

Comment allez-vous ?
Viken a écrit:
Ayant ouvert à Laly, je l'invitais à s'assoir avant de me diriger vers la cuisine afin de lui offrir le petit déjeuner. De loin je répondis à sa question tout en apprêtant un plateau de viennoiseries.

C'est toujours un plaisir de vous voir Laly.

Puis ramenant, le plateau bien garni en attendant que le lait chauffe, je continuais.

Nous allons formidablement bien, ma foi. Mon petit doigt me dit que Miss vous a déjà annoncé la venue de notre futur bout de chou. C'est une grande et heureuse nouvelle, dont je ne suis pas peu fier.

Retournant aux fourneaux je lâchais en souriant:

Elle ne devrait plus tarder. Les femmes mettent toujours un temps fou à se préparer.
Missanges a écrit:
Les cheveux hirsutes, une mèche à droite, une mèche à gauche, Viken essayait d’aller vite. Nous étions rentrer ce matin et la grasse matinée ben… c’était pas mal finalement. Je venais à peine de refermer la fenêtre que mon mari était déjà descendu accueillir Laly.
Sautant empressement sur les marches, faisant express de faire du bruit, telle une gamine contente de revoir mon amie, je déboulais à mon tour dans la pièce

Coucou Laly, quelle belle visite, je suis heureuse de te voir…L’embrassant chaleureusement
Tu veux du lait- miel ?  Embrassant encore mon mari remuant le nez sur sa petite réflexion.

Tsss…même pas vrai. Tu te rends compte si nous avons une fille il n’a pas fini d’attendre
Viken a écrit:
Tournant le lait pour qu'il ne monte pas dans la casserole, j'entendis Laly me répondre.

Votre petit doigt s'est trompé Viken, Miss n'a pas pu me prévenir encore, j'étais injoignable.

Esquissant un petit sourire pour moi même, je lui lançais du bout de la cuisine.

Ah oui, vous avez raison. Elle me l'aurait dit sinon. Nous avons pour principe de ne rien nous cacher.
Enfin, toujours est il que nous sommes tous les deux très heureux de l'annoncer.


Puis, versant le lait dans un broc de faïence, je le ramenais sur la table accompagné du miel. Et après avoir embrassé ma petite femme comme pour illustrer mes propos:

Je vous sers ?
Missanges a écrit:
Une odeur de brûlée, quelques chose brûlait. Courant rapidement en direction du  fourneau, je vis le fond de la casserole prendre une couleur noire.
Oh, purée les Mamettes ! Eclatant de rire en  pensant à  la joute verbale qui allait avoir lieu entre mon mari et les trois aînés de Kastell. Je retournais dans la pièce.

Pas besoin d’un match de Soule je crois qu’il va y avoir du sport ici sous peu…En pleine forme laly, je pense pour début septembre, mais c'est toi le médecin...Mais Mahestine compte déjà les lunes...
Lauralyne a écrit:
Laly rearda Viken faire. avec Miss, ils formaient tous les deux un couple heureux.

Ne vous embêtez pas Viken, je vais me débrouiller, occupez-vous de Miss.
Je suis contente pour vous deux. Le moulin va raisonner de rires d'enfants c'est génial ça. Lilith et Peter vont être aux anges
Missanges a écrit:
Ah ben pour résonner cela résonne ! Il y a  déjà les deux jumeaux qui ont pris la voix de Lilith…Mes yeux croisèrent ceux de mon mari à ce moment là et je lus un chut sur ses lèvres…
Ben quoi c’est vrai elle a de la voix Lilth…Eclatant de rire le souvenir de la naissance des jumeaux me revenant à l’esprit puis celle de sa souffrance aussi …Mon sourire s’estompa…

Mahestine pense que cela sera pour le début septembre, enfin elle pense d’après ses lunes. Tu sais comment elle est, elle sème, elle coupe ses cheveux d’après la lune montante ou descendante… C’est toute une science, je ne vais pas la contrarier, j’espère que tu seras là Laly, j’espère qu’il y aura Jeny aussi vous êtes toutes les deux dans le corps médical.
Viken a écrit:
Citation :
Ne vous embêtez pas Viken, je vais me débrouiller, occupez-vous de Miss.

Je m'installais confortablement à table prenant Miss sur mes genoux en l'entourant de mes bras. Les noms de Peter et Lilith résonnèrent suivi de celui de Jeny.
Je songeais à mon beau père parti en voyage avec sa petite famille, et à cette étrange belle mère dont j'étais l'un des rares à apprécier le caractère.
Oui, finalement, ils me manquaient chacun à sa façon. Et Jeny, depuis combien de temps ne l'avais je vue ? Un sacré bail pour sûr.

Après tout, les vraies amitiés sont assez rares. Le temps se chargerait de me rappeler sur qui je pouvais réellement compter.

Je déjeunais de bon appétit écoutant les filles papoter. Cette journée s'annonçait douce et agréable.
Lauralyne a écrit:
Laly sourit en entendant Miss parler des fameuses Mamettes, une légende ces Mamettes. Il ne fallait pas avoir à se frotter à elles, houla que non.

Septembre dis-tu? Si Mahestine a vu cela c'est fort possible, il faut savoir faire confiance aux anciens. Je serai là sans soucis Miss.

Elle papotait avec Miss et Viken, puis vint l'heure du départ. Bruce était sur St-Pol et ils devaient se retrouver pour finir la route jusque Brest.
Elle salua le jeune couple et promis de revenir.


Kenavo à vous deux et à bientôt

Elle les salua et pris la route de Brest.
Missanges a écrit:
Le temps avait défilé, la pendule avait tourné les heures égrenant ses minutes si précieuses lorsqu’on est entre amis. Laly fidèle amie, connue depuis un certain  moment maintenant, depuis le temps où j’allais dépanner Brest manquant de pain. Laly et Kulligan maire de Brest alors…
Fidèle amie sans jamais retourner sa veste le cœur jamais en reste.

Kenavo à vous deux et à bientôt

Ken à toi Laly merci de ta visite, je viendrai te rendre visite dans ton ost. Petit clin d’œil…

La porte du moulin se ferma sur la silhouette de Laly, le dos contre celle-ci je regardais celui qui me dévisageait et mon regard s’arrêta dans le sien. Un sourire étira mes lèvres

Cela te dirait d’aller promener sur le sentier du douanier roux sot ?
Viken a écrit:
Laly venait de donner congé et nous nous retrouvâmes en tête à tête.
Le regard de mon épouse sur le pas de la porte, croisa le mien en une douce invitation qui fut accompagnée de ces mots.

Cela te dirait d’aller promener sur le sentier du douanier roux sot ?


Sourcil levé, la regardant toujours, je me demandai un instant si je n'étais pas devenu rouquin, avant de répondre dans un sourire.

Oui mon ange, bien volontiers.

La prenant par la main, nous partîmes à bon rythme, empruntant le chemin qui bordait les falaises. Le temps était propice à la ballade et l'air du matin plutôt revigorant. Rien de tel après un bon petit déjeuner pour se donner de l'entrain.
Je prenais de plus en plus de plaisir à rester au moulin, loin des murs de la ville, vacant à mes occupations et  profitant du calme des lieux pour aider ma petite femme et les mamettes dès que l'occasion m'en était donnée.

Nous marchâmes un long moment, nous arrêtant de temps en temps pour contempler le sublime paysage qui s'offrait devant nos yeux. Nous n'avions pas besoin des mots, nos silences parlaient d'eux mêmes comme les petites pressions de ma main dans celle de mon épouse. Nous étions bien, simplement heureux d'être là tous les deux.
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:32

*03 Juillet 1459

Missanges a écrit:
Ses yeux ne me quittent pas, me détaillent, me faisant presque regretter ma proposition de balade. Puis sa main se tend vers moi et mes doigts viennent entre les siens. Sa main se referme sur la mienne.
Le temps de prendre un chapeau en ce premier jour de juillet, afin que celui-ci préserve ma peau de rousse des effets des rayons de soleil. Un chapeau simple et prévoyant, seulement souligné d’un ruban vert rappelant la couleur de mes iris.

Nous voilà en route pour une promenade agréable. Les Mamettes au loin nous font un signe de la main, elles sont déjà dans le potager en train de jardiner. C’est que depuis l’annonce du bébé, elles sèment deux fois plus. A croire que ce nourrisson va manger tout de suite !
Nuage sort sa tête de l’écurie hennissant lorsque nous passons devant lui. Ma main lâche un moment celle de mon mari afin d’aller le caresser.

-La prochaine fois, nous viendrons te chercher, Viken a hâte de galoper sur ton dos.

Je souris à mon mari puis nos mains se retrouvent enlacées. Un massif d’hortensias témoigne la sortie du moulin, nos pas s’engagent sur un chemin et sans dire un mot, nous avançons pour parcourir ce sentier que nous aimions tant, sous nos tendres échanges de regards. Ce chemin qui longe les falaises séparant le moulin..

Les silhouettes des pêcheurs en contrebas sont petites mais nous distinguons parfaitement leurs gestes. Ils sont déjà au travail comme les Mamettes. Ils chargent les filets dans leurs barques, entassent leurs grosses caisses aux lattes encore trempées de la veille. Ils se taquinent sûrement à qui ramènera au port le plus gros poisson, afin d’alimenter d’anecdotes le repas du soir. Sous la langue d’un pêcheur averti, une ablette deviendra truite et la truite deviendra brochet…
Viken a écrit:
Une petite tape sur la croupe du cheval le plus bourru de Breizh et nous étions partis, arpentant avec bonheur le chemin des douaniers. Ceux qui arpentaient sans relâche, de jour comme de nuit ce petit sentier escarpé et parfois piègeux, s'esquintant la vue à scruter sans cesse l'horizon. Il fallait bien prévenir, en cas de voile suspecte, afin que chacun se prépare à toute éventualité.

Mais pour l'heure, pas de douanier et nous dévalons la falaise, main dans la main évitant soigneusement chaque souche un peu traître, chaque rocher sournois. Parfois nous glissons, nous rattrapant l'un à l'autre dans un grand éclat de rire. Qu'il est bon d'être ensemble, oubliant les tracas et les discours fastidieux.
Arrivés au bas des rochers, nous nous laissons choir sur la coque retournée d'une barquasse échouée.

Le temps d'un baiser à regarder le large, le temps d'un sourire pour se dire je t'aime et nous sommes déjà repartis en direction du port.
Là chacun s'active à sa manière, les charpentiers de marine réparant une proue abîmée par un écueil, les pêcheurs restés à quai rafistolant un filet par ci ou un casier par là, les gabiers réglant les poulies servant à hisser les voiles.
J'aimai particulièrement l'ambiance des ports et leur activité. On ne retrouvait cela dans nulles autres villes.

Je profitais de l'occasion pour vérifier les amarres de ma barque, non pas qu'un grain se profile à l'horizon mais par simple précaution. C'est ainsi que j'ai appris, en regardant les anciens. Je me rappelle alors la phrase d'un vieux loup de mer rencontré au hasard d'une escale ...

"En mer, pas de place pour les distraits ou les négligents, sauf tout au fond de l'eau, à nourrir les tourteaux."
Il avait d'ailleurs rajouté ... "tête en l'air, cul en mer !" ... en partant d'un grand rire rauque à faire trembler un mort. Le genre de phrase qu'on n'oublie pas.

Je regarde ma petite femme, qui sourit l'air taquin, de me voir refaire plusieurs fois les noeuds et d'un coup me vient une idée.


Et si je t'emmenai faire un tour de barque ? ça te dit mon ange ?
Missanges a écrit:
Les premiers rayons du soleil s’élevaient au-dessus de l’horizon frappant l’étendue de la mer, faisant scintiller la surface de l’eau. Une lumière aux reflets d’or irisé enflammait celle-ci.
Main dans la main, nous avancions. Nos pas faisaient rouler les pierres du chemin sinueux. Par endroit la pente était abrupte sa main lâchait la mienne venant  m’enserrer la taille se voulant protectrice, bienveillante. Je veillais toutefois à l’endroit du sol où posaient mes pieds afin d’épargner les fleurs multicolores qui tapissaient le sol. Coquelicots, orchidées sauvages, bruyères et d’autres encore.

Le sentier rocailleux continuait sa descente vertigineuse, sinuant, zigzaguant afin d’adoucir sa pente. Quelques maisons isolées du village semblaient s’agripper aux flancs des falaises.
Un groupe d’enfants jouait à se courir après.
Certains prenant un bloc de pierre pour monture, semblaient chevaucher un cheval imaginaire.
D’autres semblaient être le capitaine d’un navire, bras allongés, il criait…Terre…Terre…

Tournant la tête en direction du moulin, je vis le chemin parcouru, je vis les ailes du moulin immobiles, si lointaines tout d’un coup. Le meunier était toujours absent et sa famille aussi.

Puis lentement mon regard se porta sur l’homme qui me donnait la main. Les manches de sa chemise roulées montraient ses bras brunis par le soleil, sûrement du à ses nombreuses journées de pêche. Des traits réguliers encadraient son visage et ses yeux profonds brillaient en me regardant. Je lui souris. Pour rien au monde, je changerai une seconde depuis notre rencontre.

Puis ce fut, le bruit du port, des marins allant et venant sur le pont d’un navire marchand à quai. Ils criaient entre eux déchargeant la marchandise des entrailles de celui-ci. Un mât immense se dressait dans le ciel, les voiles roulées semblaient faire une croix dans les cieux. Sa main me lâcha allant caresser les cordages de sa barque, faisant et refaisant les nœuds afin qu’elle ne parte pas en mer sans lui. Son regard vers moi se fit plus intense et sa voix résonna

Et si je t'emmenai faire un tour de barque ? Ça te dit mon ange ?

Ben pourquoi pas !
Blotus1er a écrit:
Miss et Viken partis, blotus se devait d'entrenir le moulin.  Il arriva devant la batisse, se saisit de la clé et l'insera. Le lourd loquet pivota et il entra. L'odeur si familiére du lieu l'envahissait, et au milieu le parfum de sa soeur.

Il ouvrit l'ensemble des volets et décida de profiter un peu de la maison. il s'installa dans le salon, et alla chercher une bouteille de prune dans la cave de son Pere. Elle regorgeait de vin de toutes sortes comme de prune.
Il en prit une , ota la poussiére et decouvrit l'année "1408"


Pffiou !!! pas mal !!

il la remonta ET la déboucha....
Ophy_lyam a écrit:
Au fil de leur avancé en terre de Breizh, la Fadette et ses compagnons, un Arbre, un Fadet blond et un Pégase souvent surnommé Pêt Gaz, découvraientt un Duché preque vide de son peuple, des villages souvent pillés, mais  par bonheur, en Rohan elle avait croisé Miss et Viken.

Il était vrai que je but de cette visite en terre Bretonne, pour une Fadette
venue de son lointain duché le Berry, venir rallier quelques amis, elle foulait le sol de ses poulaines dans les traces de pas de sa soeur défunte.

Un hommage à sa mémoire serte, mais découvrir la cité de l'océan qui avait vu naître sa soeurette, était pour le moins déroutant, elle qui n'avait connu que les bois et les forêts

Faire honneur à Kastell Paol et rendre aussi l'honneur que son ainée lui avait toujours porté même au delà des montagnes enneigées....

Voyant se profiler quatre ailes tournoyante, comme planté sur  une fière bâtisse, elle n'eut aucun mal à reconnaître le moulin des Kerdren et Miss lui avait dit dans cette fameuse taverne de Rohan:


Allez-y ! Installez-vous, la porte est toujours ouverte, nous devons nous rendre à Rennes pour des affaires urgentes, mais nous vous rejoignons dans quelques jours...


Arrivée au pieds de l'oiseau géant aux quatre ailes, elle déposa à ses pieds les reliques de feu sa soeur.
Elle sortit de sa besace, un maillot jaune brodé d'un lion et du chiffre douze, une rose blanche éternelle, deux bottes rouges et pour terminer un carnet de route dont elle déchira une page.

Tandis quelle recouvrait le tout d'un peu de terre , elle rendit par sa lecture de la page honneur  au village comme à sa soeur:


Citation :
Aux aurores, quelques volutes de fumée dessinent des arabesques dans le ciel pour rejoindre les nuages,
quatre ailes d’un oiseau bien connu battent de l’aile…
je pointe mon index dans sa direction comme pour le toucher…

Kastell enfin ! C'est le moulin des Kerdren !

Toujours imposant malgré ce côté qui humble qui en émane et l'honore, je constate avec un sourire, les détails de son évolution,
belle oeuvre ma Miss toujours aussi appliquée à l'amour et la beauté du site.

Se relevant, sourire aux lèvres, elle se dirigea vers l'entrée dont la porte était entrebâillée.

Y'a quelqu'un?

Non quelle eut crainte d'être rejetée  mais le moulin était peut-être occupé.

Je suis Lyam du Bois des Fadets, y'a quelqu'un?
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Une voix ... Le petit n'en avait pas entendu souvent, ici ...
Surtout les ailes qui tournent sa faisait "vouuuum ... VOUUUUUMMm".
Il s'approcha, toujours longeant le mur pour éviter de tomber.
Il s'adressa fièrement à la dame :


Vi ! Il y a moi !
Tiernvael de Kerdren, pour vous servir !


Une petite courbette de courtoisie et il sourit de toute ses dents.
Curieux, le gamin d'un an et demi s'empressa d'ajouter :


Et vous ? Z'êtes qui vous ? Z'ai pas entendu avant ...
Z'êtes gentille hein ? Parce que moi ze parle pas au méchant et pis sinon et ben mon popa, il peut se fâcher très fort si vous êtes méchante.


Agrémentant ses longues paroles de hochements de tête, le mioche reprit son souffle, les yeux toujours levé et dévorant la dame de curiosité.
Maeline.de.kerdren a écrit:
Trottinant sur le chemin du moulin, le sourire aux lèvres, mes petits écus sonnant dans ma poche, levant le nez je vis, le beau moulin de mon père, hé oui mon papa il a un moulin, le moulin des Kerdren.

Arrivant prés de l'entrée, je regarde a droite puis a gauche, personne en vue, au loin le grand bateau de papa, qu'il est beau ce bateau, un grand bateau, le Grand Coque, le plus beau du port, le plus beau de tout les port de toute façon, mais j'ai beau regarder partout pas de trace de papa, ni de maman depuis que l'on est arrivé, un petit soupire traverse mes lèvres, continuant mon trottinement je passes la porte d'entrée, et tombe nez a nez avec mon jumeau, mon frère Titi.

Hé Titi, comment za va toi??

Je lui souris bien contente de voir une tête familière dans les parages, puis regarde autour de nous le voyant faire d'incroyables courbettes, fronçant mon petit nez

Ben dis Titi, tu fais de drôles de choses, tu danses?!?

Je souris, puis m'approchant de son oreille

Faut que je vais cacher mon trésor dans ma chambre avant de me le faire voler.

Avant de filer a l'étage, je regarde Titi

Dis Titi tu viendrais z'avec moi sur le bateau? On n'irais y zouer
.
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Ben la dame elle parlait pas ...
C'était sa sœur qui l'appelait, maintenant.
Il fronça ses sourcils et se retourna.
Paf la dame elle était partie, quand il se retourna.
Il continua pourtant à faire des courbettes, juste parce qu'il trouva ça marrant.

Quand sa sœur qui ne pouvait s’empêcher de vivre quelques secondes sans lui vint à sa rencontre il sourit et l'étreignit fort fort.
Il lui parla comme ceci :


Bonzour toi ! Vi ça va et toi ?
Nan ze danse po ... c'est zuste drôle à faire ... Et pis les riches beaux grands et ben ils font pareil que moi ...
Si si, ze te zure !


Il hocha de la tête et fronça les sourcils quand sa sœur parti en courant à l'étage.
Il la suivi et dit :


Moi ze veux bien aller bateau mais c'est loin et en plus ... on risque de se faire gronder ...
Et ze sais pas si on a le droit ...
Hey dit ! C’est quoi ton trésor ?


Tiernvael lui fit un sourire inquiet parce qu'il ne savait pas trop quoi faire ...
Maeline.de.kerdren a écrit:
Écoutant mon frère et bien sur son coté un peu froussard ou serait ce son coté réfléchit, sur le fait que l'on va se faire gronder si l'on est surpris sur le Grand Coque, je ne relève pas, le voyant pencher au dessus de mon épaule, regardant mon trésor, je me retourne lui montrant une bourse de velours bordeaux.

Tu garderas tou'chour le ch'ecret, d'accord Titi.

Ouvrant ma bourse je lui montre tout mes ecus brillant a la lueur du jour.

Ché pour moi m'acheter mon champs, comme cha j'aurais plus tard plein de sous comme popa et moman.


Je lui souris les glissant dans ma malle et glissant celle sous mon lit.

Bon z'alors on fait quoi si tu veux pas z'aller au bateau?
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Le frère avait ri aux éclats quand sa sœur lui avait annoncé que c'était pour un champ.
Il lui dit en posant une main sur son épaule :


On est enco'e tout petit Line, on peut pas cravailler.
Et pis un champ sa coute trop trop cher ...
Moi tu sais, z'ai plein plein de sous-sous parce que popa il m'a laissé en porter quand on était en voyaze.
Mais toi t'étais encore trop petite.


Il lui sourit et promis :

Mais promis ze le dis à persone.

Le clin d'oeil complice qui va avec et l'enfant se gratta la tête ...
Qu'est ce qu'on pouvait faire ...
Il dit en levant la main, fier de ce qu'il avait trouvé :


Ben, on pourrait faire la course.
C'est le premier qui va au bateau qui a le droit à une chuchette !
D'accord ?


Il lui fit un grand sourire et se prépara à courir dès qu'elle eu dit oui.
Maeline.de.kerdren a écrit:
Je regarde mon frère, haut comme trois pommes, et en plus du même age que moi, et c'est moi qui est trop petite?!?

Mais zeuh, zui po cro petite!! Ché toi le nain!!

Lui donnant une petite tape sur la tête, je ris devant sa mine dépourvue, puis écoutant sa proposition  de faire une course direction le bateau, ah ça pour une fois on va dire que le frérot il a de l'intelligence, quelle aubaine!!!

Oh vui alors!! On va au Bateau de popa!!! Youpiiiiiiiiiii!!


Je le regarde avec malice, voyant bien qu'il attend mon top départ pour détaller comme un lapin, et filant a toute vitesse dans les escaliers, je me rue vers l’extérieur en criant

Z'on y va!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Z'on y va!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Arf elle est partie en avance !
Il courut après elle de toutes ses forces, et parvint à la rattraper à la sortie du moulin.
Cependant, il lui répondit, sur le même ton, tout en la rattrapant peu à peu :


TRIIIIIIIICHEEEEEUUUUUUUSEEEEEEUUUUHHHHH !

Il échafaudait déjà son plan pour récupérer la sucette.
En effet, le délit de tricherie était sévèrement puni de disqualification.
Il dit quand il arriva à sa hauteur :


Et pis c'est moi le p’us grand d'abord !

Il arrivait maintenant dans les rues bondées et le petit opta pour une étroite ruelle ou juste un enfant pouvait passer.
Il n'osa pas regarder derrière pour voir si sa sœur avait fait le même choix, mais assurément les rues ralentiraient quiconque s'y aventurerait.
Maeline.de.kerdren a écrit:
Regardant le nain du coin de l’œil, je le vis bifurquer vers une minuscule ruelle, groumph et arf, le vaurien, il aura pas la sucette c'est moi qui le dit, nan mais on a pas une rousse comme ça!!!

Filant a toute allure de mes petites jambes, je détales entre les gens, passent sous les étals, esquivent les Dames qui piaillent comme des mauvais moineau, et opte pour une autre ruelle que m'a montrée la nounou la dernière fois, celle ci mène directement au bateau, un tournant a droite, et un a gauche et me voila déboulant sur le port.

Un regard a gauche et a un droite, pas de trace du nain, mouarf est il arrivé le premier, que sais-je? Filant a ma droite direction le Grand Coque, je galope et dans ma course effrénée ne prend plus garde a rien, nan il aura pas ma sucette, et la devant moi, juste sous mon nez, oui oui sous mon nez, un tas, un tas de paille, ma course folle, mes jambes qui ne s’arrêtent plus, et moi entrant de plein fouet dans la paille, drole de contact que celui de la paille, ça pique, ça gratte, ça se met partout, et ça troue légèrement les vêtements.

Après une montagne de grognement et de hurlement de douleur, me voila le fessier posé sur mon mont de paille, les larmes aux yeux, le genoux éraflés, mais dans mon malheur, il y a un bonheur, je sentis dans ma poche quelque chose, et sous mes yeux brillants non plus de peine mais de joie, une merveille, magnifique,énormissime.....




Un sourire sur mes lèvres je la mis dans ma bouche, et attendit l'arrivée du frérot au petite jambes de Nabot.
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Et le Tiernvael qui était déjà sur le bateau avait allègrement passé le tas de paille qu'il avait légèrement demandé à déplacer pour accueillir sa sœur.
Alors qu'il attendait déjà depuis un bon petit moment, il descendit du bateau et quelle ne fut pas sa surprise quand il vit sa sœur la sucette dans la bouche et même pas sur le bateau.
Il cria comme sa moman quand elle était fâchée :


MAELINE DE KERDREN !

C'était une chance d'avoir réussi sans bafouillis.
Il continua en s'approchant d'elle :


T'es qu'une tricheuse !
Même po tu m'attends quand tu pars, et en plus et ben tu manges ta sucette pour pas me la donner !


Il lui tira la langue, la larme à l'œil d'avoir donné tout ce qu'il avait pour rien ...
Il lui tourna le dos et commença à rentrer au moulin, se demandant ce qu'il avait fait pour mériter une sœur pareille.
Malgré tout, l'enfant se consola en enfournant une sucette dans sa bouche.
En plus même pas c'est vrai que c'est lui le plus petit !
Missanges a écrit:
Ma Doué, c’est la petite !

Ce fut le premier cri que j’entendis, Ma Mamette ! Mahestine
Elle seule savait si bien dire ce mot, elle qui avait tant de personnalité à faire pâlir tous les faussaires de la Bretagne ! Toujours copiée, jamais égalée. Elle que j’aimais tant.
Elle était là, tordant son tablier entre ses mains nous regardant s’approcher. Puis son émotion la submergea elle fonça dans mes bras me serrant comme une mère qu’elle était devenue au fils des jours.

Ohh ! Ma Miss comme tu nous as manqué. Montre-toi un peu, tourne fais voir ce ventre…

Et je m’exécutai en riant cambrant mon ventre. Des cris se firent entendre dans le moulin et je vis sortir Soisig et Ambroizine courant après Tiernvael et Maeline. Mon rire éclata voyant la scène. Les deux chenapans me passèrent devant en criant et prirent la direction du port. Les deux Mamettes stoppèrent leur course les joues en feu.

Et bien dites-moi il y a du sport ici ! Et ce fut des bises qui claquèrent.

Ben cette promenade a été bien longue Miss


Nous avons du partir sur Rennes afin d’intégrer des lances pour défendre. Pour défendre ton popo…Enfin pour défendre, ta coiffe ! Faut toujours faire attention aux paroles que l’on prononce devant les Mamettes, y a toujours un battoir qui se balade…

Soisig passa une main sur mon ventre, ce sera un garçon ma Miss, tu le portes tout devant.

Elle porte une fille, elle a pris du derrière aussi.


Pff ! Et voilà c’était reparti…
Je les observais toutes les trois se disputant sur le sexe de mon enfant et je souris de les voir ainsi.
Elles prenaient chaque année, une ride de plus au coin des yeux.
Elles prenaient chaque année un an de plus. Mais elles étaient de plus en plus belles chaque année.
Elles avaient ce je ne sais quoi, cette subtilité qui fait la différence, une âme pure et la gentillesse innée.

Un bras passa autour de ma taille et je sentis les lèvres de Viken se poser dans mon cou.

Cela sera un enfant de l’amour tout simplement les Mamettes, notre enfant et puis c’est tout, ça ne va pas vous rajeunir ça hein !
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:33

* 30 Juillet 1459
Viken a écrit:
Nous étions de retour au moulin et ce fut un réel plaisir de retrouver les trois mamettes qui n'attendaient certainement que cela.
A les voir courir après les petits Kerdren, je me dis qu'elles avaient dû avoir des jours mouvementés.
Mais ces femmes avaient au moins autant de ressources que ces petites canailles qui devaient bien s'amuser de les faire tourner en bourrique. J'étais même certain qu'elles en étaient ravies mais que pour rien au monde, elles ne l'auraient avouer.

Mahestine sauta dans les bras de Miss et je les regardais d'un oeil attendri. J'embrassais à mon tour les mamettes l'une après l'autre, les serrant contre moi avant de faire claquer une bise bien sonore sur leurs joues fripées.
Je m'étais attaché à elles comme si elles avaient toujours fait partie de ma famille, craquant pour leur gentillesse autant que pour leurs frasques mémorables.

Et à peine arrivé, c'était d'ailleurs reparti, chacune allant de son commentaire ou de son pronostic sur la naissance prochaine de notre enfant. Les laissant palabrer, je m'approchais de ma petite femme et, la prenant dans mes bras, déposais un doux baiser le long de sa nuque.

Je les laissais dire un moment avant de lâcher en leur souriant.


Cela sera un enfant de l’amour tout simplement les Mamettes, notre enfant et puis c’est tout, ça ne va pas vous rajeunir ça hein !

M'attendant à voir leurs yeux se noircir d'un coup, je ne leur laissais pas le temps de s'offusquer et emmenais Miss vers la grand salle du moulin en lui murmurant au creux de l'oreille.

Elles n'ont pas fini de te couver d'ici la naissance mon ange. Tu vas être chouchoutée.  
Blotus1er a écrit:
de retour de treguier avec l'ost; blotus avait pris le chemin du moulin familial. Il chevauchait tranquillement à travers st pol et revoyait avec plaisir son village,et  ses habitants . Un passage par le port lui permit d'apprendre que le grand croque etait de retour, et avec lui la famille kerdren.
Un sourire apparut sur son visage à la vue du navire, il avait hâte de les revoir.
Blotus prit soin de ne pas passer par le quartier de la source, il n'était plus tout a fait lui meme depuis la disparition de Jeni et sa demeure laissée à l'abandon ne lui inspirait plus rien. Il n'y avait la bas que tristesse.
Blotus avait pris sa décision, il ferait raser cette battisse.

Encore quelques mètres et le moulin serait en vue, il tapota sa besace et vérifia qu'il avait bien avec lui les sucreries qu'il avait acheté sur le marché de Tréguier.
Il se souvint de la discussion qu'il avait eu avec le commerçant qui lui avait assuré qu'il n'en trouverait pas de meilleur à des lieux à la ronde.

Blotus  souhaita à l'homme d'avoir raison et que lui et son ost pourraient revenir rien que pour lui si ça n'était pas le cas. La dessus, le commerçant lui redonna un  sac entier de confiserie et lui promit qu'il ne serait pas déçu.

Le cheval s'arrêta enfin, et blotus descendit. Il avait les jambes un peu engourdies par la longue chevauchée et fit quelques pas avant de se présenter à la porte .

Il ajusta sa houpelande; son epée, passa sa main sur son crane bien qu'il n'eut plus de cheveux et frappa....
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Le petit des De Kerdren, après sa mauvaise aventuree avec sa tricheuse de soeur s'en fut en direction du moulin emblématique de sa famille, et à fortiori de la ville portuaire.
Il avait pris soin d'éviter les grandes allées commerçantes où les commerçants laissaient leurs étals à la disposition des acheteurs.
Bien qu'il n'y eu plus de poisson et l'odeur infect de ces bestioles semblait disparaitre, Tiernvael préférait s'éloigner des nuisibles qui ne pouvaient le comprendre.

En dévalant les ruelles étroites, il laissait son imagination courrir aussi vite que lui. Sinon plus.
Il pensait à ce qui pourrait être son futur.
Il ne le voyait pas grandiose, proche de ses parents mais un seul rêve le faisait vibrer pour l'instant, celui qui se résumait à un seul mot "Duc".
Oui le petit voyait les choses en grand, et ne laisserait personne se mettre en travers de sa route.
C'était SON rêve.
Malheureusement, les gens disaient qu'il était trop jeune, il voulait bien les croire mais ...

Il interrompit son flot de pensée, il venait d’apercevoir son grand frère, qu'il n'avait pas vu depuis fors longtemps.
Il s'empressa de le rejoindre à peine eut il mit pied à terre.
Mais alors que le petit frère s'approchait doucement du grand, ce dernier toucha son épée et frappa.
Saisi d'effroi, Tiernvael fit un bond en arrière et saisi un branche au sol.
Il toussa en fronçant les sourcils et dit :


Bloblo ? Sa va ? Qu'est ce que tu fais ?

Il attendit la réponse de son frère, ne sachant pas trop quoi faire.
Ne sachant pas pourquoi il avait fait ce geste avant de s'annoncer.
Blotus1er a écrit:
Tiernvael.de.kerdren a écrit:

Bloblo ? Sa va ? Qu'est ce que tu fais ?

Comment ça qu'est ce que je fais ? je m'apprêtais à frapper à la porte du moulin !!
Je t'ai fais peur, c'est ça ?? tu croyais que je prenais d'assaut le moulin ?

et bien ne crains rien, comment vas tu ?? ou sont les autres ?
Missanges a écrit:
Juste le temps de mettre Nuage à l’abri et les gouttes rebondissaient déjà sur la terre sèche crachant sa poussière en guise de réponse.
Nuage avait retrouvé son écurie. Viken le bouchonnait doucement. Adossée contre un ballot de paille, je regardais les gestes attentionnés de mon mari. Sa main glissait lentement disciplinant les crins de son échine, puis sa  main remontait insensiblement, finissant sa trajectoire sur les naseaux de ma monture. Mon cheval reniflait doucement donnant de long mouvement de tête en signe de remerciement.
Que de chemin parcouru depuis notre voyage à Brest !

Au-dehors la pluie tombait plus régulièrement. Une ondée voilant la vision,  rendant la nuit encore plus profonde.
Quatre ailes s’élevaient semblant défier le ciel dans cette obscurité.
Quatre ailes à peine visible dont la voile semblait absorber les pleurs du ciel

Une main entoura ma taille, venant rapprocher mon corps contre le sien et des lèvres vinrent parcourir mon cou, me susurrant…
-On fait la course, amour, le premier au moulin !
Et sans répondre, prenant de l’avance je courus ! La cadence de mes pas diminua progressivement la distance de l’écurie au moulin. Mes chausses soulevaient des giclées d’éclaboussures et celles-ci venaient lécher mes mollets.
Poussant la porte d’entrée, je filais directement vers l’escalier menant à notre chambre.
Mes yeux captèrent la lumière de la chandelle qui ondula au souffle de l’air entrant lors de l’ouverture de la porte.
Nous étions de retour !

Passant d’un pied sur l’autre je secouais mes habits et mes cheveux. Une légère flaque d’eau se répandit autour de moi mouillant les lattes du parquet. Des gouttes suivirent la veine du bois semblant-elles aussi faire une course puis elles disparurent absorbées.
Je souris pensant aux Mamettes qui allaient encore râler. J’imaginai la scène…Puis Viken déboula à son tour…
-Tricheuse ! Tu es partie avant…
-Tu n’es pas rapide tout simplement !

Il ferma la porte derrière lui, au même moment ou la fine soie blanche de ma chemise de nuit vint mouler mes formes. Je sautai dans le lit en souriant, j’étais chez moi au moulin !

Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Puis le grand frère se retourna et alors le plus jeune stoppa net sa crainte et fit un sourire.
Il dit comme pour calmer son frère :


Non, non Blotus ... C'était zuste un zeu.
C'est moi le garde du moulin !


Sourire angélique.
Puis le jeune homme Rolling Eyes pris une pose guerrière avec son arme massive pour sa taille.
Enfin il reposa le bout de bois visiblement trop grand, trop lourd et trop massif pour le tout petit.
Il lâcha un soupir et répondis par ces mots :


Trop lourd ...
Moi ze vais bien, mais Line elle est méssante 'vec moi.
Alors que moi et ben, ze lui fait que des trucs zentil !
Les autres ?


Gratte son menton, fait mine de réfléchir ...

Ben à l'intérieur !
et les autres ... euh ... dehors !


Il éclata de rire et décidé à se venger il ajouta :

Line et ben elle est près du bateau !
Alors que on a pas le droit ze crois ...


Il hocha la tête comme pour appuyer ses dires et sourit une nouvelle fois à Bloblo.
Blotus1er a écrit:
blotus ecoutait avec plaisir le petit frere raconter sa vie mouvementée à st pol...

Dis moi !! tu zozotes un peu toi, non ?


alors comme ça, ta soeur n'est pas gentille avec toi ? elle est pret du port alors qu'elle n'a pas le droit.. pfiouu !!
bon ecoute...

s'approche de lui et s'agenouille ...

Est ce que tu crois que quelques bonbons adouciraient cette vie si dure que tu menes ?

puis lui en tend quelques uns...

tu sais, ils viennent de treguier, j'en ai gouté quelques uns sur le trajet, ils sont bons, tu peux me faire confiance...
Bon et puis si on allait voir les autres à l'interieur ?

Alors qu'ils se dirigeaient vers la porte, Blotus vit arriver au loin un cavalier. C'etait un soldat de l'ost...

Capitaine !! Capitaine !!! On a reçu l'ordre !!! il faut qu'on parte demain !!

Blotus se pencha à nouveau vers le petit frère et le prit par les épaules...

Je crois que je vais remettre ma visite à plus tard, je ne vais pas entrer finalement. il faut que j'y aille, tu comprends. Embrasse la famille et porte toi bien Tiernvael de Kerdren !!

il attrapa les rênes de son cheval, l'enfourcha, jeta un dernier regard vers Tiern, puis vers le moulin et partit..
Clochette a écrit:
elle avait cru appercevoir miss et vik rentrer a st pol , clo etait tourmentée depuis quelques temps , des amitiés qui s'etiolent au fil du temps , un manque de communication , un manque de temps aussi , une vie qui coule sans regarder en arriére et un jour on se rend compte qu'on laisse filer quelques choses , elle avait bien tenté de leur ecrire , leur expliquer les choses , que rien n'avait changé pour elle , c'etait juste la vie qui faisait ça , mais rien n'y fait , elle commencait a penser que ses courriers aussi bien pour ses amis que pour les fantomes ne devaient pas arriver a destination ...

elle s'etait promise de se rendre au moulin des qu'elle les verrait revenir , les accueillir sans arriére penser et simplement partager un godet avec eux , mais le temps de se conditionner mentalement a se prendre un vent comme elle en avait l'habitude avec tout le monde , les ordres etaient tombés ... et une fois de plus elle partait ... alors ... oublié les tentatives de retrouvailles avec son fantome qu'elle cherissait plus que tout au monde mais qu'elle s'interdisait de lui dire , oublié l'espoir de renouer un contact un dialogue un morceau de vie  avec un beau blond surgit du passé , et oublié aussi l'espoir de pouvoir voir miss et lui dire que non rien n'est fini que oui elle est toujours son amie ...

chevauchant une des montures de l'armée , soulevant nuage de sable clo s'arreta tot le matin au porte du moulin , une descente légére et un depot de panier garni sur le pas de la porte avec un bouquet de rose blanche pour une miss toute en pureté , un petit mot ...[rp] j'aurai voulu vous accueillir moi meme , mais une fois de plus l'armée me rapelle a ses cotés ... amitiés ... clochette .[/rp]

un regard sur les volets fermés , la famille dormait paisiblement , clo repart alors sur sa belle monture , un dernier arret devant la chaumiére de bahia revenu d'entre les morts , le coeur qui se serre tant de gachis autour d'elle alors qu'elle les aime tous , et c'est dans une immense solitude de coeur que clo rejoint sa section pour se battre pour la liberté de son peuple , la liberté de son coeur viendra peu etre un jour ou pas ...
Viken a écrit:
Nous étions revenus au moulin après quelques jours de voyage sur les routes de Breizh. Nous étions là à nouveau déballant nos affaires avant de regagner notre nid douillet.
Je m'occupais de Nuage qui semblait finalement s'habituer à ma présence. Malgré des débuts difficiles, ce brave cheval avait fini par m'accepter et tandis que je le bouchonnais vigoureusement je sentis le regard de ma petite femme derrière moi. Je voyais déjà son sourire se dessiner sur ses lèvres en me voyant faire.

Toute absorbée à regarder le moulin sous la pluie je m'approchais d'elle et la serrais dans mes bras. Quelques baisers tendrement déposés le long de son cou et je lui proposais une course jusqu'à la porte du moulin.
A peine le temps de la sentir se glisser hors de mes bras que déjà elle dévalait en courant sous les trombes d'eau le chemin qui menait à la maison.
Ramassant en hâte nos affaires avant de courir à sa poursuite, j'arrivais trempé jusqu'aux os. Sans m'arrêter, je montais jusqu'à la chambre où Miss m'attendait en souriant, heureuse de retrouver les lieux.

La nuit fut aussi douce que courte. Des bruits inhabituels au rez de chaussée me réveillèrent tôt. Sans réveiller mon épouse, je descendis dans la grand salle voir de quoi il retournait et tombait nez à nez avec Soisig qui me tendit un billet.


C'est animé ce matin ... ça court dans tous les sens !

Je pris connaissance du papier, un ordre de mission m'intimant de partir au plus vite. Embrassant Soisig, je vis le petit mot laissé par Clochette au milieu de la table. Elle aussi visiblement était mobilisée.

Je remontais en hâte préparer mes affaires, essayant de faire le moins de bruit possible. Mais je ne résistait pas longtemps à réveiller ma belle d'un doux baiser sur les lèvres.
Prenant sa main dans la mienne, j'attendis qu'elle émerge lentement du sommeil dans lequel elle était plongée avant de lui dire doucement.


Je dois partir pour Rennes mon amour. L'armée m'appelle d'urgence. Mais nous nous retrouverons très vite mon ange.

Puis, la serrant dans mes bras, caressant doucement son ventre avant de l'embrasser à nouveau.

Prend bien soin de toi chérie ... et plongeant mon regard dans le sien, je rajoutais ... de vous.

Rassemblant mes bagages, je me dirigeais vers la porte la regardant avec amour. Comme il était difficile de m'éloigner de celle que j'aimais plus que tout au monde. Je savais cependant, la retrouver très bientôt. Cela me donna le courage de poser la main sur la poignée de la porte et de sortir après un dernier ...


Je t'aime !
Maeline.de.kerdren a écrit:
Revenant toute trottinant au moulin, avec ma sucette comme fierté bien calée dans ma bouche, je remonte l'allée en pensant a mon frère, boudeur ronchon, une vrai tête de cochon comme on peut en voir en ville.

Je l'imagine déjà ronchonnant et chouinant a moman, pfiou!!!

Arrivant sur le pas de la porte, je m'écris aprés lui.

Tytyyyyyyyyyyyyyyy!!!!!!!!!!!!!! Pfiou tu te caches ou???

Partant a sa recherche, je ne fis pas attention au remue ménage du moulin, mon frère d'abord les autres ensuite

Tyty allez montre  toi, ché po drôle!!!!!!
Tiernvael.de.kerdren a écrit:
Tiernvael avait fait un bisou à son grand frère et lui avait fait de grands signes quand il s'en était allé.
A peine venu, à peine reparti  ... Heureusement qu'il avait pensé aux bonbons.
Bonbons ?!

Ah vi !!!! S'exclama le petit, tout en enfournant deux d'en eux dans sa bouche.
Voyant une petite silhouette se détacher de l'horizon qui ressemblait étrangement à sa sœur, il courut cacher ses biens, afin que cette maudite peste ne les lui picore pas.

Puis il vint dans la grande salle et écrit de sa plus jolie écriture :


Citation :
Bisou pour tout le monde, de la part de Bloblo.

Malgré le fait que l'écriture était formée d'empreintes de main d'enfant en bas âge, ce qu'il avait écrit était tout à fait lisible.
Pour Tiernvael en tout cas ! Rolling Eyes

C'est alors qu'il entendit l'horrible voix de sa méchante sœur, la menteuse, tricheuse, lâche, mangeuse de trophées de sucettes qui ne lui appartiennent pas.
Il s'empressa de quitter la grande salle et de regagner sa cachette favorite : le lit.
Jamais elle ne penserait à aller faire sa sieste avant de l'avoir trouvé ...
Il se blotti dans les draps, se cachant de la sombre clarté qui passait au travers des rideaux, et attendit la pauvre petite.
Elle ne faisait que l'encourager en disant qu'elle ne trouvait pas cela drôle, mais à force de rester ainsi, et après leur rude journée, il ne put succomber aux doux bras de Morphée.


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*Le lendemain matin, à l’heure du raffut*

La nuit avait été rude pour le petit jeune homme.
Le vent jouait de ses peurs en faisant bouger bizarrement les ombres dans sa chambre.
Ne tenant plus, il se réconfortait souvent en présence de sa mère, se logeant dans ses bras lorsque l'inquiétude était insurmontable.
N'hésitant pas à la réveiller en pleine nuit, l'habitude n'avait pas échappé et cette fois-ci encore il se réveilla dans les bras de la belle Lilith de Kerdren.
Cependant, ce réveil n'avait rien d'anodin puisque le calme était de mise au moulin d'habitude.


BOUMBADABOUMGLINGGLINGDRINGDRONGTAGAGAA
GAGAGPOUMVROUMGLINGTANGBIMBADABOUM


C'était le bruit à peine exagéré que percevait le gamin.
Déposant un baiser sur la joue de la belle au moulin dormant, il se leva afin de faire son tour de garde.
Tiernvael était devenu en quelques sortes, le fervent défenseur du moulin le plus connu de Kastell Paol.
Un bout de bois, ayant une vague ressemblance avec une brindille, à la ceinture, il descendit prudemment les marches.
Il veilla à ne pas faire de bruit, l'avantage de la surprise serait des plus appréciables si ...
Non, il ne préféra ne pas y penser, de peur d'aller immédiatement se loger dans les bras protecteurs de l'ordonnance à quelques pas de lui.

L'escalier fut descendu sans encombre, et le jeune homme qui connaissait dorénavant le moulin comme sa poche préféra utiliser un passage secret de sa construction, qui donnait à n'importe quel enfant de petite taille une vision complète sur la grande salle.
C'était bien là d'où le bruit venait, Tiernvael inspecta la pièce.
Un soupir de soulagement sorti de sa bouche quand il reconnut Viken ainsi que Soizig.

Il se baissa afin de ne pas être vu, et redescendit de sa cachette en empruntant le passage secret dans le mur, formé un mois plutôt lorsqu'il avait découvert maladroitement que le mur laissait assez de place pour passer.
Après avoir soigneusement recouvert l'entrée du passage, il alla dans la grande salle, mais celle-ci était déjà vide.
Il monta sur la table à l'aide des chaises autour de celles-ci et récupéra les missives.
Le jeune homme monta direction la chambre de ses parents et il se serra tout contre sa moman, gravant dans sa mémoire qu'il fallait lui demander à son réveil la signification des morceaux de parchemins.
Il regagna ses rêves et se laissa bercé par son imagination fertile ...
Missanges a écrit:
Un bruit régulier contre les carreaux de la vitre de notre chambre me fit ouvrir les yeux. Trois pigeons cognaient du bec. Puis Viken apparut habillé dans son uniforme de l’armée et je compris. Les rumeurs se confirmaient.

Mon mari  avait repris du service au sein de l’ost afin de défendre sa terre.

Prends soin de toi aussi amour, je viens le plus rapidement possible.


Lorsque la porte fut refermée je me levais à mon tour et j’ouvris la fenêtre afin de délivrer les volatiles des messages attachés autour de leurs pattes.

Une missive de la veille et deux autres plus récentes de la même personne, les mêmes directives faire des lances ! Je devais donner un cours à l’université et lorsque celui-ci serait enseigné je partirai rejoindre mon mari afin d’être à ses côtés afin de défendre à mon tour, comme la fois précédente. Décidément, je ne faisais que des allées et venues dans mon village.

Je descendis les marches afin de prendre mon petit déjeuner et de préparer mes affaires, un bouquet de roses blanches sur la table attira mon attention. Soizig se tenait là devant moi son petit broc de lait fumant dans ses mains.

Assieds-toi et prends un bon petit déjeuner ! …Puis autour des victuailles posées sur la table, j’appris que Clochette et Blotus étaient venus au moulin , puis ils étaient partis défendre notre terre.
Blotus1er a écrit:
de nouveau de retour de Treguier, blotus prit le chemin du moulin , il espérait bien cette fois ci franchir les portes et ne pas y etre empecher par des obligations de toute sorte..
Quelques instants c'était tout ce qu'il demandait, la Bretagne semblait prise de frénésie,  partout on s'activait pour parer au pire et sT Pol n'echapait pas à la règle,

Le moulin semblait calme, les petits devaient certainement déja dormir..

Il commença par des petits coups à la porte en esperant qu'ils ne se reveillent pas et attendit un instant...
Missanges a écrit:
La journée avait filé comme d’habitude bien trop vite. Le temps de retrouver les mamettes, de discuter un peu avec elles, le temps d’entrevoir les jumeaux et il était l’heure de repartir.

La route cette fois ci allait être plus monotone j’étais seule, Viken étant déjà au loin. Mes bagages dans une main j’entendis cogner contre la porte. Ouvrant le battant je vis Blotus

Coucou mon frère tu entres et moi je pars décidément nous nous croisons en ce moment. Je pars rejoindre Viken à Rennes. Prenez soin de vous tous. Je partis vers l’écurie lui faisant signe de la main.
Blotus1er a écrit:
bon et bien prends soin de toi aussi, fais attention sur les routes, il y a des hommes en arme partout en bretagne !!

je vais veiller sur le moulin en votre absence! pars tranquille !


il la regarda s'eloigner et franchit la porte du moulin....
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:33

*18 Septembre 1459

Peterpan31 a écrit:
Peter avait pris deux jours pour se rendre au Moulin. Trop de turpitudes pour son corps et son esprit éreinté par la vie secouaient encore la Bretagne à son goût.

Les déchirements récents entre ses proches avaient été sans doute de trop. A présent, seule la quiétude du monastère semblait lui convenir.

Il pensait à Lili, Maëline et Tiernvaël qui naviguait avec Grand Papa Alain. Leur présence lui manquait mais pour le moment il savait qu'il ne pouvait leur témoigner que son amour et son affection lointaine.

Il songeait à sa fille Miss et à Viken, à leur bébé né il y a quelques jours. Il s'en voulait ne pas être auprès d'eux comme Miss l'avait été, sans cesse auprès de son père, contre vents et marées.

Il pensait enfin à son fils Blotus,  droit, fort, honnête. Des qualités qui ne payaient pas toujours en ce bas monde mais qu'il ne fallait point renier pour autant.

Et puis ses amis, épars.

Il pénétra dans le Moulin vide qui renvoya ses bruits de pas en un écho sinistre lorsque ses bottes gravirent les marches de l'escalier en colimaçon.

Tout était à sa place, ou presque.
Tellement d'éléments y manquaient, en fait.

Il redescendit au bout d'un moment et sortit, un voile sombre sur le visage.

Grimpant sur Phénix, il tourna la bride et s'élança sur sa monture sans un regard en arrière.
--les_mamettes a écrit:
 

Les trois Mamettes de Kastell avaient délaissé la Capitale pour revenir au moulin.
Elles étaient parties ainsi et elles revenaient pareillement !
Dans un vacarme épouvantable, au son des marmites reliées entre-elles, attachées en cascade contre le haut de la charrette, celles-ci cognaient à chaque roulement d’essieu.

Mahestine tenait dans ses bras Naelig, le plus précieux trésor des Kerrandic. Miss et Viken étaient restés dans la capitale afin de profiter de leur dernier jour tranquille. Viken allait partir avec l’armée et Miss avait décidé de le suivre. La charrette stoppa devant la porte du moulin et Mahestine descendit le plus lentement possible afin de ne pas réveiller l’enfant.

-Miss a encore laissé la porte ouverte

-Tu c’est bien qu’elle fait toujours ainsi c’est pour ceux qui n’ont pas où dormir
-Ben avec la petite va falloir changer toutes ses habitudes, de mauvaises personnes rôdent avec cette guerre. Manquerait plus qu’on nous vole la petite.
-Miss et Viken reviennent quant ?
-Ben lorsque toute cette guerre sera finie.

Elles entrèrent dans la pièce et prirent lentement leurs éternelles habitudes.

Naeligdekerrandic a écrit:
La vie au Moulin s'écoulait paisiblement pour Naelig.
Les Mamettes égales à elles-mêmes trouvaient toujours un sujet pour râler, mais sans cela elles n'auraient plus été les Mamettes.
Naelig s'éveillait à la vie petit à petit, découvrant ses mains, ses pieds et faisant des sourires à désarmer ces dragonnes qui la gardaient bien précieusement........



Mais un matin, un point noir fondit sur elles 4, alors qu'elles étaient au jardin. C'était un oiseau d'un noir de jais et la petite, qui n'en avait encore jamais vu de pareil, fondit en larmes :
OOOOOOOOOUUUUUUUUUIIIIIIIIIIINNNNNNNNN.

Mahestine vint vite prendre l'enfant dans ses bras, alors que ses deux soeurs se débattaient avec le volatile afin de lui prendre la missive dont il était porteur.

Soizig lu la première et n'arriva pas à dire quoi que ce soit. Elle porta la main à sa bouche et tendit de l'autre la lettre à sa soeur qui fit tomber le papier sitôt qu'elle eut terminer sa lecture comme si ce geste pouvait conjurer le sort et changer les choses.
Mahestine, qui s'occupait de la petite ne voyait rien de la scène, mais, comprenant que quelque chose clochait quand elle cessa d'entendre leur éternel babil, elle les regarda.
Ce qu'elle vit alors ne laissait rien présager de bon. La lettre était tombée à terre et ses soeurs étaient figées. La stupeur et la peine se dessinaient sur leur visage. Elle ramassa lentement la missive qui semblait être cause de leur état. Le vélin se crispa dans sa main à mesure qu'elle prenait connaissance de ce qu'il renfermait. Un brouillard se forma alors devant ses yeux, elle pleurait en silence afin de ne pas raviver les pleurs de la petiote qui s'était apaisée au creux de son bras.
Naelig regardait Mahestine sans comprendre ce qui se passait, mais elle sentit la peine et la douleur qui pesait alors, et se fit la plus petite qu'elle pu.
Naeligdekerrandic a écrit:
Les jours passaient et parfois la petiote, comme l'appelaient les Mamettes, échappait à la surveillance de ses trois dragonnes de nourrices, pour aller faire un tour de çi de là. Immanquablement, les trois soeurs la retrouvaient en taverne où elle était attirée comme un aimant........
Allez donc savoir pourquoi ...........
Ah oui, le mystère de sa naissance sans doute !!!!!!!!!


Mais voilà, qu'en ce jour de novembre où la douceur semblait revenir un peu et que les Mamettes récoltaient leur choux au jardin, en ayant pris soin de parqué la petiote non loin d'elles, des bruits se firent entendre venant de devant le moulin...........
Les Mamettes, étonnées et quelque peu décontenancées par ces bruits inopportuns et inattendus, se regardèrent interloquées et la petiote, aussi surprise qu'elles, fit entendre sa voix en un tonitruant :

OOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUU
IIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNN
Missanges a écrit:
Ce fut le voyage de retour le plus éprouvant de tous ceux que j’avais fait auparavant. J’étais de retour… Seule. Ramenant seulement deux chevaux, le mien et celui de mon mari.

Dans le lointain s’élevaient quatre grandes ailes, la toile flottant au vent à demi déchirée rendait ces ailes menaçantes. Et pourtant c’était juste la vie d’un moulin qui battait, mon moulin celui des kerdren…
Eclipsant tout autre bâtisse, dominant à lui tout seul le paysage de Kastell, quel bouffée d’oxygène ce moulin pour le village !

Nuage et Fougue avançaient. Les ailes grossissaient au fur et à mesure que nous avancions, leurs bords érodés par le temps semblaient se découper comme une dentelle délicate que le vent faisait mouvoir. Nuage et Fouge prirent la direction de l’écurie, il me semblait entendre les commentaires de Viken à propos du caractère de Nuage. Mais seul le vent  sifflant parvint à mes oreilles.

Oh, Viken comme tu me manqueras…Toi l’éternel à jamais…

Je sautais à bas de mon cheval tandis que les deux montures gagnées par l’odeur du foin me délaissaient afin d’aller ruminer leur repas. Je pris la direction du moulin. J’avais hâte de revoir Naelig et les Mamettes. La main sur la porte je fis jouer la poignée…
Naeligdekerrandic a écrit:
Plus vive que n'aurait pu le laisser penser son grand âge, Mahestine, une fois sa surprise passée, fondit sur Naelig et la prit dans ses bras afin de la protéger.
D'un seul coup, la petiote se tu et le silence se fit.
Les deux autres Mamettes tenaient fermement en main leurs outils de jardinage, qui au besoin, se transformeraient en armes pour protéger leur petiote.
Sur le qui-vive, elles attendirent, prêtes à fondre sur l'éventuel intrus qui osait pénétrer sur LEUR terre............
Missanges a écrit:
Ma Doué ! C’est la petite
Ce fut un seul chœur, le cri que prononcèrent les ancêtres se propagea sûrement jusqu’en haut du moulin. Ce fut une cacophonie et comme par enchantement tout remua. Les chaises raclèrent par- terre, des mains se levèrent, je fus entraînée dans une ronde passant dans chacune des mains des Mamettes.

Puis soudain tout se figea, Mahestine vint vers moi tenant dans ses bras Naelig et ma vue se brouilla des larmes coulèrent lorsque je pris contre moi ma fille. Mahestine ne put à son tour retenir les siennes et nous étions ainsi quatre Bretonnes à verser des larmes d’émotion.

Naelig la continuité de Viken notre petit bout à nous…


Bonjour ma fille, je la pris dans mes bras la serrant fortement contre moi
Missanges a écrit:
 

Le moulin avait connu des rires et des pleurs, alors qu’il semblait s’animer de nouveau, le cruel destin avait tout chaviré, tout changé..Mahestine berçait Naelig tandis que les deux autres Mamettes détaillaient une feuille de choux ! Proposition de réforme fiscale en Bretagne

-Vont enlever l’impôt soit disant
-Mais vont le remplacer par des taxes !
-Ben c’est pareil alors !
-Non, cela ne sera plus l’impôt, ce sera les taxes, ils vont pourvoir dire qu’ils ont levé l’impôt
-Ben pour ma bourse c’est pareil

En pleine discussion, la porte s’était ouverte dévoilant une personne.
Soizig manqua tomber de sa chaise tant la surprise fut grande. Trois voix crièrent et pourtant un seul son résonna

Ma doué, c’est la petite !

Gardant Naelig dans mes bras je vis Soizig et Ambroisine se lever et partir sur la petite, notre petite. Je tendis sa fille, puis je l’entourais de mes bras
-Ma doué, ma Miss quel cruel destin que celui- là et dire que je l’aimais tant ce Viken et que je ne lui ai jamais dit
-il le savait ..
Nous avons reçu ton pigeon pour le déménagement, il est hors de question que nous restions ici sans toi et Naelig. Nous vous suivrons. Cela va être une douleur de quitter kastell mais si ta décission est prise la nôtre aussi !

Naeligdekerrandic a écrit:
La petiote regardait sa môman, enfin de retour. C'est qu'elle lui avait beaucoup manqué. Il manquait quelqu'un mais contre toute attente, elle ne semblait pas chercher, ni attendre sa venue, comme si elle avait compris que c'était là peine perdue.
Voyant tout le monde devenir d'humeur maussade, elle fit entendre sa petite voix fluette et aigüe :

MMMMMMMôôôôôôô.........aaaaaaaaaa
Elle était si contente d'elle, et fière de l'effort accompli pour appeler sa môman chérie, qu'elle sourit découvrant au passage ses gencives. Sur celle du bas bien en évidence pointait une petite bosse blanche.................
Missanges a écrit:
La cacophonie qui avait empli la pièce de vie du moulin s’était arrêtée aussi rapidement qu’elle avait monté dans les aigus. Un silence régnait, brisé seulement par nos respirations. Le temps s’était soudain mis en pause lorsque Mahestine m’avait tendu Naelig et que celle-ci fut dans mes bras.

Blottie comme moi, ma fille me regardait gazouillant doucement, me faisant des risettes. Je découvris une pointe de blanc sous la rougeur de sa gencive, une dent allait percer sous peu. Ses grands yeux m’observaient, ils me rappelaient tant les traits de son père. Elle ne saurait jamais que ce fut sa présence qui avait fait que je sois encore là aujourd’hui et quelques pigeons reçus.

Mes lèvres se posèrent sur sa joue et soudain de fines gouttes humides vinrent mouiller sa petite pommette. Je pleurais de tristesse, sur ce sort qui nous avait désunis, sur ce bonheur brisé à jamais…

Le bruit d’une assiette posée fortement sur la table me fit relever la tête.

-Allez, ma petite après cette route tu dois avoir faim, assied toi et mange ! Rends-moi Naelig le temps de te restaurer.

Le ton était ferme, mais derrière cet ordre se cachait surtout une envie de passer à autre chose. Il est des jours ainsi où un ordre peut être un mot d’amour.

Devant moi trônait, une assiette d’œufs et un morceau de viande, une énorme tranche de pain embaumant la prunàvampi. Soizig apporta son éternel far breton, tandis qu’Ambroisine rayonnante tenait dans ses mains son Kouign-amann qui allait me plomber l’estomac.Mes yeux s’agrandirent voyant toute la nourriture qui remplissait la longue table de bois. Les Mamettes disparaissaient de la pièce, allant chercher d’autres plats dans la cuisine et revenaient de ce lieu privé qu’est leur cuisine avec toujours une assiette dans les mains.

La première bouchée me brûla la langue
-C’est bon, mais c’est chaud !
-Ben voilà, qu’elle va se faire délicate !
-Faut manger quand c’est chaud, autrement cela reste sur l’estomac !

Mon nez se plissa, de toute façon, cela allait rester sur mon estomac, vu la quantité. Mais cette fois-ci, j’aurai une excuse de taille pour sortir de table, fallait que je surveille ma fille.
Naeligdekerrandic a écrit:
Les jours avaient passés.
La mère et la fille s'étaient retrouvées avec une certaine joie, mêlée néanmoins de tristesse devant l'absence poignante d'un mari et d'un Pôpa qu'elles n'oubliaient pas.

Ce matin, Naelig ressentait un vent de renouveau se lever.......il y avait comme une agitation dans l'air, sans qu'elle en comprenne la raison.
Pour se rappeler au bon souvenir des Mamettes et de sa Môman chérie, elle poussa un joli :

MMMMMMMMOOOOOOOOOO
qui se transforma bien vite en un superbe :
OOOOOOOOUUUUUUUUUIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNN
Missanges a écrit:
La chambre s’éveillait doucement, baignée d’un mince filet de lumière. Le soleil était pourtant déjà haut dans le ciel, mais cependant le ciel restait gris.
Un mois de novembre ordinaire en quelque sorte !

Rejetant l’épais édredon qui garnissait le lit, je m’approchais de la fenêtre. La vue était toujours la même, pourtant, je la voyais plus terne. Quelques silhouettes de promeneurs matinaux, se déplaçaient dans le lointain. J’ouvris le battant afin d’en humer l’air, bientôt tout allait être différent, mais ne l’était-il pas déjà…Mes iris  se perdirent sur les rouleaux que les vagues faisaient.

Je me devais d’attendre encore un peu, déjà par une promesse, puis les Mamettes avaient tant de choses à emporter. Un petit cri me tira de ma rêverie et mon regard se porta sur le visage de ma fille qui, de ses grands yeux me regardaient. La prenant dans mes bras, je l’embrassais tendrement. Je voyais en elle des expressions de Viken. Dans ce malheur qui nous avait frappé soudainement, le destin m’avait donné la chance d’avoir un enfant de notre amour, avant que vienne l’ankou…

Un bruit de vaisselle cassée, suivit d’un cri aigu retentit au bas du moulin. La voix de Mahestine couvrait celles de ses sœurs qui tout de même se défendaient par d’autres cris. Le déménagement avait déjà commencé et cela n’allait pas se faire dans la dentelle ! La charrette se remplissait lentement, mais il en faudrait sûrement plus d’une.

Naelig dans mes bras, je regardais la chambre détaillant les objets la composant. Mes affaires allaient être vite emballées pour ma part. Mon regard se posa sur le vase ébréché trônant sur la petite table servant de coiffeuse. Il me fit repenser à Jeny, lorsque par mégarde mes doigts l’avaient lâché et frôlé sa personne venue me voir. Je repensais à ce qui avait suivit, à cette descente dans la cave de mon père, à la descente de ces bouteilles…
La veille de son mariage, quelle cuite !

Je souris repensant aux joies connues dans cette pièce, à la bagarre de pelochon avec Laly et Marianne dont mon père avait eu quelques plumes. Et tant d’autres souvenirs…
Un autre cri retentit, faisant rire Naelig. Mes yeux dans les siens, elle riait aux éclats à chacun des cris de Mahetine.
Doux bonheur que celui de l’enfance…
Naeligdekerrandic a écrit:
Que de bonheur en ces quelques jours de retrouvailles.......


Pourtant par un beau matin, un oiseau fondit sur elles avec son lot de mauvaises nouvelles, et là tout bascula.....................

Après avoir lu la missive, dont était porteur le volatile, Môman qui me tenait dans ses bras, me mit assez brusquement dans les bras de Mahestine.
Etonnées, nous ne dîmes rien et nous regardâmes avec stupeur, en la voyant partir vers la chambre en secouant la tête, l'air impuissante de ce qui se passait.
Elle empaqueta quelques affaires rapidement puis alla préparer son cheval, afin de partir dès le soir, car tels étaient les ordres reçus.

Môman m'embrassa bien fort, les joues humides encore des pleurs qu'elle avait sans doute versés de devoir partir ainsi loin de moi, puis elle fit plein de recommandations aux Mamettes à mon sujet, comme si elles en avaient besoin.........
Enfin elle alla chercher Nuage, me fit un dernier baiser et après être montée en selle, partit sans se retourner.

Depuis les jours passaient et la morosité s'installait. Le temps, lui-même, d'ailleurs se prétait à la mélancolie avec ses brumes matinales qui peinaient à disparaitre et laissaient comme des trainées de poussières grises derrières elles, donnant aux choses et aux gens une allure de tristesse.
De plus, les Mamettes me surveillaient de si près, que je n'arrivais plus à me carapater, enfin en avais je aussi la force de volonté .......
Môman me manquait tant.........
et nous restions sans nouvelles, nous demandant si elle allait bien.................
Naeligdekerrandic a écrit:
Môman avait donné des nouvelles et je me faisais bien souvent relire ses lettres, au grand désespoir (feint bien sûr) des Mamettes qui les connaissaient à présent par coeur tant elles les avaient lues et relues.

Les jours raccourcissaient mais le temps semblait s'allonger pour moi. Môman me manquait tant, que le ciel devenu grisonnant semblait se mettre au diapason de mes humeurs et mes émotions.

Les Mamettes semblaient s'affairer à préparer une fête dont, du haut de mes 9 mois, j'avais bien du mal à saisir le sens, pourtant cela avait l'air de les rendre si heureuses, qu'assise dans un coin de la pièce, je me faisais discrète.

Désormais 2 petites quenottes ornaient mon sourire et les 2 du dessus ne tarderaient pas à percer, si bien que je me mouvais à quatre pattes dès qu'un objet tombait, pour le mettre à ma bouche et le frotter sur mes gencives douloureuses que seul un doigt de Punàmôman semblait apaisées.

A son retour Môman serait certes bien surprise en me voyant galoper ainsi, tel un petit animal. Je perfectionnais, chaque jour ce nouveau mode de déplacement qui m'offrait bien des possibilités et mettait plus de choses à ma portée.

Malgré tout, j'essayais parfois, lorsque personne ne me regardait de me dresser, pour attraper des choses sur les chaises, mais ce n'était pas encore ça, et je ne parvenais pas même en m'aidant à me dresser tout à fait, je me laissais alors tomber sur mon séant, bien rembourré par toutes les épaisseurs que le Mamettes m'y collaient.
Naeligdekerrandic a écrit:
Je progressais jour après jour dans mes essais pour me mettre de bout, sans que personne n'en sache rien bien sûr. J'avais quelques idées en tête d'en faire la surprise à ma Môman chérie lorsqu'elle serait enfin de retour.

Les jours passaient pareils et ternes, quand un beau matin un oiseau vint s'écraser sur la fenêtre du moulin, alors que j'étais sagement assise dans un coin tandis que mes Mamettes vaquaient à leurs occupations domestiques. Ce volatile me disait vaguement quelque chose, alors pour attirer l'attention de mes nourrices, je fis entendre ma voix :

MMMMMMAAAAAAA                                 IIIIIIIIII
C'était ainsi que j'appelais habituellement Mahestine, aussi celle-ci arriva dare-dare de peur qu'il me soit arrivé quelque chose de fâcheux.
Je tendis un doigt vers la fenêtre et elle vit alors le volatile. L'attrapant, elle lui arracha le pli qui était attaché à sa patte, priant entre ses dents pour qu'il ne soit pas porteur encore de quelques mauvaises nouvelles.
Vivement elle le déplia et le lut, un sourire éclairant peu à peu son visage, et partit rejoindre ses soeurs en criant à tue tête dans tout le moulin que la petite avait écrit.
Heureuse de les voir disparaitre, j'en profitais pour échapper à leur vigilance et aller faire un tour dans la ville..................
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:34

24 Décembre 1460

Missanges a écrit:
Sur la terre battue de la Bretagne, Nuage filait en direction du moulin. Crinière et queue flottant au vent, sous le clair de lune. Il fonçait, fonçait…
De temps à autre, des lumières de fermes isolées apparaissaient semblables à de petites lucioles, puis s’évanouissaient rapidement. Le clocher de Kastell montra son toit, puis se fut la ville qui se dévoila lentement.. À mon souvenir, jamais le trajet n’avait été parcouru plus vite, mais j’avais promis…
Poussant la porte du moulin un silence m’accueilli. Le réveillon était fini …décidément les fins d’années …
Je remis une bûche dans la cheminée et je déposais les cadeaux que chacun découvrirait en se levant. Il y en avait pour tous…
Peter, Lilith, Tiernvael., blotus, les mamettes et je déposais une poupée de chiffons pour ma fille chérie.
Fatiguée par le voyage, je m’endormis sur le fauteuil devant la cheminée…


Naeligdekerrandic a écrit:
Les Mamettes, une fois qu'elles s'étaient aperçues de la "fugue" de leur petiote, s'étaient mises à courir les rues. Elles avaient finalement étaient attirées par les cris de Clo lorsque je lui avais tiré les oreilles.
Elles étaient entrées en trombe chez la fée, croyant que l'on faisait du mal à leur protégée, et avaient ramené la petiote avec elles sans même prononcer un mot d'excuse pour Clo et son invité.

Les préparatifs de Noël se poursuivaient. Je ne comprenais rien à toute cette agitation inhabituelle. Les jours diminuaient, il faisait gris et froid, et j'étais triste que ma môman chérie ne soit pas près de moi.

Au matin de Noël, je m'éveillais et pour montrer que je ne dormais plus, j'appelais en essayant de me hisser à l'aide des barreaux de mon lit :

MMMMMMMAAAAAAAAA                                 IIIIIIIIIIIIIII
A ma grande surprise et pour la première fois, mes efforts furent couronnés de succès. Je me mis alors à crier de plus belle :
MMMMMMMAAAAAAAAA                                 IIIIIIIIIIIIIII
La première personne qui passerait la porte aurait, certes, une belle surprise en me voyant ainsi................
Missanges a écrit:
Dans un état encore second, j’entendais un cri, une personne criait. Comme un brouillard voilant le paysage, ma mémoire encore partiellement endormie analysait ce cri. Puis soudain je réalisai que c’était ma fille. Me levant d’un bond, montant les escaliers au plus vite j’ouvris la porte.
Elle était là, me regardant, droite sur ses petites jambes gazouillant enfin faisant entendre sa voix dans tout le moulin.

Je m’avançais lui souriant, tendant mes bras.
Bonjour ma belle, regarde qui est là. Je la pris dans mes bras et l’embrassais longuement.
Joyeux Noël ma fille…
Peterpan31 a écrit:
Un incongru père noël à collants verts issu d'anciennes et lointaines pratiques des confins du monde connu s'en vint discrètement déposer quelques présents empaquetés auprès de l'âtre rougeoyant.

Quelle douce chaleur renvoyait le foyer. Peter puisque c'était de lui dont il s'agissait, déposa une fiole de Prune vieillie pour Blotus, un collier en pierre de jade pour Missanges, un joli bateau sculpté en bois pour Tiernvael, une poupée au visage de cire pour Naelig, et, pour sa Lilith une parure de nacre.

Le plus beau présent eu sans doute été que tous les Kerdren soient réunis en ce jour de noël. Il eut aussi une pensée pour la petite fée Saint-Politaine et quelques amis du Gwenn Ha Du qu'il n'avait point vu depuis longtemps.

Viken, Maeline, ... l'année avait été sombre pour notre famille songea-t-il. Pourtant, 1460 aurait sans doute aussi son lot de bonheurs et de tristesse.
Missanges a écrit:
Tenant ma fille dans mes bras, je descendis de l’étage quelques heures plus tard afin que Naelig puisse découvrir son cadeau de Noël. Je vis d’autres cadeaux autour de la cheminée. Chaque paquet avait son nom. Posant Naelig près de moi lui tendant sa poupée de chiffon

-Regarde chérie ce que le papa Noël t’a porté cette nuit.

Assise elle se tenait bien droite tirant sur les pauvres cheveux de sa  poupée. Tout en la regardant j’ouvris mon cadeau.
Un beau collier de jade, je lus le mot sacré papa Noël !!
Je tendis à Naelig son cadeau destiné et ses petits doigts déchirèrent le papier, une magnifique poupée se montra.

- Tu es gâtée ma chérie.

Puis un cri retentit au dehors, les Mamettes se tenaient dans la charrette, cela n’était pas prévu aujourd’hui mais une lance venue de Brest allait nous escorter jusqu’à Rohan, notre nouvelle ville !
Pas le temps de faire un bisou à tous mais c’était peut être mieux ainsi moins dur comme cela. De toute façon chacun savait pas la peine d’en rajouter…
Kastell et le moulin me manqueraient à jamais…

Clochette a écrit:
elle l'avait revu , n'y croyant plus depuis fort longtemps , et la magie de l'amitié avait opéré , elle avait eu le coeur tellement gonflé en la voyant , ne sachant pas trop comment lui parler , finalement le naturel de leur relation avait pris le dessus et sans complexe ils avaient conversé , clo avait appris brutalement que miss quitté st pol , leur village la ou elles avaient vecu tant de choses bonne ou mauvaise , la ou leur vie leur famille etait , la ou elles existaient , elle avait tenté lui faire changer d'idée , tenter de la raisonner , mais rien n'y fait la miss etait bornée et décidée elle ne pouvait que la regarder partir ....dans quelques jours

ce matin la une lance etait arrivée a kastell et clo crut comprendre que miss se joindrai a eux pour partir , alors hors d'haleine elle couru jusqu'au moulin , elle entendit des cris au loin , la neige lui fouettait les yeux et l'empechait de bien voir , une charette et les mamettes dedans ... se souvenant comment elles avaient fait irruption chez elle et arracher la ptiote sans meme un demat ni rien elle passa devant eux et leur tira la plus belle des langues de fées que l'on puisse faire en louchant les yeux et en faisant des marionnettes avec ses mains et l'haleine dans les talons tapa a la porte du moulin pour voir miss avant son départ
...
Missanges a écrit:
Je tendis les bras et je  pris la fée dans mes bras.... Mes yeux dans les siens sans rien dire je l'étreignis.
Prends soin de toi ma fée prends soin de Kastell...Surveille Joe afin qu'il serve toujours la Prune
Clochette a écrit:
et elle etait la , sans un mot les bras tendu , je refermai les miens autour de sa taille et la serrer fort il ne servait a rien de parler , les dés etaient jetés et missange quitter sa demeure pour une nouvelle contrée ... le coeur cette fois dans les talons je ne pu que la regarder partir , la neige accrochée a mes cils , les cheveux mouillés pendouillant lamentablement , je restais seule devant le moulin un long moment
Blotus1er a écrit:
blotus poussa la porte du Moulin, une odeur familiere l'envahit ainsi que de nombreux souvenirs. Sa soeur Miss partie pour rohan, blotus décida d’emménager dans le moulin.
Rien n'avait changé, le monde s'etait retrouvé à feu et à sang, mais le moulin etait resté le meme !
Le soldat déposa ses armes , alluma le feu dans la cheminée et s'intalla confortablement. Verre de prune à la main, il fixait maintenant les flammes qui dansaient devant lui. Il etait revenu chez lui .
Peterpan31 a écrit:
De sa retraite où il prenait depuis quelques mois le temps de se ressourcer, l'homme à collants verts songeait aux ailes du Moulin de Kerdren qui devaient avoir repris un peu de vigueur ces derniers temps.

Délaissé des rires des enfants de Lili et Miss, il retrouvait un locataire en la personne de son fils Blotus. Cela lui rappelait toutes ces années où il vécut seul à fabriquer de la farine, dans sa bonne vieille ville de Kastell Paol.

Peter se demandait s'il n'y avait pas lieu finalement de léguer de son vivant cet édifice à son fils. Puisque le reste de la famille avait emmenagé à Roc'han.

Son esprit vagabondait ainsi, comme s'il arpentait les pièces du Moulin.
Peterpan31 a écrit:
En sifflotant, Peter faisait son baluchon, bien décidé à s'en aller faire un tour ailleurs en Breizh.
Histoire au moins de rapporter quelques miches de pain à se mettre sous la dent ...
Naeligdekerrandic a écrit:
Gambadant gaiement dans les rues de cette ville que j'avais arpentées tant de fois malgré mon jeune âge, je me retrouvais bien vite devant ce qui serait dans mon souvenir ma première demeure : Le Moulin.
Sourire aux lèvres et tapant dans mes mains, je poussais le lourd battant de bois et dis :

Môa là ! Ou ! Ou !

Pour moi, il était évident que personne n'allait se demander qui parlait ainsi au Moulin.
N'étais-je pas la plus inoubliable .........
Naeligdekerrandic a écrit:
Bien sûr j'aurais dû m'en douter, je me retrouvais seule, puisque les Mamettes étaient désormais au Manoir. Pourtant j'avais espéré que..........
Enfin, j'étais une toute petite fille encore, il était bien normal que j'ai encore quelques illusions sur la vie et les gens........
Mais le Moulin resterait néanmoins pour moi un lieu spécial qui était à jamais gravé dans mon coeur.
Il avait  connu mes premiers pas et mes premiers balbutiements. Mes premières escapades aussi........
Malgré ma jeunesse, pour moi ce lieu était chargé de souvenirs inoubliables........comme ..........Môa !
Je souriais aux anges, allant d'un pas décidé dans la chambre que j'occupais et qui étais et serais la mienne pour toujours ..........
Peterpan31 a écrit:
Peter était revenu de Brest et avait naturelelment reposé son baluchon au Moulin, histoire de donner à manger un peu de blé à cette vieille carcasse, et d'inonder de farine fraîche le marché de Kastelle Paol qui en avait bien besoin.

Il ouvrit la porte qui n'était pas  fermée à clef et grimpa les escaliers.
Blotus1er a écrit:
Apres un passage obligé au sein de la caserne st politaine, blotus se decida à rejoindre le moulin familiale. Il ne s'y était pas rendu depuis des semaines et il éprouvait une certaine appréhension à retrouver ce lieu. La dernière fois il s'y était retrouvé seul et il avait éprouve un sentiment étrange.

Il s’arrêta devant la porte, s’apprêta à y insérer la lourde clef mais la porte s'ouvrit sans résistance. Il fit deux pas, posa ses armes dans l'entrée et avança doucement à l’intérieur.  Des sons lui parvenaient , des sons familiers, il accéléra le pas et appela ...

Pere !! c'est toi ?
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:34

24 Mars 1460

Peterpan31 a écrit:
Une voix familière.

Peter se dirigea vers son fils et l'étreignit ; cela faisait des mois qu'ils ne s'étaient vus. La guerre les avait longtemps séparés.


Blotus ...

Regardant son fils, il ne savait quels mots employer pour lui dire comme il le trouvait changé : tout dans son allure, son attitude, son visage, montrait une détermination, une volonté farouche, un charisme plus fort encore.

... Quel joie de te revoir !

Y'a-t-il d'autres habitants au Moulin, sais-tu, en ce moment ?
Blotus1er a écrit:
Citation :
... Quel joie de te revoir !

et moi donc !!!  

blotus tomba dans les bras de son Pere et redevint l'espace de quelques secondes l'enfant qu'il avait été !


tu n'as pas changé, toujours aussi elegant !  :wink:

et non à part nous pas d'autres habitants en ce moment ! Nous voilà entre hommes pour quelques temps !


tu faisais quelque chose ? je peux t'aider ? arf ! je suis heureux de te revoir ! nous allons avoir le temps de parler un peu !  
Peterpan31 a écrit:
Peter se déplaça jusqu'à la réserve de Prune, sortit une bouteille poussiéreuse que le distilleur Joe avait rempli et l'ouvrit afin de fêter les retrouvailles comme il se devait.

Trinquons avant que de parler ! Nos gosiers auront bien le temps de s'assécher de nos paroles !

Puis, ayant laissé glisser le contenu d'une première chopine au fond de la gorge, il resservit les deux chopes.

Je passe, vois-tu, de temps à autre, afin que le Moulin ne s'ennuie pas de trop d'absences. Depuis que ta soeur, sa fille et les Mamettes sont partis, ce lieu est un peu triste et sans vie. Là, je dois retourner à Brest pour rendre un service à la mairesse Izea. Mais je compte me rendre tantôt à Roc'han.

Et il ajouta, en plissant les yeux : Lili et Tiernvael m'y attendent.
Blotus1er a écrit:
que ferions nous sans la prune et notre maitre distilleur!

Blotus tendit son verre et s'installa tout en ecoutant son pere.

Oui je comprends, mais ne t'inquiete pas je vais prendre soin du moulin en ton absence ! je suis là pour pas mal de temps désormais et je vais avoir de quoi m'occuper.
Blotus1er a écrit:
blotus avait repris ses habitudes ici au moulin, sa vie à saint pol reprenait son cours et il profitait de chaque instant passé.
Entre l'armée, ses champs et quelques passages en taverne, le quotidien s'installait.
Pourtant quelque chose le taraudait,  lui manquait !
Installé dans le salon, il se remembra cette journée ou il avait détruit sa maison, la mort de jeni, sa famille, ses amis... il fallait aller de l'avant coute que coute !
Il regarda autour de lui et se dit que ce moulin devait revivre...

Une fete !! oui une fete !! et pas mal de prune !!

la dessus blotus se servit un verre et esquissa un sourire...
--Le_Fossoyeur_de_St_Pol a écrit:
Pipe au bec et galuron sur le chef, le vieux fossoyeur passa distraitement devant la fenêtre ouverte du Moulin. Il entendit les propos du Fils de la maisonnée et grimaça un sourire dans l'enchevêtrment de sa barbe.

Festoyer ? Tiens quelle bonne idée !

Et puis ça faisait longtemps ...

Et puis il y aurait à boire. De la Prune. A Papy Vampi bien entendu !

Et il s'en alla sur le chemin menant au cimetière tout ragaillardi.
Naeligdekerrandic a écrit:
Je venais de débarquer du bateau, et en posant un pied sur la terre ferme, enfin je me sentis revivre.
C'était ici que je me sentais chez moi, au Moulin........
Je courus le long des rues de la ville, que j'avais si souvent arpentées petite, lorsque j'échappais à la surveillance des Mamettes, que je les connaissais par coeur.
Ah, mes Mamettes, comme j'aurais aimé qu'elles soient là à m'attendre.......
Hélas, tout comme Môman, elles ne s'occupaient plus guère de moi. Ce maudit Manoir m'avait pris tout ce que j'aimais tant, et je rentrais à la maison plus seule que jamais. Au final, le Manoir n'était que la Maison de Môman, pas la mienne........

J'arrivais enfin devant mon cher Moulin et poussait la porte.
Il avait l'air désert comme bien souvent et sentait la poussière. Personne ne devait y être venu depuis un bon moment.
Du seuil, je contemplais les lieux, des tas de souvenirs me revenant en tête. Je n'avais que 3 ans me direz vous, je ne devais donc pas me souvenir de ce lieu, et pourtant.......
A croire que le Moulin était magique.......
Et pour mes yeux d'enfants, il l'était bel et bien.
Prenant une profonde inspiration, je m'écriais :


Y A QUELQU'UN ?
C'EST MÔA NAELIG !
SUIS RENTREE !


Ma voix de petite fille sur-aigüe renforcée par l'acoustique du lieu fit que toute la ville pu entendre mon cri de délivrance et de joie d'être enfin de retour chez moi !
Clochette a écrit:
ses oreilles un peu plus grande que la normale avait bien fremit en croyant entendre comme un cri venu d'ailleurs , la clo avait relevé le nez et avait laissé ses oreilles filtrer tout les sons environnants ... aux aguets ... comme un cri lui rapellant quelquechose , un souvenir ... mais plus rien ne s'etait fait entendre ...un instant en suspens , elle avait regardé piou qui lui aussi semblait avoir entendu quelquechose ... mais non rien... haussant les epaules ils avaient tout deux repris le chemin de la desinvolture ...

plus tard , ils avaient trouvé la petite nael , et clo avait de suite su que c'etait elle qu'elle avait entendu , elle se souvenait comment bb la gamine savait lui vriller les tympans faisant fi des remarques de la fée sur le fait que ses oreilles etaient trés fragile ... elle avait retrouvé une petite qui avait grandi , un peu mais pas trop juste assez pour se faire comprendre maintenant et une petite qui semblait bien triste ... clo lui avait sans reflechir ouvert les bras , elle ne comprenait pas que la gamine soit toute seule , elle se demandait ce qui ce passait ou etait miss ou etaient les mamettes ... elle ne savait pas bien ou se trouvait blo ni peter alors tant que personne ne s'occuperait de la petite clo avait decidé discrétement de passer de temps a autres voir si elle allait bien ....

un panier accroché au bras , la mine rougit pas le vent et l'air marin , clo arriva au moulin ... tout d'abord hesitante ... tout cela remuait tellement de souvenir en elle , même si le passé doit rester au passé il fait partie de nous a chaque pas que nous fesons et aujourd'hui clo faisait un retour dans le passé ... soupirant lourdement elle tapota a la porte doucement de peur de reveiller la petite et attendit sagement le piou collé a ses bottes
Blotus1er a écrit:
Epuisé et trempé, blotus s'approcha du moulin, son amie de toujours se tenait là devant la porte.
Elle avait tant fait pour sa famille et lui si peu pour elle. Il s'avança vers elle tout en lui souriant puis l'embrassa !


Heureux de te voir ici Clochette  et toi aussi Piou bien entendu!!   tu attends depuis longtemps ?

il tapota ses vêtements pour chercher la clé, mais il ne la trouva pas.

je crois qu'on va devoir faire le mur...
Clochette a écrit:
finalement elle ne fut pas accueillit par la porte mais par derriére elle , par la voix de son ami blot , elle se tourna tout sourire et se laissa embrasser malgré qu'elle n'etait pas trop ça des joues toutes trempées .. elle le scruta d'un air suspect , pourquoi etait il dans cet etat alors que le soleil de mai les bercait de plus en plus souvent , le sourcil relevé , elle sentait bien dans son coeur de fée que son ami n'allait pas fort bien ces temps ci , elle lui tendrait la main autant que faire ce peu elle serait toujours la pour lui comme pour son pére et clo ne doutait pas qu'il le sache alors innoncement .....demat blot , tu vas bien mon ami ? la balade fut bonne ?... elle le regarda tapoter ses braies a la recherche de sa clef  et la regarder depité...

euh ... peu etre devrais tu juste ouvrir la porte .... si je ne me trompe pas quelqu'un y est deja .... montre le panier pleins de bonnes petites surprises ....je suis venue pour ça d'ailleurs ... voir si je peux ... hausse les epaules ... etre utile ... mais maintenant que tu es la tout va bien ... lui tend le panier avec far breton , marmelade , pain croustilland lait frais chouchen prune et fruit du verger ...et bien au fond quelques douceurs sucrés pour la gamine ...elle sourit a blot ... va vite te rechauffer tu vas nous attraper la mort la , et on a besoin de notre blot tu sais, et la personne qui t'attend a l'interieur encore plus que moi je crois
 :wink:
Blotus1er a écrit:
Clochette a écrit:
.demat blot , tu vas bien mon ami ? la balade fut bonne ?


Blotus devina dans les yeux de clochette, qu'elle se posait beaucoup de questions sur lui...

pour tout te dire Clochette, meme si je n'en ai pas l'air, je vais beaucoup mieux ! ....bien ? je ne sais pas encore, mais ça va !
la nuit  porte conseil, et j'ai beaucoup appris cette nuit.


Clochette a écrit:

euh ... peu etre devrais tu juste ouvrir la porte .... si je ne me trompe pas quelqu'un y est deja .... montre le panier pleins de bonnes petites surprises ....je suis venue pour ça d'ailleurs ... voir si je peux ... hausse les epaules ... etre utile ... mais maintenant que tu es la tout va bien

blotus jeta  un oeil plein de gourmandise sur le panier que clochette avait apporté, puis la regarda elle. Elle n'imaginait même pas combien elle avait été utile... Il lui sourit, puis réalisa  ce qu'elle venait de dire...

Que dis tu Clochette ?? il y a quelqu'un au Moulin ?? qui est là ?

viens !!  entre avec moi...
Peterpan31 a écrit:
Il y avait un moment que le Moulin n'avait pas semblé si animé. Lorsque Peter entra, il fut enchanté d'entendre quelques voix familières ...

Hé bien, hé bien ! Quel raffut ici ! Remarquez, le Moulin est ouvert aux quatre vents, comme il se doit ! s'exclama l'homme à collants verts
Melancovic a écrit:
Il était citoyen depuis peu, l'endroit adéquat pour fêter cela dans quelques jours serait le Moulin des Kerdren.
Pourquoi ?

Il se souvient de l'époque ou il en voulait à Missanges pour raison diverse, raison stupide.
Le pardon il fallait oui envers lui-même pour avoir injustement agacé la Miss qui de toute façon ne s'était jamais laissé faire, une Kerdren quoi dans toute sa splendeur positivement bien sûr.

Puis il y avait Blotus, un sacré guerrier le gaillard, calme attachant, respectueux et un meneur surtout.

Heyyyy, et moi alors, oui pardon Naël, un sourire en pensant a elle.

Et pour finir il y avait l'homme au collants vert comme le disait si bien le maer d'Joe, oui l'homme au collants vert, Peterpan le patriarche des Kerdren, Melancovic avait eu un échange bref de pigeon avec lui, oui bref, mais très enrichissant.

Alors oui le Vic pour sa citoyenneté décidât de se rendre au Moulin des Kerdren lieu ou il n'avait jamais mis les pieds, mais ou il avait porté beaucoup de regards sympathique quand il passait devant.

Le moulin le symbole du pardon, le début d'un attachement total pour la Breizh et la naissance d'une amitié avec Missanges de Kerdren, quoi de plus symbolique pour celer la citoyenneté sur le coeur de Melancovic.
Clochette a écrit:
blo la regardait parfois sans un mot mais avec une profondeur du regard comme si il avait compris bien des choses qui le depassait et qu'il ne pouvait en parler , dans bien des attitudes blo faisait penser a peter a clo et tout deux elle les aimait profondément , elle sourit en voyant le regard gourmand posé sur le panier ... et ...
Citation :
entre donc voyons
... aprés tout ... elle regarde piou cela faisait bien longtemps qu'ils ne s'invitaient plus chez les amis ... haussant les epaules l'air désinvolte ..ba ... j'ai rien a faire de spécial ... lui sourit largement ... comme prévu la porte etait ouverte , et a peine a l'interieur une voix non attendu , pas du genre petite fillette surexitée de voir son toto , nan une voix du genre ... feufollet ... immédiatement clo se tourne


Citation :
Hé bien, hé bien ! Quel raffut ici ! Remarquez, le Moulin est ouvert aux quatre vents, comme il se doit
... ne pouvant tendre les bras avec son panier de 20kg au bras elle s'avance toute heureuse vers peter se disant si ça c'est pas le bonheur des amitiés pareilles aprés des décennies le pére et le fils malgré toutes les intempéries ...

et sur la pointe des pieds clo vient lui coller un enorme bisous sur la joue et laisse le pére et le fils a leur retrouvaille cherchant du coin de l'oeil aprés la gamine ..
Peterpan31 a écrit:
Et hop, la petite fée qui lui colle un baiser sur la joue, en se hissant sur la pointe des pieds ! Peter lui prit le panier des bras :

Te voilà bien trop chargée pour tes frêles épaules, Clo ! Quoique tu soit une vaillante Lionne du Léon avec Piou.

Un nouveau visiteur fit alors son entrée au Moulin. Peter reconnut l'ancien chef de port du village qu'il accueillit comme il se devait :
Melancovic, Degemer mat chez les Kerdren !

puis à tous :
Tenez, nous allons partager une chope de Prune de la réserve de Joe. Il m'en reste de la cuvée Mirwen à la cave. Pour ceux qui ne l'ont pas déjà goûtée, méfiez-vous, elle est un peu "costaud" !

Et l'homme à collants verts servit quatre chopines invitant d'un geste chacun à la paratger autour de la table familiale. Il prit Naelig sur ses genoux et trempa une sucette dans sa prune puis lui enfourna dans la bouche en disant : Ma petite fille, je ne voudrai pas que tu tourne aussi mal que ton oncle Tiernvael, qui suçotte des sucettes au chouchen à longueur de journée ...
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   Sam 13 Juin - 15:35

Blotus1er a écrit:
le moulin retrouvait vie tout à coup, encore epuisé par la nuit passée, blotus entra dans le moulin accompagné de Clochette. Son Pere etait là ainsi que sa niéce. Il salua son pére chaleureusement et attrapa sa nièce qu'il prit dans ses bras.
Te voilà ma belle !! Ca faisait si longtemps, soit la bienvenue ici !

Puis Melancovic entra...
Sa visite etait une bonne surprise de plus, il avait appris à le connaitre via le clan, il aimait le personnage bien trempé, son investissement à st pol et c'est avec plaisir qu'il l'accueillit à son tour...


Demat Melancovic, que nous vaut l'honneur de ta visite ?
Melancovic a écrit:
Citation :
Demat Melancovic, que nous vaut l'honneur de ta visite ?
Demat dit Blotus, demat a tous,  j'viens payer mon canon a tous les Kerdren et aux amis de ta famille pour...
Sort de ça Besace, prunàvampi et chouchenn numéroté.
...fêter en toute simplicité m'a citoyenneté, pourquoi ici ?

Dans un premier temps je trouve que c'est l'endroit le plus saint de Kastell Paol, loin de tous ces gens qui traînent plusieurs casseroles voir même des cuisines aménagées.

Sourit amusé.

Regarde sincèrement Blotus.
Je viens aussi parce que je te considère beaucoup et tu es un exemple à suivre pour tout le monde, si si c'est vrai !

Signe de respect en direction de Peter.
Pour ton père qui au contraire de certain ancien je n'ai entendu que du bien.

Avale sa salive.
Et pour finir, pour mon mea-culpa envers Missanges, sur qui j'ai eu injustement une mauvaise image.
Dommage qu'elle ne soit pas des nôtres d'ailleurs.


Remet la main dans sa besace et sort de quoi recevoir les précieux liquides.
Tourne la tête vers Clochette et lui fait un beau sourire, un sourire ou il force le trait comme pour la faire rire.

Si au cas ou le maer d'Joe traînait dans le coin il serait le bienvenue.
Naeligdekerrandic a écrit:
J'étais heureuse de retrouver les miens ........enfin.
Je sortis la sucette de ma bouche et dis à mon papy en lui faisant une grosse bisouille et une belle grimace de dégoût :

Ah nan, pas du Chouchen.......beurk, beurk beurk.
Je fis mine de cracher par terre avant d'ajouter en lui faisant un grand sourire :
Môa bois que de la Punàmôma ! Suis une vraie fille d'ici !
Je me sentis soulevé par les bras puissants de mon Toto Blo et ris aux éclats, si contente de le revoir. Je mis mes mains autour de sou cou et lui fis tout plein de grosses bisouilles.
Pis je regardais la fée et la saluais elle aussi d'une bisouille.
Je reconnus le jeune homme, et l'écoutais jusqu'à ce qu'il dise :

Citation :
Et pour finir, pour mon mea-culpa envers Missanges, sur qui j'ai eu injustement une mauvaise image.
Dommage qu'elle ne soit pas des nôtres d'ailleurs.
Je réagis au quart de tour, m'échappant des bras de mon oncle, et rouge de colère tapant du pied sur le sol lui dis :
J'suis pas sûre que vous vous soyez trompée sur ma môman môa. Pis certes, vous la trouverez pas ici. Encore moins si j'y suis !
Aller plutôt chercher la Vicomtesses des Forges dans son Manoir de Rohazon.
Vous lui direz de ma part que, sa fille, pour peu qu'elle s'en préoccupe, va fort bien maintenant qu'elle est enfin rentrée CHEZ ELLE DANS SA FAMILLE à KASTELL !

Je m'aperçus que je m'étais énervée et avais crié sans le vouloir et me tournais de suite vers la douce fée un peu contrite, m'excusant.
Pardon, la fée......
Mais si on pouvait ne pas parler de ma môman devant moi ça m'arrangerait vraiment.
Façon j'en ai plus depuis des lustres de môman !

Je regardais de nouveau le jeune homme et rajoutais :
Nan, finalement lui dites rien du tout !
La Vicomtesse des Forges n'a pas d'enfant.........enfin plus pour être exacte !
Sam.. a écrit:
L'ancien soldat revenu de la guerre, s'était souvent demandé si le moulin était abandonné ou pas.

Parfois les ailes tournaient, mais était-ce le vent ou bien une activité de meunier ? Sam n'en savait rien.

La veille au soir pourtant, à la Marée Basse, il avait rencontré le dénommé Blotus qui l'avait invité à lui rendre visite chez lui.

Un bouteille de prunàVampi à la main, Sam gravit donc le chemin qui menait au moulin  et frappa fort à la porte.
Clochette a écrit:
que du bonheur ... ses amis de toujours , son ami récent auquel elle etait trés attachée malgré son caractére fort et impulsif oui que du bonheur , et enfin la petite crevette qui retrouvait le sourire devant son papy cheri et son toto blot , clo avait le coeur chavirait de voir la poupette rayonner ...

un vic qui se tourne vers elle avec un de ses droles de sourire , qu'elle eclaterait presque de rire , s'avançant vers lui pour lui faire une bisouille et le feliciter  c'est une nael soudain trés enervée qui se met a crier sur les propos de vic ...

clo la regarde sans bouger se demandant comment on pouvait mettre autant de colére dans une si petite chose , dans un premier temps sans mot  clo  laisse passer la colére , puis la petite chose se tourne vers elle  desolée et s'excusant .... un genou au sol pour se  mettre a sa hauteur meme si d'aprés certains la fée est pas bien grande , avançant la main pour replacer une méche sur le front de nael la fée lui sourit doucement ....

je comprend ta peine , je comprend aussi que tu l'exprimes par la colére , peu etre un jour tout cela ne sera qu'un mauvais souvenir mais n'en parlons pas c'est pas encore le moment , en attendant regarde ces gens autour de toi et profites de ton jeune age sereinement d'accord ma toute belle ???lui offrant un joli sourire , et va voir dans le panier la bas clo t'as ramené pleins de bonnes choses ... un clin d'oeil plus tard clo de nouveau debout regarde ses amis ... bon on trinque ?

a peine la question posée des coups se font entendre a la porte d'entrée
Naeligdekerrandic a écrit:
Alors que je cherchais les douceurs dans le panier de la fée, un pigeon fila vers moi.
Je prenais très vite le papier et m'asseyant à terre le lu. Je le froissais et le mis en boule. Pis me tournais vers les grands qui m'entouraient les dévisageant.
Au final, même ici, j'étais seule apparemment.

Alors à quoi bon rester....... Peut être devrais je aller où personne ne me connaîtrait.
Je filais vers ma chambre, et répondis à la lettre reçue, avec mon coeur ........comme toujours. Mais je doutais qu'elle soit bien lue, ni comprise d'ailleurs. Pourtant au fond de mon coeur je souhaitais que tout s'arrange entre elle môa; Elle était ma môman et je l'aimais.........
Je restais là......
Je n'avais plus confiance.
Je me demandais si j'avais bien fait de rentrer. J'aurais dû rester vivoter à Rohazon et même y ......
J'étais triste et épuisée et je m'effondrais sur mon lit.......
Peterpan31 a écrit:
Peter entendit frapper à la porte. Mais il demanda à Clochette d'éller ouvrir car il avait vu sa petite fille toute peinée s'en aller se réfugier à l'étage. Il la rejoignit.


Naelig, ma puce, je t'ai entendu dire des mots très durs envers ta maman. J'ai été peu présent ces derniers temps et je ne suis sans doute pas bien au fait de ce qui fait que tu aies en a gros sur le coeur.

Ce que je peux te dire, c'est que ta mère, ma fille, Missanges, est une personne qui est juste, qui est honnête et qui n'a jamais souffrir que ceux qui l'ont fait souffrir cent fois plus.
Et tu ne fais pas partie de ceux-là. Tu n'es pas seule ici. Et si ta mère après la mort de ton père, et avant lui de son premier époux Nekkronn, a eu besoin de se reconstruire, il faut la comprendre. Ce n'est pas contre toi. Crois-moi.

Tu es sa fille et les relations avec une mère peuvent parfois être difficiles à un moment de la vie, quand on grandit. Mais je pense que tu la juges un peu vite.

Si elle est partie, ce n'est pas à cause de toi. Crois-tu que je ne souffre pas depuis plus d'un an de son absence ? Crois tu que ton oncle Blotus ne me parle pas quand on se voit, avec tristesse, de sa soeur, qui lui manque tant ?


Et Peter, soudain vieilli, caressa doucement les cheveux de l'enfant, en espérant que ces mots permettraient d'arranger les choses.
Blotus1er a écrit:
Blotus apercut dans l'entrée Sam qui arrivait à son tour. Au meme moment il vit son Pere suivre Nael qui venait de lire un mot.  Son contenu semblait avoir eu l'effet d'une bombe.  Il pria Sam d'attendre un moment et monta à son tour à l'etage.

Peter et Nael etaient là à discuter. Ils n'auraient pas trouver d'autres mots que ceux que son Pere employait. Miss etait sa soeur, il l'aimait comme il aimait cette petite qui etait venue ici au moulin.
Elle ne devait pas avoir de doutes la dessus, elle etait chez elle ici.
Clochette a écrit:
une lettre qui bombarde l'ambiance , une petite au coeur brisé un papy et un tonton qui court a son secours et une fée un poussin un vic planté dans l'entrée avec quelqu'un qui attend  a la porte ... soufflant sur sa méche qui lui barre l'oeil la clo se dit que son verre c'est pas pour tout de suite et obeissant a son ami peter elle va donc ouvrir  sur un sam sourire aux lévres ...

la clo le regarde ennuyée c'est qu'elle est pas chez elle et il va surement se demander pourquoi elle ouvre la porte ... ah heummm ... bonjour sam ... entre donc ;  peter et blotus s'occupent de la petite ils vont plus tarder  et euhh ..; regarde vic puis sam ... ne restons pas dans le hall , entrez donc dans le salon je vais regarder ou se trouve la réserve ...souriant clo laisse les hommes s'installer et fouine dans l'arriére cuisine les mamettes ont surement planqués quelques litrons de ci de la ..
Naeligdekerrandic a écrit:
Je soupirais en écoutant mon Papy et vint doucement me blottir contre lui.

Ma môman me manquait depuis........je ne savais même pas quand j'avais eu des instants de bonheur avec elle, trop petite encore pour pouvoir m'en souvenir.

Tout ce qui me restait d'elle, c'était ses absences...... ces rares moments où je l'apercevais dans le jardin mais où je voyais bien que je n'avais pas ma place à ses côtés en pleurant de la fenêtre de ma chambre au manoir.......ces rares fois où j'étais entrée en taverne pour la voir et où il m'avait semblé être une étrangère pour elle, qu'on ne salue que de loin........... et ce dernier courrier où elle me disait que je n'avais qu'à me faire adopter par mon oncle et changer de nom.......

Je levais mes yeux pleins de larmes vers lui en secouant la tête, sachant que je ne pouvais rien lui dire de tout cela, sans lui faire encore plus de peine.
Je me contentais donc de lui répondre bêtement :

Nan Papy tu te trompes Môman ne veut plus de moi, c'est tout........

Je pleurais de plus belle me laissant câliner doucement et ne voyant même pas mon toto Blo, pourtant à quelques pas à peine......
Missanges a écrit:
Les rumeurs !
Le vent m’avait rapporté des échos…J’avais été peinée par ce que l’on m’avait dit.
Ma fille racontait des méchancetés sur moi, au moulin…

Nuage s’était fait discret et moi aussi. Poussant la porte du moulin, j’étais restée dans l’entrée écoutant ce que ma fille disait.
Ainsi c’était donc vrai !

Comme la vie est drôle, comme une enfant de trois ans peut dire tant de choses avec tant de haine !
Il est vrai qu’à sa venue, son père et moi avions été poignardés par un fou. Son père en était  mort et moi aussi à ma façon…Mais en soldat que j’étais devenue dans ce monde j’avais assumé ma peine.
La guerre avait été déclarée et j’avais travaillé longuement pour que ses fesses restent bretonnes en grossissant les rangs de la défense à Rennes …
Oui ma vie appartenait à la Bretagne en premier, mes heures de travail étaient pour elle, c’est ainsi que cela me plaisait, me plaisait…
J’avais donné mon argent afin de faire vivre les soldats lors du gargothon, puis il y avait eu ce racket ou j’avais perdu la somme de 500 écus me laissant sans plus rien.
Mais malgrè cela j’avais tenu à offrir à ma fille à sa venue sur Rohan un champ… Encore 400 écus…pas même un merci… Mais c’est vrai comment une petite fille de  trois ans pourrait dire merci à sa mère, c’est sensé ne pas savoir tout cela, mais pour critiquer si…

Et toutes ses lettres écrites afin de donner des nouvelles, jamais de retour, mais là aussi comment une enfant de trois ans pourrait écrire, cela ne sais pas écrire sauf pour se plaindre…

Tous ces enfants en taverne de Rohan qui me disaient j’aurai aimé être votre fille pour entendre vos histoires le soir…Et oui en tant que mauvaise mère je lisais des histoires le soir à ma fille..

Mais j’avais plutôt percé à jour le caractère de ma fille. En ville elle se permettait de dicter aux grandes personnes ses conditions pour certaines animations les reprenant par des phrases peu sympathiques et je recevais moi, la mère des lettres en disant que ma fille y allait fort…

Mais son mauvais caractère avait été au plus fort  un soir dans une taverne de Tréguier. Attablée avec le père Pouilloux , à l’époque encore Diacre, alors que nous débutions à peine ce qui aurait pu devenir plus sérieux, je me souviens de ses yeux de ses pensées que l’on pouvait lire sur son visage, de son comportement si méchant envers le diacre, que lui-même avait eu du mal à croire ce qu’il voyait…Et oui, on ne voit plus sa propre poutre !!

Je revis le visage de Viken lorsque je lui avais annoncé avoir une fille…Une vraie de vraie, son visage fermé trouvant que cela n’était pas une bonne solution..
Mais j’avais été moi tellement heureuse d’avoir une chance que je voulais l’offrir à une autre. Jamais je n’avais critiqué ma mère et pourtant son héritage avait été pour une de ses filles pas pour les deux. Jamais je n’avais demandé quoi que ce soit à mes parents non aucun reproches jamais …

Elle avait trouvé son fan club pour se faire plaindre et être ce qu’elle voulait dans son caractère d’opportuniste…

Mais si on pouvait ne pas parler de ma môman devant moi ça m'arrangerait vraiment.
Façon j'en ai plus depuis des lustres de môman !
La Vicomtesse des Forges n'a pas d'enfant.........enfin plus pour être exacte !


Ces mots me firent mal, il est tellement plus facile de remettre la faute sur l’autre et ainsi se faire plaindre… Je voyais les enfants de Rohan dont les parents ne s’en étaient jamais occupés, ils ne se plaignaient pas eux et leur mère ne faisait rien pourtant…
J’étais venue essayer mais à quoi bon..

Elle souhaitait n’être plus ma fille soit ! Elle le serait !

Je refermais la porte, je vis une main qui se tendait vers moi, un futur qui commençait…
Refermant la porte du moulin, cher moulin de mon enfance, là aussi lorsque tout est construit c’est plus facile… Je partis.

David_le_charretier a écrit:
TooOOc TooOOccc!!

David le petit Bossu revient au moulin qui l'acceuillât un jour. Il se souvint des grincements des ailes brusquées par un vent trop fort et de la farine parsemée sur le plancher  qui lui montait au nez; Il se gratte machinalement les narines comme pour éviter l'éternuement. En automne je crois?! 'sais plus, David 'sait plus.

Reine des Aaaanges, tu vous êtes là aujourd'hui? C'est moi David, le bossu devant l'église, avant hein maintenant je suis chez Olerine .


Il attend un instant en espérant que cette fois quelqu'un lui ouvre la porte. Il tend l'oreille et risque un oeil dans la fissure d'un bois.
Naeligdekerrandic a écrit:
Je rentrais enfin, j'avais tout avec môa. Wouf courrait à mes côtés.
Déjà, j'étais passée à la Mairie acheter un champ de maïs.
Je revenais avec beaucoup de chose pour la Mairie mais j'attendrais le retour de Toto Jo demain pour tout lui donner.

M'approchant du Moulin, je vis une silhouette devant la porte. Je dévisageait l'homme, c'est que je n'avais encore jamais vu de bossu et je le trouvais bizarre.
Mais comme tout enfant, je ne jugeais pas sur l'apparence, et n'eus donc pas peur.

Arrivant devant la porte, je me campais devant lui prête à ouvrir et lui demandais :

'mat Aotroù
T'es qui tôa ?
Tu veux rentrer chez nous ?
Môa suis Naelig, j'ai 3 zans, c'est ma maison.

Montrant Wouf  je précisais :
Et lui c'est Wouf mon bébé chien que je viens d'avoir.

J'ouvris alors la porte et pénétrais dans le Moulin, faisant entendre ma voix comme à mon habitude :
Papy, Toto Blo suis rentrée !
J'ai une surprise !
Pis y a quelqu'un pour vous !
Blotus1er a écrit:
Naeligdekerrandic a écrit:

J'ouvris alors la porte et pénétrais dans le Moulin, faisant entendre ma voix comme à mon habitude :
Papy, Toto Blo suis rentrée !
J'ai une surprise !
Pis y a quelqu'un pour vous !



blotus accourut aussitot au son de la voix de nael et l'embrassa ! dans l'entrée se tenait un homme et il se dirigea vers lui...


demat messire ! Puis je vous aider ?
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MessageSujet: Re: Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )   

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Moulin des Kerdren, et les ailes tournent encore ...( 13 Mar 1458 )
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